Note (retour) — PRÉFACE.
Paulin Paris translation
«Sur cet avis, je parlai;» et il en est résulté les quatre chants in terza rima 68 que j'offre aujourd'hui au lecteur. S'ils sont compris et approuvés, c'est mon dessein de continuer le poème en divers autres chants jusques à sa conclusion naturelle, c'est-à-dire jusqu'au siècle présent. Le lecteur est prié de supposer que le Dante s'adresse à lui, durant l'intervalle qui sépare l'achèvement de la Divine Comédie et l'époque de sa mort, et que c'est même peu de tems avant ce dernier événement qu'il prophétise d'une manière générale les destinées de l'Italie dans les siècles suivans. En adoptant ce plan, j'ai eu dans l'esprit la Cassandre de Lycophron et la Prophétie de Nérée d'Horace, aussi bien que les prophéties de l'Écriture-Sainte. Le rhythme adopté est le tercet du Dante, rhythme que je ne sais pas avoir été, jusqu'à ce jour, employé dans notre langue, si ce n'est peut-être par M. Hayley, de la traduction duquel je n'ai jamais vu qu'un extrait, cité dans les notes de Caliph Vathek. Ainsi donc,--si je ne me trompe,--ce poème peut être considéré comme une expérience de métrique. Les chants sont courts, et à peu près de la même longueur que ceux du poète dont j'ai emprunté le nom, et très-probablement emprunté en vain.