TABLE DES MATIÈRES
Reading edition
Préface.
Système adopté pour la transcription des noms arabes.
Introduction: Description physique et géographique de l'Afrique septentrionale. Divisions géographiques adoptées par les anciens. Divisions géographiques adoptées par les Arabes.
Ethnographie.--Origine et formation du peuple berbère.
PREMIÈRE PARTIE
PÉRIODE ANTIQUE (Jusqu'en 642 de l'ère chrétienne)
Chapitre I.--Période phénicienne (1100-268 av. J.-C).
Sommaire:
Temps primitifs. Les Phéniciens s'établissent en Afrique. Fondation de Cyrène par les Grecs. Données géographiques d'Hérodote. Prépondérance de Karthage. Découvertes de l'amiral Hannon. Organisation politique de Karthage. Conquête de Karthage dans les îles et sur le littoral de la Méditerranée. Guerres de Sicile. Révolte des Berbères. Suite des guerres de Sicile. Agathocle, tyran de Syracuse.--Il porte la guerre en Afrique. Agathocle évacue l'Afrique. Pyrrhus, roi de Sicile.--Nouvelles guerres dans cette contrée. Anarchie en Sicile.
Chapitre II.--Première guerre punique (268-220).
Sommaire :
Causes de la première guerre punique. Rupture de Rome avec Karthage. Première guerre punique. Succès des Romains en Sicile. Les Romains portent la guerre en Afrique. Victoire des Karthaginois à Tunis.--Les Romains évacuent l'Afrique. Reprise de la guerre en Sicile. Grand siège de Lylibée. Bataille des îles Égates.--Fin de la première guerre punique. Divisions géographiques de l'Afrique adoptées par les Romains. Guerre des Mercenaires. Karthage, après avoir rétabli son autorité en Afrique, porte la guerre en Espagne. Succès des Karthaginois en Espagne.
Chapitre III.--Deuxième guerre punique (220-201).
Sommaire :
Hannibal commence la guerre d'Espagne. Prise de Sagonte. Hannibal marche sur l'Italie. Combat du Tessin; batailles de la Trébie et de Trasimène. Hannibal au centre et dans le midi de l'Italie; bataille de Cannes. Conséquences de la bataille de Cannes.--Énergique résistance de Rome. La guerre en Sicile. Les Berbères prennent part à la lutte. Syphax et Massinissa. Guerre d'Espagne. Campagne de Hannibal en Italie. Succès des Romains en Espagne et en Italie; bataille du Mètaure. Evénements d'Afrique; rivalité de Syphax et de Massinissa. Massinissa, roi de Numidie. Massinissa est vaincu par Syphax. Evénements d'Italie; l'invasion de l'Afrique est résolue. Campagne de Scipion en Afrique. Syphax est fait prisonnier par Massinissa. Bataille de Zama. Fin de la deuxième guerre punique; traité avec Rome.
Chapitre IV.--Troisième guerre punique (201-146).
Sommaire:
Situation des Berbères en l'an 201. Hannibal, dictateur de Karthage; il est contraint de fuir. Sa mort. Empiétements de Massinissa. Prépondérance de Massinissa. Situation de Karthage. Karthage se prépare à la guerre contre Massinissa. Défaite des Karthaginois par Massinissa. Troisième guerre punique. Héroïque résistance de Karthage. Mort de Massinissa. Suite du siège de Karthage. Scipion prend le commandement des opérations. Chute de Karthage. L'Afrique province romaine.
Chapitre V.--Les rois berbères vassaux de Rome (146-89).
Sommaire:
L'élément latin s'établit en Afrique. Règne de Micipsa. Première usurpation de Jugurtha. Défaite et mort d'Adherbal. Guerre de Jugurtha contre les Romains. Première campagne de Métellus contre Jugurtha. Deuxième campagne de Métellus. Marius prend la direction des opérations. Chute de Jugurtha. Partage de la Numidie. Coup d'œil sur l'histoire de la Cyrénaïque; cette province est léguée à Rome.
Chapitre VI.--L'Afrique pendant les guerres civiles (89-46).
Sommaire:
Guerre entre Hiemsal II et Yarbas. Défaite des partisans de Marius en Afrique; mort de Yarbas. Expéditions de Sertorius en Maurétanie. Les pirates africains châtiés par Pompée. Juba I successeur de Hiemsal II.--Il se prononce pour le parti de Pompée. Défaite de Curion et des Césariens par Juba. Les Pompéiens se concentrent en Afrique après la bataille de Pharsale. César débarque en Afrique. Diversion de Sittius et des rois de Maurétanie. Bataille de Thapsus, défaite des Pompéiens. Mort de Juba.--La Numidie orientale est réduite en province romaine. Chronologie des rois de Numidie.
Chapitre VII.--Les derniers rois berbères (46 avant J.-C.--43 après J.-C.).
Sommaire:
Les rois maurétaniens prennent parti dans les guerres civiles. Arabion rentre en possession de la Sétifienne. Lutte entre les partisans d'Antoine et ceux d'Octave. Arabion se prononce pour Octave. Arabion s'allie à Sextius, lieutenant d'Antoine; sa mort. L'Afrique sous Lépide. Bogud II est dépossédé de la Tingitane. Bokkus III réunit toute la Maurétanie sous son autorité. La Berbérie rentre sous l'autorité d'Octave. Organisation de l'Afrique par Auguste. Juba II roi de Numidie. Juba roi de Maurétanie. Révolte des Berbères. Mort de Juba II; Ptolémée lui succède. Révolte des Tacfarinas. Assassinat de Ptolémée. Révolte d'Ædémon. La Maurétanie est réduite en province romaine. Division et organisation administrative de l'Afrique romaine. Chronologie des rois de Maurétanie.
Chapitre VIII.--L'Afrique sous l'autorité romaine (43-297).
Sommaire:
Etat de l'Afrique au Ier siècle; productions, commerce, relations. Etat des populations. Les gouverneurs d'Afrique prennent part aux guerres civiles. L'Afrique sous Vespasien. Insurrection des Juifs de la Cyrénaïque. Expéditions en Tripolitaine et dans l'extrême sud. L'Afrique sous Trajan. Nouvelle révolte des Juifs. L'Afrique sous Hadrien; insurrection des Maures. Nouvelles révoltes sous Antonin, Mare-Aurèle et Commode, 138-190. Les empereurs africains: Septime Sévère. Progrès de la religion chrétienne en Afrique; premières persécutions. Caracalla, son édit d'émancipation. Macrin et Elagabal. Alexandre Sévère. Les Gordiens; révolte de Capellien et de Sabinianus. Période d'anarchie; révoltes en Afrique. Persécutions contre les chrétiens. Période des trente tyrans. Dioclétien; révolte des Quinquégentiens. Nouvelles divisions géographiques de l'Afrique.
Chapitre IX.--L'Afrique sous l'autorité romaine, suite (297-415).
Sommaire:
Etat de l'Afrique à la fin du IIIe siècle. Grandes persécutions contre les chrétiens. Tyrannie de Galère en Afrique. Constantin et Maxence, usurpation d'Alexandre. Triomphe de Maxence en Afrique; ses dévastations. Triomphe de Constantin. Cessation des persécutions contre les chrétiens; les Donatistes; schisme d'Arius. Organisation administrative et militaire de l'Afrique par Constantin. Puissance des Donatistes. Les Circoncellions. Les fils de Constantin; persécution des Donatistes par Constant. Constance et Julien; excès des Donatistes. Exactions du comte Romanus. Révolte de Firmus. Pacification générale. L'Afrique sous Gratien, Valentinien II et Théodose. Révolte de Gildon. Chute de Gildon. L'Afrique sous Honorius.
Chapitre X.--Période vandale (415-531).
Sommaire:
Le christianisme en Afrique au commencement du Ve siècle. Boniface gouverneur d'Afrique; il traite avec les Vandales. Les Vandales envahissent l'Afrique. Lutte de Boniface contre les Vandales. Fondation de l'empire vandale. Nouveau traité de Genséric avec l'empire; organisation de l'Afrique Vandale. Mort de Valentinien III; pillage de Rome par Genséric. Suite des guerres des Vandales. Apogée de la puissance de Genséric; sa mort. Règne de Hunéric; persécutions contre les catholiques. Révolte des Berbères. Cruautés de Hunéric. Concile de Karthage; mort de Hunéric. Règne de Gondamond. Règne de Trasamond. Règne de Hildéric. Révoltes des Berbères; usurpation de Gélimer.
Chapitre XI.--Période byzantine (531-642).
Sommaire:
Justinien prépare l'expédition d'Afrique. Départ de l'expédition. Bélisaire débarque à Caput-Vada. Première phase de la campagne. Défaite des Vandales conduits par Animatas et Gibamund. Succès de Bélisaire. Il arrive à Karthage. Bélisaire à Karthage. Retour des Vandales de Sardaigne. Gélimer marche sur Karthage. Bataille de Tricamara. Fuite de Gélimer. Conquêtes de Bélisaire. Gélimer se rend aux Grecs. Disparition des Vandales d'Afrique. Organisation de l'Afrique byzantine; état des Berbères. Luttes de Salomon contre les Berbères. Révolte de Stozas. Expéditions de Salomon. Révolte des Levathes; mort de Salomon. Période d'anarchie. Jean Troglita, gouverneur d'Afrique; il rétablit la paix. État de l'Afrique au milieu du VIe siècle. L'Afrique pendant la deuxième moitié du VIe siècle. Derniers jours de la domination byzantine. Appendice: Chronologie des rois Vandales.
FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE.
DEUXIÈME PARTIE
PÉRIODE ARABE ET BERBÈRE
641--1043
Chapitre I.--Les Berbères et les Arabes.
Sommaire:
Le peuple berbère; mœurs et religion. Organisation politique. Groupement des familles de la race. Divisions des tribus berbères. Position de ces tribus. Les Arabes; notice sur ce peuple. Mœurs et religions des Arabes anté-islamiques. Mahomet; fondation de l'islamisme. Abou Beker, deuxième khalife; ses conquêtes. Khalifat d'Omar: conquête de l'Egypte.
Chapitre II.--Conquête arabe (641-709).
Sommaire:
Campagnes de Amer en Cyrénaïque et en Tripolitaine. Le khalife Othmane prépare l'expédition d'Ifrikiya. Usurpation du patrice Grégoire; il se prépare à la lutte. Défaite et mort de Grégoire. Les Arabes traitent avec les Grecs et évacuent l'Ifrikiya. Guerres civiles en Arabie. Les Kharedjites. Origine de ce schisme. Mort de Ali; triomphe des Omèïades. Etat de la Berbérie. Nouvelles courses des Arabes. Suite des expéditions arabes en Mag'reb. Okba, gouverneur de l'Ifrikiya. Fondation de Kaïrouan. Gouvernement de Dinar Abou-el-Mohadjer. Deuxième gouvernement d'Okba. Sa grande expédition en Mag'reb. Défaite de Tehouda. Mort d'Okba. La Berbérie libre sous l'autorité de Kocéïla. Nouvelles guerres civiles en Arabie. Les Kharedjites et les Chiaïtes. Victoire de Zohéïr sur les Berbères, Mort de Kocéïla. Zohéïr évacue l'Ifrikiya. Mort du fils de Zobéïr. Triomphe d'Abd-el-Malek. Situation de l'Afrique. La Kahéna. Expédition de Haçane en Mag'reb. Victoire de La Kahéna. La Kahéna reine des Berbères. Ses destructions. Défaite et mort de la Kahéna. Conquête et organisation de l'Ifrikiya par Haçane. Mouça-ben-Nocéïr achève la conquête de la Berbérie.
Chapitre III.--Conquête de l'Espagne. Révolte kharedjite (709-750).
Sommaire:
Le comte Julien pousse les Arabes à la conquête de l'Espagne. Conquête de l'Espagne par Tarik et Mouça. Destitution de Mouça. Situation de l'Afrique et de l'Espagne. Gouvernement de Mohammed-ben-Yezid. Gouvernement d'Ismaïl-ben-Abd-Allah. Gouvernement de Yezid-ben-Abou-Moslem; il est assassiné. Gouvernement de Bichr-ben-Safouane. Gouvernement de Obéïda-ben-Abd-er-Rahman. Incursions des Musulmans en Gaule; bataille de Poitiers. Gouvernement d'Obéïd-Allah-ben-el-Habhab. Despotisme et exactions des Arabes. Révolte de Meïcera, soulèvement général des Berbères. Défaite de Koltoum à l'Ouad-Sebou. Victoires de Handhala sur les Kharedjites de l'Ifrikiya. Révolte de l'Espagne; les Syriens y sont transportés. Abd-er-Rahman-ben-Habib usurpe le gouvernement de l'Ifrikiya. Chute de la dynastie oméïade: établissement de la dynastie abbasside.
Chapitre IV.--Révolte kharedjite. Fondations de royaumes indépendants (750-772).
Sommaire:
Situation des Berbères du Mag'reb au milieu du VIIIe siècle. Victoires de Abd-er-Rahman; il se déclare indépendant. Assassinat de Abd-er-Rahman. Lutte entre El-Yas et El-Habib. Prise et pillage de Kaïrouan par les Ourfeddjouma. Les Miknaca fondent un royaume à Sidjilmassa. Guerres civiles en Espagne. L'oméïade Abd-er-Rahman débarque en Espagne. Fondation de l'empire oméïade d'Espagne. Les Ourfeddjouma sont vaincus par les Eïbadites de l'Ifrikiya. Défaites des Kharedjites par Ibn-Achath. Ibn-Achath rétablit à Kaïrouan le siège du gouvernement. Fondation de la dynastie rostemide à Tiharet. Gouvernement d'El-Ar'leb-ben-Salem. Gouvernement d'Omar-ben-Hafs dit Hazarmed. Mort d'Omar. Prise de Kaïrouan par les kharedjites.
Chapitre V.--Derniers gouverneurs arabes (772-800).
Sommaire:
Yezid-ben Hatem rétablit l'autorité arabe en Ifrikiya. Gouvernement de Yezid-ben-Hatem. Les petits royaumes berbères indépendants. L'Espagne sous le premier khalife oméïade; expédition de Charmelagne. Intérim de Daoud-ben-Yezid; gouvernement de Rouh-ben-Hatem. Edris-ben-Abd-Allah fonde à Oulili la dynastie edriside. Conquêtes d'Edris; sa mort. Gouvernements d'En-Nasr-ben-el-Habib et d'El-Fadel-ben-Rouh. Anarchie en Ifrikiya. Gouvernement de Hertema-ben-Aïan. Gouvernement de Mohammed-ben-Mokatel. Ibrahim-ben-el-Ar'leb apaise la révolte de la milice. Ibrahim-ben-el-Ar'leb, nommé gouverneur indépendant, fonde la dynastie ar'lebite. Naissance d'Edris II. L'Espagne sous Hicham et El-Hakem. Chronologie des gouverneurs de l'Afrique.
Chapitre VI--L'Ifrikiya sous les Ar'lebites. Conquête de la Sicile(800-838).
Sommaire:
Ibrahim établit solidement son autorité en Ifrikiya. Edris II est proclamé par les Berbères. Fondation de Fès par Edris II. Révoltes en Ifrikiya. Mort d'Ibrahim. Abou-l'Abbas-Abd-Allah succède à son père Ibrahim. Conquêtes d'Edris II. Mort de Abd-Allah. Son frère Ziadet-Allah le remplace. Espagne: Révolte du faubourg. Mort d'El-Hakem. Luttes de Ziadet-Allah contre les révoltes. Mort d'Edris II; partage de son empire. Etat de la Sicile au commencement du IXe siècle. Euphémius appelle les Arabes en Sicile. Expédition du cadi Aced. Conquête de la Sicile. Mort de Ziadet-Allah. Son frère Abou-Eïkal-el-Ar'leb lui succède. Guerres entre les descendants d'Edris II. Les Midrarides à Sidjilmassa. L'Espagne sous Abd-er-Rahman II.
Chapitre VII.--Les derniers Ar'lebites (838-902).
Sommaire:
Gouvernement d'Abou-Eïkal. Gouvernement d'Abou-l'Abbas-Mohammed. Gouvernement d'Abou-Ibrahim-Ahmed. Événements d'Espagne. Gouvernement de Ziadet-Allah, dit le jeune, et d'Abou-el-R'aranik. Guerre de Sicile. Mort d'Abou-el-R'aranik. Gouvernement d'Ibrahim-ben-Ahmed. Les souverains edrisides de Fez. Succès des Musulmans en Sicile. Ibrahim repousse l'invasion d'El-Albras-ben-Touloun. Révoltes en Ifrikiya. Cruautés d'Ibrahim. Progrès de la secte chïaïte en Berbérie. Arrivée d'Abou-Abd-Allah. Nouvelles luttes d'Ibrahim contre les révoltes. Expédition d'Ibrahim contre les Toulounides d'Égypte. Abdication d'Ibrahim. Événements de Sicile. Événements d'Espagne.
Chapitre VIII.--Établissement de l'empire obéïdite. Chute de l'autorité arabe en Ifrikiya (902-909).
Sommaire:
Coup d'oeil sur les événements antérieurs et la situation de l'Italie méridionale. Ibrahim porte la guerre en Italie. Sa mort. Progrès des Chiaïtes. Victoires d'Abou-Abd-Allah chez les Ketama. Court règne d'Abou-l'Abbas. Son fils Ziadet-Allah lui succède. Le mehdi Obéïd-Allah passe en Mag'reb. Campagnes d'Abou-Abd-Allah contre les Ar'lebites. Ses succès. Les Chiaïtes marchent sur la Tunisie. Fuite de Ziadet-Allah III. Abou-Abd-Allah prend possession de la Tunisie. Les Chiaïtes vont délivrer le mehdi à Sidjilmassa. Retour du mehdi Obéïd-Allah en Tunisie. Fondation de l'empire obéïdite. Chronologie des gouverneurs ar'lebites.
Chapitre IX.--L'Afrique sous les Fatemides (910-934).
Sommaire:
Situation du Mag'reb en 910. Conquête des Fatemides dans le Mag'reb central. Chute des Rostemides. Le mehdi fait périr Abou-Abd-Allah et écrase les germes de rébellion. Événements de Sicile. Événements d'Espagne. Révoltes contre Obéïd-Allah. Fondation d'El-Mehdia par Obéïd-Allah. Expédition des Fatemides en Égyple, son insuccès. L'autorité du Mehdi est rétablie en Sicile. Première campagne de Messala dans le Mag'reb pour les Fatemides. Nouvelle expédition fatemide contre l'Égypte. Conquêtes de Messala en Mag'reb. Expéditions fatemides on Sicile, en Tripolilaine et en Égypte. Succès des Mag'raoua. Mort de Messaia. El-Haçan relève, à Fès, le trône edriside. Sa mort. Expédition d'Abou-l'Kacem dans le Mag'reb central. Succès d'Ibn-Abon-l'Afia. Mouça se prononce pour les Oméïades. Il est vaincu par les troupes fatemides. Mort d'Obéïd-Allah, le mehdi. Expéditions des Fatemides en Italie.
Chapitre X.--Suite des Fatemides. Révolte de l'Homme à l'âne (934-947).
Sommaire:
Règne d'El-Kaïm; premières révoltes. Succès de Meïçour, général fatemide, en Mag'reb. Mouça, vaincu, se réfugie dans le désert. Expéditions fatemides en Italie et en Égypte. Puissance des Sanhadja. Ziri-ben-Menad. Succès des Edrisides; mort de Mouça-ben-Abou-l'Afia. Révolte d'Abou-Yezid, l'Homme à l'âne. Succès d'Abou-Yezid. Il marche sur l'Ifrikiya. Prise de Kaïrouan par Abou-Yezid. Nouvelle victoire d'Abou-Yezid suivie d'inaction. Siège d'El-Mehdïa par Abou-Yezid. Levée du siège d'El-Mehdia. Mort d'El-Kaïm. Règne d'Ismaïl-el-Mansour. Défaites d'Abou-Yezid. Poursuite d'Abou-Yezid par Ismaïl. Chute d'Abou-Yezid.
Chapitre XI--Fin de la domination fatemide (947-973).
Sommaire:
État du Mag'reb et de l'Espagne. Expédition d'El-Mansour à Tiharet. Retour d'El-Mansour en Ifrikiya. Situation de la Sicile; victoires de l'Ouali Hassan-el-Kelbi en Italie. Mort d'El-Mansour. Avènement d'El-Moëzz. Les deux Mag'reb reconnaissent la suprématie omèïade. Les Mag'raoua appellent à leur aide le khalife fatemide. Rupture entre les Oméïades et les Fatemides. Campagne de Djouher dans le Mag'reb; il soumet ce pays à l'autorité fatemide. Guerre d'Italie et de Sicile. Événements d'Espagne; Mort d'Abd-er-Rahman III (en Nâcer). Son fils El-Hakem II lui succède. Succès des Musulmans en Sicile et en Italie. Progrès de l'influence oméïade en Mag'reb. État de l'Orient. El-Moëzz prépare son expédition. Conquête de l'Égypte par Djouher. Révoltes en Afrique. Ziri-ben-Menad écrase les Zenètes. Mort de Ziri-ben-Menad. Succès de son fils Bologguine dans le Mag'reb. El-Moëzz se prépare à quitter l'Ifrikiya. El-Moëzz transporte le siège de la dynastie fatemide en Égypte. Chronologie des Fatemides d'Afrique.
Chapitre XII.--L'Ifrikiya sous les Zirides (Sanhadja). Le Mag'reb sous les Oméïades (973-997).
Sommaire:
Modifications ethnographiques dans le Mag'reb central. Succès des Oméïades en Mag'reb; chute des Edrisides; mort d'El-Hakem. Expéditions des Mag'raoua contre Sidjilmassa et contre les Berg'ouata. Expédition de Bologguine dans le Mag'reb: ses succès. Bologguine, arrêté à Ceuta par les Oméïades, envahit le pays des Berg'ouata. Mort de Bologguine. Son fils El-Mansour lui succède. Guerre d'Italie. Les Oméïades d'Espagne étendent de nouveau leur autorité sur le Mag'reb. Révoltes des Ketama réprimées par El-Mansour. Les deux Mag'reb soumis à l'autorité oméïade; luttes entre les Mag'raoua et les Beni-Ifrene. Puissance de Ziri-ben-Atiya; abaissement des Beni-Ifrene. Mort du gouverneur El-Mansour. Avènement de son fils Badis. Puissance des gouverneurs kelbites en Sicile. Rupture de Ziri avec les Oméïades d'Espagne.
Chapitre XIII.--Affaiblissement des empires musulmans en Afrique, en Espagne et en Sicile (997-1045).
Sommaire:
Ziri-ben-Atiya est défait par l'oméïade El-Modaffer. Victoires de Ziri-ben-Atiya dans le Mag'reb central. Guerres de Badis contre ses oncles et contre Felfoul-ben-Khazroun. Mort de Ziri-ben-Atiya. Fondation de la Kalâa par Hammad. Espagne: Mort du vizir Ben-Abou-Amer. El-Moëzz, fils de Ziri, est nommé gouverneur du Mag'reb. Guerres civiles en Espagne. Les Berbères et les Chrétiens y prennent part. Triomphe des Berbères et d'El-Mostaïn en Espagne. Luttes de Badis contre les Beni-Khazroun. Hammad se déclare indépendant à la Kalâa. Guerre entre Badis et Hammad. Mort de Badis. Avènement d'El-Moëzz. Conclusion de la paix entre El-Moëzz et Hammad. Espagne: Chute des Oméïades. L'edriside Ali-ben-Hammoud monte sur le trône. Anarchie en Espagne. Fractionnement de l'empire musulman. Guerres entre les Mag'raoua et les Beni-Ifrene. Luttes du Sanhadjien El-Moëzz contre les Beni-Khazroun de Tripoli. Préludes de sa rupture avec les Fatemides. Guerre entre les Mag'raoua et les Beni-Ifrene. Événements de Sicile et d'Italie. Chute des Kelbites. Exploits des Normands en Italie et en Sicile. Robert Wiscard. Rupture entre El-Moëzz et le Hammadile Kl-Kaïd.
FIN DE LA DEUXIÈME PARTIE.
Carte de l'Afrique septentrionale au IIe siècle.
Carte de l'Espagne.
FIN DU PREMIER VOLUME
PRÉFACE
Arrivé en Algérie il y a trente-quatre ans; lancé alors au milieu d'une population que tout le monde considérait comme arabe, ce ne fut pas sans étonnement que je reconnus les éléments divers la composant: Berbères, Arabes et Berbères arabisés. Frappé du problème ethnographique et historique qui s'offrait à ma vue, je commençai, tout en étudiant la langue du pays, à réunir les éléments du travail que j'offre aujourd'hui au public.
Si l'on se reporte à l'époque dont je parle, on reconnaîtra que les moyens d'étude, les ouvrages spéciaux se réduisaient à bien peu de chose. Cependant M. de Slane commençait alors la publication du texte et de la traduction d'Ibn-Khaldoun et de divers autres écrivains arabes. La Société archéologique de Constantine, la Société historique d'Alger venaient d'être fondées, et elles devaient rendre les plus grands services aux travailleurs locaux, tout en conservant et vulgarisant les découvertes. Enfin, la maison Didot publiait, dans sa collection de l'Univers pittoresque, deux gros volumes descriptifs et historiques sur l'Afrique, dus à la collaboration de MM. d'Avezac, Dureau de la Malle, Yanosky, Carette, Marcel.
Un des premiers résultats de mes études, portant sur les ouvrages des auteurs arabes, me permit de séparer deux grands faits distincts qui dominent l'histoire et l'ethnographie de l'Afrique septentrionale et que l'on avait à peu près confondus, en attribuant au premier les effets du second. Je veux parler de la conquête arabe du viie siècle, qui ne fut qu'une conquête militaire, suivie d'une occupation de plus en plus restreinte et précaire, laissant, au xe siècle, le champ libre à la race berbère, affranchie et retrempée dans son propre sang, et de l'immigration hilalienne du xie siècle, qui ne fut pas une conquête, mais dont le résultat, obtenu par une action lente qui se continue encore de nos jours, a été l'arabisation de l'Afrique et la destruction de la nationalité berbère.
Je publiai alors l'Histoire de l'établissement des Arabes dans l'Afrique septentrionale (1 vol. in-8, avec deux cartes, Marle-Challamel, 1875), ouvrage dans lequel je m'efforçai de démontrer ce que je demanderai la permission d'appeler cette découverte historique.
Mais je n'avais traité qu'un point, important, il est vrai, de l'histoire africaine, et il me restait à présenter un travail d'ensemble. Dans ces trente-quatre années, que de documents, que d'ouvrages précieux avaient été mis au jour! En France, la conquête de l'Algérie avait naturellement appelé l'attention des savants sur ce pays. Nos membres de l'Institut, orientalistes, historiens, archéologues, trouvaient en Afrique une mine inépuisable, et il suffit, pour s'en convaincre, de citer les noms de MM. de Slane, Reynaud, Quatremère, Hase, Walcknaer, d'Avezac, Dureau de la Malle, Marcel, Carette, Yanosky, Fournel, de Mas-Latrie, Vivien de Saint-Martin, Léon Rénier, Tissot, H. de Villefosse.
En Hollande, le regretté Dozy publiait ses beaux travaux sur l'Espagne musulmane. En Italie, M. Michele Amari nous donnait l'histoire des Musulmans de Sicile, travail complet où le sujet a été entièrement épuisé. Enfin l'Allemagne, l'Angleterre, l'Espagne fournissaient aussi leur contingent.
Pendant ce temps, l'Algérie ne restait pas inactive. Un nombre considérable de travaux originaux était produit par un groupe d'érudits qui ont formé ici une véritable école historique. Je citerai parmi eux: MM. Berbrugger, F. Lacroix enlevé par la mort avant d'avoir achevé son œuvre, Poulle, le savant président de la Société archéologique de Constantine, Reboud, Cherbonneau, général Creuly, Mac-Carthy, l'abbé Godard, l'abbé Bargès, Brosselard, A. Rousseau, Féraud, de Voulx, Gorguos, Vayssettes, Tauxier, Aucapitaine, Guin, Robin, Moll, Ragot, Elie de la Primaudaie, de Grammont, président actuel de la Société d'Alger, et bien d'autres, auxquels sont venus s'ajouter plus récemment MM. Boissière, Masqueray, de la Blanchère, Basset, Houdas, Pallu de Lessert, Poinssot, Cagnat.....
Grâce aux efforts de ces érudits dont nous citerons souvent les ouvrages, un grand nombre de points, autrefois obscurs, dans l'histoire de l'Afrique, ont été éclairés, et s'il reste encore des lacunes, particulièrement pour l'époque byzantine, le xve siècle et les siècles suivants, surtout en ce qui a trait au Maroc, elles se comblent peu à peu. Je ne parle pas de l'époque phénicienne: là, il n'y a à peu près rien à espérer.
Il est donc possible, maintenant, d'entreprendre une histoire d'ensemble. Je l'ai essayé, voulant d'abord me borner aux annales de l'Algérie; mais il est bien difficile de séparer l'histoire du peuple indigène qui couvre le nord de l'Afrique, en nous conformant à nos divisions arbitraires, et j'ai été amené à m'occuper en même temps du Maroc, à l'ouest, et de la Tunisie et de la Tripolitaine, à l'est. Cette fatalité s'imposera à quiconque voudra faire ici des travaux de ce genre, car l'histoire d'un pays, c'est celle de son peuple, et ce peuple, dans l'Afrique du Nord, c'est le Berbère, dont l'aire s'étend de l'Egypte à l'Océan, de la Méditerranée au Soudan.
Fournel, qui a passé une partie de sa longue carrière à amasser des matériaux sur cette question, a subi la fatalité dont je parle, et lorsqu'il a publié le résultat de ses recherches, monument d'érudition qui s'arrête malheureusement au xie siècle, il n'a pu lui donner d'autre titre que celui d'histoire des «Berbers».
Mes intentions sont beaucoup plus modestes, car je n'ai pas écrit uniquement pour les érudits, mais pour la masse des lecteurs français et algériens. Je me suis appliqué à donner à mon livre la forme d'un manuel pratique; mais, ne voulant pas étendre outre mesure ses proportions, je me suis heurté à une difficulté inévitable, celle de suivre en même temps l'histoire de divers pays, histoire qui est quelquefois confondue, mais le plus souvent distincte.
Dans ces conditions, je me suis vu forcé de renoncer à la forme suivie et coulante de la grande histoire, pour adopter celle du manuel, divisé par paragraphes distincts, dont chacun est indépendant de celui qui le précède. Ce procédé s'oppose naturellement à tout développement d'ordre littéraire: la sécheresse est sa condition d'être; mais il permet de mener de front, sans interrompre l'ordre chronologique, l'exposé des faits qui se sont produits simultanément dans divers lieux. De plus, il facilite les recherches dans un fouillis de lieux et de noms, fait pour rebuter le lecteur le plus résolu.
Ecartant toutes les traditions douteuses transmises par les auteurs anciens et les Musulmans, car elles auraient allongé inutilement le récit ou nécessité des dissertations oiseuses, je n'ai retenu que les faits certains ou présentant les plus grands caractères de probabilité. Je me suis attaché surtout à suivre, le plus exactement possible, le mouvement ethnographique qui a fait de la population de la Berbérie ce qu'elle est maintenant.
Deux cartes de l'Afrique septentrionale à différentes époques, et une de l'Espagne, faciliteront les recherches. Enfin une table géographique complète terminera l'ouvrage et chaque volume aura son index des noms propres.
Constantine, le 1er Janvier 1888.
Ernest Mercier.
SYSTÈME ADOPTÉ
POUR LA TRANSCRIPTION DES NOMS ARABES
Dans un ouvrage comme celui-ci, ne s'adressant pas particulièrement aux orientalistes, le système de transcription du nombre considérable de vocables arabes et berbères qu'il contient doit être, autant que possible, simple et pratique.
La difficulté, l'impossibilité même, de reproduire, avec nos caractères, certaines articulations sémitiques, a eu pour conséquence de donner lieu à un grand nombre de systèmes plus ou moins ingénieux. Divers signes conventionnels, ajoutés à nos lettres, ont eu pour but de les modifier théoriquement, en leur donnant une prononciation qu'elles n'ont pas; pour d'autres, on a formé des groupes où l'h, cette lettre sans valeur phonétique en français, joue un grand rôle. Chaque pays, chaque académie a, pour ainsi dire, son système de transcription. Mais, pour le public en général, tout cela ne signifie rien, et si l'on a, par exemple, surmonté ou souscrit un a d'un point, d'un esprit ou de tout autre signe (ạ a˙ ả à΄), l'immense majorité des lecteurs ne le prononcera pas autrement que le plus ordinaire de nos a.
De même, ajoutez un h à un t, à un g ou à un k, vous aurez augmenté, pour le profane, la difficulté matérielle de lecture, mais sans donner la moindre idée de ce que peut être la prononciation arabe des lettres que l'on veut reproduire.
Enfin, on se bornant à rendre, d'une manière absolue, une lettre arabe par celle que l'on a adoptée en français comme équivalente, on arrive souvent à former de ces syllabes qui, dans notre langue, se prononcent d'une manière sourde ein, in, an, on et ne répondent nullement à l'articulation arabe. C'est ainsi qu'un Français prononcera toujours les mots Amin, Mengoub, Hassein, comme s'ils étaient écrits: Amain, Maingoub, Hassain.
En présence de ces difficultés, je n'ai pas adopté de système absolu, ne souffrant pas d'exception, m'efforçant au contraire, même aux dépens de l'orthographe arabe, de retrancher toute lettre mutile et de rendre, sous sa forme la plus simple pour des Français, les sons, tels qu'ils frappent notre oreille en Algérie. N'oublions pas, en effet, qu'il s'agit des hommes et des choses de ce pays, et non de ceux d'Egypte, de Damas ou de Djedda.
Quiconque a entendu prononcer ici le nom مسوک, ne s'avisera jamais de le transcrire par Masoud, ainsi que l'exigeraient nos professeurs, mais bien par Meçaoud. Il en est de même de سى, qui vient de la même racine. La meilleure reproduction consistera à le rendre par Saad, en ajoutant un a, et non par Sad, quels que soient les signes dont on affectera ce seul a.
J'ajouterai souvent un e muet aux noms terminés par in, eïn, an, on, et j'écrirai Slimane au lieu de Souleïman (ou Soliman), Houcéïne, Yar'moracene, etc.
Quant aux articulations qui manquent dans notre langue, voici comment je les rendrai:
Le ث, par th, t ou ts.
Le ح, par un h; ce qui, du reste, ne reproduit nullement la prononciation de cette consonne forte, et comme je ne figurerai jamais le ة par un h, le lecteur saura qu'il doit toujours s'efforcer de prononcer cette lettre par une expiration s'appuyant sur la voyelle suivante.
Le خ, par le kh, groupe bizarre encore plus imparfait que l'h seul pour la précédente lettre.
Le ع, généralement par un a lié à une des voyelles a, i, o; quelquefois par une de ces lettres seules ou par la diphthongue eu ou par l'ë. Cette lettre, dont la prononciation est impossible à reproduire en français, conserve presque toujours, dans la pratique, un premier son rapprochant de l'a et provenant de la contraction du gosier; ce son s'appuie ensuite sur la voyelle dont cette consonne, car c'en est une, est affectée. C'est pourquoi j'écrirai Chiaïte au lieu de Chïïte, Saad au lieu de Sad, etc.
Le غ, généralement par un r'. Si tout le monde grasseyait l'r, il n'y aurait pas de meilleure manière de rendre cette lettre arabe; malheureusement, il y a en arabe l'r non grasseyé, et il faut bien les différencier. Dans le cas où ces deux lettres se rencontrent, la prononciation de chacune s'accentue en sens inverse, et alors je rends le غ par un g' Exemples: Mag'reb, Berg'ouata.
Le ۊ, par un k, comme dans Kassem, ou par un g, comme dans Gabès. Cette lettre possède encore une intonation gutturale que l'on ne peut figurer en français.
Le ذ, par un h. Quant au ڈ (ta lié), dont la prononciation est celle de notre syllabe muette at dans contrat, je le rends par un simple a et j'écris: Louata, Djerba, Médéa.
Je ne parle que pour mémoire des lettres ص, ض,ظ,ط, dont il est impossible de reproduire, en français, le son emphatique, et je les rends simplement par t, d, s, d.