LIVRE V (continued 2)
Reading edition
De nos jours quand Abd-el-Kader a ressuscité pour quelques années un empire de nomades dans l’Oranie, il a été conduit de suite à installer une de ses deux capitales à Tiaret (l’autre étant à Mascara, centre de sa tribu natale).
Sur la transversale de la Mina ce sont les hauts de la rivière qui ont à travers l’histoire le monopole des capitales impériales. Mostaganem est une très vieille ville, mentionnée par El-Bekri, mais elle n’a jamais eu de grandes destinées. Entre Tiaret et la mer on retrouve bien la route des invasions et du commerce jalonnée par des souvenirs historiques et des ruines. Sur la rivière même, dans la région de Prévost-Paradol, à Souamat[189], dans une situation très forte, les archéologues signalent une grande ville dont ils ignorent le nom, mais qui est romaine de très basse époque (une inscription est du Ve siècle). Peut-elle avoir un rapport avec les Djedar. Il semble que ce soit, de toute la feuille 33, les ruines antiques de beaucoup les plus importantes (fig. 28).
Les historiens et les géographes arabes nous ont laissé des noms de ville, dont l’emplacement exact n’est pas identifié. El-Batha, Chelif des Beni-Ouatil, qui furent approximativement les ancêtres du Relizane actuel : El-Ghozza qu’el-Bekri appelle le Sahel (le littoral) de Tiaret, et qui semble avoir des rapports géographiques avec la jolie petite ville actuelle de Mazouna. A lire Ibn-Khaldoun il semble que le point important, dominant la route entre Tiaret et la mer, ait été le plateau de Mindas (aujourd’hui Mendez[190]) sur les crêtes qui dominent la Mina à l’est. A coup sûr le grand chemin historique passe par là, et on s’est, à maintes reprises, disputé Mindas les armes à la main.