Note (retour) — POÈTES ANGLAIS
Paulin Paris translation
Après avoir rendu les hommages qui lui étaient dus à la foule de nos hommes célèbres, qu'il me soit permis de m'occuper de vous, hommes de génie négligés aujourd'hui. Viens! ô Campbell 502, donne l'essor à ton beau talent; qui osera aspirer à la gloire, si tu cesses d'espérer? Et toi, mélodieux Rogers! lève-toi enfin, rappelle l'aimable souvenir du passé, que la douce mémoire t'inspire encore; redemande à ta lyre ces sons enchanteurs qui lui sont familiers. Replace Apollon sur son trône vacant, assure l'honneur de ton pays et le tien propre. Eh quoi, la poésie abandonnée doit-elle toujours verser des pleurs sur cette tombe, où ses dernières espérances sont ensevelies avec le religieux Cowper, ou bien ne la quittera-t-elle que pour aller jeter quelques fleurs sur le gazon qui recouvre son favori Burns? Non! Quoique le mépris ait justement flétri la race de ces hommes qui écrivent par manie, ou pour avoir du pain, la poésie a encore quelques enfans légitimes qui font tout son orgueil, dont les vers nous touchent d'autant plus qu'ils ne visent point à l'effet, qui sentent comme ils écrivent, et qui écrivent comme ils sentent; vous en êtes témoins, Gifford, Sotheby, Macneil 503.