Note 412 — APPENDICE
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Le peuple, qui dit « ormoire » pour armoire, se rapproche par sa prononciation de la forme du mot, telle qu’elle est ici, et en même temps de la racine latine, aumarium, lieu secret, cachette, suivant le sens que ce mot a dans Pétrone (édit. Burmann, p. 868). Aumoire ne fut remplacé que fort tard par armoire. Il se trouve dans le Roman du Renard, vers 3 et 259, et, comme on le voit ici, il étoit encore usuel au XVIIe siècle. L’annotateur du Catalogue Soleinne, t. I, p. 227, le rencontrant dans une pièce du même temps, Le Murmure des femmes, croit par erreur qu’il vient d’aumusse. — Ajoutons qu’« armoire » toutefois s’employoit déjà. On le trouve dans le Journal de Fr. Colletet, 3 sept. 1676, avec des détails sur ce genre de meuble, tel qu’on le travailloit de son temps : « On sçait, dit-il, une belle paire d’armoires à vendre, toute neuve, et fort bien travaillée à deux grands guichets brisez, pour serrer des habits, du linge ou d’autres hardes : Elle est de ces beaux bois ondoyez, et faite par un bon ouvrier : et elle pourroit estre commode même pour serrer des livres curieux et particuliers dans une Bibliothèque. »