NOTES DU QUATRIÈME CHANT. (continued 2)
Paulin Paris translation
Ces stances rappelleront probablement au souvenir du lecteur les remarques de l'Enseigne Northerton: «D—n homo etc.» Mais les motifs de notre dégoût ne sont pas exactement les mêmes. Je désire faire entendre que nous sommes las de l'auteur dont l'étude nous est imposée comme une tâche avant que nous puissions en comprendre la beauté; que nous apprenons par routine avant que nous puissions apprendre par sentiment; que le charme de la nouveauté est détruit, que le plaisir et l'avantage à venir sont tués et anéantis par cette anticipation didactique à un âge où nous ne pouvons ni sentir ni comprendre des ouvrages qui, pour plaire ou faire réfléchir, demandent une certaine expérience de la vie tout aussi bien que du latin et du grec. Par la même raison nous ne pouvons jamais sentir toute la beauté de quelques-uns des plus sublimes endroits de Shakspeare (to be or not to be par exemple), attendu qu'on nous en a martelé la cervelle à l'âge de huit ans; que ça été un exercice, non d'intelligence, mais de mémoire; de telle sorte que parvenus à l'âge où nous serions capables d'en jouir, notre goût est perdu et notre appétit est blasé. En certains pays du continent, les jeunes gens s'instruisent dans les auteurs les plus ordinaires, et ne lisent les classiques qu'à un âge plus mûr. Je ne parle pas de cela par quelque sentiment de dépit ou d'aversion contre le lieu de ma première éducation. Je fus un enfant paresseux, mais non pas imbécile: et je crois que personne n'a pu ou ne peut être plus attaché à l'école de Harrow que je ne l'ai été moi-même, et ce n'est pas sans raison;—une partie du tems que j'y ai passé a été la plus heureuse partie de ma vie; et mon maître (le révérend docteur Joseph Drury) fut le meilleur et le plus digne ami que j'aie jamais eu. Je ne me suis que trop bien souvenu de ses avertissemens, quoique trop tard,—après que j'eus failli: et ce sont ses conseils que j'ai suivis toutes les fois que j'ai été bon et sage. Si jamais cet imparfait témoignage de mes sentimens parvient jusques à ses yeux, puisse-t-il lui rappeler celui qui ne pense jamais à lui qu'avec reconnaissance et vénération,—celui qui serait encore plus heureux de se dire son élève, si en suivant plus exactement les sages injonctions de son maître, il eût pu réfléchir sur lui, quelque honneur.
RetourNOTE 41, STANCE 79.
Pour commentaire de cette stance et des deux suivantes, le lecteur peut consulter les Historical Illustrations of the fourth canto of Childe Harold.
RetourNOTE 42, STANCE 82.
Orose porte les triomphes au nombre de trois cent vingt. Il est suivi par Pauvinius, et Pauvinius l'est par Gibbon et les écrivains modernes.
RetourNOTE 43, STANCE 83.
Certes, sans ces deux traits de la vie de Sylla, auxquels je fais allusion dans cette stance, nous devrions le regarder comme un monstre sans aucune admirable qualité qui rachetât ses crimes. L'Expiation à laquelle il se soumit en résignant volontairement le pouvoir, doit peut-être nous satisfaire comme elle semble avoir satisfait les Romains, qui, s'ils n'eussent eu aucun respect pour Sylla, l'auraient sans doute fait périr. Il ne put y avoir division d'opinions, il ne put y avoir de milieu: tous durent penser comme Eucrate, que ce qui avait paru ambition était amour de la gloire, et que ce qui avait été pris à tort pour orgueil était réelle grandeur d'ameA.
RetourNOTE 44, STANCE 86.
Le 3 septembre, Cromwell gagna la victoire de Dunbar; un an après il obtint son crowning mercy de Worcester; et peu d'années après, le même jour, il lui advint ce qu'il avait toujours regardé comme la plus heureuse chose pour lui, il mourut.
RetourNOTE 45, STANCE 87.
Le projet de diviser la statua di Pompeio a déjà été mentionné par l'historien de la décadence et de la chute de l'empire romain. Gibbon l'a trouvé dans les Mémoires de Flaminius VaccaA; et l'on peut encore ajouter à son récit, que le pape Jules III donna cinq cents écus à ceux qui se disputaient la statue, et la céda au cardinal Capo di Ferro, qui avait empêché qu'on n'exécutât sur elle le jugement de Salomon. Dans un âge plus civilisé, cette statue fut exposée à une mutilation réelle: car les Français qui jouaient le Brutus de Voltaire dans le Colisée, décidèrent que leur César tomberait aux pieds de ce Pompée, qui était supposé avoir été arrosé du sang du véritable dictateur. Le héros de neuf pieds fut donc transporté dans l'arène de l'amphithéâtre, et, pour la plus grande facilité du transport, souffrit l'amputation temporaire de son bras droit. Les tragédiens républicains dirent, pour leur défense, que le bras était une pièce rapportée; mais leurs accusateurs ne croient pas que l'intégrité de la statue l'eût protégée contre la mutilation. Le désir de trouver des coïncidences a signalé le vrai sang de César dans une tache qui est près du genou droit; mais une critique plus froide a renié, non-seulement le sang, mais l'image elle-même, et a considéré le globe que tient la statue dans la main, comme appartenant plutôt au premier des empereurs qu'au dernier chef républicain de Rome. WinkelmannB accorde à regret que ce soit la statue héroïque d'un citoyen romain; mais l'Agrippa Grimani, presque contemporain, est héroïque; et les figures romaines toutes nues sont à la vérité rares, mais pas complètement proscrites. Le visage s'accorde beaucoup mieux avec le hominem integrum, et castum et gravemC, qu'avec aucun des bustes d'Auguste; et il est trop sévère pour celui qui fut beau, dit Suétone, à toutes les époques de sa vie. La ressemblance prétendue avec Alexandre-le-Grand ne peut être distinguée; mais les traits se rapportent à ceux de la médaille de PompéeD. Le globe si objecté peut avoir été une flatterie assez bien adressée à celui qui trouva l'Asie-Mineure frontière de l'empire, et l'en laissa le centre. Il semble que Winkelmann a commis une erreur, en disant qu'on ne peut fonder aucune preuve de l'identité de cette statue avec celle qui reçut le sanglant sacrifice, sur la considération du lieu où elle fut découverteE. Flaminius Vacca dit, sotto una cantina, et cette cantina est connue pour avoir été dans le Vicolo de' Lentari, près la Cancellaria, position exactement correspondante à celle du Janus devant la basilique du théâtre de Pompée, où Auguste fit transférer la statue après que la Curia eut été brûlée ou abattueF. Une partie du portique, ombrage de PompéeG, existait au commencement du quinzième siècle; et l'atrium était encore nommé satrum. Ainsi dit BlondusH. Quoi qu'il en soit, si imposante est la majesté sévère de la statue, si mémorable est l'histoire, que le jeu de l'imagination ne laisse pas de place à l'exercice du jugement, et que la fiction, si fiction il y a, opère sur le spectateur avec un effet non moins puissant que ne le ferait la vérité elle-même.
RetourNOTE 46, STANCE 88.
L'ancienne Rome, comme la moderne Sienne, abondait très-probablement en images de la nourrice de son fondateur: mais il y a deux louves dont l'histoire fait particulièrement mention. L'une, en airain et de travail antiqueA, a été vue par Denys d'Halicarnasse dans le temple de Romulus, au pied du Palatin, et on croit généralement que c'est celle mentionnée par l'historien Latin comme ayant été faite avec la monnaie provenant d'une amende sur les usuriers, et comme ayant été placée sous le figuier RuminalB. La seconde est celle que CicéronC a célébrée en prose et en vers, et que l'historien Dion mentionne aussi comme ayant souffert l'accident auquel l'orateur fait allusionD. La question agitée par les antiquaires est celle de savoir si la louve qui est aujourd'hui dans le palais du conservateur est celle de Tite-Live et de Denys d'Halicarnasse ou celle de Cicéron, ou si elle n'est ni l'une ni l'autre. Les anciens écrivains diffèrent autant que les modernes: Lucius FaunusE dit que c'est celle que mentionnent Tite-Live et Cicéron, ce qui est impossible, et dont parle aussi Virgile, ce qui peut être. Fulvius UrsinusF l'appelle la leuve de Denys d'Halicarnasse, et MarlianusG en parle comme de celle mentionnée par Cicéron. Rycquius donne à celui-ci son assentiment en tremblantH. Nardini incline à croire que c'est une des nombreuses louves conservées dans l'ancienne Rome: mais à choisir entre les deux ci-dessus mentionnées, il penche pour celle de CicéronI. Montfaucon tient cela pour un point hors de douteJ. Parmi les écrivains plus modernes, le tranchant WinkelmannK déclare que cette louve a été trouvée dans l'église de Saint-Théodore, dans l'emplacement de laquelle ou près de laquelle était le temple de Romulus, et par conséquent il en fait la louve de Denys d'Halicarnasse. Il se fonde sur l'autorité de Lucius Faunus, qui, pourtant, dit seulement que la louve fut placée, non pas trouvée auprès du ficus Ruminalis vers le Comitium: par quoi il ne semble pas du tout faire entendre l'église de Saint-Théodore. Rycquius a le premier fait la méprise, et Winkelmann a suivi Rycquius. Flaminius Vacca conte une histoire toute différente, et dit qu'il a entendu raconter que la louve aux deux jumeaux fut trouvée près l'arc de triomphe de Septime SévèreL. Le commentateur de Winkelmann est de la même opinion que ce savant, et s'emporte contre Nardini qui, dit-il, n'a pas remarqué que Cicéron, en parlant de la louve foudroyée au capitole, se sert du tems prétérit. Mais, j'en demande pardon à l'Abbé, Nardini n'affirme pas positivement que la statue soit celle de Cicéron, et, l'eût-il affirmé, l'assertion n'aurait peut-être pas été si présomptueuse. L'Abbé lui-même est obligé d'avouer qu'il y a des traces fort semblables à celles que la foudre aurait pu laisser sur les jambes de derrière de la louve actuelle, et, pour couper court à l'objection, ajoute que la louve vue par Denys d'Halicarnasse peut aussi avoir été frappée par la foudre, ou avoir souffert quelque autre dommage analogue.
Examinons la chose relativement à ce que dit Cicéron. Cet orateur, en deux passages, semble désigner particulièrement Romulus et Rémus, et surtout le premier, que son auditoire savait bien avoir été dans le Capitole, comme ayant été frappé de la foudre. Dans ses vers, il rappelle que les jumeaux et la louve tombèrent à la fois, et que la louve ne laissa que les traces de ses pattes. Cicéron ne dit pas que la louve ait été consumée; et Dion rapporte seulement qu'elle tomba, sans dire un mot, comme l'Abbé le lui fait dire, ni de la force du coup, ni de la solidité avec laquelle la statue avait été fixée. En conséquence, toute la force de l'argument de l'Abbé réside dans le tems prétérit: ce qui néanmoins peut être quelque peu affaibli en remarquant que la phrase prouve simplement que la statue n'était plus dans sa première place. Winkelmann a observé que les jumeaux actuels sont de main moderne; et il est également clair qu'il y a des traces de dorure sur la louve, qui pourrait, par conséquent, être réputée avoir fait partie de l'ancien groupe. On sait que les idoles du Capitole n'étaient point détruites après avoir été endommagées par le tems ou par quelque accident, mais déposées dans des souterrains nommés favissœA. Il est possible que la louve ait été mise dans un de ces endroits, puis replacée en lieu visible, après que Vespasien eut rebâti le Capitole. Rycquius, sans citer ses autorités, dit qu'elle fut transportée du Comitium à la basilique de Latran, et de là au Capitole. Si elle a été trouvée près de l'arc de triomphe de Sévère, elle peut avoir été une des statues qu'Orose dit avoir été renversées dans le Forum, par la foudre, lorsqu'Alaric prit la villeB. L'ouvrage même prouve que cette louve est d'une haute antiquité; et voilà pourquoi Winkelmann a supposé que c'était celle de Denys d'Halicarnasse. Toutefois la louve du Capitole peut avoir été d'une date aussi ancienne que celle du temple de Romulus. LactanceC affirme que, de son tems, les Romains adoraient une louve; et l'on sait que les Lupercales subsistèrent fort long-temsD après que tous les autres rits de l'ancienne superstition furent totalement tombés en désuétude: ce qui peut rendre compte de la conservation de cette antique statue, honorée plus long-tems que tous les autres emblèmes du paganisme.
On peut toutefois se permettre de remarquer que la louve était un emblème romain, et que l'adoration de cet emblème est une induction tirée par le zèle de Lactance. Les premiers écrivains chrétiens ne méritent pas toute confiance dans les accusations qu'ils dirigent contre les païens. Eusèbe accusa en face les Romains d'adorer le magicien Simon, et de lui élever une statue dans l'île du Tibre. Les Romains n'avaient probablement jamais encore entendu parler d'un tel personnage, qui a joué un rôle considérable, quoique scandaleux, dans l'histoire de l'église, et a laissé plusieurs preuves de son combat aérien contre saint Pierre dans la ville de Rome, quoique une inscription trouvée dans cette susdite île du Tibre ait prouvé que le Simon magus d'Eusèbe était un certain dieu indigène nommé Semo Mangus ou FidiusA.
Même après que le culte du fondateur de Rome eut été abandonné, on jugea à propos de complaire aux habitudes des bonnes femmes de la ville en les envoyant avec leurs enfans malades à l'église de Saint-Théodore, comme autrefois au temple de RomulusA. L'usage s'en est conservé jusqu'à ce jour; et l'emplacement de l'église sus-nommée semble avoir été par là identifié avec celui du temple, si bien que si la louve y eût été réellement trouvée comme le dit Winkelmann, il n'y aurait plus de doute que la statue ne fût celle de Denys d'HalicarnasseB. Mais Faunus, en disant qu'elle était près du ficus Ruminalis vers le Comitium, ne parle que de son ancienne position telle qu'elle nous a été transmise par Pline; et même s'il eût remarqué où on l'avait trouvée, il n'aurait point parlé de l'église Saint-Théodore, mais d'une place très-différente, près de laquelle on pensait alors que le ficus Ruminalis et le Comitium avaient été, c'est-à-dire des trois colonnes près l'église de Santa-Maria Liberatrice, à l'extrémité du Palatin tournée vers le Forum.
En vérité, l'on ne peut se livrer qu'à des spéculations purement conjecturales sur la question de savoir où cette louve a été trouvéeA; et peut-être, après tout, les traces de dorure et de foudre forment en faveur de ceux qui tiennent pour la louve de Cicéron un argument meilleur que tous ceux mis en avant pour l'opinion contraire. À tout prendre, cette louve est citée avec raison dans le texte du poème comme l'un des anciens monumens les plus intéressans de la ville de RomeB, et c'est, sans aucun doute, de cette statue, sinon de l'animal lui-même, que Virgile parle dans ses beaux vers:
Geminos huic ubera circùm Ludere pendentes pueros et lambere matrem Impavidos: illam tereti cervice reflexam Mulcere alternos, et corpora fingere lingudC.
RetourNOTE 47, STANCE 90.
Il est possible d'être un très-grand homme, en restant encore fort inférieur à Jules César, qui fut, suivant lord Bacon, le caractère le plus complet de toute l'antiquité. La nature semble incapable de combiner tous les talens extraordinaires qui constituèrent son immense capacité applicable à toutes choses, et telle, qu'elle fut un objet de surprise pour les Romains eux-mêmes. Le premier des généraux,—le seul homme d'état dont la politique ait été triomphante,—ne le cédant à personne en éloquence,—comparable à qui que ce soit dans tous les exercices de la sagesse, dans le siècle des plus grands généraux, hommes d'état, orateurs et philosophes qui aient jamais paru dans le monde;—auteur qui composa, dans sa voiture de voyage, un modèle parfait des annales militaires;—tantôt controversant avec Caton, tantôt écrivant un traité sur les calambours et recueillant une collection de bons mots;—combattant et faisant l'amour en même temsA, et voulant abandonner son empire et sa maîtresse pour aller voir les sources du Nil: tel parut Jules César à ses contemporains et aux hommes des âges suivans qui furent le plus enclins à déplorer et à maudire son fatal génie.
Mais nous ne devons pas nous laisser éblouir par sa gloire ou par ses qualités aimables et magnanimes, au point d'oublier la décision de ses concitoyens impartiaux:
IL FUT JUSTEMENT TUÉA.
RetourNOTE 48, STANCE 93.
.......Omnes penè veteres, qui nihil cognosci, nihil percipi, nihil sciri posse dixerunt: angustos sensus, imbecillos animos, brevia curricula vitæ, in profundo veritatem demersam, opinionibus et institutis omnia teneri: nihil veritati relinqui: deinceps omnia tenebris circumfusa esse dixeruntA. Les dix-huit cents ans qui se sont écoulés depuis que Cicéron a écrit cela, n'ont pas diminué une des imperfections de l'humanité; et les plaintes des anciens philosophes peuvent, sans injustice ou affectation, être transcrites dans un poème composé aujourd'hui.
RetourNOTE 49, STANCE 99.
Allusion à la tombe de Cécilia Métella, nommée Capo di Bove, sur la voie Appienne. Voir Historical Illustrations of the fourth canto of Childe Harold.
RetourNOTE 50, STANCE 102.
Ὀν οἱ θεοὶ φιλοῦσιν, ἀποθνήσκει νέος. Τὸ γὰρ θανεῖν οὐκ κἰσχρὀν, ἀλλ᾿ αἰσχρῶς θανεῖν.
Rich. Fr. Phil. Brunck. Poetæ gnomici, p. 231, édit. 1784.
RetourNOTE 51, STANCE 107.
Le mont Palatin est une masse de ruines, particulièrement du côté du grand Cirque. Le sol lui-même est formé de briques en poussière. On n'a rien dit, on ne peut rien dire pour gagner la foi de toute autre personne qu'un antiquaire romain;—Voir Historical Illustrations, p. 206.
RetourNOTE 52, STANCE 108.
L'auteur de la vie de Cicéron, parlant de l'opinion de cet orateur et des Romains ses contemporains sur le compte de la Bretagne, a le passage éloquent qui suit: «Ces railleries sur la barbarie et la misère de notre île, nous obligent à réfléchir sur l'étonnante destinée et sur les révolutions des états: pourquoi Rome, autrefois maîtresse du monde, siége des arts, de la puissance et de la gloire, est aujourd'hui plongée dans l'oisiveté, dans l'ignorance et dans la pauvreté; asservie à la plus cruelle et en même tems la plus méprisable des tyrannies, à celle de la superstition et de l'imposture religieuse: tandis que ce pays éloigné, autrefois sujet de raillerie et de mépris pour la classe éclairée des Romains, est devenu l'heureux séjour de la liberté, de l'abondance, et des lettres; florissant dans tous les arts et dans tous les raffinemens de la civilisation; et toutefois parcourt peut-être la même carrière que Rome a déjà parcourue, va d'une industrie vertueuse à la richesse, de la richesse au luxe, du luxe à l'impatience des règles et à la corruption des mœurs, jusqu'à ce qu'enfin, par une dégénération complète et par la perte de toute vertu, rendu tout-à-fait mûr pour la destruction, il devienne la proie de quelque oppresseur hardi, et qu'avec la perte de sa liberté perdant tout ce qui a quelque prix, il retombe peu à peu dans sa barbarie primitiveA.»
RetourNOTE 53, STANCE 101.
La colonne de Trajan porte à son sommet saint Pierre: celle d'Aurelius, saint Paul. Voir Historical illustrations of the fourth canto, etc.
RetourNOTE 54, STANCE 111.
Trajan passa en proverbe pour le meilleur des empereurs romainsA; et il serait plus aisé de trouver un souverain unissant exactement tous les vices opposés aux heureuses qualités attribuées à ce prince, que d'en trouver un qui fût pourvu de toutes ses vertus. «Quand il monta sur le trône, dit l'historien DionB, il était robuste de corps, vigoureux d'esprit: la vieillesse n'avait affaibli aucune de ses facultés; il était tout à la fois exempt d'envie et de médisance; il honorait tous les gens de bien, et les avançait; la vertu n'était pas pour lui un objet de crainte ou de haine; il ne prêtait jamais l'oreille aux délateurs, ne s'abandonnait point à sa colère, s'abstenait également d'injustes exactions et de punitions illégitimes, préférait être aimé comme homme qu'être honoré comme souverain; il était affable pour son peuple, plein de respect pour le sénat, et généralement aimé de l'un et de l'autre; il n'inspirait de terreur qu'aux ennemis de sa patrie.»
RetourNOTE 55, STANCE 114.
Le nom et les exploits de Rienzi doivent être familiers au lecteur de Gibbon. Quelques détails et quelques manuscrits inédits relatifs à ce héros seront donnés dans les Illustrations of the fourth canto.
RetourNOTE 56, STANCE 115.
La respectable autorité de Flaminius Vacca entraînerait à faire croire aux droits de la grotte d'ÉgérieA. Il nous assure qu'il a vu, sur le pavé, une inscription établissant que la fontaine était celle d'Égérie dédiée aux nymphes. L'inscription n'existe plus aujourd'hui; mais Montfaulcon cite deux vers d'OvideB gravés sur une pierre de la villa Giustiniani, qu'il paraît croire avoir été apportée de la même grotte.
Cette grotte et cette vallée étaient jadis fréquentées dans l'été, et particulièrement le premier dimanche de mai, par les modernes Romains, qui attachaient une propriété salutaire à la fontaine qui sort d'un orifice situé au fond de la voûte, et, débordant de petits étangs, entraîne des herbes entremêlées dans le ruisseau d'en bas. Le ruisseau est l'Almo d'Ovide, dont le nom et les propriétés se sont perdus dans le moderne Aquataccio. La vallée elle-même est nommée Valle di Caffarelli, du nom des ducs Caffarelli, qui cédèrent cette fontaine aux Pallaviccini, avec soixante rubbia des terres adjacentes.
Il ne peut guère y avoir de doute que cette longue vallée ne soit la vallée d'Égérie de Juvénal, et le lieu de repos d'Umbritius, quoique la généralité des commentateurs ait supposé que le poète satirique et son ami sont descendus dans le bosquet Aricien, où la nymphe rencontra Hippolyte, et où elle était plus particulièrement adorée.
Le chemin de la porte Capène à la colline d'Albe (environ quinze milles) serait trop considérable, à moins que nous n'ajoutassions foi à la singulière conjecture de Vossius, qui fait voyager cette porte de sa place actuelle, où il prétend qu'elle fut durant le gouvernement des rois, jusques au bosquet Aricien, et puis la fait revenir à son ancienne place au fur et à mesure que la ville se rétrécitA. Le tuf ou pierre ponce, que le poète préfère au marbre, est la substance composant la couche dans laquelle la grotte est creusée.
Les topographes modernesA trouvent dans la grotte la statue de la nymphe et neuf niches pour les muses, et un voyageur de ces derniers temsB a découvert que la grotte a été rendue à cette simplicité que le poète regrettait de voir, remplacée par des ornemens de mauvais goût. Mais la statue sans tête est plutôt un personnage mâle qu'une nymphe, et elle ne laisse apercevoir aujourd'hui aucun des attributs qu'on lui assigne. Les neuf muses auraient eu grand'peine à se tenir en six niches; et Juvénal certainement ne fait pas allusion à quelque grotte particulièreC. On ne peut tirer aucune induction des paroles du poète satirique, sinon que quelque part, près la porte Capène, il y avait un lieu où l'on supposait que Numa avait tenu ses conférences nocturnes avec la nymphe, et où il y avait un bosquet et une fontaine sacrée, et des chapelles autrefois consacrées aux muses, et que de ce lieu l'on descendait dans la vallée d'Égérie, qui offrait plusieurs grottes artificielles. Il est clair que les statues des muses ne faisaient pas partie de la décoration que le satirique ne jugeait point à sa place dans ces grottes: car il assigne en termes exprès d'autres chapelles (delubra) à ces divinités au-dessus de la vallée, et, de plus, il nous dit qu'elles ont été mises à bas pour faire place aux juifs. Dans le fait, le petit temple, aujourd'hui appelé temple de Bacchus, avait, suivant l'opinion commune, appartenu autrefois aux muses, et NardiniD les place dans un bosquet de peupliers, qui était, de son tems, au-dessus de la vallée.
Il est probable, d'après l'inscription et la position, que la grotte qu'on montre aujourd'hui peut être une des cavernes artificielles dont une existe encore, à la vérité un peu plus haut, sous un berceau de sureaux; mais une grotte unique d'Égérie est une pure invention moderne, fondée sur l'application de l'épithète Egeria à ces nymphes; en général, épithète qui pourrait nous envoyer chercher les bosquets de Numa sur les bords de la Tamise.
Notre Juvénal Anglais a été préservé du contre-sens par sa connaissance de Pope: il conserve avec soin l'exact pluriel.
De là, à pas lents, descendant dans la vallée, nous voyons les grottes égériennes; oh! comme elles ressemblent peu à la véritable!
La vallée abonde en sourcesA, et Égérie présidait à ces sources, que les muses pouvaient voir de leurs bocages voisins: elle passait pour leur fournir leurs ondes, et elle était la nymphe des grottes à travers lesquelles elle faisait couler les fontaines.
Tous les monumens dans le voisinage de la vallée d'Égérie ont reçu des noms arbitraires, qui ont été changés arbitrairement. VenutiA avoue qu'il ne peut voir aucune trace des temples de Jupiter, de Saturne, de Junon, de Vénus et de Diane, que Nardini trouva ou crut trouver. Le Mutatorium du cirque de Caracalla, le temple de l'Honneur et de la Vertu, le temple de Bacchus, et par-dessus tout, le temple du dieu Rediculus, font le désespoir des antiquaires.
Le cirque de Caracalla se fonde sur une médaille de cet empereur citée par Fulvius Ursinus, médaille dont le revers porte un cirque, supposé d'ailleurs par quelques-uns n'être autre chose que le grand cirque. Cela donne une fort bonne idée de ce lieu d'exercices. Le sol n'a été que peu élevé, si nous pouvons en juger d'après la petite cellule à la fin de la Spina, cellule qui était probablement la chapelle du dieu Consus. Cette cellule est à moitié sous le sol, comme elle doit avoir été dans le cirque même: car Denys d'HalicarnasseA ne pouvait se persuader que cette divinité fût le Neptune Romain, attendu que son autel était sous terre.
RetourNOTE 57, STANCE 127.
«À tout hasard, dit l'auteur des Questions Académiques, je crois, quelle que soit la destinée de mes propres spéculations, que la philosophie regagnera l'estime qui lui est due. L'esprit libre et philosophique de notre nation a été un sujet d'admiration pour le monde entier. Ce fut l'honneur et l'orgueil des Anglais, la source lumineuse de toute leur gloire. Oublierons-nous donc les sentimens mâles et graves de nos ancêtres, pour jaser dans la langue de notre mère ou de notre nourrice sur nos bons vieux préjugés? Ce n'est pas le moyen de défendre la vérité. Ce n'est pas ainsi que nos pères la soutinrent dans les brillantes époques de notre histoire. Le préjugé peut bien être préposé à la garde des fortifications extérieures pour un court espace de tems pendant que la raison dort dans la citadelle: mais si la raison tombe en léthargie, le préjugé plantera bien vite un étendard pour son propre compte. La philosophie, la sagesse et la liberté se soutiennent mutuellement: qui ne veut raisonner, est un bigot; qui ne peut, un sot; qui n'ose, un esclave.»
(Préface. Pages 14, 15. Vol. I. 1805.)
RetourNOTE 58, STANCE 132.
Nous lisons dans Suétone qu'Auguste, d'après un avertissement reçu en songeA, contrefaisait une fois par an l'état de mendiant, en s'asseyant devant la porte de son palais, et en présentant sa main arrondie pour demander la charité. Une statue qui était autrefois dans la villa Borghèse, et qui doit être maintenant à Paris, représentait l'empereur dans la posture d'un suppliant. L'objet de cette humiliation de soi-même était d'apaiser Némésis, cette persécutrice perpétuelle des heureuses fortunes, et dont la puissance était aussi rappelée aux conquérans romains par certains symboles attachés à leur char de triomphe. Ces emblèmes étaient le fouet et le crotale que l'on a retrouvés dans les Némésis du Vatican. L'attitude de mendiant a fait passer la statue dont j'ai parlé ci-dessus pour celle de Bélisaire; et jusqu'à ce que la critique de WinkelmanB ait eu rectifié l'erreur, une nouvelle supposition était venue continuellement au secours d'une autre. C'était aussi par la même peur de voir finir soudainement sa prospérité, qu'Amasis, roi d'Égypte, disait à son ami Polycrate de Samos, que les dieux aimaient ceux dont la vie était mêlée de bonheur et d'infortune. Némésis était supposée veiller particulièrement pour surprendre l'homme prudent, c'est-à-dire celui dont la circonspection ne le rendait accessible qu'aux simples accidens. Son premier autel fut élevé sur les bords de l'Æsopus de Phrygie, par Adraste, probablement le prince de ce nom qui tua le fils de Crésus par mégarde. De là la déesse fut nommée AdrasteaC.
La Némésis romaine était sacrée et auguste; elle avait un temple sur le mont Palatin, où elle était adorée sous le nom de RhamnusiaA. La propension des anciens pour se confier aux événemens, et pour croire à la déesse de la fortune, fut si grande, que, sur ce même mont Palatin, il y avait un temple consacré à la Fortune du jourB. C'est la dernière superstition qui ait conservé son influence sur le cœur humain; et en concentrant sur un seul objet la crédulité si naturelle à l'homme, elle est toujours apparue plus puissante sur les esprits qui n'étaient point enchaînés par d'autres articles de foi. Les antiquaires ont supposé que cette déesse était la même que la Fortune et le DestinC; mais c'était en sa qualité de puissance vengeresse qu'elle était adorée sous le nom de Némésis.
RetourNOTE 59, STANCE 140.
Que l'admirable statue qui a suggéré celle-ci, représentât un gladiateur laquearius, comme cela a été soutenu opiniâtrement en dépit de WinkelmannA, ou qu'elle ait été un héraut grec, ainsi que ce grand antiquaire l'a positivement affirméB, ou bien que l'on doive la regarder comme un porte-bouclier spartiate, selon l'opinion de son éditeur italienC, elle paraîtra toujours assurément une copie de ce chef-d'œuvre de Ctésilaüs, qui représentait un homme blessé mourant, et qui exprimait parfaitement ce qui restait encore de vie en luiD. MontfauconE et MaffeiF crurent que c'était la même statue; mais la statue antique était en bronze. Le gladiateur était autrefois dans la villa Ludovizi, et il fut acheté par Clément XII. Le bras droit est une entière restauration de Michel-AngeG.
RetourNOTE 60, STANCE 141.
Les gladiateurs étaient de deux sortes, forcés et volontaires. Ils étaient tirés de différentes conditions: d'esclaves payés pour cet objet; des criminels; des captifs barbares pris à la guerre, et, lorsqu'ils avaient servi au triomphe, mis à part pour les jeux publics, ou de ceux saisis et condamnés comme rebelles; des citoyens libres; quelques-uns combattant pour un salaire (auctorati), d'autres par une ambition dépravée. Enfin, des chevaliers même et des sénateurs furent contraints de paraître dans l'arène; affront dont le premier tyran fut naturellement le premier inventeurA. À la fin, on vit aussi combattre des nains et même des femmes; atrocité qui fut défendue par Sévérus. Les plus dignes de pitié furent indubitablement les captifs barbares; et un écrivain chrétienB donne précisément à cette espèce l'épithète d'innocent, pour les distinguer des gladiateurs de profession. Aurélien et Claudius condamnèrent à ces cruels exercices un grand nombre de ces infortunées victimes; l'un après son triomphe, l'autre sous prétexte de rébellionC. Aucune guerre, dit Juste LipseD, ne fut jamais si mortelle pour le genre humain, que ces divertissemens sanguinaires. En dépit des lois de Constantin et de Constance, ces spectacles survécurent plus de soixante-dix ans à la vieille religion établie; mais ils durent leur suppression au courage d'un chrétien. En l'an 404, aux kalendes de janvier, les gladiateurs allaient représenter leurs jeux dans l'amphithéâtre Flavien, devant l'immense concours habituel du peuple. Almachius ou Télémaque, moine d'Orient, qui était venu à Rome dans cette sainte intention, se précipita au milieu de l'arène, et s'efforça de séparer les combattans. Le préteur Alypius, personnage incroyablement attaché à ces jeuxE, donna à l'instant l'ordre aux gladiateurs de tuer ce moine; Télémaque obtint la couronne du martyre et le titre de saint, qui, avant cette action et depuis, n'a jamais été mérité par un plus noble exploit. L'histoire est racontée par ThéodoretF et CassiodoreG, et elle semble digne de foi malgré la place qu'elle occupe dans le Martyrologe romainH. Outre les torrens de sang qui coulaient aux funérailles, dans les amphithéâtres, au cirque, au forum et sur les autres places publiques, les gladiateurs paraissaient aussi dans les fêtes, et se déchiraient entre eux devant les tables des festins, à la grande satisfaction, et aux applaudissemens des convives. Cependant Juste Lipse se permet de supposer que la perte du courage et une dégénération évidente du genre humain furent la conséquence immédiate de l'abolition de ces sanglans spectaclesI.
RetourNOTE 61, STANCE 142.
Quand un gladiateur en blessait un autre, il s'écriait: il l'a; hoc habet, ou habet. Le combattant blessé laissait tomber son arme, et, s'avançant à l'extrémité de l'arène, il suppliait alors les spectateurs. S'il s'était bien battu, le peuple le sauvait: autrement, ou selon la disposition des spectateurs, ceux-ci baissaient leurs pouces, et il était immolé. Ils furent quelquefois si barbares, qu'ils se montraient impatient si le combat durait plus long-tems que de coutume, sans blessures ou mort. La présence de l'empereur sauvait ordinairement le vaincu; et l'on rapporte comme exemple de la férocité de Caracalla, qu'il renvoya interroger le peuple, ceux qui venaient lui demander la vie dans un spectacle à Nicomédie; en d'autres termes, qu'il les renvoya à la mort. Une cérémonie semblable est observée aux combats de taureaux en Espagne. Le magistrat préside, et, après que les cavaliers et les picadores ont combattu le taureau, le matador s'avance et demande la permission de tuer l'animal. Si le taureau a bien fait son devoir en tuant deux ou trois chevaux, ou un homme, ce dernier cas est rare, le peuple pousse des cris, les dames agitent leurs mouchoirs, et l'animal est sauvé. Les blessures et la mort des chevaux sont accompagnées des plus vives acclamations et de nombreuses marques de satisfaction, principalement de la part des femmes qui sont présentes, y compris les plus élégantes et les plus nobles dames.
Chaque chose dépend de l'habitude. L'auteur de Childe Harold, le rédacteur de cette note et un ou deux autres Anglais qui avaient assurément vu plus d'une fois des batailles rangées, nous nous trouvâmes, pendant l'été de 1809, dans la loge du gouverneur, au grand amphithéâtre de Santa-Maria, vis-à-vis de Cadix. La mort d'un ou deux chevaux satisfit complètement leur curiosité. Un gentilhomme présent, les voyant frémir et pâlir, remarqua les impressions extraordinaires qu'ils recevaient d'un spectacle si délicieux pour tant de jeunes dames qui regardaient en souriant, et continuaient leurs applaudissemens, aussitôt qu'un cheval tombait en ensanglantant l'arène. Un taureau tua trois chevaux avec ses cornes. Il fut sauvé par des acclamations qui redoublèrent lorsque l'on sut qu'il appartenait à un prêtre.
Un Anglais, qui peut trouver du plaisir à voir deux hommes se boxer jusqu'à se mettre en pièces, ne peut supporter la vue d'un cheval galopant dans l'arène tandis que ses boyaux traînent sur la terre, et il se détourne du spectacle et du spectateur, plein d'horreur et de dégoût.
RetourNOTE 62, STANCE 144.
Suétone nous informe que Jules César fut particulièrement satisfait de ce décret du sénat, qui l'autorisait à porter une couronne de laurier dans toutes les occasions: il était désireux, non de montrer qu'il était le conquérant du monde, mais de cacher qu'il était chauve. Un étranger à Rome aurait eu de la peine à deviner ce motif, et nous ne l'aurions pu deviner nous-mêmes sans le secours de l'historien.
RetourNOTE 63, STANCE 145.
On trouve cela dans la Décadence et la chute de l'empire romain, et on peut voir une notice sur le Colysée dans les Illustrations historiques au quatrième chant de Childe Harold, par M. Hobhouse.
RetourNOTE 64, STANCE 146.
«Quoique dépouillée de tous ses cuivres et bronzes, excepté de l'anneau qui était nécessaire pour conserver l'ouverture supérieure; quoique elle ait été exposée à de nombreux incendies, et quelquefois à des inondations; quoique elle soit toujours ouverte à la pluie, aucun monument d'une égale antiquité n'est si bien conservé que la rotonde. Elle a passé avec peu d'altérations du culte païen à sa destination actuelle; et ses niches étaient si convenables pour des autels chrétiens que Michel-Ange, toujours si passionné des beautés antiques, en adopta les formes comme modèle pour son Église catholique.»
(Forsyth's Remarks, etc., on Italy, p. 137.)
RetourNOTE 65, STANCE 147.
Le Panthéon a été changé en espèce de musée pour recevoir les bustes des modernes grands hommes, ou au moins des hommes distingués. Les flots de lumière qui passent à travers la large ouverture circulaire de la coupole et qui tombaient autrefois sur le cercle entier des divinités, brillent maintenant sur une grande réunion de mortels, dont un ou deux ont été presque déifiés par la vénération de leurs compatriotes.
RetourNOTE 66, STANCE 148.
Cette stance et les trois qui suivent font allusion à l'histoire de la fille romaine, qui est rappelée au voyageur par le lieu ou le prétendu lieu de l'aventure, placé maintenant dans l'église de Saint-Nicolas in carcere. Les difficultés qui peuvent empêcher de croire à la vérité de cette histoire sont rapportées dans les Historical Illustrations, etc.
RetourNOTE 67, STANCE 152.
Le château de Saint-Ange. Voyez les Historical Illustrations.
RetourNOTE 68, STANCE 153.
Cette stance et les six qui suivent ont rapport à l'église de Saint-Pierre. Pour la dimension comparative de cette basilique avec les autres grandes églises de l'Europe, voyez le Pavé de Saint-Pierre et le Classical Tour en Italie, vol. II, p. 125 et suiv. chap. 4.
RetourNOTE 69, STANCE 171.
Marie périt sur l'échafaud, Élisabeth mourut de chagrin, Charles V mourut ermite; Louis XIV, banqueroutier d'argent et de gloire; Cromwell, d'inquiétude; et le plus grand de tous, Napoléon vit prisonnier. On pourrait ajouter aux noms de ces souverains une liste longue, mais superflue, de noms également illustres et malheureux.
RetourNOTE 70, STANCE 173.
Le village de Némi était près de la retraite ancienne d'Égérie, et, à cause des arbres qui entouraient et ombrageaient le temple de Diane, il a conservé jusqu'à ce jour sa désignation distinctive de Bosquet. Némi n'est éloigné que d'une promenade de soir à cheval de l'auberge confortable d'Albano.
RetourNOTE 71, STANCE 174.
Tout le penchant de la colline d'Albe est d'une beauté incomparable; et du couvent qui est situé sur le point le plus élevé, où était autrefois le temple de Jupiter Latianus, la vue embrasse tous les objets auxquels on fait allusion dans cette stance: la Méditerranée; toute la scène de la dernière moitié de l'Énéide, et la côte qui s'étend depuis l'embouchure du Tibre jusqu'au promontoire de Circæum et au cap de Terracine.
Le site de la villa de Cicéron peut se supposer soit à la Grotta Ferrata, soit au Tusculum du prince Lucien Bonaparte.
L'opinion générale, il y a quelques années, était pour le premier site (la Grotta Ferrata), comme on peut le voir dans la vie de Cicéron par Middleton. À présent, il a perdu quelque chose de son crédit, excepté pour les Domenichini (Dominicains). Neuf moines, de la religion grecque, habitent ce séjour; et la villa contiguë est la demeure d'été d'un cardinal. L'autre villa, appelée Rufinella, est située au sommet de la colline qui domine Frascati; et on y a trouvé beaucoup de restes précieux de Tusculum, outre soixante-douze statues, dont le mérite et la conservation varient, ainsi que sept bustes. De la même hauteur on voit les collines Sabines, dans le sein desquelles est renfermée la longue vallée de Rustica. Il y a plusieurs circonstances qui tendent à établir l'identité de cette vallée avec l'Ustica d'Horace; et il paraît vraisemblable que le pavé en mosaïque, que les paysans ont découvert en défonçant un vignoble, pourrait appartenir à cette villa. Rustica est prononcé bref, et non pas selon notre énonciation dans Usticœ cubantis. Il est plus rationnel de penser que nous sommes dans l'erreur, que de croire que les habitans de cette vallée solitaire ont changé leur accent dans ce mot. L'addition d'une consonne préfixe n'est rien; cependant, il importe de prendre garde que Rustica peut être un nom moderne que les paysans auraient pu emprunter des antiquaires, en altérant la prononciation.
La villa, ou la mosaïque, est dans une vigne située sur une élévation couverte de châtaigniers. Un ruisseau descend dans la vallée; et bien qu'il ne soit pas vrai, comme on le dit dans les Guides de Voyageurs, que ce ruisseau soit appelé Licenza, cependant il y a un village situé sur un rocher au haut de la vallée, qui se nomme ainsi, et qui peut avoir dérivé son nom de Digentia. Licenza contient sept cents habitans. Sur un pic, un peu au-delà, se trouve Civitella qui en contient trois cents. Sur les bords de l'Anio, un peu avant de tourner pour entrer dans la vallée Rustica, à gauche, environ à une heure de la villa, est une ville nommée Vico-Varo, autre coïncidence favorable avec le varia du poète. Au bout de la vallée, du côté de l'Anio, se trouve une colline découverte, couronnée par la petite ville de Bardela. Au pied de cette colline, coule le petit ruisseau de Licenza, qui se perd presque entièrement dans un large lit de sable avant qu'il ait atteint l'Anio. Rien n'est plus heureux pour les vers du poète, soit qu'on les prenne dans un sens métaphorique, ou direct:
Me quotiens reficit gelidus Digentia ricus, Quem Mandela bibit rugosus frigore pagus.
Le ruisseau est limpide au haut de la vallée; mais avant qu'il atteigne la colline de Bardela, il paraît vert et jaunâtre comme un ruisseau sulfureux.
Rocca Giovane, village ruiné sur les collines à une demi-heure de marche de la vigne où l'on voit le pavé en mosaïque, semble être la place du temple de Vacuna; et une inscription, trouvée dans cet endroit, apprend que ce temple de la victoire sabine fut réparé par VespasienA. Avec ces indications, et une position correspondant exactement à chaque chose que le poète nous a racontée de sa retraite, nous pouvons reconnaître presque avec certitude notre site historique.
La colline qui pourrait être Lucretile, se nomme Campanile, et en suivant le petit ruisseau jusqu'à la prétendue Blandusia, vous arrivez au pied de la montagne plus élevée de Gennaro. Il est assez singulier que la seule partie de terre labourable de toute la vallée se trouve sur le haut de la colline d'où cette Blandusia prend sa source:
.....Tu frigus amabile Fessis vomere tauris Præbes, et pecori vago.
Les paysans montrent une autre source, près du pavé en mosaïque, qu'ils appellent Oradina, et qui descend entre les collines pour remplir un étang ou écluse de moulin, et de là il s'en échappe pour se perdre dans la Digentia. Mais nous ne pouvons pas espérer
To trace the Muses upwards to their springs.
De suivre les traces des Muses jusques à leurs sources.
en explorant les détours de la vallée romantique à la recherche de la fontaine de Blanduse. Il paraît étrange que quelques personnes aient pu penser que Blandusia fût une source de la Digentia. Horace n'a pas laissé échapper un mot de cela; et cette source immortelle a été, dans le fait, reconnue pour être la propriété de possesseurs de bonnes choses en Italie; des Moines: Elle servait à l'église de saint Gervais et de saint Protais, près de Venusia, où il était plus vraisemblable de la trouverA. Nous ne serons pas si heureux qu'un récent voyageur, en trouvant le pin occasionnel (the occasional pine) encore suspendu sur la villa poétique. Il n'y a pas de pin dans toute la vallée; mais il y a deux cyprès, qu'il a pris évidemment pour l'arbre nommé dans l'odeB. La vérité est que le pin est maintenant, comme il l'était du tems de Virgile, un arbre de jardin, et il n'était pas du tout vraisemblable de le trouver dans les pentes escarpées de la vallée de Rustica. Horace, probablement, avait un de ces pins dans son verger, au-dessus de sa ferme, et assez près de sa villa pour lui donner son ombre, et non sur les hauteurs rocailleuses qui sont à quelque distance de son habitation. Le touriste (voyageur) pouvait croire aisément qu'il avait vu ce pin, dans la forme des cyprès dont j'ai parlé; et quant aux orangers et aux citronniers qui jettent tant de fleurs sur sa description des jardins royaux de Naples, à moins qu'ils n'aient été déplacés depuis, ils n'étaient assurément que des acacias et d'autres communs arbustes de jardinC. L'extrême désappointement éprouvé en choisissant le Touriste classique pour guide en Italie doit être attribué à l'inexactitude des observations qui, je puis l'affirmer sans crainte d'être contredit, sera confirmée par toutes les personnes qui ont choisi le même guide pour la même contrée. Cet auteur est dans le fait un des écrivains les plus inexacts, les moins satisfaisans, qui ont obtenu de nos jours une réputation passagère, et il est très-rare que l'on puisse se fier à lui-même lorsqu'il parle d'objets qu'il est présumé avoir vus. Ses erreurs, depuis la simple exagération jusqu'aux méprises, sont si fréquentes, qu'elles donneraient à penser qu'il n'a jamais visité les lieux qu'il décrit, ou qu'il s'en est rapporté à la fidélité des premiers écrivains. C'est pourquoi le Classical Tour a tous les traits caractéristiques d'une pure compilation de premières notices, liées ensemble par quelques observations personnelles, et enflées par ces embellissemens qu'il est si facile de suppléer par une adoption systématique de tous les lieux communs de l'éloge qui s'appliquent à tout, et qui par conséquent ne signifient rien.
Le style qu'une personne pense être lourd, embarrassé, et insupportable, peut être du goût de quelques autres et produire ainsi quelque divertissement salutaire en labourant à travers les périodes du Classical Tour. On doit dire, cependant, que le poli et le poids sont propres à faire croire à une certaine valeur. Il est au nombre des peines des damnés un supplice qui consiste à remonter une pente rapide en roulant une lourde pierre.
Le Touriste avait le choix des mots, mais il n'avait pas la même latitude pour ses sentimens. L'amour de la vertu et de la liberté, qui doit distinguer le caractère, orne assurément les pages de M. Eustace, et la politesse d'esprit si recommandable dans les productions d'un auteur, est très-sensible dans le Classical Tour. Mais ces généreuses qualités sont comme le feuillage d'une telle dimension et étalé avec tant de profusion qu'il embarrasse ceux qui désirent voir et prendre les fruits à la main. L'onction de l'écrivain comme ministre du culte, et les exhortations du moraliste, ont peut-être fait, de cet ouvrage, quelque chose de mieux qu'un livre de voyage, mais elles n'en ont pas fait un livre de voyage; et cette observation s'applique plus spécialement à cette commune méthode d'enseignement, qui consiste à mettre perpétuellement en scène un hilote gaulois (gallic helot) pour se déchaîner et tonner contre la génération naissante, et la terrifier dans l'obéissance en déployant devant elle tous les excès de la révolution. L'animosité contre les athées et les régicides en général, et spécialement contre ceux qui sont Français, peut être honorable, et utile comme souvenir; mais cet antidote devrait être administré plutôt dans un autre ouvrage que dans un tour, ou, au moins, il devrait être réservé à part, et ne point être mêlé avec toute la masse d'informations et de réflexions, comme pour répandre de l'amertume sur chaque page; car, qui voudrait choisir les antipathies d'un homme, fussent-elles justes, pour ses compagnes de voyage? Un Touriste, à moins qu'il n'aspire à la gloire de prophète, n'est point responsable des changemens qui peuvent s'opérer dans la contrée qu'il décrit; mais son lecteur peut vraiment estimer tous ses portraits et ses déductions politiques, comme du papier blanc, du moment qu'elles cessent d'aider le voyageur, et surtout si elles gênent ses propres observations.
On n'entend pas présenter ici ni un éloge, ni une accusation de quelque gouvernement ou gouverneur que ce soit; mais il est établi, comme un fait incontestable, que le changement opéré soit par l'adresse du dernier système de gouvernement impérial, soit par le désappointement causé par ceux qui ont succédé aux trônes italiens, a été si considérable et si apparent, que non-seulement les philippiques anti-gallicanes de M. Eustace sont un pur anachronisme, mais qu'elles jettent quelque doute sur la compétence et la bonne foi de l'auteur lui-même.
Un exemple remarquable de cette disposition des esprits est la ville de Bologne, sur l'affection papale de laquelle le Touriste déploie tous ses trésors de compassion et de vengeance, rendues plus lourdes par les accens de la trompette qu'il a empruntée à M. Burke. Bologne est à ce moment, et a été depuis quelques années remarquable par son attachement aux principes révolutionnaires, et fut presque la seule cité qui fit quelques démonstrations en faveur de l'infortuné Murat. Ce changement peut, cependant, avoir été fait depuis que M. Eustace a visité cette contrée; mais le voyageur qui a frémi d'horreur au projet d'enlever le cuivre de la coupole de Saint-Pierre doit être rassuré en apprenant que ce sacrilége est hors du pouvoir des Français, ou de quelques autres conquérans, la coupole étant couverte d'étainA.
Si la voix conspiratrice des critiques et leur rivalité n'eussent donné une grande importance au Classical Tour, il n'eût pas été nécessaire d'avertir le lecteur que, quoique ce livre puisse orner sa bibliothèque, il lui sera d'un faible et même de nul secours dans son voyage; et si le jugement de ces critiques avait été suspendu jusqu'ici, on n'eût pas pensé à anticiper sur leur décision. Quoi qu'il en soit, il peut être permis aux hommes qui seront un jour la postérité de M. Eustace, d'en appeler des éloges contemporains; et peut-être ils seront vraisemblablement plus justes à mesure que les causes d'amour ou de haine seront plus éloignées. Cet appel avait, en quelque sorte, été fait avant que ces remarques eussent été écrites; car un des plus respectables libraires de Florence, persuadé par les demandes répétées des voyageurs de l'Italie méridionale, de réimprimer, à bon compte, le Classical Tour, fut déterminé à abandonner ce dessein par les avis d'autres voyageurs anglais qui revenaient de faire ce voyage, quoiqu'il eût déjà disposé ses caractères et son papier, et qu'il eût déjà imprimé une ou deux des premières feuilles.
L'auteur de ces notes désirerait se séparer (comme Gibbon) en bonne intelligence avec le pape et les cardinaux, mais il ne pense pas qu'il soit nécessaire de s'imposer le même discret silence sur leurs humbles partisans.
NOTE SUPPLÉMENTAIRE.
Nous ajouterons à la liste que lord Byron a donnée des auteurs grecs modernes, à la fin des notes du deuxième chant, les noms des auteurs qui suivent, tirés en partie de l'ouvrage de M. Rizo Néroulos, sur la littérature grecque moderne, et l'indication de leurs principaux ouvrages. L'intérêt que l'on porte maintenant à la cause de la Grèce nous a fait penser qu'on trouverait ici cette note supplémentaire avec plaisir.
Daniel Philippide, natif de Mélée, bourgade au pied du mont Pélicon. Il a publié en 1816 une histoire de la Roumounie et des Nations valaque, moldave et bessarabienne. Il a traduit en grec moderne la Logique de Condillac, l'Histoire de Justin, la Physique de Brisson; la Chimie de Foureroy, et l'Astronomie de Lalande.
Athanase Psalida, de Janina (dont a parlé Byron), disciple de Kant, est l'auteur d'un ouvrage intitulé: Fondemens de la religion et de la morale d'après le système de Kant.
Étienne Dunkas, professeur de philosophie au collége de Couroutzesmé sur le Bosphore de Thrace, élève des universités de Halle et de Goëttingue, est auteur d'un Cours de mathématiques et de physique, et d'un traité d'Esthétique et de Morale.
Le prince Nicolas Caradza a publié en grec moderne l'Essai sur les mœurs et l'esprit des nations, l'Histoire du siècle de Louis XIV, par Voltaire, et l'Histoire de la conjuration des Espagnols contre Venise.
Eugène Bulgaris, de Corfou, est auteur d'une Logique et d'une Physique, imprimées en Allemagne. Il a aussi publié des Entretiens théologiques sur le Pentateuque, publiés à Moscou en 1802, ainsi que des Pensées des philosophes, Vienne 1805; et il a traduit les Confessions de Saint-Augustin.
Nicéphore Théotoky, de Corfou, a publié une Défense du Nouveau Testament contre Voltaire, Vienne 1794; des Commentaires sur le Pentateuque, le livre des Rois et le livre de Job; et des élémens de Philosophie naturelle ou Physique expérimentale, Leipsick 1766.
Le fameux Riga, natif de Vélestin, en Thessalic, a composé, outre ses Hymnes ou Chansons, imprimées secrètement à Jassy en 1814, une Physique populaire, imprimée à Vienne.
Néophite Doukas, d'Épire, a traduit en grec moderne l'Histoire de Thucidide avec des notes et une carte géographique; cette traduction a été imprimée à Vienne avec le texte littéral en regard. Il a publié aussi une Grammaire du grec ancien; on dit qu'il traduit en ce moment Homère en vers grecs modernes.
Michel Chrestary, de Janina, a traduit en grec moderne l'Économie politique de M. Say, et plusieurs tragédies françaises et italiennes.
Coustandas a traduit en Grec moderne l'Histoire générale de l'abbé Millot, dont deux volumes seulement ont paru à Venise.
Dionysaky est l'auteur d'une Histoire de la Valachie.
Perrévos a composé une Histoire de Souli et de Parga contenant la chronologie et les guerres héroïques des Souliotes contre Ali-Pacha; cette histoire a été imprimée à Venise en 1815.
George Cancellarius a traduit en Grec moderne l'Histoire ancienne de Rollin.
George Emmanuel: La Grandeur et la décadence des Romains.
Cavras: les Élémens d'Euler.
Koumas: l'Histoire de la Philosophie de Tenneman.
Spyridion Valétas a traduit les meilleures ouvrages de J.J. Rousseau.
Jacovaky Argyropoulo a traduit l'Esprit des Lois.
Parmi les dames grecques qui ont traduit des ouvrages en grec moderne on remarque:
Christine Soutzo, qui a traduit les Entretiens de Phocion.
La princesse Ralou Argyropoulo a traduit l'Histoire de la Grèce par Gillies.
Parmi les poètes:
Zambelinos de Saint-Maure, est auteur de quelques tragédies, dont une, qui a pour titre Timoléon, a été imprimée à Vienne en 1818.
Nicolas Piccolo a publié une tragédie dont le sujet est Démosthène; il a publié aussi un poème dramatique en trois actes, intitulé Νικἠρατος, sur la chute de Missolonghi.
George Servius a traduit en vers plusieurs tragédies françaises, telles que la Mort de César, Mérope, etc.
Athanase Christopoulo a fait imprimer des poésies anacréontiques rimées, à Vienne, en 1811. Elles sont pleines de grâce et de naïveté.
Calvos de Zante a publié deux petits recueils d'odes, le premier à Genève et le second à Paris en 1826, avec une traduction en regard faite par l'auteur de cette notice; dans le même volume se trouve aussi un choix des poésies de Christopoulo, également avec une traduction.
Salomos a publié un Dithyrambe à la Liberté traduit par M. Stanislas Julien, qui a traduit aussi en français les premières odes de Calvos.
FIN DES NOTES DU QUATRIÈME ET DERNIER CHANT.