XVII Rupture.
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Le jour, depuis longtemps levé, pénétrait à travers les doubles rideaux et inondait la chambre de joyeuses clartés: assis sur un fauteuil près de la fenêtre, Arthur écrivait un billet tandis que Clotilde, encore couchée, luttait contre un reste de sommeil. Tout à coup on frappa à la porte.
—Ouvrez, balbutia l’actrice qui oubliait avoir fermé la veille.
—C’est le valet de monsieur de Luxeuil, dit la femme de chambre du dehors.
Arthur alla tirer le verrou.
A sa vue la femme de chambre fit deux pas en arrière.
—Monsieur est là! s’écria-t-elle.
—Sans que vous le sachiez, répliqua l’actrice, ce qui prouve qu’on entre ici comme sur le Pont-Neuf. Voyons, préparez-moi tout ce qu’il faut pour me lever.
Elle s’était mise sur son séant et avait ôté sa coiffure de nuit pour relever ses cheveux. Arthur reparut bientôt des lettres à la main et s’approcha de la fenêtre pour les lire, tandis que l’actrice se faisait chausser et passait une robe de chambre de cachemire blanc. Il parcourut d’abord l’adresse de plusieurs billets, à travers le papier desquels on apercevait des colonnes de chiffres annonçant clairement des mémoires de créanciers, puis une lettre plus volumineuse avec le timbre de Bayeux, et enfin une douzaine de circulaires portant l’inévitable estampille des frères Bidault. Il rejeta le tout sur la table, sans rien ouvrir, s’arrêta à une petite missive, dont l’enveloppe glacée exhalait une forte odeur d’ambre, et en examina la suscription.
—Dieu me pardonne! on croirait que c’est votre écriture, ma chère, dit-il en se tournant vers Clotilde, voyez donc?
L’actrice jeta un regard sur la lettre et ne put retenir une exclamation.
—Est-ce que vous m’auriez vraiment écrit? demanda de Luxeuil.
—Pourquoi pas? répliqua-t-elle en prenant son air résolu.
—Diable! c’est une faveur rare, reprit Arthur d’un ton légèrement ironique, et cela ne vous arrive d’habitude que dans les occasions solennelles; il y a donc quelque chose de nouveau?
—Ça se peut.
—Quelque négociation diplomatique trop délicate pour être traitée de vive voix?
—Justement.
—Vous piquez ma curiosité et j’ai hâte de connaître...
—Ça vous est facile, dit Clotilde, qui faisait évidemment provision d’assurance pour l’explication dont elle était menacée.
Malgré son prétendu empressement, de Luxeuil brisa le cachet et dégagea le billet de son enveloppe avec une visible lenteur: il savait que les autographes de Clotilde se payaient en général fort cher, et qu’elle n’écrivait que pour des réclamations sérieuses. Aussi, cherchait-il, tout en dépliant la lettre, le moyen d’éluder la demande qu’il prévoyait sans la connaître. L’actrice, de son côté, s’était placée devant son miroir en fredonnant et suivait de l’œil tous les mouvements du jeune homme. Lorsqu’il commença la lettre, celui-ci crut à une plaisanterie, et ce fut seulement arrivé au post-scriptum que la chose lui parut sérieuse. Encore eut-il besoin de lire une seconde fois pour s’en assurer. Bien que cette rupture ne pût le surprendre, il en demeura un instant étourdi, mais il se remit presque aussitôt. Dans la carrière galante qu’il avait parcourue, de pareils événements étaient trop ordinaires pour qu’il n’y eût point pensé d’avance: c’était un de ces échecs prévus pour lesquels la fashion avait établi certaines règles que l’on ne pouvait violer sans s’exposer au ridicule. Quel que fût le dépit, il fallait, comme le gladiateur, tomber selon les traditions du cirque et dans l’attitude voulue. De Luxeuil comprima donc son premier élan; il tourna la lettre en tous sens, comme s’il eût voulu s’assurer qu’elle ne renfermait rien de plus, la parcourut de nouveau pour gagner du temps et mieux se remettre, puis, se tournant vers Clotilde, qui continuait à défaire ses papillotes:
—Comment donc! ma chère, dit-il avec une colère contenue qui s’efforçait d’imiter l’ironie, mais vous avez un véritable talent épistolaire. Sauf l’orthographe, qui vise un peu trop au pittoresque, votre lettre me paraît un chef-d’œuvre.
—Oh! vous pouvez vous en moquer, dit Clotilde embarrassée de la tranquillité d’Arthur; je l’ai écrite comme j’ai pu, et bien malgré moi.
—Pourquoi cela? reprit de Luxeuil, vous étiez complétement dans votre droit; le terme peut être indifféremment déclaré par le propriétaire ou par le locataire.
—Eh bien! merci, s’écria Clotilde, vous me regardez alors comme un appartement à louer? Du reste, je vous permets tout, vu que vous devez m’en vouloir.
—Moi! interrompit de Luxeuil en riant avec effort; oh! charmant! elle me croit contrarié.
Clotilde le regarda d’un air de surprise mêlé de dépit.
—Ça vous est donc égal? s’écria-t-elle.
—Du tout, reprit Arthur, ne voyez-vous pas, au contraire, que je suis désespéré... Comment pourrait-on perdre sans regret des charmes... qui augmentent chaque jour.
Clotilde se mordit les lèvres. Depuis quelque temps en effet, elle luttait contre un embonpoint toujours croissant, et qui lui inspirait de sérieuses inquiétudes.
—Malheureusement, je devais m’attendre à cet abandon! continua de Luxeuil, qui comprit qu’il avait touché le point sensible; il y a maintenant à Paris trop d’Orientaux amoureux des beautés développées... Je parie, ma chère, que vous êtes en pourparlers avec l’ambassade ottomane.
L’actrice haussa les épaules.
—Dans ce cas, tenez bon, continua Arthur du même accent persiffleur; la beauté est pour ces messieurs une question de poids, et vous avez à cet égard un avenir incalculable!...
—Ah! vous m’ennuyez à la fin! s’écria Clotilde poussée à bout; si j’engraisse physiquement plus que de raison, vous, mon cher, vous maigrissez pécuniairement plus qu’il ne faudrait.
Ce fut au tour d’Arthur de se mordre les lèvres.
—C’est gentil de faire le millionnaire, continua-t-elle aigrement, mais il ne faut pas que ce soit avec l’argent du carrossier, du maquignon et du tapissier. Croyez-moi, mon petit, il est temps de mettre de l’ordre dans vos affaires et de vous corriger de vos vices.
—Vous remarquerez que j’en ai déjà un de moins, fit observer de Luxeuil, qui regarda l’actrice; mon plus gros vice. Quant aux autres, je m’en corrigerai avec l’aide de Dieu et de mes créanciers. Je n’en suis pas moins touché de votre sollicitude, ma belle, et, pour la reconnaître, je vous donnerai un bon conseil.
—Je n’en veux pas.
—Parce que vous ne pourrez jamais me le rendre, n’est-ce pas? mais je vous en fais cadeau. Vous avez, sans doute, déjà trouvé l’heureux infortuné qui doit me remplacer.
—Oui, je l’ai trouvé! interrompit Clotilde aigrement, et je peux choisir entre plusieurs, si je veux.
—Ne choisissez pas! reprit Arthur.
—Pourquoi cela?
—Parce qu’il vaut mieux les garder tous.
L’actrice lui lança un regard flamboyant.
—S’ils oubliaient les fins de mois comme certaines gens que je connais, c’est possible, dit-elle avec intention; mais il y a un millionnaire... oui, Monsieur, un millionnaire... seulement il n’est pas grand seigneur! ce qui fait qu’il ne se croit pas obligé d’être insolent, et qu’il paie ses dettes. Ça vous paraît bien mauvais genre, hein?
Arthur avait avidement recueilli le renseignement qui venait d’échapper à l’actrice, mais il ne laissa rien paraître.
—Mon Dieu, vous appuyez bien sur le mérite de payer ses créanciers, dit-il avec une hauteur railleuse; est-ce que par hasard, je resterais votre débiteur? Voyons, dans ce cas, réglons nos comptes: donnez votre chiffre.
Quelle que fût son impudence, mademoiselle Beauclerc recula devant une demande faite de cette manière et sur ce ton.
—Il ne s’agit point de cela, dit-elle, je ne vous ai point parlé de moi.
—Ah! j’y suis, s’écria de Luxeuil, en retournant la lettre de l’actrice qu’il tenait toujours à la main; ce billet a dû être écrit hier soir?
—Certainement, dit Clotilde.
—Avant mon arrivée.
—Eh bien?
—Eh bien! alors, ma chère, je n’avais aucun droit de me présenter ici; notre contrat de mariage était déchiré; vous ne m’avez reçu que par hospitalité, pour me rendre service, et tout service rendu mérite récompense.
Et parlant ainsi, il avait tiré de sa poche un portefeuille dans lequel il prit un billet de banque qu’il présenta à Clotilde. Celle-ci devint pourpre. En voyant de Luxeuil ouvrir sa lettre, elle s’était préparée à combattre ses reproches, et sa froideur moqueuse l’avait déjà déconcertée, mais ce dernier acte mit le comble à son désappointement. Habituée à recevoir le prix de ses complaisances sous des formes qui en déguisaient la honte, elle avait mis sa dignité à éviter tout ce qui révélait trop clairement le marché; là était, à ses propres yeux, l’étroite limite qui la séparait de la prostituée. Aussi cette offre de paiement immédiat et direct lui sembla-t-il le plus sanglant de tous les outrages. Elle recula avec un geste violent.
—Par exemple! s’écria-t-elle, il faut que vous soyez bien insolent!...
—D’offrir si peu, interrompit Arthur, qui feignit de se méprendre sur le motif de l’indignation; je puis augmenter la somme, ma chère.
—Sortez d’ici, cria Clotilde dont les yeux lançaient des flammes et qui lui montra la porte; sortez d’ici tout de suite ou j’appelle!
De Luxeuil éclata de rire.
—Il faut avouer que les rôles sont singulièrement intervertis, dit-il, ravi de la fureur de l’actrice; c’est moi que l’on congédie et c’est vous qui menacez!... décidément vous n’êtes point dans votre bon sens.
—Ah! quel gueux! s’écria Clotilde à qui le sang-froid d’Arthur donnait des transports de rage.
—Le mot est peu littéraire, fit observer celui-ci en ricanant, mais il avait cours sans doute dans la loge de la mère Beauclerc. Du reste, je ne veux pas vous retenir plus longtemps, ma belle; vous attendez peut-être votre millionnaire et je craindrais que ma présence ne l’effarouchât. Je vais m’occuper sur-le-champ de vous faire renvoyer le bracelet que vous voulez bien garder en mémoire de moi... ce qui est une résolution pleine de sagesse! car toute liaison peut se rompre, mais les souvenirs restent!...
Il prit sa canne, son chapeau, et déposant sur la toilette le billet de banque:
—Si je dois davantage, vous enverrez votre quittance, dit-il, ceci est une dette d’honneur... comme toutes les dettes qu’on ne peut avouer.
Il venait de sortir lorsque la porte opposée s’ouvrit pour donner passage à la mère Beauclerc. Sa fille s’était laissée tomber sur le divan.
—Qu’est-ce que c’est? Comment, tu pleures! s’écria la grosse femme.
L’actrice pleurait en effet, mais de rage.
—Ah! le misérable, le sans-cœur, balbutiait-elle.
—C’est donc vrai que tu l’as reçu?
—Oh! je me vengerai! à tout prix je me vengerai!
Elle arrachait avec fureur les torsades du coussin placé près d’elle. La mère Beauclerc le retira.
—Faut pas dégraboliser les meubles pour ça, interrompit-elle. Qu’est-ce donc qu’il t’a encore fait, ce gredin-là?
—Ce qu’il m’a fait, répéta Clotilde en fermant les poings; je ne pourrai jamais vous dire tout. D’abord, il a ri de ma lettre... Il a en l’air content d’avoir son congé.
—Par exemple!
—Il m’a traitée comme la dernière des créatures.
—Toi?
—Parce que j’engraisse!
Madame Beauclerc bondit sur elle-même.
—Ah! le brigand, s’écria-t-elle, il veut te déprécier. Pourquoi que je ne me suis pas trouvée là!
—Et bien pis que tout ça, reprit Clotilde d’une voix entrecoupée.
—Encore pis? répéta la grosse femme hors d’elle.
—Il a osé...
—Quoi donc?
—M’offrir de l’argent...
L’exaspération de l’ex-portière au lieu de grandir, parut s’arrêter tout à coup.
—Ah! il t’a offert... de l’argent, reprit-elle en regardant instinctivement autour d’elle...
Son œil rencontra le billet de banque laissé par de Luxeuil.
—C’est sans doute ça, dit-elle en avançant la main.
—Donnez, s’écria Clotilde, je veux le lui renvoyer en morceaux.
Mais la mère Beauclerc avait reculé de trois pas avec le billet.
—Lui, c’est un polisson, dit-elle; mais son argent n’a aucun tort à ton égard.
—Je vous dis que je n’en veux pas.
—Alors, c’est moi qui le garderai.
—Non, rendez-moi ce billet, entendez-vous; rendez-le moi, il me le faut.
L’actrice, irritée, poursuivait madame Beauclerc, qui cherchait à lui échapper; enfin celle-ci fourra le précieux papier dans son châle, et, y appuyant les deux mains:
—Vous ne l’aurez pas, Clotilde, s’écria-t-elle, quand vous devriez m’arracher la vie.
Il y avait dans le mouvement de la portière et dans l’énergie de son accent quelque chose de si grotesquement majestueux, que Clotilde s’arrêta tout à coup: la pose de la grosse femme défendant son billet lui rappela celle du fameux écuyer de Franconi défendant son drapeau, et, prise d’une subite gaieté, elle éclata de rire. Madame Beauclerc, habituée à ces changements d’humeur, n’en parut ni surprise ni blessée.
—Riez, folle que vous êtes, dit-elle en haussant les épaules, mais, pendant ce temps, l’heure de la répétition arrive.
—Ah! fichtre! je n’y pensais plus! s’écria Clotilde, dont la pensée avait déjà pris un autre cours. C’est ce méchant gant-jaune qui m’a fait perdre mon temps. Je serai encore à l’amende. Voyons, il faut pourtant que je déjeune avant de partir.
—Tout est prêt, fit observer la vieille femme; vous n’avez qu’à passer au salon.
Mademoiselle Beauclerc essuya quelques traces de larmes qui restaient sur ses joues, s’arrêta un instant en passant devant sa psyché pour lisser ses cheveux, puis sortit en fredonnant. Sa mère fit de la tête et des yeux un mouvement qui voulait dire:
—Est-elle heureuse de m’avoir!
Puis tournant autour de la chambre, elle se mit à ranger machinalement et arriva près de la table sur laquelle de Luxeuil avait posé ses lettres.
—Tiens, grommela-t-elle, il a laissé sa correspondance... sans l’ouvrir... savoir ce que ça peut être!
Elle chercha ses lunettes, prit les lettres l’une après l’autre, et les entr’ouvrant, avec une adresse qui eût révélé à elle seule son ancienne profession, elle lut quelques mots constatant des réclamations de créanciers; mais arrivée à la lettre plus volumineuse de Vorel, tous ses efforts furent inutiles. L’enveloppe, en papier épais et soigneusement cachetée, ne laissait rien paraître: elle la retourna quelque temps entre ses doigts avec le sentiment d’inquiétude et de convoitise du chat qui aperçoit un mets friand dont il est séparé par une vitre; enfin son regard s’arrêta sur le timbre de Bayeux qui coupait en deux l’adresse.
—Bayeux, reprit-elle, c’est pas loin de là qu’est la jeune dame que Marc protége; je lui ai promis d’avoir l’œil ouvert... peut-être bien que ça pourra lui servir...
A ces mots elle glissa la lettre dans la poche de son tablier, et regagna sa chambre.
Pendant ce temps Arthur suivait le boulevard, livré à des réflexions singulièrement agitées. Son dépit avait d’abord été maintenu par la nécessité de faire bonne contenance devant Clotilde, puis par le plaisir de l’humilier; mais lorsqu’il se trouva seul, son apparente insouciance s’évanouit. Depuis longtemps sur cette pente glissante qui devait le conduire, un peu plus tôt ou un peu plus tard, au fond de l’abîme, il comprit que l’abandon de l’actrice était l’avant-coureur de tous les autres désastres. C’était la première pierre qui se détachait de cet édifice de luxe et de plaisirs désormais sans base et maintenu seulement par l’habitude.
Puis il faut bien le dire, Clotilde avait acquis sur lui l’inexplicable ascendant qu’acquièrent presque infailliblement les courtisanes et qu’elles savent conserver, sans esprit, sans amour, sans beauté. Cet homme qui n’avait connu aucune des affections de la famille, qui riait de toutes les nobles passions, et dont toute la vie prouvait l’insensibilité, cet homme avait besoin de Clotilde; il l’aimait à sa manière, par vanité, par habitude, par sensualité. L’idée de ne plus l’avoir pour maîtresse éveillait en lui des mouvements de regrets furieux; son unique pensée était de deviner celui qui la lui avait arrachée et de se venger. Mais pour cela il fallait se hâter, car une fois la nouvelle liaison de l’actrice déclarée, toute provocation devenait ridicule. L’usage qui permet de se battre pour sa femme ou pour une maîtresse du grand monde défendait une pareille vengeance à propos de Clotilde. Près d’elle le rival n’était qu’un remplaçant. Pour pouvoir se venger décemment de ce dernier, il fallait donc trouver un prétexte de querelle avant sa prise de possession. Mais l’important était de le découvrir. De Luxeuil chercha longtemps sans pouvoir arrêter ses soupçons; la qualité de millionnaire donnée par l’actrice à son successeur l’embarrassait. Fallait-il regarder ce titre comme un trope ou comme une réalité? Dans le premier cas, le cercle des suppositions devenait trop immense; dans le second, il se faisait trop restreint. Il en était donc toujours aux mêmes incertitudes, lorsqu’une main se posa sur son épaule; c’était de Cillart qui venait de descendre de voiture avec d’Alpoda et Dovrinski.
—Eh bien! c’est comme cela que vous vous trouvez à nos rendez-vous? dit le garde-du-corps en souriant.
—Quel rendez-vous? demanda de Luxeuil.
—Quoi! vous avez oublié que nous allons ce matin chez le Belge?
—M. Vankrof?
—Vous vouliez voir sa galerie, et nous avions pris jour.
—Arthur se frappa le front.
—C’est juste! s’écria-t-il, je me rappelle maintenant...
—Nous venons de votre hôtel.
—Je vous dois alors des excuses...
—Nullement; nous voilà, nous allons entrer.