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Ghislaine

TROISIÈME PARTIE (continued 2)

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Nicétas n'avait pas la liberté du choix, autant celui-là qu'un autre, c'était déjà beaucoup d'en trouver un; s'il montrait trop d'exigences, il saurait bien défendre ses intérêts.

Le lendemain matin, ils sonnèrent à la porte de Caffié qui habitait rue Sainte-Anne, dans une vieille maison, un petit appartement enfumé où l'odeur des moisissures du plâtre et de la pierre se mêlait à celle des paperasses.

En quelques mots la présentation fut faite et d'Anthan se retira, laissant Nicétas en tête à tête avec le vieil agent d'affaires.

—C'est pour un mariage? demanda celui-ci en relevant sa longue taille voûtée pour toiser ce nouveau client dont le costume et la tournure ne paraissaient pas lui inspirer une bien vive sympathie.

—Non, c'est pour un enfant naturel.

—Que vous voudriez légitimer?

—Que je voudrais reconnaître.

—On peut toujours reconnaître un enfant naturel.

Caffié répondit cela du ton d'un homme qui ne voit pas bien en quoi ses conseils peuvent être utiles pour un acte aussi simple.

Et de son côté Nicétas reçut cette réponse en homme qui n'avait pas besoin qu'on la lui fît; ne savait-il pas par lui même, puisque c'était son cas, qu'on peut reconnaître et même légitimer un enfant dont on n'est pas le père?

—Voici mon histoire.

—C'est le mieux.

Mais cette histoire, il se garda bien de la faire véridique, surtout en ce qui se rapportait à la fortune léguée à l'enfant; pour que l'homme d'affaires n'eût pas de trop grosses exigences, il n'accusa que dix mille francs de rente; de même pour la mère, il arrangea la réalité, elle devint la femme d'un commerçant.

Cependant, par ses questions qui toutes portaient, Caffié le força à préciser plusieurs points qu'il aurait préféré laisser dans une obscurité protectrice.

—Qu'est-ce que vous voulez? demanda Caffié quand Nicétas fut arrivé au bout de son récit.

—Reconnaître ma fille.

—Pourquoi?

—Comment pourquoi? mais parce que je suis son père.

—Dans quel but tenez-vous à être son père?

—Mais....

—Vous comprenez, mon cher monsieur, qu'il faut que sache ce que vous voulez, et que le mieux est de parler net; ici vous êtes à confesse; si vous ne dites pas tout, tant pis pour vous: est-ce à l'enfant que vous tenez, ou au revenu de la fortune qui lui a été léguée?

—A l'enfant et au revenu.

—L'enfant, vous pouvez le reconnaître, et d'autant mieux que la mère, ne l'ayant pas reconnu elle-même, n'a pas la parole devant la justice pour contester votre dire; dans l'acte de reconnaissance vous pouvez même indiquer la mère dans un but de recherche de maternité, si vous trouvez un notaire qui consente à insérer cette indication, car un officier de l'état civil ne la recevrait pas; à la vérité, cette indication de la mère faite sans mandat de celle-ci n'aurait aucun effet contre elle, mais il pourrait y en avoir d'autres que vous sentez sans que je précise: scandale, intimidation, etc. Vous me suivez, n'est-ce pas?

—Parfaitement.

—Maintenant cette reconnaissance sera-t-elle contestée? Cela est certain. Le tuteur de l'enfant aura même de fortes raisons à vous opposer, car vous ne savez même pas où est né cet enfant que vous réclamez, vous n'avez même pas son acte de naissance.

—Parce qu'on m'a caché cette naissance.

—Je sais bien. Je vous présente la défense de l'adversaire, pour vous montrer que l'affaire n'ira pas sur des roulettes, qu'il faudra manoeuvrer, et que celui qui conduira cette manoeuvre devra être un malin. Je passe au revenu. D'abord l'enfant jouit-elle du revenu de la fortune qui lui a été léguée? C'est à savoir. Vous le croyez, mais vous n'en êtes pas sûr. Il se peut très bien que, par une sage précaution, un âge ait été fixé par le testateur où elle aura la jouissance de ce revenu. J'admets qu'elle ait cette jouissance; j'admets que votre reconnaissance soit admise, résulte-t-il de tout cela que vous allez, en qualité de père, jouir vous-même de ce revenu et administrer la fortune de votre fille?

—Le père n'est-il pas le tuteur de ses enfants?

—Le père légitime, oui. Mais le père naturel, c'est autre chose, et il faut distinguer. Il n'est pas tuteur légal, celui-là, et pour qu'il ait la tutelle de son enfant naturel reconnu, il faut qu'elle lui soit conférée par le conseil de famille. Croyez-vous que ce conseil de famille composé de trois amis de l'enfant, auxquels se joindraient très probablement le juge de paix eu égard à votre situation, vous conférerait la tutelle? J'admets que vous êtes tuteur, cela vous donne l'administration de la fortune de votre fille, mais les revenus? Je dois vous dire que là-dessus les auteurs ne sont pas d'accord, et que le plus grand nombre refusent même au père naturel la jouissance de ce revenu.

A mesure que Caffié parlait, la figure de Nicétas s'allongeait.

—Mais alors, s'écria-t-il, le père qui reconnaît son enfant n'a donc aucuns droits sur lui?

—Si, il a le droit de garde, d'éducation, de correction, c'est-à-dire que l'enfant lui est remis pour qu'il le dirige comme il veut. De plus, il a le droit de rechercher la maternité au nom de son enfant, et si la mère est dans une situation où cette recherche doit la déshonorer, si elle est riche, il y a là matière à organiser un chantage au salé....

—Au salé?

—C'est un mot d'argot qui, dans l'espèce, signifie un enfant. Ce chantage peut être très fructueux, et même beaucoup plus que ne le seraient et l'administration et la jouissance de la fortune de l'enfant. Voilà pourquoi, en commençant, je vous demandais de dire ce que vous vouliez.

Nicétas éprouva un moment d'embarras; le regard froid de ce vieux bonhomme le troublait, il voyait trop loin.

Cependant, il fallait répondre.

—Ce que je voulais, c'était l'enfant, mais les difficultés que vous me montrez me rendent très perplexe. Je réfléchirai.

—Ah! ah! vous réfléchirez. Voulez-vous que je vous dise à quoi vous réfléchirez? aux moyens de vous passer de moi ou d'un autre. Eh bien, écoutez mon conseil: il n'y a pas de questions plus délicates que celles qui touchent aux enfants naturels, n'essayez pas de les aborder sans un bon guide, vous vous feriez rouler et vous vous casseriez le cou. Il vaut mieux partager avec un homme habile ce que celui-ci vous fait obtenir, que de n'avoir rien du tout.

—Et vos conditions?

—Nous partagerions.

—Je réfléchirai.

—Prenez votre temps, dit Caffié, en jetant un regard ironique sur la tenue de son futur client.

X

Partager!

Vraiment ce vieux crocodile en parlait à son aise.

La situation telle que Caffié venait de la présenter n'était pas du tout celle qu'il imaginait avant cette consultation. De la loi, il ne savait que ce qu'il en avait appris par expérience: ainsi il avait vu que les pères et mères jouissaient des revenus des héritages que faisaient leurs enfants et il savait même que cela s'appelait l'usufruit légal, ce qui dit tout,—établi par la loi; de même il avait vu aussi que les pères avaient toujours la tutelle de leurs enfants: tutelle légale, établie par la loi.

Avant tout, il devait se renseigner; le crocodile n'était pas un homme à qui l'on pouvait se fier, et il n'y avait rien que de vraisemblable à admettre qu'il eût cherché à l'effrayer: «Il n'y a pas de questions plus délicates que celles qui touchent aux enfants naturels, n'essayez pas de les aborder sans un bon guide, vous vous feriez rouler»; c'était peut-être vrai, mais ce qui l'était plus encore, c'était ce qui se cachait sous ces paroles: il voulait faire payer ses services, le bon guide, et pour cela il exagérait à l'avance les difficultés et les dangers du chemin.

Il eût eu quelques louis en poche qu'il se serait adressé à un avocat pour lui demander une consultation, mais comme les louis manquaient et aussi les pièces de cinq francs, il n'avait qu'à s'adresser à la loi elle-même. Justement il venait d'arriver place Louvois, la Bibliothèque était devant lui: rien de plus simple que d'entrer et de se faire donner un Code.

C'était la première fois qu'il en ouvrait un, mais cela ne l'embarrassait point: tous les livres ont une table, il n'avait qu'à chercher au mot «Enfant naturel», il trouverait là sûrement les indications qui lui étaient nécessaires.

Il ne trouva rien du tout, pas même le mot «Enfant naturel», il était bien question de la présentation des enfants à l'officier de l'état-civil, des enfants trouvés, des enfants de troupe, mais c'était tout.

Il resta un moment embarrassé. Où diable chercher dans cet énorme volume? Il réfléchit un moment en feuilletant cette table. Que voulait-il? Reconnaître sa fille. Le mot «Reconnaissance» le mettrait peut-être sur la voie: «Reconnaissance d'enfant, civ. 62-334.» Il était sauvé.

Mais ces petites phrases courtes précédées d'un numéro, rédigées en un style simple qui semble la clarté même, ne livrent pas leur secret à une première lecture, et, pour peu qu'on ait quelque intelligence, on sent vaguement qu'à côté de ce qu'elles disent il y a un tas de choses qu'il faut préalablement savoir pour s'y reconnaître.

Plus il lut et relut la section de la Reconnaissance des enfants naturels, qui se renferme cependant dans une dizaine d'articles, moins il la comprit.

Il alla au bureau des conservateurs, et aussi poliment qu'il put, il demanda qu'on lui indiquât les meilleurs livres de droit qui traitaient la question des enfants naturels.

—Voulez-vous Dalloz, Laurent, Demolombe, Bonnier, Demante, Toullier, Aubry et Rau? répondit le conservateur, habitué à ne s'étonner d'aucune demande du public, même des plus hétéroclites, voulez-vous....

—Je voudrais celui que vous me conseillerez vous-même.

—Je ne suis pas jurisconsulte, répondit le conservateur qui était vaudevilliste.

—Ni moi non plus.

—Vous étudiez peut-être pour le devenir?

—Pas précisément.

—Je vais vous faire donner Demolombe.

Si le Code avait été obscur pour Nicétas, parce qu'il n'en disait pas assez, Demolombe le fut parce qu'il en disait trop; sèche la loi; diffus, confus le commentaire.

Ce n'était pas sa première exaspération contre cette loi barbare qui l'avait fait le misérable qu'il était, elle l'avait écrasé de tout son poids, paralysé, anéanti; les autres en avaient tiré contre lui tout le parti qu'ils voulaient; et voilà que quand, à son tour, il voulait en tirer parti contre les autres, elle restait muette.

Il en était encore à compulser son traité de la Paternité et de la filiation, quand la Bibliothèque ferma, et il se trouvait plus embarrassé, plus perplexe qu'en entrant.

Cependant, de tout ce qu'il avait lu se dégageait un fait certain, résultant d'un article de cette odieuse loi, c'est que pour l'enfant dont on recherchait la maternité, on devait prouver qu'il était identiquement le même que celui dont la mère était accouchée, et qu'on n'était reçu à faire cette preuve par témoins que lorsqu'on avait déjà un commencement de preuve par écrit.

N'avait-il pas eu une habileté diabolique, ce vieux comte de Chambrais, d'enlever sa nièce dans un pays étranger où il était presque impossible de la suivre?

S'il parvenait jamais à découvrir l'endroit où elle était accouchée, il semblait que c'était à Crèvecoeur qu'il devait tout d'abord le chercher; il irait donc à Crèvecoeur, si faibles que lui parussent les chances d'obtenir un résultat, et comme l'argent qu'il avait en poche ne lui permettait pas de prendre le chemin de fer, il irait à pied; la forêt de Crécy dans la Brie, cela ne devait pas être très loin de Paris.

Au temps où il habitait la rue de Savoie, il passait souvent, lorsqu'il revenait de la rive droite chez lui, sur le quai Voltaire, et à une boutique de ce quai, il avait vu des cartes étalées, qu'il s'était plus d'une fois amusé à regarder. Peut-être le hasard ferait-il, un bienheureux hasard qui ne l'avait jamais gâté, qu'il y aurait une carte en montre sur laquelle il pourrait tracer son itinéraire.

Il alla donc quai Voltaire, en sortant de la Bibliothèque.

Mais le hasard sur lequel il avait compté ne lui fut pas favorable; à la vérité, une grande carte de France était accrochée à la devanture de la boutique, mais si haut qu'il lui était impossible de lire le nom des pays au-dessus de la Loire. C'était bien là sa chance habituelle.

Cependant il ne se fâcha pas; mais entrant dans le magasin il demanda, comme s'il voulait les acheter, les cartes de l'état-major qui comprenaient la Brie, et les étalant les unes à côté des autres, sur une table, d'un coup d'oeil rapide il trouva son chemin à partir de Paris; puis le format du collage sur toile ne lui convenant pas pour entrer dans ses poches, il remercia et sortit.

Il était fixé: il quittait Paris par la barrière du Trône, traversait le bois de Vincennes, Joinville, Champigny, la Queue-en-Brie, Tournan, et il arrivait à Crèvecoeur, situé à l'entrée de la forêt de Crécy; en tout, cinquante kilomètres environ.

Mais ce n'était point une distance pour l'effrayer: il en avait parcouru de plus longues sans chemins tracés quand il était officier au Pérou, ou gardien de troupeaux au Texas: la vie d'aventurier a au moins cela de bon qu'elle donne de l'initiative à l'esprit et du courage aux jambes; ce n'était point quand il raclait du violon aux Conservatoires de Vienne et de Paris qu'il aurait envisagé d'un oeil calme cent kilomètres à faire à pied et deux ou trois nuits à coucher à la belle étoile.

Le lendemain matin, à deux heures, il quittait les hauteurs de Montmartre encore noires et descendait dans Paris; quand il arriva au Château-d'Eau, une lueur blanche éclairait le ciel au bout du boulevard Voltaire; à la barrière du Trône, il faisait jour; et sur le cours de Vincennes, il croisait les voitures des paysannes qui, en une longue file, s'en allaient à la halle, laissant derrière elles une bonne odeur de fraises. A Champigny, il acheta une livre de pain, et au haut de la côte, assis dans l'herbe, à l'ombre d'un petit bois, il déjeuna en regardant le panorama de Paris, qui, au delà de la verdure du bois de Vincennes, se perdait dans la brume et la fumée.

—Oui, le terrain était bon, et s'il l'exploitait adroitement, il en tirerait quelque chose, la moisson ne se ferait pas attendre.

Il se remit en route, et sans se presser, mais d'un bon pas régulier, il traversa les plaines monotones de la Brie. A cinq heures du soir, il arrivait à la Houssaye, et peu de temps après il apercevait un tout petit village qui se détachait sur la masse sombre d'une forêt: c'était Crèvecoeur.

Alors il s'arrêta; avec une branche cassée et une poignée d'herbe, il fit la toilette de son pantalon et de ses souliers couverts d'une épaisse couche de poussière blanche, de façon à ce qu'on ne pût pas le prendre pour un pauvre diable qui arrive à pied de Paris; de la station voisine, c'était admissible, mais de Paris il n'eût trouvé crédit nulle part.

Quand il entra dans le village, son peu d'importance lui donna bon espoir; il n'était pas possible que dans un pays composé seulement de quelques maisons, où tout le monde devait être amis ou ennemis, on n'eût pas gardé le souvenir non seulement de Dagomer et de sa famille, mais encore de ce qui les touchait.

En route, il avait bâti son plan, qui était très simple: il recherchait des renseignements sur une petite fille mise en nourrice chez Dagomer dix ou onze ans auparavant; cette petite fille venait de faire un gros héritage, et l'on paierait une forte prime à celui qui procurerait ces renseignements... aussitôt qu'ils auraient été reconnus bons.

Ce fut ce qu'il expliqua au secrétaire de la mairie, un vieil instituteur en retraite qui, n'ayant jamais quitté Crèvecoeur, devait se rappeler Dagomer.

—S'il se rappelait Dagomer? Bien sûr qu'il se le rappelait. Un brave garçon. Peut-être un peu dur aux braconniers, mais il était payé pour ça; et puis les braconniers n'étaient vraiment pas raisonnables non plus; jamais satisfaits. Seulement, quant à se rappeler un nourrisson qu'on aurait mis chez les Dagomer, c'était impossible, par cette raison que les Dagomer n'avaient jamais eu de nourrisson.

—Pourtant ils étaient arrivés à Chambrais avec une petite fille âgée maintenant de plus de onze ans, et comme ils avaient quitté Crèvecoeur depuis dix ans, à l'époque de leur départ cette enfant avait plus d'un an.

Tout fut inutile: insistance, raisonnements; le vieil instituteur ne pouvait pas se rappeler ce nourrisson puisque les Dagomer n'en avaient jamais eu: tout Crèvecoeur le dirait comme lui.

Alors il fallut bien que Nicétas admit ce qui lui était venu plus d'une fois à l'esprit, sans qu'il voulût l'accepter: née à l'étranger, Claude avait été ramenée en France au moment même où Dagomer était venu habiter Chambrais, et personne, à l'exception de Ghislaine, ne devait connaître le lieu de naissance de l'enfant.

La déception fut rude; mais il n'était point dans son caractère de s'abandonner; il fallait réfléchir. En venant, il avait vu une prairie où l'on mettait du foin en meules; il serait bien là pour passer la nuit en se faisant un lit dans le foin chaud quand les paysans auraient quitté les champs.

Il y dormit en effet d'un bon sommeil jusqu'au lendemain matin, et au soleil levant, il reprit le chemin de Paris.

Ce n'était pas lui qui le voulait, c'était la fatalité: puisqu'il ne lui restait que ce moyen, il fallait bien qu'il le subît: tant pis pour Ghislaine s'il le lui faisait au salé, comme disait Caffié.

Il était las en montant à dix heures du soir les six étages de son ami d'Anthan, cependant il n'attendit pas au lendemain pour la lettre qu'il avait préparée:

«Madame,

«Je rentre en France et trouve ma fille, qui est aussi la vôtre, installée chez un garde, au lieu d'occuper auprès de sa mère, la place à laquelle elle a droit. Je ne puis tolérer cela et mon devoir est de prendre sa défense. Je vous attendrai après-demain, à trois heures, aux abords de la Mare aux Joncs. S'il vous était impossible de vous y trouver, je me présenterais au château.

«NICÉTAS»

Il redescendit l'escalier dont les marches étaient terriblement dures pour ses genoux, et jeta sa lettre dans la boîte d'un débit de tabac.

FIN DE LA TROISIÈME PARTIE

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