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Voyage au Ouadây

VOCABULAIRES

Dr. (Nicolas) Perron translation

Ouadayen, Fôrien, Fertyt, Barnâouyen, Toubou, Fezzanais.

[Décoration]
[Décoration]

Ouadayen.

Administrateur civil d’un ou de plusieurs pays, mais subordonné à l’aguîd : djaramah.

Affamé : tidârirnah.

Alguazil : turguenak.

Ane : adek.

Arrière-garde : sâcah (la jambe).

Assieds-toi : niongou.

Automne : kharyf.

Avant-garde : moucaddémeh.

Baquets en bois : batyeh.

Bas-fond, long ravin : batha ; le diminutif est : botayha.

Bâton et panier à chaque bout : karandjalah.

Bidet : djerkélyeh.

Bosse ou saillie du courage : daûma ; pl. daûmât.

Bouche : khachm.

Bouclier : daragueh ; dérégueh.

Bourreaux : kabartou.

Bouillie : haryreh.

Bouillie épaisse : acydeh.

Bracelet en corne : kym.

Id. en cuivre : damleg.

Id. en ivoire : âdj.

Brassière. Voy. Collier.

Brebis : gok.

Calotte de toile : arakyeh ; taky.

Casque rond en fer : tâçah.

Ceinture en verroteries portée sur la chair : khaddoûr.

Ceinture étroite : cadmoul.

Chasse aux esclaves : ghazoua.

Centre de l’armée : calb.

Chef, officier militaire : gâïd.

Chef (Sous-) d’administration : koursy.

Chemise : riky.

Chérif : chéryf.

Cheval : bérek.

Cheval tenant l’amble : djerkélyeh.

Cheval à jambe antérieure droite sans balzane : matloûk-el-yémyn.

Cheval à jambe antérieure gauche sans balzane : matloûk-el-chemâl.

Cheval à quatre balzanes : mouhaddjel-el-arbaàh.

Cheval sans balzanes : tôto.

Chevillères : khalkhâl.

Circonférence qui forme le mur d’une hutte : dourdour ; pl. dérâder.

Citrouille : karak.

Cloison en nattes fines et faites d’une tige herbacée : charganyeh.

Clos, clôture : zérybeh.

Cœur : kouly.

Collier qu’on porte au bras : moudraah ; c’est-à-dire brassière.

Corail artificiel : fâo.

Corail en cylindres : gass.

Courant d’eau : bahr.

Couteau en faucille, grand : kourbâdj.

Couteau de défense, à gaine : kirdâouy.

Crieur et exécuteur public : kabartou.

Cruches dans lesquelles on va chercher l’eau pour le sultan : bélikyeh.

Demeure du prince : casr.

Diables, fiers-à-bras : afryt.

Dieu : kalak.

Discours : kana.

Donne : nârah.

Donne (qu’il) à lui : tounyou-ny.

Double, jumeau : teymân.

Doukhn en grains : aceih.

Dourah (petit) : kochômo.

Eau : adjy.

Éclaireurs d’armée : anday ; pl. andayât.

Écrasez-le : daggougou-ho.

Écu de cinq francs, d’Espagne, etc. : ryâl.

Écu d’Espagne, duro : abou-medfâ.

Élévation en terre où l’on s’assied : tirdjeh.

Enclos : zérybeh ; kadou.

Enfant : kalak.

Escadron : kardoûs.

Entrave en forme d’S : acrab, c’est-à-dire scorpion.

Esclave : abd.

Esclave femme : djârieh.

Esclave de six empans : soudâcy ; sédâcy.

Est, orient : sabâhh.

Étang : bahr.

Eunuques gardes et commissionnaires du sultan : touayrât.

Femme : méchon.

Femme, première femme du sultan : habbâbah.

Fenêtres grillées : mouchrabât.

Fer de flèche : rych.

Fer de lance : harbeh.

Fille : kakalak.

Firman : faramân.

Fonctionnaires juges suprêmes ; kamkolak ; pl. kémâkelah.

Frontal, frontail pour les chevaux : kardjil ; kirdjel.

Gardes du prince : ozbân.

Gendarmes : turguenak.

Gouverneur : aguîd ; pl. agada.

Homme : mécho.

Homme instruit, cheykh : faguyh.

Homme pieux : karak.

Huissier du prince : falganâouy.

Idolâtre : madjoûs.

Instrument à labourer : djarâry.

Interprète : khachm-el-kélâm. (Mot à mot : la bouche du langage.)

Jeune enfant : kalak.

Jeune fille, belle : farkhah.

Juges suprêmes : kamkolak ; pl. kémâkelah. D’autres kamkolâk ont le caractère militaire. Tous sont désignés par le nom collectif de : téna.

Justiciers, exécuteurs : kabartou.

Lac : bahr.

Lait : sila.

Lance dont le fer est en manière de broche ou d’alène : guirguit.

Lance grande : farkhah.

Lance grande à fer munie d’un cube en fer : koukâb.

Lance ordinaire : harbeh.

Langage : kélâm.

Lecture : guirso.

Le lire : guirso.

Liasse de fil ou de coton servant de monnaie : tékâki.

Lis (impératif) : guirsy.

Maison : tan. En fôrien : ton.

Mains (les deux) : karnych.

Mange : nyâmé ; nièh.

Manteau léger en cotonnade : malhaf.

Mère ou grand’mère du sultan : mômo.

Miel : kimyn.

Moelle végétale rouge : kouloûd.

Mousseline grossière : châch.

Natte fine : bourch.

Nord : ryh ; rîh.

Nous (de) : manik.

Officier des ozbân ou gardes du prince : turguenak ; pl. térâgueneh.

Officier exécuteur et trompette : kabartou.

Officier marchant devant le sultan : kâmnah.

Oiseau : kotékeh.

Oiseau à dos noir et reflets rougeâtres, à ventre blanc, bec noir : kouldjou.

Ornement de tête, placé sur les côtés : tamymeh.

Ouaykeh. Voy. Waykeh.

Ouest : gharb.

Outre grande et carrée plate : mazâdeh.

Outre grande en cuir de bœuf tanné pour hardes et vivres : guerfeh.

Pages ou jeunes gardes : touayrât.

Pagnes des femmes : kounfous.

Pain : niérek. C’est une bouillie épaisse.

Palefrenier : sâïs.

Panier flexible, cabas : raykeh.

Parure particulière de tête : am-chinga.

Pars (impératif de partir) : koukou.

Pays : dâr ; bélâd.

Peaux de chèvre ou de mouton tannées et teintes en rouge : keloûd.

Périscélides : khalkhâl.

Pieds (les deux) : djaïnsy.

Plusieurs : nellieur.

Poitrine : kouçou.

Pose à terre (impératif) : dino.

Pot (à beurre, à miel) : goulleh.

Ravin long : batha.

Reine-mère : mômo.

Relai (distance) : kamyn.

Réunion de pèlerins en départ : rakb.

Rhinocéros : abou-carn.

Rivière : bahr.

Roi : mekk ; mélik.

Roseaux odorants quand ils sont mouillés : marhabeîb.

Sabre à pommeau creux contenant des cailloux : abou-toûmah (à tête d’ail).

Saïd : haut ; méridional.

Saie : châyeh.

Sayd ou saïd.

Sayon : châyeh.

Sbires : turguenak ; ozbân.

Serviette portée en pagne : kounfous ; djoukou.

Seul, unique : tek.

Soif violente dans le désert : chôb.

Sommeil : tarin.

Soudan : Bélad-es-Soûdân, c’est-à-dire le pays des noirs, Nigritie, Soudanie.

Talismans : hodjoûb.

Talismans (étuis de) cylindriques ou triangulaires : houroûz.

Talon en fer de la lance : kindâb.

Tambourin conique se terminant en tube : baradyeh.

Tambourin que l’on bat à coups pressés : tikdjil ; tikjil.

Tête : kedjy.

Terrain sablonneux : gaûz.

Tiges de fer qu’on heurte dans les musiques : kourbâdj.

Timbales : naguyrah.

Toile de coton : chaûter.

Trésor du sultan : dengâyé.

Trois heures environ après midi : asr.

Unique, seul : tek.

Vache : dik.

Va-t’en : koukou.

Vent } ryh ; rih. Vent du nord.

Ventouse : carn.

Ventre : taboûk.

Verroteries : kharaz.

Vêtements : rikito.

Vêtement grand, en toile : dérek.

Viande : niou.

Viande séchée au soleil : cadyd.

Vie : nina.

Vieillard, en général : moundjoukolak.

Viens : kara.

Vieux : kamkolak.

Visage : you.

Waykeh : viande séchée, pilée et fricassée avec du beurre, de l’ognon et un peu de bâmyeh secs (hibiscus esculentus).

NOMS DE NOMBRE OUADAYENS.

Un : ten.

Deux : bâr.

Trois : konâl.

Quatre : açâl.

Cinq : toûr.

Six : sitâl.

Sept : manry.

Huit : aya.

Neuf : addouy (prononcez : addouye).

Dix : atek.

PHRASES OUADAYENNES.

Mélik manik kalak nina tounyou-ny : Roi de nous Dieu vie donne lui. Que Dieu donne de longs jours à notre souverain.

Kotétek tidârirnah kara nyâmé : Oiseau affamé, viens, mange. C’est-à-dire : Massacrez vos ennemis à tel point que les oiseaux affamés s’en repaissent à satiété. (Phrase elliptique d’un chant de guerre.)

Monte à cheval : téna.

Fôrien.

(Ce Vocabulaire fôrien est différent de celui qui se trouve dans le volume du Voyage au Dârfour.)

Affaire : daoua.

Avec : gui.

Bale, ou glume de doukhn : bouttâb.

Bi : marque le pluriel.

Brassart d’avant-bras : koumouna.

Brave : déyé.

Buffle : non.

Çà ! allons : kel ; yâ ; ouaiê.

Casque : tély.

Cassez : bau.

Cavaliers : farsan ; farsa.

Certes : a.

Coïvit : bio.

Comment : ei.

Compère : ouendaî.

Craignez : kali.

Crainte : kali.

Criez : kôrko.

Dans : in ; dio ; keih.

Dârfour : Dououei.

De, ex : sy ; in.

Debout ! gâm.

Demandez : nô.

Devant : gabalan.

De vous : ba.

Dites : boa.

Djé : marque du pluriel.

Donne, laisse : ni.

Du côté de : ghéreh.

Eau filtrée dont on a retiré le sel : kambo.

Écartèlement (supplice) : chabh.

Esclave acclimaté : mougueddeh.

Esclave échappé à son maître et pris par une ghazoua : hâmel.

Esclave non encore acclimaté : foutyr.

Esclave pris sans résistance : denguyeh.

Esclaves qu’on a bloqués sur une hauteur et qui se sont rendus : fekk el-djébâl.

Est, orient : saban (pour sabâhh).

Étalon, brave : déyé.

Frère, égal : bara.

Honte : lô.

Hutte grande : dirgâyeh.

Intérieur : dio.

Intérieur (l’) : ké.

Lance grande : farkhah.

Lance grande que donne le sultan comme permis de chasse aux esclaves : salatyeh.

Lance ordinaire : harbeh.

Lieu : lô.

Lui : lona.

Maître : sydi.

Mère : inia.

Milieu (au) : dio.

Ne : ba.

Parole : ô.

Pars (impératif) : djer.

Pastèque : bortoan.

Peureux : kalo.

Poussière : touroul.

Qui : nnas.

Regarde (il) : guilo.

Renard : dogdaré.

Répartition des esclaves pris : djébâyeh.

Seigneur, Dieu : Syd.

Sel en fragments longs : falgo.

Silo : matmoûrah ; pl. matâmyr.

Son (pronom) : deïn, prononcez dîn ; — doïn.

Supplice du casse-pastèque, pour dire du casse-tête : bertoan-bau ; — bau, cassez ; bertoan, la pastèque.

Tambourin qu’on bat à coups éloignés : fadou.

Taureau : non.

Trompette : kirtim.

Venu (est) : élala.

Voile long dont se drapent les rois : faîr.

Vous : bô.

Yé : exclamation.

PHRASES FÔRIENNES.

Comment te portes-tu ce matin ? asbahtou.

Je me porte bien ce matin : asbahtou.

Grâce à Dieu que tu te portes bien : djydan asbahtou.

Que (Dieu) te garde en santé : djaououed asbahtou.

Bonne santé ! âfieh.

Tu as bien passé la chaleur (de midi) : guéyeltou.

Sois le bien venu : habâbak, pour marhabâbak.

Sois le bien venu dix fois : habâbak achrah.

En bon état tu reviens (de voyage) : djydan djitou.

Tu t’es levé en bonne santé : assey djenn-is toullei kaola. (V. IIIe part., chap. III.)

Nous te voyons bien, tu es en bonne santé : ki-dilon assey djen-nei âfiah djan.

Bonsoir : asbamouo.

Réponse : Nous te voyons en bon soir : ki-dilon asbamouo.

Sont venus en foule : djôlô.

FÔRIEN DES MONTS MARRAH.

(Voy. l’explication, IIIe part., chap. III, pag. 541.)

En bonne santé ? cela va bien ? assey.

Nous te voyons en bonne santé : ki-dilon assey.

Tu viens, tu me parais en bonne santé : kamounouacia djenn-is toullei dja-la.

Et toi, tu es en ta santé : djennei âfiah djan.

Les enfants sont-ils en bonne santé ? dogolah toullei leh.

Oui, en bonne santé : y toullei.

Fertyt.

Pagne étroit, en une bande, pour les hommes : djoukou.

Pagne des femmes : kounfous.

Bale, ou glumes de doukhn : bouttâb.

Roi : mekk.

Tue-moi : kongorongo.

Tubercule nourricier : oppo.

Tuyau de pipe : findjân.

Barnâouyen.

Birny, capitale, résidence du sultan.

Eau : enkieh ; inkieh.

Pain : gourâceh.

Sel : mounradhana.

Un peu : guéna ; djéna.

Gouverneur (du Kânum) : élifa.

Donne-moi de l’eau à boire : koté enkieh askin.

Y a-t-il nouvelle ? c’est-à-dire : Comment te portes-tu ? a fy labar. (C’est la corruption de l’arabe : A-fy khabar : y a-t-il nouvelle ?)

Réponse : Ky âfia ly : en santé (es) tu ?

Bâguirmien.

Premier grand vizir : fetcha.

Première femme du sultan : goumsou.

Capitale, résidence du sultan : birny.

Toubou.

Fils du sultan : meilabou.

Bonjour : lohantchennô.

Comment te portes-tu ? nihillôhanihi.

Que Dieu te conserve : ihilla.

Fezzanais.

Bases de palmier de dattier : kournâf.

Puits dont l’eau sert à arroser : sânieh.

Sorte de trèfle : cadb.

Tambourin : noûbah.

Tireurs d’eau de puits : djebbâd.

[Décoration]
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