LA BAGUE
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SCÈNE PREMIÈRE
Il est quatre heures de l’après-midi. Le théâtre représente le boudoir de madame de Monbazon, belle femme de quarante ans.
Mme DE MONBAZON. En vérité, mon Georges, il faut que je vous aime bien pour oublier ainsi tous mes devoirs d’épouse. Oh! laissez-moi cacher ma rougeur dans votre sein!
SON GEORGES. Cachez, cachez.
Mme DE MONBAZON. Vous semblez préoccupé, mon Georges? Qu’est-ce qui peut mettre ainsi un pli à votre front! O mon Dieu? un malheur plane sur vous, peut-être!
SON GEORGES. Mais non, mais non.
Mme DE MONBAZON. C’est que, voyez-vous, un rien m’effraie, pauvre femme que je suis! Je vous aime tant!
SON GEORGES, à part. Et Adèle qui m’attend chez moi à quatre heures et demie.
Mme DE MONBAZON. Que vous êtes beau, mon Georges! que vous êtes distingué! Il n’y a que vous pour savoir porter une cravate rose. Je veux vous en envoyer une douzaine.
SON GEORGES. Pas de frais, voyons, pas de frais. (A part.) Quatre heures vingt!
Mme DE MONBAZON. Vos regards se portent toujours sur la pendule. Je finirai par croire que mon Georges a un rendez-vous.
SON GEORGES. Un rendez-vous?... oui, un rendez-vous d’affaires, avec mon banquier, qui demeure au Gros-Caillou. Ainsi permettez...
Mme DE MONBAZON. Qu’avez-vous donc fait de la montre que je vous ai donnée?
SON GEORGES. Est-ce que je ne l’ai pas sur moi? Elle sera restée accrochée... auprès de mon lit.
Mme DE MONBAZON. soupirant. Allez à votre rendez-vous, mon ami, à votre rendez-vous... d’affaires. Oh! si c’était une femme qui vous attendît?
SON GEORGES. N’y a pas de danger.
Mme DE MONBAZON. Si quelque rivale tentait de vous arracher à mon amour!... je ne sais pas ce que je lui ferais. Vous ne me connaissez pas encore, voyez-vous! Mais où mon esprit va-t-il s’égarer?... Vous n’aimez que moi, et vous n’aimerez jamais que moi, n’est-il pas vrai, mon noble Georges?
SON GEORGES. Naturellement.
Mme DE MONBAZON. Georges est à son Herminie, comme Herminie est à son Georges!
SON GEORGES, à part. Oh! il y a des dents nouvelles à la scie. (Haut.) Adieu.
Mme DE MONBAZON. Attendez! Georges, c’est aujourd’hui le 8 novembre.
SON GEORGES. Eh bien?
Mme DE MONBAZON, avec émotion. Cette date ne vous dit-elle rien?
SON GEORGES. Je croyais être au 9.
Mme DE MONBAZON. Oublieux! C’est l’anniversaire de notre liaison... de notre coupable liaison.
SON GEORGES. Pas possible!
Mme DE MONBAZON. Acceptez cette bague en souvenir d’un jour qu’il n’est plus en notre pouvoir d’effacer de notre existence.
SON GEORGES. Une bague?
Mme DE MONBAZON. Oh! bien simple... Je veux vous la passer au doigt. Si elle ne peut nous fiancer devant les hommes, qu’elle nous fiance au moins devant Dieu!
SON GEORGES, à part. Je n’éviterai pas une scène d’Adèle.
Mme DE MONBAZON. Et maintenant, partez, Georges; allez à vos occupations. Je ne prétends pas être un obstacle dans votre vie; je ne veux pas qu’on dise: «Cette femme a brisé l’avenir de ce jeune homme.» Ah! c’est que je ne vous aime pas d’un amour égoïste, moi! Vous reviendrez samedi, à la même heure.
SON GEORGES. J’aurais mieux aimé lundi.
Mme DE MONBAZON. Pourquoi?
SON GEORGES. Oh! pour rien... Va pour samedi. Mais votre mari?
Mme DE MONBAZON. Ne craignez rien; je l’éloignerai, comme toujours.
SON GEORGES. A samedi donc. Adieu, ma belle comtesse. (Sortie.)
Mme DE MONBAZON. le regardant s’éloigner par la fenêtre. Qu’il est gracieux, mon Georges! qu’il a l’air comme il faut!
M. DE MONBAZON, entrant dix minutes après. Bonjour, chère amie. Il n’est venu personne pendant mon absence?
Mme DE MONBAZON. Si fait... ce jeune homme qui désire tant vous voir... M. Georges Mac’Interlop.
M. DE MONBAZON. C’est étrange! Voilà dix-huit mois que ce monsieur a une lettre de recommandation pour moi, et il n’est pas encore parvenu à me la remettre.
Mme DE MONBAZON, indifféremment. Vous vous croisez toujours.
SCÈNE II
Il est cinq heures et demie de l’après-midi. Le théâtre représente la chambre de Georges dans un hôtel garni de deuxième ordre. Adèle, jeune blanchisseuse des environs, s’y trouve seule en ce moment.
GEORGES, entrant, tout essoufflé. Je te jure qu’il n’y a pas de ma faute, mon Adèle! Ouf!
SON ADÈLE. Merci! je te retiens, toi. Une heure de retard! Que dira ma maîtresse de magasin!
GEORGES. Si tu savais que de courses j’ai faites! J’en suis esquinté.
SON ADÈLE. Avec cette toilette de notaire et ces souliers de bal? Tiens, regarde-moi, tiens, tiens! (Elle hausse les épaules.)
GEORGES. J’ai été à l’enterrement d’un de mes amis.
SON ADÈLE, chantonnant. Trou la trou, trou la trou... Si tu avais été à l’enterrement, tu sentirais le vin.—Approche ta tête, s’il vous plaît.—Et ton mouchoir? Pouah! Monsieur se met du musc à présent, comme les vieilles femmes.
GEORGES, à part. Le parfum préféré d’Herminie! Profanation!
SON ADÈLE. Tu sais bien pourtant que je t’ai défendu de te servir d’autre chose que du Bully.
GEORGES. C’est vrai; je ne le ferai plus; pardonne-moi, ma petite Adèle.
SON ADÈLE. Non; tu n’es pas gentil; tu me traites comme la première venue.—Vois, nous sommes au commencement de l’hiver, et tu n’as pas encore retiré mon manteau de chez la mère Trudaine.
GEORGES. Eh bien, et moi, ai-je retiré ma montre?—Voyons, viens m’embrasser, mon loulou. (Il lui prend les mains, et cherche à l’attirer sur ses genoux.)
SON ADÈLE. Aïe! tu me fais mal... Qu’est-ce qui me blesse donc?... Tiens, tu as une nouvelle bague!
GEORGES, à part. Pincé!
SON ADÈLE. Mais c’est un brillant!
GEORGES. Allons donc! une modeste pierre...
SON ADÈLE. Attends que je l’essaie... Elle me va comme si on m’avait pris mesure. Merci, Georges!
GEORGES. Pas de bêtises! Rends ça tout de suite.
SON ADÈLE. Eh bien, quoi? Du strass, tu peux bien m’en faire cadeau. Ne dirait-on pas?
GEORGES. C’est la bague de ma mère!
SON ADÈLE. Connu! Pourquoi ta mère ne la porte-t-elle pas, sa bague?
GEORGES. Elle me l’a confiée pendant vingt-quatre heures pour y faire graver...
SON ADÈLE. Son chiffre; encore connu!—Je sais un graveur qui ne te prendra pas cher. Adieu; il faut que je rentre au magasin.
GEORGES. Veux-tu bien me rendre cette bague?
SON ADÈLE. Madame doit être dans tous ses états. Je suis aussi sûre d’attraper un savon que deux et deux font quatre... Ce sera ta faute. (Elle arrange ses cheveux devant un miroir.)
GEORGES. Mon petit chat, sois raisonnable; tu ne veux pas que je me fâche?
SON ADÈLE. Si; je voudrais voir ça. (Elle se dirige vers la porte.)
GEORGES, lui barrant le passage. Adèle... Une fois, deux fois!... de bonne volonté!
SON ADÈLE. Non! (Elle court à travers la chambre.) Tu me casseras plutôt le doigt... Aïe!... je vais crier... Georges! Eh bien, je te la reporterai demain... bien sûr!
GEORGES. Bien sûr?
SON ADÈLE. Mais lâche-moi! Oh! le monstre! j’ai le poignet tout bleu. (Elle gagne la porte.) C’est égal, ta bague a fait mon caprice! (Elle se sauve.)
GEORGES, la poursuivant. Adèle!
SON ADÈLE, dans l’escalier. Écris ton linge; je l’enverrai chercher.
GEORGES, seul. Après tout, tant pis pour la Monbazon! Je trouverai une excuse.
SCÈNE III
Il est six heures et demie. Le théâtre représente l’arrière-boutique de madame Trudaine, marchande à la toilette.
ADÈLE, entrant. Êtes-vous seule, mère Trudaine?
Mme TRUDAINE. Oui, mon petit pruneau; qu’est-ce qu’il y a pour votre service?
ADÈLE, ôtant la bague de son doigt. Combien ça vaut-il, ça?
Mme TRUDAINE. Peste! ma fille, tu ramasses maintenant de ces petits cailloux-là? Je t’en fais mon compliment. L’amidon va bien, à ce que je vois.
ADÈLE. Combien? combien?
Mme TRUDAINE. Écoute, ma petite, ne joue pas la finesse avec moi; je connais ton jeu comme si je te l’avais taillé. Tu sors de chez le bijoutier, et tu sais son prix.
ADÈLE. Eh bien, après? quel mal y a-t-il à cela?
Mme TRUDAINE. C’est que le prix de maman Trudaine n’est pas tout à fait celui du bijoutier.
ADÈLE. Mais enfin, qu’est-ce vous en offrez, vous?
Mme TRUDAINE. A cause de toi, mon chéri, j’irai jusqu’à cent francs.
ADÈLE, remettant la bague à son doigt. Prenez donc garde d’attraper un effort.
Mme TRUDAINE. Ah! je sais bien, nous préférerions traiter avec le bijoutier, qui est plus généreux, plus large. Mais le bijoutier est curieux; il veut tout savoir, les tenants et les aboutissants; il exige des papiers, et quelquefois il ne paie qu’à domicile. Tandis que maman Trudaine ne demande rien du tout; elle est glissante, elle...
ADÈLE. Mais, dites donc, cette bague vient de mon Georges!
Mme TRUDAINE. Oh! alors, c’est bien simple! Que ton Georges t’accompagne chez le bijoutier. (Moment de silence.)
ADÈLE, embarrassée. Ainsi, nous ne faisons pas affaire, mère Trudaine?
Mme TRUDAINE. Je n’ai pas dit cela, mon bibi.
ADÈLE. Cent francs! Ce n’est pas même le prix du Mont-de-Piété!
Mme TRUDAINE. Voyons, entendons-nous. Tu me dois douze francs pour l’engagement de ton manteau, n’est-ce pas? Bien. Huit francs pour ta robe écossaise. Douze et huit font vingt. Plus, quatre-vingts francs pour la montre de ton homme. Voilà déjà tes cent francs.
ADÈLE. Oui, mais...
Mme TRUDAINE. Laisse-moi finir. Je te rends le manteau, la robe et la montre. Ensuite... tu vas voir si je suis gentille... je te donnerai un joli chapeau, qui n’a pas été porté deux fois, et que je dois aller chercher tout à l’heure avec d’autres choses, chez Élisa Spiralifère, ma meilleure pratique. De plus, tu pourras choisir deux paires de bottines parmi celles que j’ai ici. J’espère que je fais bien les choses!
ADÈLE. Et cinquante francs d’argent.
Mme TRUDAINE. Ah! non.
ADÈLE. Je m’en vais, mère Trudaine.
Mme TRUDAINE. Mais, méchante enfant, tu ne me laisses aucun bénéfice.
ADÈLE. Qu’est-ce que ça me fait?
Mme TRUDAINE. Trente francs, et tais-toi.
ADÈLE. Non.
Mme TRUDAINE. Eh bien, va-t’en; j’aime mieux ça.
ADÈLE. Allons, quarante; voici la bague.
Mme TRUDAINE, la prenant. Les diamants ne sont plus à la mode; c’est d’un goût détestable aujourd’hui.—Je vais te chercher tes nippes.—Et ton petit enfant, comment va-t-il?
ADÈLE. Toujours en nourrice à Saint-Denis, mère Trudaine; il n’a pas été bien portant, ces jours-ci.
Mme TRUDAINE. Ce sont les dents.
SCÈNE IV
Il est minuit passé. Le théâtre représente un salon particulier d’un restaurant du boulevard, où la célèbre Élisa Spiralifère soupe avec quelques-unes de ses amies.
UN GARÇON, entrant. M. le marquis de Beffaria demande à présenter ses hommages à ces dames.
ÉLISA SPIRALIFÈRE. Joseph, nous vous avons défendu de laisser entrer aucun homme ici. Présentez nos excuses à M. le marquis, et dites-lui de nous ficher la paix.
BLANCHE, CAMILLE, ERNESTINE. C’est cela; pas d’hommes! pas d’hommes!
NANCY. Cha tient trop de plache!
ÉLISA SPIRALIFÈRE. Joseph! un parfait!
CAMILLE. Joseph! des impériales!
BLANCHE. Joseph! une carafe frappée!
ERNESTINE. Joseph! le café! les liqueurs! la chartreuse!
NANCY, au piano. Mon arrêt, descends du ciel?.... Venez tous, c’est une fê...ê...ê...te!
TOUTES. Non! non! non!
CAMILLE, à Élisa Spiralifère. Oh! le joli diamant! Depuis quand l’as-tu?
ÉLISA SPIRALIFÈRE. Depuis ce soir.
CAMILLE, tristement. Tu as de la chance, toi.
ÉLISA SPIRALIFÈRE. Je l’ai acheté à ma revendeuse.
CAMILLE. Cher?
ÉLISA SPIRALIFÈRE. Je ne sais pas; nous sommes en compte.
BLANCHE, à Ernestine. Je n’ai jamais compris le javanais.
ERNESTINE. Que tu es bête!
NANCY. Pas à moi, ces dents-là! Regarde donc. (Elle mâche la griffe à sucre.)
ERNESTINE. Je te parie de casser cette autre assiette au même endroit.
BLANCHE. Je te parie que non!—Mesdames, taisez-vous donc; on ne s’entend pas casser les assiettes!
ÉLISA SPIRALIFÈRE. Joseph! (Elle attire le garçon dans un coin du salon.) Vous viendrez chez moi demain matin avec l’addition.
LE GARÇON. Très-bien, madame.
ÉLISA SPIRALIFÈRE. A onze heures.
LE GARÇON. Oui, madame.
ÉLISA SPIRALIFÈRE. Vous insisterez pour être introduit. Il y aura peut-être un monsieur chez moi.
LE GARÇON. Madame peut compter sur la façon discrète...
ÉLISA SPIRALIFÈRE. Vous êtes un serin. Vous parlerez très-haut, au contraire. Vous direz que vous me rapportez cette bague, que je vous ai laissée en nantissement. Prenez-la, avez-vous compris, cette fois?
LE GARÇON. Oui, madame.
ÉLISA SPIRALIFÈRE. Ce n’est pas dommage. Allez maintenant, et envoyez-moi chercher du tabac turc!
LE GARÇON, hésitant. Madame...
ÉLISA SPIRALIFÈRE. Quoi?
LE GARÇON. C’est qu’il y a dans le corridor le jeune M. de Chalossé qui sollicite la faveur...
ÉLISA SPIRALIFÈRE, sévèrement. Encore, Joseph!
TOUTES. A bas les hommes!
SCÈNE V
Le lendemain. Il est onze heures du matin. Le théâtre représente la chambre à coucher d’Élisa Spiralifère, chez qui M. de Monbazon se trouve en visite.
M. DE MONBAZON. Encore, si j’étais certain de votre amour, Élisa!
ÉLISA SPIRALIFÈRE. Pouvez-vous en douter, Paul, après tous les sacrifices que j’ai faits pour vous!
UNE FEMME DE CHAMBRE, entrant. Madame...
ÉLISA SPIRALIFÈRE. Qu’est-ce qu’il y a, Victoire?
LA FEMME DE CHAMBRE. C’est...
ÉLISA SPIRALIFÈRE. Parle. Tu sais bien que je n’ai pas de secrets pour M. le comte.
LA FEMME DE CHAMBRE. Eh bien, madame, c’est un garçon de la Maison Dorée.
ÉLISA SPIRALIFÈRE. Ah! oui, je sais ce que c’est. Fais-le entrer.
M. DE MONBAZON, avec étonnement. La Maison Dorée?...
ÉLISA SPIRALIFÈRE. N’allez-vous pas être inquiet déjà? C’est pourtant bien simple. Hier soir, en sortant des Variétés, j’ai invité trois ou quatre de mes bonnes amies à manger un morceau. Nous avons sucé des crevettes et bu deux doigts de tisane. Une orgie! J’avais oublié mon porte-monnaie; j’ai laissé la première chose venue, c’est sans doute cela que ce garçon me rapporte.
M. DE MONBAZON. Toujours évaporée! (Entrée du garçon.)
ÉLISA SPIRALIFÈRE. Ah! c’est vous, mon ami. (A M. de Monbazon.) Paul, donnez donc dix louis, je vous prie.
M. DE MONBAZON, faisant la grimace. Dix louis de crevettes! diable!
ÉLISA SPIRALIFÈRE. Dix ou onze, je ne sais pas. Avez-vous votre papier, garçon, votre note... comment appelez-vous cela?
LE GARÇON. Voici, madame, avec la bague.
M. DE MONBAZON, après s’être exécuté. Voyons cette bague. Elle est gentille, oui, elle est gentille.
ÉLISA SPIRALIFÈRE. La voulez-vous?
M. DE MONBAZON. Qu’est-ce que vous voulez à la place?
ÉLISA SPIRALIFÈRE. Vous le savez bien, gros vilain... le cachemire... Hein?
M. DE MONBAZON. Oh! Oh!
ÉLISA SPIRALIFÈRE. Vous n’en mourrez pas, chéri.
M. DE MONBAZON, mettant la bague dans sa poche. Encore, si j’étais certain de votre amour, Élisa!
ÉLISA SPIRALIFÈRE. Pouvez-vous en douter, Paul, après tous les sacrifices que j’ai faits pour vous!
SCÈNE VI ET DERNIÈRE.
Même jour. Il est midi et demi. Le théâtre représente le boudoir de madame de Monbazon. Même décoration qu’à la première scène.
M. DE MONBAZON. Bonjour, chère amie. Vous allez bien? Allons, tant mieux. A propos... vous me reprochez toutes mes préoccupations, mon manque de galanterie. Je veux vous prouver aujourd’hui que j’ai été sensible à vos reproches. Permettez-moi de vous offrir ce bijou.
Mme DE MONBAZON. avec stupeur, à part. Ma bague!!!