PRÉFACE.
Paulin Paris translation
Pendant le cours d'une visite à la cité de Ravenne, on fit entendre à l'auteur qu'ayant composé quelque chose sur l'emprisonnement du Tasse, il devrait en faire autant sur l'exil du Dante:--le tombeau du poète étant un des objets les plus intéressans de cette ville, tant pour les habitans eux-mêmes que pour les étrangers.
Entre autres inconvéniens qu'éprouvent les auteurs dans ce siècle-ci; il est difficile à quelqu'un qui s'est fait une réputation, bonne ou mauvaise, d'échapper à la traduction. J'ai eu l'occasion de voir le quatrième chant de Childe-Harold traduit en ce que les Italiens nomment versi sciolti,--c'est-à-dire, un poème écrit en vers blancs, suivant le mode de la stance spensérienne, sans aucun égard aux divisions naturelles de la stance ou du sens. Si le présent poème, roulant sur un sujet national, éprouve le même sort, je prierai le lecteur italien de se rappeler qu'en échouant dans l'imitation de son grand Padre Alighieri, j'ai échoué à imiter ce que tous étudient et ce que peu comprennent, puisque, jusqu'à ce jour, on n'a pas encore déterminé le sens de l'allégorie du premier chant de l'Enfer, à moins que l'ingénieuse et probable conjecture du comte Marchetti ne soit considérée comme ayant décidé la question.