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Le livre commode des adresses de Paris pour 1692, tome 2/2

Note 7 — LE LIVRE COMMODE DES ADRESSES DE PARIS pour 1692

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« Ces essences, ajoute Liger (Voyageur fidèle, p. 376), sont bien plus spiritueuses que celles de France, et par conséquent bien plus estimées. » On étoit, lorsqu’il parloit ainsi, à la veille de la Régence, qui fut l’époque des parfums violents. Louis XIV n’en avoit voulu que des plus modérés, dont il faisoit même assez peu d’usage, au grand étonnement du Sicilien, dont nous vous avons cité la lettre. Il suffisoit de papiers trop parfumés pour lui porter à la tête. (Journal de la Santé, p. 284.) Plus jeune, il veilloit lui-même à la confection des odeurs qu’il pouvoit supporter. C’est le gantier Martial, valet de chambre de Monsieur, que l’on connoît par la grotesque confusion que la comtesse d’Escarbagnas fait de lui avec le poëte Martial, qui les composoit devant lui : « le plus grand des monarques, dit l’avertissement du Parfumeur françois, s’est plu à voir souvent le sieur Martial composer dans son cabinet les odeurs qu’il portoit sur sa sacrée personne. »

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