NOTES
Paulin Paris translation
DU SIÉGE DE CORINTHE.
La vie des Turcomans est errante et patriarchale: ils habitent sous des tentes.
Ali Coumourgi, le favori de trois sultans, et grand visir d'Achmet III. Après avoir reconquis le Péloponèse sur les Vénitiens, dans une seule campagne, il fut mortellement blessé dans une campagne suivante, en combattant contre les Allemands, à la bataille de Petersvaradin (dans la plaine de Carlowitz), en Hongrie, au moment où il s'efforçait de rallier ses gardes. Il mourut de ses blessures le jour suivant. Le dernier ordre qu'il donna fut de décapiter le général Breuner, et quelques autres prisonniers allemands; ses dernières paroles furent: «Oh! que ne puis-je traiter de même tous ces chiens de chrétiens!» Paroles et action bien dignes d'un Caligula. C'était un jeune homme d'une grande ambition et d'une présomption sans bornes. On lui disait que le prince Eugène était envoyé contre lui; il répondit: «Je deviendrai plus habile, et ce sera à ses dépens.»
Il n'est pas nécessaire de rappeler au lecteur qu'il n'y a point de flux et de reflux sensible dans la Méditerranée.
J'ai vu un spectacle semblable à celui que j'ai décrit sous les remparts au sérail de Constantinople, dans les cavités creusées dans le roc par le Bosphore; terrasse étroite qui se projette entre les remparts et la mer. Je crois que ce fait est aussi mentionné dans les voyages d'Hobhouse. Les cadavres étaient probablement ceux de quelques janissaires réfractaires.
Cette touffe, ou longue tresse de cheveux, est laissée sur la tête par la croyance que Mahomet les emportera par là dans son paradis.
Je dois faire remarquer ici que je me suis rencontré involontairement dans ces douze vers avec un passage d'un poème inédit de M. Coleridge, intitulé: Christabel. Ce n'est pas avant la composition de mon ouvrage que j'entendis la lecture de ce poème extraordinaire et singulièrement original; et je n'ai vu le manuscrit de cette production que tout récemment, grâce à la complaisance de M. Coleridge lui-même, qui, je l'espère, est convaincu que je ne suis point un vil plagiaire. L'idée originale en appartient sans aucun doute à M. Coleridge, dont le poème a été composé il y a près de quatorze ans. Qu'il me soit permis de conclure avec l'espérance qu'il ne retardera pas plus long-tems la publication d'un ouvrage qui est attendu du public avec impatience.
La queue de cheval, fixée sur une lance, forme l'étendard d'un pacha.
Dans la bataille navale, à l'embouchure des Dardanelles, entre les Vénitiens et les Turcs.
Je crois que j'ai pris une licence poétique en transportant le jackal de l'Asie dans la Grèce, où je n'ai jamais vu ni entendu cet animal; mais dans les ruines d'Éphèse je les ai entendus par centaines. Ils hantent les ruines et suivent les armées.
FIN DES NOTES DU SIÉGE DE CORINTHE.