ÉPILOGUE
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Le paquebot l'Hirondelle, grâce à sa marche supérieure, échappa,—mais non sans périls,—à tous les croiseurs ennemis et atterrit au Havre, où l'armateur Plantier devait compte de sommes immenses à la comtesse de Roqueforte.
L'honnête associé de Sans-Peur le Corsaire s'en acquitta scrupuleusement, sans discontinuer de s'occuper des intérêts de sa famille et des grandes opérations de l'Océanie.
La propagation de la foi devait être la préoccupation constante des enfants de Léon de Roqueforte.
Établie à Paris, dans un des plus beaux hôtels du faubourg Saint-Honoré, Isabelle dirigeait l'éducation de Léonin, de Lionel et de Clotilde.—Jamais elle ne perdit l'espoir de revoir son mari, ni son fils Gabriel, qui prit une part superbe, comme l'attestent les annales du Pérou, à la grande insurrection dont l'issue fut l'indépendance des colonies espagnoles.
Digne épouse de Léon de Roqueforte, le Lion de la mer, la comtesse élevait ses deux fils jumeaux dans le dessein de les envoyer à la recherche de leur père et de leur frère, de continuer l'œuvre gigantesque de Sans-Peur et de le venger s'il avait péri.
Ce dessein fut accompli, les faits et gestes des jumeaux de la mer montant des navires jumeaux peuvent défrayer une épopée.
L'on doit à Léonin l'invention des engins les plus formidables.
Lionel fut surtout sauveteur.
Digne fille d'Isabelle, Clotilde joua aussi outre-mer un grand rôle, mission pieuse qui a contribué aux progrès du culte catholique.
Chaque soir, en l'hôtel de Roqueforte, maîtres et serviteurs priaient ainsi en commun:
—Seigneur, si Léon et Gabriel sont vivants, protégez-les!... s'ils sont morts, prenez pitié de leurs âmes!...
Et ensuite, avec Liména, on priait de même pour son époux Taillevent et son fils aîné Liméno.
FIN