Note 7 — LE LIVRE COMMODE DES ADRESSES DE PARIS pour 1692
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Il le pouvoit d’autant mieux que les ouvriers rubaniers et passementiers, presque tous logés dans le misérable quartier du faubourg Saint-Marceau, étoient de pauvres gens qu’on faisoit travailler pour presque rien. La Reynie lui-même avoit conscience de les mettre à la taxe : « Il n’a été, écrivoit-il à Colbert, le 2 août 1675, signifié aucune taxe à aucun artisan de Paris. J’ai même pris soin, suivant vos ordres, de faire entendre et il y a longtemps, à cette communauté de rubaniers, qui est très-nombreuse et très-pauvre, qu’elle n’avoit qu’à continuer de vivre, comme elle avoit accoutumé. » Cette lettre étoit motivée par un horrible événement : un de ces rubaniers avoit tué quatre de ses enfants, et l’on disoit qu’il y avoit été poussé par les poursuites des collecteurs d’impôts. V., à ce sujet, la Lettre de Mme de Sévigné, du 31 juillet 1675.