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Manuel historique de politique étrangère, tome II [de 4]

TABLE DES MATIÈRES

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INTRODUCTION États et nations.

La Révolution française n’a point modifié les mœurs et les rapports politiques des États et des souverains de l’Europe, p. 5 et 6. — Prétendues guerres de principes, monarchiques ou populaires, de 1789 à 1815 et violences contre la Pologne, Venise, l’Allemagne et les États secondaires. — La Sainte-Alliance et les Congrès, les partages européens après 1815, p. 8. — Nouveaux principes proclamés, enthousiasme provoqué en Europe par la Révolution française : malentendu entre la France et les nations à partir de 1798, p. 9 et 10. — Les guerres de la Révolution, effets de la tradition et de l’intrigue : l’esprit de conquête et de gloire, la politique des partages dans la France républicaine, défiance des nations, résistance des États, p. 11. — Que de nouvelles nations sont nées en ce siècle plutôt de leur lutte que de leur contact avec la Révolution, p. 12. — Intérêt pour les États qui sont sortis agrandis de ces bouleversements d’en éviter le retour pour n’en pas perdre le profit, p. 13. — Extension de la politique européenne, au début de ce siècle : les mondes nouveaux, p. 14. — Le Congrès de Vienne : la Sainte-Alliance et la politique de non-intervention, effets d’un équilibre nécessaire entre les États, avantageux aux nations, p. 15. — L’Europe en 1830, et le réveil militaire de la nation française, p. 16. — Le fait et le droit, la paix ou la guerre, p. 16.

CHAPITRE Ier Premiers rapports de l’Europe et de la Révolution française.

Les réformes nationales de la Constituante, p. 17. — La nation française en 1789, p. 18. — Son influence sur l’Europe : de quelle sorte ? p. 19 et 20. — Elle refuse d’encourager la révolution belge, p. 21 et 22. — Mirabeau et la nécessité de la paix pour les Constituants, p. 22. — Dispositions pacifiques de Léopold II et de Pitt : Ambitions des anglais, de la Prusse, calculs de Catherine II, p. 25 et 26. — La ligue de la paix et celle de la guerre en 1789 : affaire de Nootka Sund ; le débat du 15 mai 1789 : renonciation solennelle de la France aux conquêtes, p. 26 et 28. — Objections de Mirabeau : le désintéressement des Constituants, taxé de faiblesse, favorable à leurs ennemis, p. 30. — Bibliographie, p. 30 et 31.

CHAPITRE II Les origines du conflit entre la Révolution française et l’Europe. Traditions. Intrigues et propagande.

Le conflit du 20 avril 1792, en apparence déterminé par la ligue des Rois, en réalité par les passions révolutionnaires, p. 32 et 33. — La question d’Alsace en 1789 et d’après les traités de Westphalie, p. 34. — Louis XVI et Mirabeau ; indemnités aux princes possessionnés (mai-octobre 1790), p. 35. — L’affaire d’Avignon : la propagande, le droit à la conquête. Pétion et Mirabeau (novembre 1790), p. 36 et 37. — Les républicains en 1791 ; la guerre de propagande pour ruiner la royauté, p. 38. — Mort de Mirabeau ; l’annexion d’Avignon justifiée par Barnave selon la tradition et la raison d’État, p. 39 et 40. — Raisons analogues invoquées par la Prusse et les princes allemands pour reprendre l’Alsace, p. 41. — Intrigues de Louis XVI : il se rapproche des Émigrés. L’émigration, le secret de Marie-Antoinette et du roi irritent et inquiètent la nation : la fuite à Varennes, émigration royale, p. 42 et 43. — La déclaration de Pillnitz : son véritable sens, son effet en France, p. 46. — La guerre, les élections de l’Assemblée législative, et l’annexion d’Avignon (1791), p. 47. — Brissot et le comité diplomatique : la croisade républicaine s’accentue, p. 48. — Le secret du ministère feuillant, p. 49 et 50. — Efforts persistants de la reine et du roi, p. 50. — Intrigues et propagande en France ; calculs pacifiques de l’Angleterre et de l’Autriche, p. 51 et 52. — La paix aux mains des Français : l’offensive des Girondins, du roi et de son ministère (janvier 1792), p. 52. — Bibliographie, p. 53.

CHAPITRE III La guerre de 1792.

La déclaration de guerre. — Avènement de François II : il provoque la déclaration de guerre, p. 54. — La tradition de la lutte contre l’Autriche en France chez les philosophes et dans la nation, p. 55 et 56. — Le ministère girondin (mars 1792). Dumouriez, homme d’intrigue et de tradition, p. 57. — Sa politique étrangère, p. 58. — Tournai et Quiévrain, les premiers revers, p. 59. — Mission de Custine et de Talleyrand : la Prusse alliée à l’Autriche, p. 60. — Dumouriez quitte le ministère, p. 61. — L’émeute du 20 juin : désordre du gouvernement, p. 62 et 63.

L’invasion, p. 64 : la nation en armes et le manifeste de Brunswick, p. 65 et 66. — La République, Danton, la Terreur, p. 66 et 70. — La Convention et Valmy, p. 70. — La retraite et les calculs des Prussiens, p. 71. — La diplomatie de Danton et la neutralité anglaise, p. 72. — L’Europe après Valmy : importance de la question de Pologne et des affaires d’Orient, p. 73. — La France après Valmy : conjonctures et droit, p. 74.

La victoire : les ambitions des généraux, p. 74. — Propagande ou paix à la Convention, p. 75. — Custine : la première conquête du Rhin. Ambitions, procédés et échecs de Custine, p. 76 et 78. — Projets et intrigues d’Anselme, p. 79. — L’entreprise de Dumouriez : la conquête des Pays-Bas (octobre 1792), p. 80 et 81. — Jemmapes, p. 82. — Le décret du 19 novembre 1792 : la guerre aux Rois, p. 83. — Bibliographie, p. 83 et 84.

CHAPITRE IV La guerre de 1793.

La conquête révolutionnaire, p. 85. — La Convention et l’affranchissement des peuples, p. 86. — Le décret du 15 décembre 1792 : propagande et annexion des frontières naturelles, p. 87 et 88. — Le jugement de Louis XVI, sa nature et sa portée, p. 89. — La vengeance et les calculs des rois : l’Angleterre, Louis XVI et la Belgique, p. 90. — Le deuxième partage de la Pologne : Russie, Prusse et Autriche en janvier 1793, p. 91 et 92. — L’exécution de Louis XVI, la conquête française et les peuples, 93 et 94. — Attitude des Girondins en présence de la guerre : l’anarchie révolutionnaire (février 1793), p. 95 et 96. — Ambitions et déceptions de Dumouriez : campagne de Hollande, p. 97 et 99. — Retraite, défaite et trahison de Dumouriez, p. 98 et 99. — Crise intérieure et extérieure de la République (avril 1793), p. 100 et 101.

La défense nationale, p. 101. — Danton et le premier comité de Salut Public : le décret du 13 avril 1793, p. 102. — Nouvelle renonciation aux conquêtes : diplomatie de Danton, p. 103. — Le comité de Salut Public et la guerre aux Habsbourg, p. 104. — Conférence d’Anvers (avril 1793) : les desseins de la Coalition, p. 105. — Les ambitions de l’Angleterre : ses exigences, p. 106. — Échecs au dedans, au dehors de Danton (juillet 1793) ; sa retraite, p. 107. — Les émeutes du 31 mai au 2 juin 1793, p. 108. — Robespierre, son pouvoir, sa propagande, p. 109. — Crises de la France et de la Pologne en juillet 1793, p. 110. — La résistance nationale : Wattignies, p. 111. — Établissement durable du régime révolutionnaire : dictature de Robespierre (octobre 1793), p. 112 et 113. — La guerre de Terreur : réquisitions et contributions, p. 114 et 115. — L’élan de la conquête républicaine et la libération du territoire, p. 116 et 117. — Guerre et dictature des Terroristes, p. 118. — Bibliographie, p. 119.

CHAPITRE V La paix de Bâle et ses effets (1795-1796).

Préliminaires du troisième partage de la Pologne : la Prusse propose la paix à la France, p. 120 à 122. — Catherine II et l’Autriche en 1794 : partage de la Pologne et partage de l’Europe, p. 123 et 124. — Rapprochement de la France et de l’Espagne, p. 125. — Le Comité de l’an III : guerre à l’Autriche, à l’Angleterre ; paix à la Prusse et à l’Espagne, p. 126 et 127. — Conquêtes dans la paix et par la guerre, p. 128. — Traités avec la Prusse (5 avril), avec l’Espagne (22 juillet 1793), p. 129 et 130. — Détresse de la République en 1795, p. 131. — Nécessité de la paix intérieure et extérieure, p. 132. — La République poursuit la guerre, p. 133. — Intrigues, traditions et conquêtes : Girondins et Montagnards, p. 134. — Bibliographie, p. 135.

CHAPITRE VI La politique étrangère du Directoire.

Diplomatie des Directeurs : la constitution de l’an III et Sieyès, p. 136 et 137. — Les Terroristes au Directoire (novembre 1795), p. 138. — Leurs proclamations, leur politique : la conquête révolutionnaire ; ses profits matériels et moraux, p. 139 et 140. — Sieyès diplomate, p. 141. — Son grand programme de conquête et de remaniements européens, p. 142. — Rôle décisif des armées et des généraux, p. 143.

Bonaparte, le Directoire et l’Italie, p. 143. — Bonaparte, son caractère, ses ambitions, p. 144. — Premières vues sur l’Italie et l’Orient : hésitations, p. 145. — La campagne de 1796 en Italie : services et autorité de Bonaparte, p. 146 et 147. — Organisation de l’Italie ; l’Orient aperçu, p. 147. — Castiglione, Rivoli, Arcole, p. 148. — Tolentino et Léoben (avril 1797), p. 149.

Léoben et Campo-Formio : traités de partage de l’Italie et de l’Allemagne, p. 150. — Conquêtes de la République en Allemagne interrompues par Bonaparte : les préliminaires de Léoben, motifs et conditions, p. 150 et 151. — Partage de l’Italie ; complots contre Venise, p. 152. — Politique du Directoire ; volontés de Bonaparte, p. 153. — Bonaparte et le système des partages, p. 154. — Occupation de Venise (mai 1797), p. 155. — Bonaparte médiateur forcé du Directoire et de l’Autriche, p. 156. — Conférences d’Udine (30 juin), p. 157. — Carnot et le parti des anciennes limites hostiles à la diplomatie de Bonaparte, p. 158. — État de la France en juillet 1797 : les Directeurs et les généraux, Hoche, Augereau, p. 159. — Bonaparte et Carnot : le 18 fructidor, p. 160 et 161. — Après fructidor : le Directoire blâme les conférences d’Udine et de Lille, p. 162. — Bonaparte lui impose la paix avec l’Autriche, p. 163. — La paix de Campo-Formio : l’Italie partagée entre Bonaparte et l’Autriche, p. 164. — Bonaparte et l’Orient, p. 164 et 165. — Le Directoire s’obstine contre l’Angleterre : desseins, retraite de Talleyrand, p. 166. — Caractère incomplet, précaire de la paix de 1797 pour la République : son utilité pour Bonaparte, p. 167.

Le Congrès de Rastadt ; conquête de l’Europe par la République française, p. 167. — Instructions aux plénipotentiaires français, p. 168. — Frontières naturelles, conquêtes justifiées par la victoire et les progrès des puissances voisines, p. 169. — La politique des sécularisations et les princes allemands : le Congrès, une foire, p. 170. — La rive gauche du Rhin cédée (mars 1798), p. 171. — Conquête simultanée de Rome, occupation de la Suisse, du Piémont (février-mai 1798) : le partage de l’Europe, p. 172 et 175. — La politique de Treilhard : abandonner l’Allemagne à elle-même, p. 176. — Erreurs ambitieuses du Directoire ; négociations de Selz (25 mai 1798) avec l’Autriche : le Directoire procède aux sécularisations, p. 177 et 178. — Mission de Sieyès à Berlin, ses projets, son espoir de conquérir la Prusse à un remaniement de l’Europe dirigé contre l’Angleterre et les Russes ; son échec, p. 179 à 182. — Les dernières négociations de Rastadt, p. 182. — Assassinat des plénipotentiaires français : la guerre et la coalition, p. 183. — La France, l’Allemagne et la question d’Orient en 1799, p. 184. — Bibliographie, p. 184, 185 et 186.

CHAPITRE VII La Campagne d’Égypte et la question d’Orient à la fin du dix-huitième siècle.

L’expédition d’Égypte reprochée au Directoire, p. 187. — Les origines de l’entreprise : ambitions et motifs de Bonaparte ; ses vues sur l’Orient, p. 187 à 190. — Initiative et complicité de Talleyrand : les colonies et l’Égypte, p. 191 et 192. — Diplomatie de Talleyrand en octobre 1797 : son entente secrète avec Bonaparte, p. 193 et 194. — Le Directoire accepte l’expédition d’Égypte, p. 195. — La France engagée, malgré elle, en Orient, sur terre et sur mer, p. 196. — Coalition des Anglais, des Russes, des Turcs, et de Naples (janvier 1799), p. 197 à 199. — Le départ de Bonaparte pour l’Égypte la détermine, p. 198. — Déclarations monarchistes des coalisés ; leurs vrais motifs : Égypte et Italie, p. 200 et 201. — Bonaparte en Égypte : d’El-Arish à Aboukir (mars-juillet 1799), p. 202. — La France en danger : victoires de Masséna et de Brune, p. 203. — Paul Ier se détache de la coalition, p. 204. — Retour de Bonaparte : ses intentions, p. 205. — État de la France : ambitions et dernière intrigue de Sieyès, p. 206 et 207. — La Constitution de l’an VIII, p. 207. — La Révolution de Brumaire, p. 208. — Bibliographie, p. 209.

CHAPITRE VIII La France et l’Europe (1800-1802). Le Consulat : Rétablissement et conditions de la paix générale.

Les premiers jours du Consulat, p. 210 et 211. — Paix offerte par Bonaparte à l’Autriche, à l’Angleterre qui refusent. Guerre contre la Russie pour reprendre l’Égypte, p. 212. — Rapprochement subit de Bonaparte et de Paul Ier (août 1800), p. 213. — Marengo et Hohenlinden : offres simultanées de paix aux Habsbourg, p. 214. — L’armistice de Steyer et la paix de Lunéville, p. 215. — L’Angleterre isolée : l’Europe unie contre elle, p. 216. — Paul Ier et l’Orient, Bonaparte et l’Égypte, p. 217. — L’Égypte définitivement perdue par la France, p. 218. — Mort de Paul Ier ; Nelson dans la Baltique, p. 219. — L’Angleterre et l’Irlande, p. 219. — W. Pitt et la question d’Irlande : sa retraite, p. 220. — Négociations entre Bonaparte et le ministère Addington : Malte (juin-août 1801), p. 221. — Descente en Angleterre. Nelson à Boulogne. Préliminaires de Londres, p. 222. — La paix continentale et les partages en 1802, p. 223. — La paix d’Amiens : profits de l’Angleterre, de la France, p. 224 et 225. — L’Europe des Cinq Puissances : situation prépondérante de la France, p. 226 et 227. — Bibliographie, p. 227 et 228.

CHAPITRE IX Le Secret du Premier Consul. Rupture de la Paix d’Amiens.

Les Français et la paix : ambitions de Bonaparte, p. 229. — L’Italie : annexion du Piémont et du Valais, p. 230. — La Suisse : acte de médiation, p. 231. — Le Secret du premier Consul : reprendre l’Égypte (1802), p. 232. — Il excite la France contre les Anglais et les émigrés : Bonaparte, le patriotisme révolutionnaire et l’amour de la gloire en France, p. 233 à 235. — La guerre pour Malte ; la paix par la cession de Tarente (mai 1803), p. 236. — La question d’Égypte et l’opinion en Angleterre, p. 238. — Le gouvernement anglais refuse d’évacuer Malte : prétextes qu’il donne, p. 239. — Pour Malte et pour l’Égypte, à Londres le roi et le Parlement réclament la guerre, p. 240. — Rupture de la paix d’Amiens : Bonaparte n’en révèle pas les vraies causes à la France, p. 240. — Descente en Angleterre préparée au camp de Boulogne, p. 241. — Coalition maritime formée par Bonaparte avec l’Espagne, la Hollande, p. 242. — Vues secrètes du premier Consul sur le Levant ; négociations avec la Russie, p. 243. — Précautions de l’Angleterre ; Nelson dans la Méditerranée. L’expédition d’Angleterre abandonnée. Trafalgar, p. 244. — L’Allemagne offerte en compensation aux Français par Bonaparte : le Recès du 27 avril 1803, p. 245. — L’Empire de Charlemagne rendu à la France, utile à Napoléon contre les complots des émigrés, de Cadoudal, Moreau, pour fixer son pouvoir qui devient héréditaire, p. 246. — L’Empire napoléonien et la guerre d’Allemagne (1804), p. 247. — Bibliographie, p. 247 et 248.

CHAPITRE X Le Secret de l’Empereur. Austerlitz et Presbourg.

L’entreprise d’Allemagne souhaitée par Napoléon et par Alexandre Ier, p. 249. — L’Autriche s’humilie devant Napoléon pour éviter la guerre, p. 250 et 251. — La Prusse en pourparlers avec le tsar et l’Empereur : les marchandages d’Haugwitz et la paix, p. 252. — Les ambitions secrètes de Napoléon sur l’Orient inquiètent l’Autriche : son alliance avec le tsar (novembre 1804), p. 253. — Napoléon roi d’Italie : l’Autriche se décide à la guerre, p. 254. — Neutralité de la Prusse, p. 255. — La grande armée en mouvement, p. 256. — Ulm : Talleyrand propose à l’Empereur d’épargner l’Autriche et de l’indemniser en Orient, p. 257. — Refus de Napoléon : Austerlitz, p. 258. — Nouveaux efforts de Talleyrand en faveur de l’Autriche, p. 259. — Napoléon exige qu’elle lui laisse les routes de la Turquie, et la tient à sa merci par la retraite d’Alexandre Ier, p. 260. — Il épargne la Prusse, lui donne le Hanovre (15 décembre 1805), pour l’opposer aux Russes et isoler l’Autriche, p. 261. — Schœnbrunn et Presbourg : rien pour la France. Napoléon maître de Venise et de l’Adriatique, p. 262 et 263. — Occupation de toutes les côtes, depuis Naples jusqu’à Ancône, après Presbourg, p. 264. — Les maréchaux, les ministres associés à la conquête du maître : les Duchés napoléoniens, p. 265. — Grandeur et projets de Napoléon. Son secret : l’Orient, p. 266. — Efforts des diplomates européens pour le lui fermer en sauvant la Turquie, p. 267. — Programme de Napoléon : établissements de Louis en Hollande, de Murat, de Jérôme, d’Eugène Beauharnais, en Allemagne et en Italie, p. 268 et 269. — Création de la confédération germanique ; l’alliance prussienne, p. 270. — Napoléon s’assure de l’Europe : l’Angleterre et la Russie. Le Problème de l’Orient (mai 1806), p. 271. — Négociations simultanées en vue d’une alliance, soit avec l’Angleterre, soit avec le tsar, p. 272. — Napoléon se décide pour l’alliance russe : le traité d’Oubril (juillet 1806), p. 273, désavoué par Alexandre Ier quand il a détourné la Prusse de Napoléon, p. 274 et 275. — La Prusse, la Russie, l’Espagne préparent la guerre : Napoléon pris au piège de la diplomatie russe, obligé de combattre en Allemagne, p. 276. — Recul de ses ambitions orientales ; son premier échec, p. 277. — Guerre inutile aux Français, p. 278. — Bibliographie, p. 278.

CHAPITRE XI La conquête de l’Allemagne et de la Prusse. La Paix de Tilsitt.

Napoléon et la guerre de Prusse ; sa responsabilité et ses victoires, p. 279 et 280. — Comment il se justifie auprès des Français, p. 281. — Blocus continental ; décret de Berlin. Guerre aux Anglais, p. 282. — Comment il exploite la haine de la France contre l’Angleterre et prépare une grande alliance contre le tsar, p. 283. — Négociations avec l’Autriche, la Porte et la Perse, p. 284. — Guerre indécise en Pologne (décembre 1806), p. 285. — Napoléon dévoile aux Français son programme oriental, p. 286. — Son embarras après Eylau (février 1807). Il songe à se rapprocher de la Russie, p. 287 et 288. — Nouvel effort diplomatique et militaire (mars-avril 1807), p. 289. — Friedland, p. 290. — L’entrevue de Tilsitt, p. 291. — Ouvertures diplomatiques de Napoléon au tsar : le partage de l’Orient, p. 292 et 293. — La paix de Tilsitt : l’Allemagne ; la Prusse démembrée, surveillée ; les princes et les peuples d’Allemagne reconnaissants, p. 294 à 296. — L’Allemagne napoléonienne : satisfaction des Français, p. 297 et 298. — Les articles secrets de Tilsitt : Napoléon s’assure la Méditerranée, occupe le Portugal, menace l’Espagne, p. 299 à 301. — Aveuglement des Bourbons d’Espagne, p. 302. — Le partage de la Turquie décidé, mais non réglé, p. 303. — Napoléon assure le triomphe de la politique révolutionnaire et son propre succès, p. 304. — Son programme et son intrigue en 1807, p. 305. — Pour l’arrêter, l’Angleterre bombarde Copenhague et se fait déclarer la guerre par Alexandre Ier, p. 306 et 307. — Décrets anglais contre les neutres et la France (novembre 1807) : le décret de Milan (17 décembre), p. 308. — Napoléon en Italie : préparatifs de son entreprise orientale, p. 309. — Bibliographie, p. 309 et 310.

CHAPITRE XII L’alliance de Tilsitt. La révolution d’Espagne (1808).

Double politique contradictoire de Napoléon avec les Turcs et le tsar : l’armistice de Solobosa (24 août 1807), p. 311 et 312. — Ses motifs : en principe partager la Turquie, et la sauver momentanément pour retarder le partage, p. 312. — Impatient, le tsar occupe les Principautés, p. 314. — Napoléon en échange refuse d’évacuer la Silésie, p. 315. — Négociations. Irritation d’Alexandre Ier : sa mise en demeure, p. 316. — Le projet d’expédition aux Indes (février 1808), diversion calculée par l’Empereur comme l’expédition contre la Suède (février-avril), p. 317 à 319. — Les Russes seront refoulés et occupés avec les Anglais au nord et en Asie, p. 320. — Préparatifs pour une entreprise en Égypte (mars 1808), p. 321, et discussion immédiate du partage de la Turquie, p. 321 et 322. — Caulaincourt et Roumantsoff à Saint-Pétersbourg : la question non résolue de Constantinople et des Dardanelles, p. 323 et 324. — Napoléon propose une entrevue au tsar, p. 325. — Alexandre la refuse, s’il n’a pas la promesse de Constantinople, p. 326. — Juin 1808 : l’expédition d’Égypte fixée au mois d’octobre, p. 327. — Les alliés de Tilsitt en juillet 1808 : Constantinople les divise, p. 328 et 329. — Difficultés de partager la Turquie : le génie de l’Empereur et la résistance des choses, p. 330.

L’affaire d’Espagne (octobre 1807) : discordes des Bourbons. Napoléon mobilise son armée des Pyrénées, p. 331 et 332. — Murat envoyé à Madrid (mars 1808), p. 333. — Les frères de Napoléon, Joseph, Lucien, Louis, refusent le trône d’Espagne, p. 334. — Le peuple espagnol, ne voyant pas de roi désigné, craint d’être conquis, p. 335. — Son émotion à la nouvelle du guet-apens de Bayonne : le complot de l’Empereur ; les Bourbons à Valençay ; l’insurrection espagnole, p. 336 à 338. — Elle est favorisée par la confiance de Murat qui s’attache les Espagnols pour être roi et se voit refuser par Napoléon le trône, p. 339 à 341. — Effet moral des événements d’Espagne sur l’Europe : jugements de Talleyrand et du Mémorial, p. 342. — Capitulation de Baylen, de Cintra (juillet-août 1808), p. 343. — Le réveil de la nation espagnole et les espérances des nations européennes : opinion de Stein (15 août 1808), p. 343 et 344. — Bibliographie, p. 344.

CHAPITRE XIII Les nations européennes de 1789 à 1809.

Lentes modifications dans les sentiments des nations pour la France, p. 345. — Comment elles ont entendu l’appel de la philosophie française au dix-huitième siècle, mais incomplètement : politique des princes éclairés, p. 346. — Le cosmopolitisme littéraire de Rousseau atteint davantage les peuples et leur donne une conscience commune, p. 347. — Allemands et Anglais à son école, p. 348. — Influence de Rousseau sur les Polonais, les Irlandais, les Hongrois, les Italiens, p. 349. — Rousseau et les Suisses : Mme de Staël, p. 350. — Que les peuples tendaient par cette influence au cosmopolitisme, lorsque la Révolution française rendit aux Français un plus vif sentiment de leur nationalité, p. 352. — La propagande révolutionnaire, l’esprit de conquête et d’intrigue en 1792 : malentendu et conflits avec l’Europe déçue, p. 352. — Les Belges conquis, exploités par les Jacobins et le Directoire, p. 353. — La Vendée belge : formation d’une conscience nationale, p. 354. — Ménagements et fautes de Napoléon (1803-1809) : les patriotes belges, p. 355. — La Hollande, d’abord épargnée par la conquête, se donne une constitution (mai 1796), p. 356. — Elle perd la Flandre hollandaise, ses colonies et s’irrite d’une alliance onéreuse, p. 357. — Napoléon, le roi Louis et le patriotisme hollandais, p. 358 et 359. — La Suisse ; la République française et ses violences avec le parti unitaire : résistance des fédéralistes et patriotes Suisses (1798), p. 359. — La Vendée suisse : reconstitution nationale du peuple Suisse, p. 360. — Napoléon le ménage par l’acte de médiation, p. 360. — La Suisse, asile de la liberté. « États généraux de Coppet », p. 361. — L’Italie : délivrée et conquise par la France (1796), p. 362. — Bonaparte en fait sa chose : sa politique italienne, p. 363. — Les républiques Cisalpine et Ligurienne à sa discrétion, p. 364. — Bonaparte occupe Venise et refuse d’occuper Rome, p. 365. — Républiques romaines et parthénopéennes créées en dehors de lui, p. 366. — La nation italienne se serait alors formée par haine de la France, par calcul de Bonaparte, sans un particularisme tenace, p. 367. — La période du trienno : ruine du particularisme, p. 368. — La République italienne à la Consulte de Lyon (1802), p. 368. — Mécontentement de l’Italie contre Napoléon malgré la création du royaume d’Eugène Beauharnais (1805), p. 369. — Les écrivains patriotes, p. 370. — Influence sur ces haines de la querelle entre l’Empereur et le Pape : motifs de cette querelle, politiques, p. 371 et 372. — L’exécution de la papauté, p. 373. — Ses effets sur l’Italie : Manzoni, p. 374. — Sur l’Europe et les peuples, p. 374. — La Hongrie libérale et antinapoléonienne (1796-1809), p. 374 et 375. — La France en Dalmatie (1807) : clergé et noblesse conspirent avec l’Autriche, p. 375. — Le gouvernement local et la conquête française : Dandolo et Marmont, p. 376. — Attitude générale des peuples de l’Autriche : le Tyrol, le Vorarlberg, p. 377. — L’Allemagne antinapoléonienne, p. 378. — La chute et le relèvement national de la Prusse, p. 380. — Les réformateurs prussiens : l’œuvre de Stein. La nation prussienne, p. 380. — Scharnhorst et Gneisenau : la nation armée, p. 381. — Stein, les Allemands de Prusse, et la patrie allemande, p. 382. — Union des hommes d’action et des penseurs, guéris du cosmopolitisme : Fichte, p. 383 et 384. — l’Université de Berlin, centre et symbole de cette union, p. 384. — Les premiers soulèvements patriotiques : V. Katt, Schill et le duc de Brunswick, p. 385. — Jugements et erreurs de Napoléon sur l’hostilité et le réveil des peuples, p. 386. — Bibliographie, p. 386 et 387.

CHAPITRE XIV L’Entrevue d’Erfurt et le Secret de Talleyrand.

Docilité persistante des Français en 1808 ; entretenue par la police et par la presse, par leur amour de la gloire : l’opinion publique, p. 388 et 389. — Que l’opposition a commencé parmi les serviteurs de Napoléon, p. 389. — Premières intrigues de Talleyrand et Fouché avec Metternich révélées par lui (décembre 1808), p. 390 et 391. — Talleyrand découvre à l’Autriche le programme oriental de Napoléon et l’engage à s’y opposer par la menace, p. 391 et 392. — Armements de l’Autriche : irritation de Napoléon arrêté dans ses projets, p. 393 et 394. — Il va à Erfurt pour briser cette résistance et exiger d’Alexandre Ier le désarmement de l’Autriche, p. 395. — Il apporte au tsar une série de concessions préparatoires, l’abandon à la Russie des Principautés, la libération de la Prusse, p. 396. — Il veut l’éblouir par les fêtes et les réceptions, p. 396. — Erfurt (septembre 1808), p. 397. — Alexandre, avant l’entrevue circonvenu, détourné par Talleyrand, p. 398. — Napoléon trompé : le tsar accepte les concessions de l’Empereur et lui refuse son concours pour menacer l’Autriche, p. 399 et 400. — La Convention d’Erfurt : avantages pour la Russie, inutilité pour Napoléon, défensive et non offensive, p. 401. — La défaite diplomatique de l’Empereur s’explique par l’intrigue de Talleyrand, p. 402. — Cette intrigue a-t-elle réellement servi la France ? p. 403. — Inconvénients des procédés de Talleyrand, servir et trahir à la fois, p. 404. — La tradition, même bonne, gâtée par l’intrigue, p. 404. — Trahison certaine de Talleyrand, p. 405. — Bibliographie, p. 405.

CHAPITRE XV La guerre de 1809. La paix de Vienne et le réveil de la Pologne.

Le retour d’Erfurt : Napoléon a deviné la trahison, en cherche les motifs, p. 406 et 407. — Nécessité d’un héritier : le divorce, p. 407. — Départ de l’Empereur pour l’Espagne ; ses victoires : Joseph rétabli, p. 408. — L’Espagne sauvée dans sa détresse, comme la France en 1792-1793, par les complications de l’Orient : assassinat de Baraïcktar, p. 409. — Napoléon quitte l’Espagne pour agir en Orient (janvier 1809), p. 409 et 410. — L’Autriche commence la guerre pour l’arrêter avec l’espoir d’être soutenue par les peuples, p. 411. — Talleyrand l’y invite, p. 412. — Sa trahison découverte par l’Empereur, sa disgrâce, p. 413. — Alexandre s’obstine à ménager l’Autriche, p. 414. — Napoléon seul contre elle, surpris par son attaque : Hansen, Abensberg et Eckmühl (avril 1809), p. 415. — L’archiduc Charles temporise : Napoléon à Vienne invoque le concours d’Alexandre Ier et ne l’obtient pas, p. 417 et 418. — Aspern et Essling, p. 418. — La Galicie affranchie par Poniatowski : reconstitution de la Pologne, p. 419. — Colère des Russes : alliés suspects, ils occupent la Galicie et menacent Napoléon, p. 420. — Victoires de Raab et de Wagram, p. 421. — L’armistice de Znaïm (11 juillet) : pourquoi Napoléon s’y est déterminé, p. 422. — La révolte du Tyrol, les fautes du roi Jérôme empêchent sa concentration en Bohême, p. 423. — Napoléon prépare, grâce à l’armistice, cette campagne décisive, p. 424. — Dans l’intervalle conflit probable en Galicie entre les Polonais et les Russes, également ses alliés, p. 425. — Pour l’éviter Napoléon se décide à la paix : conférences d’Altenburg, p. 426. — Satisfactions à fournir au tsar, arbitre de sa fortune : propositions d’un partage de la Galicie, p. 426 et 427. — Alexandre Ier refuse aux Polonais la Galicie, à Napoléon la paix à cette condition, p. 428. — Napoléon, ayant obtenu son consentement à un partage, feint de conclure la paix selon ses volontés : la paix de Vienne, p. 429. — L’Illyrie napoléonienne, la Galicie aux deux tiers rendue aux Polonais, l’Autriche désarmée, l’Espagne vaincue, p. 430 et 431. — Toute-puissance apparente de Napoléon : Metternich découragé ; le Tyrol sacrifié, p. 431 et 432. — Embarras de Napoléon cependant en Pologne, p. 433. — Le tsar repoussé des Balkans par les Turcs, s’acharne contre la Pologne qui se reconstitue, p. 433 et 434. — Ses propositions à Napoléon pour la détruire, p. 435. — La France et la Révolution interdisent à l’Empereur ce sacrifice, p. 436. — La Pologne se dresse entre lui et son allié, p. 437. — Complications redoutables, p. 438. — Bibliographie, p. 438 et 439.

CHAPITRE XVI L’année 1810. Expansion extérieure et crise intérieure de l’Empire.

L’Empire et ses embarras en 1810, p. 440. — L’Espagne : politique contradictoire de Napoléon et de Joseph, p. 441. — Le pays distribué aux maréchaux : leurs intrigues, p. 441. — Les Anglais dans la péninsule espagnole, en Belgique : expédition de Walcheren, p. 442. — Les fautes et l’opposition du roi de Hollande : mauvaise volonté et imprévoyance, p. 443 et p. 444. — La Hollande incapable de repousser les Anglais : inquiétudes des Français, plaintes de Napoléon, p. 445. — La défense nationale organisée dans le Nord par Fouché : soupçons de trahison, p. 446. — Napoléon décide de réunir la Hollande, p. 447. — La crainte d’exaspérer l’Angleterre le fait encore hésiter, p. 448. — Il lui propose la paix par le roi Louis, venu à Paris, p. 449. — Refus de l’Angleterre : la Hollande annexée en partie, p. 450. — Napoléon découvre les intrigues de Fouché et du roi Louis (mars 1810) ; leur disgrâce, p. 451. — Réunion de la Hollande et des pays de l’Elbe aux dépens du roi de Westphalie, p. 452. — Incapacité, désordres de Jérôme : il est maintenu et diminué, p. 454. — Châtiment de Bourrienne, p. 454. — L’intrigue de Bernadotte en Suède : le roi Charles XIV et sa succession, p. 455. — L’élection de Bernadotte, p. 456. — Colère impuissante de Napoléon qui a été joué, p. 457. — Intrigues et trahison tout autour de lui, p. 458. — Comme remède, il se résout au divorce, p. 459. — Les décisions du Conseil et la négociation de mariage à Saint-Pétersbourg, p. 460. — Metternich propose Marie-Louise, p. 461. — Divorce et mariage en trois mois, p. 462, pour décourager les intrigants, p. 463. — Mesure tardive : les trahisons ont encouragé les révoltes nationales, p. 464. — Caresses de Murat, concessions de Joseph aux Espagnols, p. 465. — Le « bon roi » Louis et le patriotisme hollandais, p. 466 et 467. — L’Angleterre champion des peuples, p. 467 et 468. — Lutte sans merci entre elle et Napoléon, p. 468. — Malgré cette lutte et tous ses embarras, Napoléon poursuit ses entreprises orientales : projets maritimes sur l’Égypte et le Levant, p. 469, retardés tout d’un coup par le conflit avec la Russie (mars 1811), p. 470. — Opposition de l’Europe au Secret de l’Empereur, p. 471. — Le duel avec Alexandre Ier, p. 471. — Bibliographie, p. 472.

CHAPITRE XVII Le duel de Napoléon et d’Alexandre Ier.

Provocations de 1810 attribuées à Napoléon, à tort, p. 473. — Politique agressive du tsar en Pologne depuis la fin de 1809, p. 474. — Dissimulation d’Alexandre jugée par les contemporains, p. 474. — Sa politique analogue à celle de Catherine II, p. 475. — Alexandre Ier et Adam Czartoriski, p. 476. — Les Russes convoitent la Pologne entière à défaut de Constantinople refusé par Napoléon : ils arment, p. 476 et 477. — Napoléon surpris arme pour se défendre (janvier 1811), p. 478. — Ambitions séculaires et préparatifs de la Russie, p. 479. — Recul d’Alexandre Ier déterminé par la résistance des Polonais, p. 480. — Il offre la paix à Napoléon en échange de la Pologne. Refus forcé de l’Empereur, p. 481. — 15 août 1811 : la guerre de Russie. Napoléon mobilise l’Europe, p. 482 et 483. — Il somme la Prusse de lui livrer passage, p. 484. — La Prusse y consent, l’Autriche restant neutre ou alliée de l’Empereur. Traité de Paris (24 février 1812), p. 485. — La marche sur le Niémen, p. 486. — Tactique des Russes : Barclay de Tolly et Bagration, p. 487. — Négociations du tsar avec la Turquie (Bucharest, mai 1812), avec la Suède (août 1812), p. 488. — Mai 1812 : Napoléon à Dresde. Son rêve oriental, p. 489. — Inquiétudes et trahisons de ses collaborateurs, p. 490. — Juin 1812 : Alexandre à Vilna, rendez-vous des nations. Son plan de résistance, p. 491. — Le passage du Niémen (24 juin), p. 492. — Retraite des armées russes : déception de Napoléon qui veut négocier. Refus du tsar, p. 493. — Smolensk et Valoutina : la Pologne affranchie, p. 494. — La marche sur Moscou et le Secret de Napoléon en 1812 : les Polonais et la France sacrifiés. Borodino (12 septembre), p. 495 et 496. — Obstination et angoisses d’Alexandre Ier : l’incendie de Moscou, p. 497. — Rostopchine : indignation et énergies du peuple russe, p. 498. — La Retraite de Russie, l’abandon de la Pologne (décembre), p. 499. — Alexandre Ier maître de la Pologne : faux calculs, p. 500. — La Convention de Kalisch (28 février 1813) : le tsar, la Prusse et la guerre d’Allemagne. Bibliographie, p. 501, 502, 503.

CHAPITRE XVIII La liquidation impériale (1813-1814).

La guerre des peuples (1813), p. 504. — La Croisade prussienne et allemande, p. 505. — Hésitations de Frédéric-Guillaume III : mobilisation, p. 506. — Le peuple espagnol en 1812 : Joseph chassé de Madrid (10 août 1812). La Constitution du 18 mars, p. 507. — La vengeance des peuples exploitée par l’Angleterre, p. 508. — Calculs du tsar, du roi de Prusse, de Bernadotte, p. 509. — L’Autriche inquiète du réveil de l’Allemagne et des ambitions russes : la médiation armée, autre calcul, p. 510. — Résistance et préparatifs de Napoléon : confiance et patriotisme des Français, p. 511. — Lutzen et Bautzen, p. 512.

L’armistice de Plesswitz. Négociations de Dresde et de Prague. — Plesswitz, p. 510. — Napoléon désire la paix, mais avec la Russie seule, p. 513. — Propositions et plan de Metternich : Bubna à Dresde, Stadion auprès du tsar, p. 514. — Napoléon refuse l’Illyrie à l’Autriche et lui prépare la guerre (mai 1813), p. 515. — Il offre la paix et son alliance à Plesswitz au tsar : refus maladroit de celui-ci, p. 516 et 517. — L’Autriche, arbitre de la paix, son intimité avec le tsar. Reichenbach après Kalisch, p. 518 et 519. — Entrevue de Dresde décisive pour Napoléon, p. 519. — La paix au prix de l’Illyrie : entêtement de l’Empereur, p. 520. — Le Congrès de Prague, dernière offre de Metternich, p. 521. — Réponse tardive de l’Empereur (11 août 1813) ; 10 août ; reprise de la guerre : Dresde et Leipzig, p. 522. — La Retraite d’Allemagne : l’Europe en armes, p. 523. — La France réduite à ses frontières. Décomposition de l’Empire napoléonien, p. 524. — Illusions funestes de Napoléon : recherche d’une paix impossible, refus de traiter avec l’Autriche. Le vrai rôle de Metternich et la question illyrienne, p. 525 et 526.

Négociations de Francfort et de Châtillon. — Les alliés à Francfort : leurs dissentiments. Le plan de l’Autriche adopté : guerre à Napoléon (novembre 1813), p. 526 et 527. — Les négociations de Francfort : calculs de Metternich. Manifestes et plan de campagne des Alliés, p. 528. — L’invasion : Brienne et la Rothière, p. 529. — Le Congrès de Châtillon (4 février 1814), p. 529. — Ses causes : négociations stériles, mais nécessaires aux alliés pour détacher les Français de Napoléon, p. 530. — L’opinion en France, p. 531. — Caulaincourt, son ministre, « l’homme de la paix » : ses hésitations le 6 février 1814 et son impuissance, p. 532. — La campagne de France, p. 533. — Négociations et batailles (février-mars), p. 534. — Le Congrès de Châtillon, repris et continué jusqu’au 18 mars, prouve encore la puissance morale de la France entre Napoléon et ses adversaires, p. 535. — Les Alliés en désaccord sur l’avenir des Français, p. 536. — L’Angleterre et le pacte de Chaumont : capitulation de Paris, p. 537. — Ruine de Napoléon : importance et autorité de Talleyrand, p. 538. — Talleyrand et la Restauration, p. 539. — Bibliographie, p. 539 et 540.

CHAPITRE XIX Le Congrès de Vienne (1814-1815).

Les traités de Fontainebleau et de Paris. — Traité de Fontainebleau : la déchéance de Napoléon et ses conditions ; la famille des Bonaparte, p. 541 et 542. — Traité de Paris : la perte des conquêtes révolutionnaires, Italie, Allemagne, Belgique ; le maintien des conquêtes civiles et la Charte, p. 543. — Le rôle de Talleyrand : a-t-il servi ou trahi la France ? p. 544. — La frontière française au 30 mai 1814, p. 545. — Acquisitions de l’Angleterre, p. 546. — Promesses de cessions à l’Autriche en Italie par les articles secrets du traité, p. 547. — Les conquêtes de la Prusse et de la Russie presque ajournées, p. 548. — Politique et système de Talleyrand ; ses avantages, p. 549. — Le prochain Congrès de Vienne et le sens des articles secrets du traité de Paris, p. 550. — Mécontentement et vengeance d’Alexandre Ier : le pacte de Chaumont renouvelé (29 juin), p. 551. — Plan de campagne de Talleyrand, instructions de Louis XVIII en vue du Congrès, p. 552 et 553. — Le système des partages et le droit public invoqué par la France, p. 554. — La légitimité, le droit et la défense des États secondaires, p. 555. — Importance des questions de Pologne et d’Orient, p. 556. — L’avenir de la France selon Talleyrand et ses adversaires : sûreté ou conquête, p. 557.

Le Congrès de Vienne, p. 557. — La France exclue par les Quatre au Congrès (18 septembre), puis admise avec les puissances secondaires (8 octobre), p. 558 et 559. — Colères du tsar ; entrevue avec Talleyrand, p. 560. — Attitude de l’Angleterre et de l’Autriche : le Congrès ajourné au 1er novembre, p. 560 et 561. — La Prusse occupe la Saxe (10 nov.) : les puissances allemandes protestent, l’Autriche s’inquiète. Reprise du Congrès, p. 562 et 563. — L’échange de la Saxe et du Rhin : l’Angleterre abandonne la Prusse. La ligue du 3 janvier 1815, p. 564. — La Saxe sauvée : Talleyrand triomphe, p. 565.

Retour de Napoléon et ses motifs. Les rancunes des Bourbons : les Bonaparte et Murat menacés, p. 566 et 567. — Napoléon hors la loi (13 mars) : Louis XVIII en fuite, p. 568 et 569. — La politique des Bourbons : traditions et intrigues, p. 569.

Les Cent Jours. — L’acte final de Vienne. — Restauration des Bourbons, conditions de l’Europe : le pacte de la royauté avec l’étranger, p. 570 et 571. — Napoléon essaie de diviser les alliés, p. 572. — Waterloo : projets européens de démembrement de la France, p. 573. — La France sauvée par le tsar et les Anglais : pourquoi ? p. 574. — Louis XVIII écarte Talleyrand et appelle Richelieu, p. 575. — La frontière française au deuxième traité de Paris, p. 575. — L’acte final du Congrès de Vienne maintenu, p. 576. — L’Europe en 1815 : progrès de l’Angleterre et de la Russie, p. 577. — Acquisitions et cessions de la Prusse, de l’Autriche, p. 578 et 579. — Les puissances du Nord : Suède et Danemark, p. 580. — Les États allemands : Hanovre, Saxe, Hesse, Bavière et Bade, p. 580 et 581. — La Confédération germanique et la Diète de Francfort, p. 582. — Le Royaume-uni des Pays-bas, p. 583. — L’Italie et la Suisse : Sardaigne, Saint-Siège et Naples, p. 584. — L’œuvre de Talleyrand, p. 585. — La politique des vainqueurs, les vengeances des alliés, p. 585. — Les ambitions de la Russie en Orient après 1815 : l’humiliation et la revanche de la France, p. 586. — Bibliographie, p. 587 et 588.

CHAPITRE XX La Sainte-Alliance (1815-1818).

La Sainte-Alliance et la question d’Orient. — Que la Sainte-Alliance n’a pas été l’œuvre de Metternich, ni en principe un instrument pacifique, p. 589. — Origines de la Sainte-Alliance : la note du 31 décembre 1814. Alexandre Ier : mysticisme et politique, p. 590. — Publication et texte de la Sainte-Alliance, p. 591. — Sa portée : politique d’Alexandre après Waterloo : sauver la France pour disputer l’Orient à l’Europe, p. 592 et 593. — Les desseins du tsar en 1815 : sur la Pologne, p. 594. — Sur la Finlande, p. 595. — Étapes que la Russie se prépare dans les Balkans, p. 596. — Opposition de l’Angleterre : avances du tsar à la France ; la Sainte-Alliance contre les Turcs, p. 597 et 598. — Les Bourbons restaurés : les chambres, les ultras, la nation. Embarras de Richelieu à servir le tsar, p. 599. — Mécontentement et impuissance d’Alexandre Ier en 1817 : la Sainte-Alliance, démasquée, avorte, p. 600.

La Sainte-Alliance et les colonies espagnoles d’Amérique, p. 600. — La question de l’Amérique du Sud en 1817, p. 601. — Les races indigènes, leur passé, leur persistance, leur éveil, p. 602. — Les colons espagnols ; l’administration coloniale de l’Espagne au dix-huitième et au dix-neuvième siècle, p. 603. — La révolte ; son caractère suivant les provinces : indigènes ou Européens, modérés, libéraux, p. 604 et 605. — Politique qu’aurait dû suivre l’Espagne : son succès probable entre les indigènes et les libéraux, p. 605. — Entêtement de Ferdinand VII : offres de la Russie. La Sainte-Alliance mise par elle à son service, p. 606. — L’Angleterre et l’Amérique du Sud (1790 à 1816), p. 607. — Alexandre Ier se déclare contre les Jacobins d’Amérique : mémoire russe sur les colonies espagnoles (juin 1818), p. 608 et 609. — La Sainte-Alliance renaît en 1817-1818 : Amérique et Orient, p. 610. — Bibliographie, p. 611.

CHAPITRE XXI Le règne de Metternich. Les congrès d’Aix-la-Chapelle et de Troppau.

Aix-la-Chapelle (1818), p. 612. — Le programme du Congrès : Metternich et les Anglais l’acceptent, mais refusent de s’occuper de l’Amérique du Sud, p. 612 et 613. — Alexandre espère les y amener avec l’aide des Bourbons, p. 614, et procure à Louis XVIII la libération anticipée et définitive de son royaume (9 octobre 1818), p. 614. — Richelieu et les puissances à Aix-la-Chapelle, p. 615. — Sa politique de restauration royale. Plan de Louis XVIII pour les affaires d’Amérique, p. 616. — Impossibilité pour lui de servir Alexandre Ier par la Sainte-Alliance contre les Révolutions, p. 617. — Il se rapproche alors de Metternich en secret : intrigues de Caraman et de Decazes, p. 618. — Visite inutile du tsar à Paris (octobre 1818) : son échec à Aix-la-Chapelle, p. 620. — Les protocoles du Congrès ; évacuation de la France, déclarations générales et sans effets contre les révolutionnaires, p. 621. — La paix assurée ; Metternich satisfait. Il adopte le langage de la Sainte-Alliance, pour l’annuler, p. 621 et 622.

Colères d’Alexandre Ier : menaces de rupture avec la France. Démission du duc de Richelieu (décembre 1818), p. 622. — Projet russe d’une nouvelle intervention en France, rejeté par l’Autriche, p. 623. — Efforts de Louis XVIII pour apaiser le tsar (mai 1819) : échec de la mission du comte Hulot, p. 624. — L’assassinat du duc de Berry : chute de Decazes. Rentrée de Richelieu avec les ultras, p. 625. — La revanche et les ordres du tsar (1820), p. 626. — Metternich et Alexandre après le congrès d’Aix-la-Chapelle : l’Autriche impose ses volontés à l’Allemagne. Conférences de Carlsbad (1819), p. 627 et 628. — Le tsar prend sa revanche avec l’Allemagne du Sud aux Conférences de Vienne (1820), p. 629. — Il se prépare à la prendre avec les Bourbons en Espagne : révolution de Madrid (février-mai 1820), p. 630 et 631. — L’Angleterre l’arrête encore. Révolution de Naples (juillet 1820), p. 632. — Inquiétudes de l’Autriche ; le tsar se réjouit des révolutions qui réclament l’intervention et l’usage de la Sainte-Alliance, p. 633. — Richelieu propose un congrès à Troppau, p. 634. — La Russie l’exige, l’Autriche l’accepte, p. 635.

Troppau, p. 636. — Recul de la France à la veille du Congrès (août 1820). Decazes et les Anglais ; leur influence sur Louis XVIII : craintes de Richelieu, p. 637. — Il propose du moins au tsar une entente secrète, refusée, p. 638. — Le Congrès (octobre 1820) : duel de Metternich et d’Alexandre Ier, p. 639. — Distinctions subtiles de l’Autriche pour intervenir à Naples, non en Espagne, p. 639. — Conditions du tsar : Naples et l’Espagne, p. 640. — Nouvel échec d’Alexandre Ier : les protocoles du Congrès. Déclarations favorables à la Sainte-Alliance en général, limitées en fait à l’affaire de Naples, p. 641 et 642.

Laybach (1821). — Ferdinand de Sicile convoqué trahit ses sujets, p. 643. — L’Autriche et les princes italiens à Laybach, p. 644. — Les révoltes de Naples et du Piémont réprimées (février-mars 1821), p. 645. — Triomphe de Metternich (mai 1821), p. 646. — Le tsar prépare et attend le succès de la Sainte-Alliance d’une entente avec les Ultras, p. 647. — La politique de la Restauration en 1821 ; deux courants : Rayneval et Pasquier, Richelieu, p. 647 et 648. — La France, arbitre de la paix et de la guerre, p. 649. — La Sainte-Alliance en 1821, la Russie et les Français, p. 650. — Bibliographie, p. 651.

CHAPITRE XXII La guerre de 1823. Le congrès de Vérone : Grèce ou Espagne.

Le réveil de la nation française en 1823. — Passions et calculs, gloire et conquête, p. 652 et 653. — L’intrigue belliqueuse des Ultras : influence de Chateaubriand ; Alexandre Ier et le comte d’Artois, p. 654.

Le réveil et l’indépendance de la Grèce (1821). — État de l’Empire turc : janissaires, ulémas et pachas, p. 655 et 656. — Morcellement intérieur de la Turquie, p. 657. — Les dynasties locales : Épire, Égypte, Serbie, etc., p. 658. — Les hospodars des provinces roumaines, p. 659. — Crise de la Turquie précipitée par les réformes (1808-1820), p. 660. — Mahmoud, Ali de Janina et les Grecs (février 1820), p. 661. — L’insurrection grecque : klephtes et prêtres ; les rois des montagnes, p. 662. — L’Hétairie : phanariotes et philhellènes, p. 663. — La prise d’armes et l’échec d’Ypsilanti (mars 1821), p. 664. — Les Grecs vainqueurs en Morée et dans les îles : la guerre sainte en Turquie, les massacres, p. 665 et 666. — Alexandre Ier obligé par son peuple à se déclarer pour les Grecs (juin 1821), p. 667. — Son ultimatum : embarras de Metternich, p. 668. — L’Autriche lui refuse son concours, p. 669. — La Prusse et la France lui accordent le leur, p. 669. — Proclamation de l’indépendance grecque à Argos (décembre 1821), p. 670. — Rupture de la Russie et de la Porte, p. 671. — Brusque évolution de la Prusse alarmée de l’action française sur le Rhin, p. 671. — Hésitations d’Alexandre qu’elle détermine, p. 672. — Conférences de Hanovre (octobre-décembre 1821), p. 672.

La Grèce abandonnée : les ultras et l’Espagne. — La France indignée des hésitations du tsar : chute du ministère Richelieu (décembre 1821), p. 673 et 674. — Le ministère Villèle-Montmorency : il préfère servir le roi d’Espagne, p. 675. — Il abandonne la Grèce (février 1822), p. 676. — Le tsar y consent, Metternich aussi : Tatischeff à Vienne, p. 677. — Défaite des Grecs, mort d’Ali (juillet 1822) : joie de Metternich, p. 678. — Coup d’État royal à Madrid (juillet 1822), p. 679. — L’intervention française en Espagne, p. 680.

Congrès de Vérone (octobre-décembre 1822), p. 680. — Mort de Castelreagh : la politique anglaise de 1815 à 1822, p. 681. — Le peuple, l’Irlande et les catholiques, p. 682. — Nécessités de la paix pour le ministère tory : ses expédients. Il exploite la révolte américaine et assure en 1822 son triomphe définitif, p. 683 à 685. — Succès provisoire des torys menacés par l’opposition des whigs et des villes, p. 686 et 687. — Discordes de la famille royale ; schisme tory : Peel et Canning, p. 688.

Metternich à Vérone : abandon de la Grèce, p. 689. — Unification de l’Italie. Soumission de l’Espagne, mais pas d’intervention en Amérique, p. 690. — Les Français : programme et instructions de Villèle (août 1822), p. 690. — Montmorency et Chateaubriand d’accord avec le tsar ne les suivent pas, p. 691. — Décret de Vérone contre les Constitutionnels d’Espagne (novembre 1822), p. 692. — Villèle s’y oppose, renvoie Montmorency, p. 692. — Chateaubriand ministre : la guerre d’Espagne décidée ; son succès (avril-novembre 1823), p. 693.

Illusions de Metternich sur la paix de l’Europe qu’il croit assurée, p. 694. — Chateaubriand, les Français et la conquête du Rhin (1823), p. 695. — Colères, menaces de la nation anglaise contre le réveil et les victoires de la France, p. 696. — Chateaubriand et Canning en 1823. — Canning obligé à la paix, p. 697. — L’Angleterre et la non-intervention, p. 698. — Bibliographie, p. 699.

CHAPITRE XXIII La Sainte-Alliance et la Politique de non-intervention (1824).

Nature, histoire et caractères de la Sainte-Alliance, p. 700 et 701. — Le monde de 1815 à 1824, p. 702 et 703. — Les origines américaines de la non-intervention, p. 704. — Les États-Unis (1789-1809) : crise constitutionnelle, p. 705. — Les partis réconciliés par la conquête (1813), p. 706. — Caractère et prodigieux développement de cette conquête, p. 707. — Les États-Unis et la Russie opposés depuis 1818 : légitimité ou liberté, simples mots, p. 708. — En 1823, Congrès de Vérone et politique de Monroë, p. 709. — Les Anglais et Canning menacés des deux côtés, p. 710 et 711. — Non-Intervention on Intervention, p. 712. — Politique de Canning réglée par les événements du Nouveau Monde (1824), p. 713. — Canning et Metternich : opposition apparente, analogie des procédés, p. 714-715.

CHAPITRE XXIV L’œuvre de Canning. Amérique et Orient (1824-1827).

Canning, l’Angleterre, les États-Unis et l’Atlantique, p. 716. — Projet d’une conférence à Londres des puissances maritimes, p. 717. — Villèle l’accepte : Polignac en Angleterre (mars 1824), p. 718. — Embarras de Chateaubriand qui ne veut pas rompre avec le tsar, p. 719. — La note Ofalia présentée à Canning (juin 1824) : chute de Chateaubriand, p. 720. — Metternich isolé ; la Sainte-Alliance enchaînée : succès complet de Canning, p. 721.

Son embarras dans les affaires du Brésil et du Portugal, p. 722. — L’indépendance du Brésil : l’empire de Don Pedro Ier ; Jean VI, les Portugais et don Miguel (1823), p. 723. — Médiation difficile pour l’Angleterre (1823), p. 724 ; rendue plus difficile encore par la diplomatie d’Hyde de Neuville à Lisbonne, p. 725 à 726. — Les Français et les Anglais aux prises en Portugal ; concessions de Villèle (mai-décembre 1824), p. 727.

Initiative hardie de Canning en présence du congrès de Panama (1825), p. 729. — Entente avec Villèle : Indépendance du Brésil et de l’Amérique du Sud reconnue, p. 731 à 736. — L’échec du Congrès de Panama, et de Bolivar : la lutte des races en Amérique (1826), p. 732 et 733. — Résultats de la politique de Canning au delà de l’Atlantique, p. 734.

Canning, l’Angleterre et la question de la Méditerranée, p. 735. — La non-intervention en Orient. Détresse de la Grèce en 1823, p. 735 et 736. — Action prochaine de la France et de la Russie : conférences de Saint-Pétersbourg (1824), p. 737. — Le programme de Canning : Médiation diplomatique. Metternich l’adopte ; colères du tsar, p. 738 et 739. — Alexandre Ier isolé : point de Sainte-Alliance en Orient, p. 740. — Déceptions et mort d’Alexandre Ier (1825), p. 741. — L’Angleterre arbitre de la question d’Orient. Système de Canning : médiation et menaces, p. 742 et 743. — Avènement et politique de Nicolas Ier (1826) : conquête et partages de la Turquie, p. 744 et 745. — Opposition des deux systèmes ; concessions de Canning : protocole du 4 avril 1826, p. 746. — L’ultimatum russe ; concessions de la Turquie au tsar : traité d’Ackerman (mai-octobre 1826), p. 747-748.

Politique de Mahmoud ; guerre acharnée aux Grecs : difficultés pour Canning de soutenir son système. Il s’adresse à Villèle, p. 749. — Entente difficile avec la France : la succession du Portugal-Brésil, p. 750. — Canning à Paris (septembre 1826) : l’accord établi. Le traité de Londres (juillet 1827), p. 751. — Mort de Canning (août 1826) : échec de son système. Navarin (octobre 1826), p. 752. — Bibliographie, p. 753 et 754.

CHAPITRE XXV Navarin et Alger. La Révolution et la conquête françaises (1827-1830).

La vérité sur la bataille de Navarin : l’amiral de Rigny, p. 755 et 756. — L’ultimatum des amiraux, p. 757. — La chute du ministère Villèle et ses causes, p. 758. — L’opinion française en 1827 et ses interprètes, p. 759. — La nation et la royauté : gloire et liberté, p. 760. — Le ministère Martignac (janvier 1828), p. 761. — L’Europe en 1828 : la guerre d’Orient, p. 762. — La Ferronays et la paix (1828), p. 763. — L’entente anglo-française : Conférence de Londres (juin 1828), p. 764. — L’expédition française de Morée (1828), p. 765. — Le rappel du général Maison : victoires de Nicolas Ier, p. 766. — Déceptions et ambitions des Français, p. 767. — La retraite de la Ferronays (janvier-mai 1829), p. 768. — Les derniers jours du ministère Martignac, p. 769. — Le démembrement de l’empire turc (1829), p. 770. — La Grèce affranchie : Présidence de Capo d’Istria, p. 771. — Le ministère Polignac : ses plans de conquête (août 1829), p. 772. — La politique de Charles X : l’intrigue de Polignac, p. 773. — Le traité d’Andrinople (15 septembre 1829), p. 774. — Nicolas Ier, les Roumains, les Serbes et la Grèce, p. 775. — La revanche de la Russie : colères de l’Europe, p. 776. — Calculs et réveil de la Prusse (1822-1829), p. 777. — L’alliance des Romanoff et des Hohenzollern (1829), p. 778. — Échec et derniers efforts de Polignac pour acquérir le Rhin (novembre 1829, mai 1830), p. 779. — La Révolution belge, sa dernière ressource (1828-1830), p. 780. — Les plans de Polignac condamnés encore par la Prusse, (février 1830), p. 781. — La conquête d’Alger ; calculs de Charles X : la guerre et les Ordonnances, p. 782. — La Révolution de Juillet 1830 et la conquête du Rhin, p. 783. — Louis-Philippe, Talleyrand et la paix, p. 784. — Conclusion : Intérêts d’État et sentiments nationaux en 1830, p. 785 et 786. — Bibliographie, p. 786 et 781.

SAINT-CLOUD. — IMPRIMERIE BELIN FRÈRES.

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