Note 11 — LE LIVRE COMMODE DES ADRESSES DE PARIS pour 1692
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Bernard Perrot étoit neveu de Castelnau que nous venons de voir à la faïencerie de Nevers. Dès le mois de décembre 1655, il avoit obtenu le privilége de la verrerie royale d’Orléans et de celle de Fay-aux-Loges, qui en étoit la succursale, à six lieues de là sur le canal. En 1666, autre brevet délivré à Perrot en faveur d’une découverte fort importante pour l’exploitation de sa verrerie : il tiroit d’une pierre « qui abonde en France », — la houille certainement — un combustible moins cher que le charbon. En 1688, ayant perfectionné la fabrication du verre, « soit colorié, soit en relief », et aussi « le coulage des métaux à table creuse, avec des figures », un privilége nouveau lui fut encore accordé. Il le garda, ainsi que les deux autres, jusqu’à sa mort, en 1710, malgré les concurrents qui firent faire sur ses fabriques une enquête, en février 1692, dont le résultat tourna pour lui. Deux de ses parents, peut-être ses neveux, Jean Perrot et Jacques Jourdan lui succédèrent avec un renouvellement de privilége en date du 2 août 1710, où il étoit dit que les ouvrages de Perrot « égalent en beauté et en qualité les porcelaines ». La rue près des remparts Saint-Euverte, où Perrot avoit sa verrerie à Orléans, s’appelle encore aujourd’hui rue des Bouteilles.