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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 04

Note (retour) — PRÉFACE.

Paulin Paris translation

Mais j'obtiendrai d'autant mieux le pardon de mon insuccès, que je ne suis pas du tout sûr que mon succès fasse plaisir, puisque les Italiens, par un sentiment excusable de nationalité, sont particulièrement jaloux de tout ce qui leur reste de national--de leur littérature, et puisque, dans l'amertume de la guerre actuelle entre le classicisme et le romantisme, ils sont fort peu disposés à permettre à un étranger de les approuver ou de les imiter, et à ne pas trouver quelque blâme dans sa présomption ultramontaine 69. Je le conçois aisément, sachant ce qu'on penserait en Angleterre d'un Italien qui imiterait Milton, ou bien encore si une traduction de Monti, de Pindemonte ou d'Arici était présentée, à la génération qui s'élève, comme un modèle pour leurs essais poétiques à venir. Mais je m'aperçois que ma préface dégénère en adresse aux lecteurs italiens, lorsque réellement je n'ai affaire qu'aux lecteurs anglais: et d'ailleurs, que le nombre en soit petit ou grand, je dois prendre congé des uns et des autres.

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