← Table of contents
Œuvres complètes de lord Byron, Tome 02

POÈTES ANGLAIS

Paulin Paris translation

ET

LES JOURNALISTES ÉCOSSAIS.

SATIRE.

Encouragé par ce grand exemple, je veux suivre la même route, mais je ferai ma propre revue; je n'irai point chercher celle du grand Jeffrey.... Cependant, comme lui, je me constituerai moi-même juge expert en poésies.

Tous les états exigent un apprentissage, excepté celui de censeur.... Les critiques naissent critiques. Prenez dans Joe Miller quelques anecdotes usées, apprenez-les par cœur; joignez-y assez d'érudition pour faire une citation à faux; ayez un esprit assez pénétrant pour découvrir ou inventer des défauts; une disposition à la pointe et au calembourg, que vous appellerez sel attique; allez trouver Jeffrey; soyez silencieux et discret; il donne exactement dix livres sterling la feuille. Ne craignez pas de mentir, cela sera pris pour un tour heureux; ne reculez point devant un blasphème, cela passera pour de l'esprit. N'allez pas vous piquer de sentimens d'honneur..... sacrifiez tout pour placer vos bons mots, et devenez un de ces critiques que l'on abhorre et que l'on caresse.

Voilà les productions qui appellent aujourd'hui nos éloges; voilà les poètes devant lesquels la muse doit s'incliner respectueusement! Milton, Dryden, Pope, également oubliés, doivent déposer leurs couronnes sacrées sur le front de Walter Scott.

Entouré d'un chœur de vierges; animées d'un autre feu que celui de Vesta, dont les yeux brillent, dont les joues sont enflammées par la passion, quel est ce poète si tendre, qui fait résonner les cordes d'une lyre hardie, tandis que les matrones l'écoutent dans un silence empressé? C'est Moore, le Catulle de notre âge, aussi doux mais aussi immoral dans ses chants. Quoiqu'affligée de le condamner, la muse doit cependant être juste; elle ne saurait pardonner les avocats harmonieux du libertinage. La flamme qui brûle sur son autel est pure; elle se détourne avec dégoût d'un encens plus grossier. Cependant, indulgente pour la jeunesse qui se repent, elle te dit: «Moore, corrige tes vers, va et ne pèche plus à l'avenir.»

Voilà donc où nous en sommes aujourd'hui! Et comment pourrions-nous sans gémir songer à ce que nos pères ont été? Anglais dégénérés! Êtes-vous insensibles à la honte? Aimez-vous la lourde sottise?

Pour moi qui, sans mission, ai osé dire à mon pays ce que ses enfans devraient si bien savoir, c'est le zèle de son honneur qui m'engage à attaquer cette nuée d'idiots qui infeste notre âge. Ton nom honoré a droit à tous les genres de gloire, Albion: tu es la nation la plus libre du monde, tu es aussi la plus chère aux Muses. Oh! si tes bardes étaient les dignes émules de ta renommée, s'il s'en élevait de plus dignes de ton beau nom! Ce qu'Athènes était pour les arts, Rome pour la puissance, Tyr pour la richesse, tu as été tout cela à la fois, belle Albion, dominatrice de la terre, reine puissante de l'Océan. Mais Rome a dégénéré, Athènes n'est plus qu'un village, et les remparts de Tyr sont tombés dans la mer. Ta puissance peut cesser, comme la leur: et la Grande-Bretagne, ce boulevart de l'Europe, peut tomber un jour. Mais arrêtons-nous; je redoute le sort de Cassandre, dont on méprisa les avertissemens jusqu'à ce qu'il fût trop tard: je dois me renfermer dans des sujets moins grands, et me borner à forcer nos poètes à acquérir un renom égal à celui de leur patrie.

Adieu donc, malheureuse Angleterre! que ceux qui te gouvernent soient bénis: qu'ils soient les oracles du sénat, et l'objet des railleries du peuple!

J'ai jusqu'ici poursuivi la carrière que je m'étais tracée, préparé à la haine que j'allais soulever, couvert d'acier contre toute espèce de craintes personnelles. Je n'ai jamais dédaigné d'avouer ces vers comme miens; je n'avais pas jeté mon nom au public, et cependant je ne m'étais point caché. Ma voix s'est fait entendre une seconde fois, quoiqu'avec des accens moins élevés; quoique mes pages fussent d'abord anonymes, je ne les ai jamais désavouées. Aujourd'hui je déchire entièrement le voile: courage, meute de chiens, votre proie est devant vous! Je ne suis point effrayé de tout le bruit de Melbourne-House, du ressentiment de Lambe, de la femme d'Holland, des pistolets inoffensifs de Jeffrey, de la rage impuissante d'Hallam, des noirs enfans d'Edin et de leurs pages incendiaires. Nos journalistes porteront cette fois les coups et les sentiront, tout cuirassés d'impudence qu'ils soient. Je ne pense pas sortir de cette lutte sans quelque horion; toutefois celui qui me vaincra ne trouvera pas en moi un ennemi facile à dompter. Il fut un tems qu'un mot désagréable ne serait jamais tombé de mes lèvres, qui semblent aujourd'hui pleines de fiel; ni fous ni folies n'auraient pu me forcer à mépriser le plus vil des insectes que je voyais ramper devant mes yeux. Mais aujourd'hui je suis bien endurci, je suis bien changé de ce que j'étais dans ma jeunesse. J'ai appris à penser et à dire sévèrement la vérité; j'ai appris à me moquer des décrets emphatiques de nos critiques, et à les briser eux-mêmes sur la roue qu'ils m'avaient préparée. J'ai appris à repousser du pied la verge que l'on voulait me faire baiser, à ne point m'inquiéter si la cour et la multitude m'applaudissent ou me sifflent. Bien plus, quoique tous mes confrères les rimailleurs froncent le sourcil, et moi aussi je puis terrasser un méchant écrivain. Sûr de mes armes à l'épreuve, je jette à la fois le gant aux maraudeurs écossais et aux sots de toute l'Angleterre.

Voici tout ce que j'ai osé quant à présent: jusqu'à quel point mes vers ont calomnié notre siècle exemplaire, c'est à d'autres de le dire. Je laisse au public le soin de me juger, lui qui, peu porté à l'indulgence, blâme cependant rarement avec injustice.

Notes in this chapter

Note 1 · Note 420: (retour) Imitation. «Semper ego auditor tantum? Numquamne reponam Vexatus toties rauci Theseide Codri?» (Juvenal, sat. i.)Note 2 · Note 421: (retour) Me. Fitzgerald, plaisamment surnommé par W. Cobbett le poète de la petite bière, inflige le tribut annuel de ses vers au Note 3 · Suis-je pour toujours condamné au rôle d'auditeur 420? Fitzgerald 421 viendra d'une voix enrouée brailler ses vers ridicules dans la grande Note 4 · Note 422: (retour) Cid Hamet Benengeli promet le repos à sa plume dans le dernier chapitre de Don Quichotte. Oh! plût à Dieu que tant de genNote 5 · Oh! toi, le plus noble don de la nature, plume de mon oie grise! esclave de mes pensées, servante obéissante de ma volonté, arrachée à l'ailNote 6 · Note 423: (retour) On a peine à concevoir le singulier contresens qui se trouve dans la première traduction, d'autant plus que le mot faith Note 7 · Quand le vice triomphant exerce un empire souverain, qu'esclaves volontaires les hommes lui obéissent pendant toute leur vie; quand le plaisNote 8 · Note 424: (retour) On trouvera ailleurs plus de détails sur cet intéressant jeune homme et sur ses ouvrages. (Note de Lord Byron.)Note 9 · Note 425: (retour) Dans la Revue d'Édimbourg. (Note de Lord Byron.)Note 10 · Telle est la puissance de la satire! Mais il ne m'appartient point d'en lancer les traits; les vices de notre siècle demandent un glaive mieNote 11 · Note 426: (retour) MM. Jeffrey et Lambe sont l'alpha et l'oméga, le premier et le dernier des rédacteurs de la Revue d'Édimbourg, les autresNote 12 · Et nous nous soumettrons aux jugemens de tels hommes? Non... cherchez des roses en décembre, de la glace en juin; espérez trouver de la consNote 13 · Note 427: (retour) « ..... Stulta est clementia, cum tot ubique. ..... Occurras, periturœ parcere chantœ.» (Juvenal, sat. i.)Note 14 · Quand nos auteurs plient humblement le genou devant ces jeunes tyrans 427, qui se sont conjurés pour usurper le trône du goût, où ils sont sNote 15 · Note 428: (retour) «Cur tamen hoc potiùs libeat decurrere campo Per quem magnus equos Auruncœ flexit alumnus: Si vacat, et placidi rationeNote 16 · Peut-être vous me demanderez, lecteur, pourquoi je me hasarde dans le sentier que Pope et Gifford ont parcouru avant moi 428. Si l'ennui ne Note 17 · Note 429: (retour) Little, nom sous lequel Thomas Moore a publié un grand nombre de poésies libres.Note 18 · Avant que de nos jours dégénérés d'ignobles compositions reçussent un tribut non mérité d'éloges, il fut un tems où le bon sens, l'esprit etNote 19 · Note 430: (retour) Ecclésiaste, ch. i.Note 20 · Note 431: (retour) Stott, plus connu dans le Morning Post sous le nom de Hafiz. Ce personnage est maintenant le plus acharné à la recherche Note 21 · Le livre saint l'a dit: «Rien de nouveau sous le soleil 430;» et nous courons sans cesse de changemens en changemens. Que de merveilles diffNote 22 · Note 432: (retour) Ouvrez le Lai du dernier Ménestrel au hasard. Se peut-il rien imaginer de plus absurde et de plus ridicule que l'idée preNote 23 · Note 433: (retour) La biographie de Gilpin Horner, et le page merveilleux qui voyageait deux fois plus vite à pied que le cheval de son maîtNote 24 · Attention! la tourbe des écrivassiers va défiler devant nous! chaque escadron divers cherche à se faire remarquer; chaque poète se hâte et pNote 25 · Note 434: (retour) «Bonne nuit, Marmion,» telle est l'exclamation pathétique et prophétique de Henri Blount, écuyer, au moment de la mort deNote 26 · Après lui, se pavanant fièrement sur son cheval rouan, s'avance le fier Marmion au casque doré. Tantôt il forge des écritures, tantôt il s'éNote 27 · Note 435: (retour) En effet, la fable de l'Odyssée est si étroitement liée à celle de l'lliade, qu'on peut les regarder comme ne formant ensNote 28 · Il fut un tems où la muse était encore jeune, alors qu'Homère tenait la lyre et que Virgile chantait. A peine un siècle sur dix voyait-il naNote 29 · Note 436: (retour) Thalaba, second poème de M. Southey, a été ouvertement écrit comme une sorte de défi à la poésie et à tout ce que l'on coNote 30 · Après elle, voici venir l'effroyable Thalaba 436, enfant monstrueux, étonnant et sauvage de l'Arabie; destructeur redouté de Domdaniel, qui Note 31 · Note 437: (retour) Nous en demandons pardon à M. Southey. «Madoc, nous dit-il dans sa Préface, dédaigne le titre avili de poème épique.» ComNote 32 · Note 438: (retour) Voyez la Vieille de Berkley, ballade de M. Southey, dans laquelle une vieille dame de qualité est enlevée par Béelzébut, Note 33 · Note 439: (retour) Le dernier vers, «Dieu te soit en aide,» est évidemment un plagiat de l' anti-jacobin , à M. Southey, sur ses dactyles: DNote 34 · Maintenant, le dernier et le plus grand de tous, Madoc, fond sur nous à pleines voiles; Cacique au Mexique, et prince de Galles, il nous racNote 35 · Note 440: (retour) Ballades lyriques, page 4, stance ire.Note 36 · Note 441: (retour) On ne croirait pas que le premier traducteur ait confondu les histoires plus libres, les farces de la quinzaine de Noël (Note 37 · Note 442: (retour) M. Wordsworth, dans sa Préface, s'est donné beaucoup de peine pour prouver que la prose et les vers sont la même chose, eNote 38 · Vient ensuite le lourd disciple de ton école, ce bénin apostat des règles poétiques, le simple Wordsworth, qui à fabriqué un lai plus doux qNote 39 · Note 443: (retour) Poésies de Coleridge, page II; Chant des Pixies, c'est-à-dire des fées du comté de Dévon. Nous trouvons, page 42, Vers à Note 40 · Laisserons-nous passer inaperçu le tendre Coleridge, si cher à l'ode emphatique, et aux stances ampoulées? Quoique les petits sujets innocenNote 41 · Note 444: (retour) «Car tout le monde connaît le petit Mathieu, membre du Parlement.» Voyez dans le Statesman, un poème à M. Lewis, supposé Note 42 · Note 445: (retour) Saint Luc est le patron des médecins, et il était médecin lui-même avant que d'être appelé à l'apostolat.Note 43 · Oh! fabricant d'horribles merveilles, Lewis, moine, ou poète, qui ferais volontiers du Parnasse un cimetière! Là, ce sont des cyprès, et nonNote 44 · Note 446 (retour) Les lecteurs qui désireraient quelque explication à ce sujet, peuvent consulter le Camoëns de Strangford, page 127, la notNote 45 · Pour toi, auquel appartiennent tout ce clinquant et tous ces ornemens de mauvais goût dont tu as défiguré le Camoëns en le traduisant, HiberNote 46 · Note 447: (retour) Les deux compositions en vers les plus connues de M. Hayley sont un poème sur le Triomphe du caractère, et un autre sur lNote 47 · Dans ce grand nombre de volumes élégamment marbrés, voyez Hayley essayant en vain de produire quelque chose de nouveau; soit qu'il file péniNote 48 · Note 448: (retour) M. Grahame a publié deux volumes écrits en argot religieux, sous le nom de Promenades du dimanche, et de Peintures bibliqNote 49 · Moraviens, levez-vous, accordez quelques honneurs convenables à l'ennuyeuse dévotion! Le poète du sabbat, le sépulcral Grahame, répand en prNote 50 · Note 449: (retour) Voyez Sonnets de Bowles, etc., Sonnets à Oxford et Stances en entendant les cloches d'Ostende.Note 51 · Salut, sympathie! ta douce idée nous apporte mille images de mille choses. Au milieu de tes larmes, où il se baigne et s'enivre, elle nous fNote 52 · Note 450: (retour) Muse, fais entendre , etc., est le premier vers de l' Esprit de découverte , de Bowles, un joli petit nain de poème épiquNote 53 · Note 451: (retour) L'épisode auquel on fait allusion plus haut, c'est l'histoire de Robert à Machin et d'Anna d'Arfet, couple d'amans constaNote 54 · Note 452: (retour) Curll est un des héros de la Dunciade, il était libraire de profession. Lord Fanny est le nom poétique de lord Hervey, auNote 55 · Note 453: (retour) Lord Bolingbroke salaria Mallet pour critiquer Pope après sa mort, parce que le poète avait conservé quelques copies d'unNote 56 · Note 454: (retour) Dennis le critique et Ralph le rimailleur. «Silence, loups! quand Ralph mugit et rend la nuit hideuse, c'est aux hibous àNote 57 · Note 455: (retour) Voyez la dernière édition des œuvres de Pope, par M. Bowles, pour laquelle il a reçu 300 livres sterling. M. Bowles s'estNote 58 · Tu dédaignes de borner à des sujets simples les nobles accords d'une lyre comme la tienne; «muse, t'écries-tu, fais entendre des accens plusNote 59 · Note 456: (retour) M. Cottle, Amos ou Joseph, je ne sais lequel, mais certainement l'un ou l'autre, ou même tous les deux, autrefois marchanNote 60 · Encore un poète épique, qui vient infliger un nouveau déluge de vers blancs aux malheureux enfans des hommes! Le Béotien Cottle, gloire de lNote 61 · Note 457: (retour) M. Maurice a manufacturé la valeur d'un gros in-quarto sur les beautés de Richemond Hill et autres: il décrit aussi les vNote 62 · Note 458: (retour) Montgomery.Note 63 · Note 459: (retour) L'épithète classique est prise en ironie et même par antiphrase, Sheffield étant un pays essentiellement manufacturier, eNote 64 · Note 460: (retour) Pauvre Montgomery! Quoique loué par tous les critiques anglais, il a été amèrement ravalé par ceux de la Revue d'ÉdimbourNote 65 · Tel Sisyphe roule sans cesse aux enfers son immense rocher, dont le mouvement ne saurait être arrêté, tel, délicieux Richemond, l'ennuyeux MNote 66 · La lyre brisée, les joues pâles, voyez Alcée 458 redescendre d'un pas incertain dans le sacré vallon! Ses espérances étaient belles; elles eNote 67 · Note 461: (retour) Arthur's seat, monticule qui domine Édimbourg, pris ici au figuré pour l'Écosse.Note 68 · Et cependant, dites-moi, pourquoi un poète renonçerait-il sitôt aux faveurs des neufs Sœurs? Se doit-il laisser pour jamais épouvanter par lNote 69 · Note 462: (retour) Cette singulière prédiction de Byron, à laquelle lui-même n'attachait probablement aucune importance, et qui lui avait saNote 70 · Salut, immortel Jeffrey! Autrefois l'Angleterre se glorifiait de posséder un juge dont le nom était presque identique avec le tien: son ame Note 71 · Note 463: (retour) En 1806, MM. Jeffrey et Moore se rendirent sur le terrain, près de Chalk-farm; l'arrivée des officiers de police empêcha Note 72 · Note 464: (retour) La Tweed se comporta dans cette occasion avec tout le décorum convenable; il eût été répréhensible pour la partie anglaisNote 73 · Note 465: (retour) Tolbooth, prison principale d'Édimbourg, que Scott a rendue si célèbre sous le nom de the heart of the Mid-Lothian.Note 74 · Note 466: (retour) La sympathie déployée en cette occasion par la Tolbooth, qui paraît en effet avoir été vivement affectée, ne saurait êtreNote 75 · Note 467: (retour) Nom poétique d'Édimbourg.Note 76 · Note 468: (retour) Canongate, espèce de quartier latin d'Édimbourg, grande rue, où de tems immémorial se sont fixés les savans et les gens dNote 77 · Note 469: (retour) Sa seigneurie a long-tems voyagé sur le continent; elle est membre de la société Athénienne, et a rédigé dans la Revue l'Note 78 · Note 470: (retour) Thor. C'est le Vulcain de la mythologie saxonne: c'est du nom de ce dieu que le jeudi est appelé en anglais Thursday, jouNote 79 · Note 471: (retour) M. Herbert a traduit des poésies icelandiques et autres. Une des principales pièces est un Chant sur le marteau de Thor rNote 80 · Note 472: (retour) Le révérend Sydney Smith, auquel on attribue les Lettres de Pierre Plymley, et quelques critiques sans importance.Note 81 · Note 473: (retour) M. Hallam fit un article sur le Goût, ouvrage de Payne Knight, et se montra très-sévère sur quelques vers grecs qu'il y rNote 82 · Note 474: (retour) Pillans est maître particulier ou répétiteur à l'école d'Eton, c'est ce que les Anglais appellent tutor.Note 83 · Note 475: (retour) L'honorable G. Lambe a fait les articles sur les misères de Beresford; il est, en outre, auteur d'une farce représentée dNote 84 · Note 477: (retour) Je dois des excuses aux honorables déesses, pour en avoir ici introduit une avec le petit jupon du pays; mais, hélas! queNote 85 · Salut au grand Jeffrey! Que le ciel protège sa vie; que son nom fleurisse sur les bords fertiles de la Fife. Que les dieux prennent soin de Note 86 · Note 478: (retour) Grub street, rue de Londres, plus particulièrement habitée par les rimailleurs et les critiques d'un rang tout-à-fait infNote 87 · Note 479: (retour) Lord Holland a traduit quelques morceaux de Lope de Vega, qu'il a insérés dans sa Vie de l'auteur, ouvrage qui a été jugéNote 88 · Note 480: (retour) Dunedin, ancien nom de l'Écosse.Note 89 · Note 481: (retour) Il est certain que milady est soupçonnée d'avoir déployé son esprit sans égal dans la Revue d'Édimbourg. Quoi qu'il en soNote 90 · Illustre lord Holland, il serait dur de citer ici tous tes gagistes et de t'oublier toi-même! Holland à la tête, Henry Petty à la queue, sonNote 91 · Note 482: (retour) Dans le mélodrame de Tékéli; ce prince héroïque est renfermé dans un tonneau sur le théâtre... asile tout nouveau pour leNote 92 · Note 483: (retour) Allusion au jeune Betty, surnommé le Roscius enfant. Après avoir débuté, à l'âge de dix ans, sur quelques théâtres secondNote 93 · Note 484: (retour) M. Thomas Sheridan, nouveau directeur de Drury-Lane, laissant de côté le dialogue de la tragédie de Bonduca, eu prit les Note 94 · Note 485: (retour) M. Greenword est peintre-décorateur de Drury-Lane, et, en cette qualité, M. Skeffington lui a de grandes obligations.Note 95 · Note 486: (retour) M. Skeffington est l'illustre auteur de la Belle au Bois dormant (the Sleeping Beauty) et des Demoiselles et les CélibataNote 96 · Maintenant passons au drame: quel spectacle varié! quelles scènes précieuses invitent tour à tour les yeux étonnés! Des jeux de mots, un priNote 97 · Note 487: (retour) Les noms de Naldi et de Catalani n'ont pas besoin de notes explicatives, le visage de l'un et le salaire de l'autre suffiNote 98 · N'osez-vous donc siffler ce qui est digne d'être sifflé? Ah! les nobles Anglais peuvent aujourd'hui contempler avec plaisir toutes les contoNote 99 · Note 488: (retour) Pour éviter toute erreur, telle que la confusion d'une rue et d'un nom d'homme, je m'empresse de déclarer que c'est à l'éNote 100 · Qu'habile dans tous les arts qui adoucissent les mœurs, en corrompant le cœur, l'Ausonie inonde la ville de folies exotiques, pour sanctionnNote 101 · Note 489: (retour) Powell, armurier de Londres, célèbre pour la bonté et surtout pour le prix exorbitant de ses armes à feu.Note 102 · Note 490: (retour) Mutato nomine de te Fabula narratur.Note 103 · Note 491: (retour) Je connaissais beaucoup le feu lord Falkland. Le samedi soir, je l'avais vu faire lui-même les honneurs de sa table hospiNote 104 · Mais la petite pièce est jouée, le rideau tombe, les spectateurs montent à leur tour sur le théâtre; les douairières circulent autour de la Note 105 · Note 492: (retour) Que penserait l'Anacréon persan, Hafiz, s'il pouvait sortir du sépulcre magnifique où il repose à Sheeraz; à côté de FerdNote 106 · Note 493: (retour) Le comte de Carlisle a dernièrement publié, au prix de 36 sous, une brochure sur l'état du théâtre, dans laquelle il offrNote 107 · Note 494: (retour) «Ote cette peau de lion, et jette une peau de veau sur ces membres trompeurs.» (Shakspeare, le roi Jean.)Note 108 · Quant au menu fretin, quant à ces petits auteurs qui fourmillent obscurément, depuis le niais Hafiz 492, jusqu'au stupide Bowles, pourquoi lNote 109 · Note 495: (retour) Le Manteau de Melville, parodie du poème intitulé le Manteau d'Elijah.Note 110 · Note 496: (retour) Dunciade, poème satirique de Pope contre ses ennemis littéraires et les méchans écrivains de son tems; Palissot en a faitNote 111 · Note 497: (retour) Cette petite et aimable Jessica (nom de la jeune juive dans le Marchand de Venise), fille du célèbre juif K..... semble sNote 112 · Note 498: (retour) Ce sont là les signatures de quelques-unes des excellences qui figurent dans la partie poétique des journaux.Note 113 · Pour vous, druides, dont la tête est lourde de plomb vierge, vous qui, chaque jour, écrivez pour gagner votre pain de chaque jour, je ne vouNote 114 · Note 499: (retour) Capel Loft, esq., le Mécène des cordonniers, le grand faiseur de préfaces pour tous les faiseurs de vers dans le malheur;Note 115 · Note 500: (retour) Voyez l'ode, l'élégie, ou tout ce que lui ou d'autres voudront l'appeler, de Nathaniel Bloomfield, sur la clôture de la cNote 116 · Note 501: (retour) Voyez les Souvenirs d'un tisserand, dans les Moorlands du comté de Stafford.Note 117 · Quand un jeune homme de belle espérance, naguère habitant d'une échoppe obscure, prend en main une plume moins pointue que son alêne, qu'il Note 118 · Note 502: (retour) Il serait superflu de rappeler à nos lecteurs l'auteur des Plaisirs de la Mémoire et des Plaisirs de l'Espérance; les deuNote 119 · Note 503: (retour) Gifford , auteur de la Baviade et de la Méviade , les deux meilleures satires de l'époque, et traducteur de Juvénal. SothNote 120 · Après avoir rendu les hommages qui lui étaient dus à la foule de nos hommes célèbres, qu'il me soit permis de m'occuper de vous, hommes de gNote 121 · Note 504: (retour) M. Gifford a promis publiquement que la Baviade et la Méviade ne seraient point ses derniers ouvrages originaux: qu'il seNote 122 · Pourquoi Gifford s'abandonne-t-il au sommeil? On l'a déjà demandé en vain 504, nous le redemanderons encore une fois, pourquoi Gifford s'abaNote 123 · Note 505: (retour) Henri Kirke White mourut à Cambridge, en octobre 1806, par suite de sa trop grande application à des études qui auraient Note 124 · Infortuné White 505! quand ta vie était encore dans son printems, et que ta jeune muse commençait à peine à agiter ses ailes joyeuses, la moNote 125 · Note 506: (retour) Crabbe a peint la nature avec beaucoup de vérité, mais il l'a choisie sous ses aspects les plus sombres; il a décrit les Note 126 · Note 507: (retour) M. Shee est auteur de Vers sur l'art et des Élémens de l'art.Note 127 · Il y en a qui disent que, de nos jours éclairés, de magnifiques mensonges font seuls la gloire d'un barde; qu'une invention forcée, mais touNote 128 · Que Shee 507 et le génie qui l'inspire trouvent ici une place, lui qui manie également bien la plume et le pinceau, dont les arts réunis dirNote 129 · Note 508: (retour) M. Wright, ex-consul-général des îles Ioniennes, est auteur d'un très-beau poème intitulé: Horæ Ionicæ; c'est une descripNote 130 · Note 509: (retour) Les traducteurs de l'Anthologie ont depuis publié séparément des poésies qui montrent un talent naturel, auquel il ne manNote 131 · Heureux celui qui a osé s'approcher du bosquet qu'ont habité les muses dans leur enfance, dont les pas ont foulé, dont les yeux ont observé Note 132 · Et vous, poètes associés 509, qui avez rappelé à la lumière ces pierres précieuses, trop long-tems cachées à la vue des modernes; vous dont Note 133 · Note 510: (retour) L'oubli dans lequel est tombé le Jardin botanique (de Darwin) semble indiquer le retour du goût; il n'y avait à louer danNote 134 · Note 511: (retour) MM. Lambe et Lloyd sont les plus ignobles disciples de l'école de Southey et compagnie. ( Note de Lord Byron .) M. SoutheNote 135 · Que ces poètes-là, ou ceux qui leur ressemblent, rétablissent les lois violées des muses; mais cela n'a pas été donné au fracas sonore du moNote 136 · Que ces poètes ne descendent pas jusqu'à imiter Wordsworth, le plus minime individu de cette tourbe d'écrivains vulgaires, dont les vers n'oNote 137 · Note 512: (retour) J'espère, pour le dire en passant, que dans le premier poème de M. Scott son héros ou son héroïne seront plus fidèles à lNote 138 · Note 513: (retour) L'on pourra me demander, peut-être, pourquoi je me permets de censurer le comte de Carlisle, mon tuteur et mon parent, à Note 139 · Et toi aussi, Scott 512, laisse à des ménestrels sans art le sauvage cri de guerre de quelques maraudeurs des frontières; laisse-les filer pNote 140 · Note 514: (retour) Tollere humo, victorque virum volitare per ora. (Virgile.)Note 141 · Mais cependant à quoi aboutissent ces nobles espérances du poète de vaincre les siècles et de lutter contre le tems? De nouveaux âges s'avanNote 142 · Note 515: (retour) Les Jeux de Hoyle, si connus des amateurs de whist, d'échecs, etc., etc., survivront, sans aucun doute, aux rêveries poétNote 143 · Note 516: (retour) Ce personnage a paru dernièrement décidé à embrasser le métier d'auteurs, il a écrit un poème intitulé: l'Art de plaire, Note 144 · Note 517: (retour) «L'empereur Probus transporta un corps considérable de Vandales dans le comté de Cambridge.» ( Gibbon .) Il n'y a aucune Note 145 · Note 518: (retour) Le nom de ce gentleman n'a pas besoin d'éloges; quand un homme a comme lui donné dans de simples traductions des preuves Note 146 · Note 519: (retour) Les Bretons aborigènes, excellent poème de Richards.Note 147 · La gothique Granta appellera-t-elle ses noirs enfans, habiles dans les sciences, plus habiles à faire des pointes et des jeux de mots? Oh! nNote 148 · Note 520: (retour) Il y a ici, dans une note de Byron, une plaisanterie que l'on ne saurait traduire en français. On demandait à un des amisNote 149 · Puisses-tu entendre long-tems tes orateurs si divers prodiguer à la tribune plus de rhétorique que de bon sens! Les collègues de Canning le Note 150 · Note 521: (retour) Calpé, ancien nom de Gibraltar.Note 151 · Note 522: (retour) Stamboul, nom turc de Constantinople.Note 152 · Note 523: (retour) La Géorgie, célèbre pour la beauté de ses habitans.Note 153 · Note 524: (retour) Le mont Caucase.Note 154 · Note 525: (retour) Lord Valentia (dont les effroyables voyages vont paraître, avec tout le luxe accessoire, graphique, topographique et typoNote 155 · Note 526: (retour) Lord Elgin veut nous persuader que toutes les statues, avec ou sans nez, qu'il a rassemblées dans sa boutique de maçon, sNote 156 · Note 527: (retour) La topographie de Troie et celle d'Ithaque, par M. Gell, ne peuvent manquer d'attirer les éloges de tous les hommes d'éruNote 157 · Encore une fois, adieu! Déjà se tend au souffle du vent la voile qui doit me porter loin d'ici. Il faut que mes yeux se réjouissent à la vue
Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings