XIX
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Les châsses descendues, une grande partie des assistants quitte l’église noire, regagne le dehors éblouissant.
A mesure que, par les étroites portes latérales, la foule dégorge, une foule nouvelle, qui avance difficilement, faisant deux pas tous les quarts d’heure, se presse sous le grand portail, toute chaude de soleil, en sueur, dans un nuage de poussière lumineuse.
Bien des jeunes gens sont là, pour la joie d’être serrés, par la poussée de la foule, contre les belles filles, leurs bien-aimées, dont ils sentent, tout contre eux, le corps sinueux, et qui, là, ne peuvent leur échapper. Que de mains, de tailles pressées, sans que les mères puissent rien voir!
Et tout bas:
—Je t’aime, Lionnette.
—Finis, François!
—Laisse-moi, Tiennet!...
Ainsi, à côté des infirmes, des incurables, qui n’éprouvent rien des bonnes choses de la vie, l’amour effronté joue et rit, se cherche et se sent. L’encens de l’église ne sert qu’à exciter son désir, et plus d’un offre à sa bonne amie un chapelet dont il a, sous ses yeux, baisé ardemment la croix de buis, afin qu’elle y retrouve ce baiser sous ses lèvres.
Et, tout le jour, de nouveaux pèlerins, de nouveaux malades, entrent dans l’église. Beaucoup y passeront la nuit, veillant, avec les cierges, à genoux ou prosternés devant les châsses; plus d’un même, chacun à son tour, couché dessus, et sur des coussins apportés exprès.
Pour l’heure (c’est la première journée), on n’entend plus, dans les rues de la ville, que des conversations sur les taureaux et les ferrades.
—Allez-vous aux courses?
—Oui.
—Leprince court-il? C’est le meilleur cheval de toutes les manades!
—Il ne court pas, non; Renaud, qui le ménage à l’ordinaire, m’a dit qu’il l’a trop fatigué.
—Ah! tant pis!
—Et les taureaux? En aurons-nous d’un peu méchants?
—Il y a le Sirous, le Dogue et Mâchicoulis. Je les ai triés moi-même avec Bernard et Renaud. Ils nous ont donné bien du mal! Ils refusaient de quitter le troupeau. A peine triés, ils y retournaient. Mais nous leur avons lâché dans les jarrets Martin et Commetoi, deux chiens de taureaux qui n’ont pas leurs pareils; et Mâchicoulis lui-même a fini par obéir!
—Martin et Commetoi? En voilà des noms pour un chien!
—C’est pour rire. Quand on demande: «Comment s’appelle ton chien?» Le maître répond: «Commetoi!» L’autre se fâche, et l’on rit!
—Et le pur-sang espagnol, avec ses cornes contournées en lyre, le verra-t-on?
—Angel Pastor? Il est malade. J’aime bien mieux nos taureaux à cornes droites. L’essentiel est que deux cornes soient assez écartées pour que le corps d’un homme puisse passer entre elles!
—Et des vaquettes, y en a-t-il?
—Une méchante, la Serpentine.
—Et des bioulets?
—Des taureaux jeunes? Renaud en a gardé six, expressément pour donner aux étrangers le spectacle d’une ferrade.
—Et quand aura-t-elle lieu, la ferrade?
—Dans un moment. Allons-y.
La bohémienne assistait à la ferrade.
Le cirque était contre l’église, à l’extrémité opposée au portail.
L’enceinte polygonale, à côtés inégaux, était formée, d’un côté, par le haut mur de l’église; d’un autre, par une maison isolée, à laquelle s’adossait une estrade à gradins, grossement charpentée; d’un autre côté encore, par trois ou quatre petites maisons, dont les fenêtres encadraient chacune plus de quinze visages de filles et de garçons, entassés et tout riants. Au bas d’une de ces maisons, un café ouvrait sur le cirque sa porte vitrée, barricadée au moyen de quelques tables et quelques chaises renversées. De chaque côté de cette porte sont peintes, en noir violent, sur le mur très blanc, deux silhouettes de taureaux bien encornés, bien camarguais, c’est-à-dire à cornes bien droites.
Tous les côtés de l’enceinte, qui n’étaient pas formés par des murs de pierre, étaient faits de charrettes dételées, engoncées les unes dans les autres par leurs brancards fortement assujettis.
A l’angle du mur de l’église, il y avait trois gros bracelets de fer, fixes, superposés, et dans lesquels entraient trois barres de bois, étagées et parallèles, glissant à volonté.
Cette barrière devait s’ouvrir devant les jeunes taureaux qui, l’un après l’autre, une fois marqués, sont lâchés hors de l’arène et regagnent seuls le désert. En dehors de cette barrière, un système de barricades leur fermait les issues de la ville, et,—les forçant à passer derrière ces quelques maisons dont la façade donnait sur le cirque,—les conduisait forcément au bord même de la libre plaine, en moins de cent pas.
Zinzara, debout sur une charrette, assistait donc aux jeux du cirque. Elle en suivait d’un œil impassible toutes les péripéties, qu’elles fussent grotesques ou héroïques.
Ces duels entre la bête et l’homme prennent en effet laideur ou beauté selon le caractère des adversaires. Il arrive que l’homme attaque lâchement, ou que la bête, soit étonnement, soit fatigue, recule et cherche l’étable. Les belles luttes sont même rares.
Tantôt une pierre aiguë est lancée de loin par un ennemi déloyal... L’animal surpris l’a reçue en plein mufle; le sang lui coule des naseaux, en longs filets, jusqu’à terre.... Il regarde devant lui, avec ses grands yeux encore pleins de mirage, et ne bouge, comme attristé et méprisant.
Tantôt, un gars malin imagine de venir lui jeter, de très près, dans les yeux, du sable à pleines mains. Un autre, plus malin encore, le couvre d’ordures ramassées au coin d’une borne! Mais voici que le premier, atteint par ces immondices, en attrape une poignée, et les deux héros luttent à coup de fumier, de bouse ramassée fumante à terre, sous la queue même du taureau, aux applaudissements et aux rires de tout un peuple, jusqu’à ce que brusquement les deux champions, salis et puants, soient séparés par le taureau, qui s’émeut enfin et les charge.
—Par ici! par ici, Livette!
Livette arrive. On lui fait une place sur les gradins de l’estrade. Ses petites amies l’appellent. On se serre volontiers pour elle.
Une écurie qui est là, à côté du café, a été transformée en toril. Juste au-dessus de la porte de cette écurie, la fenêtre du grenier à foin s’ouvre au ras du plancher. Deux gardians encadrés dans cette fenêtre, jambes pendantes au dehors, de temps en temps se lèvent, et on les voit là-haut, qui, par les trous à foin ouverts dans le plancher, au-dessus des crèches, piquent le dondaïre, le bœuf à sonnailles, conducteur aimé du troupeau. Le dondaïre sort, et vient chercher le taureau fatigué qu’il ramène à l’étable. Un homme adroit, chaque fois qu’une bête nouvelle quitte le toril ou qu’une bête fatiguée y rentre, ferme lestement la porte.
Toutes ces choses, peu nouvelles sans doute pour la bohémienne, qui devait d’ailleurs connaître les courses tragiques de Madrid et de Séville, la laissaient indifférente. Son œil ne s’allumait pas; il regardait, morne, vague, comme celui des génisses.
Les «amateurs» jouèrent avec quelques taureaux. Ils n’étaient pas méchants. On en prit un par la queue. Une farandole entière s’y attacha... bientôt dispersée. La course jusqu’ici n’était pas belle, mais elle était amusante.
Derrière la porte vitrée du café, ouverte sur le cirque même, quelques buveurs vidaient bouteille et fumaient, tout en jouissant du spectacle. La porte était protégée par un rempart de tables renversées, leurs quatre jambes en l’air passées au travers d’un enchevêtrement de chaises dépaillées.
Tout à coup, le taureau, bousculant tables et chaises, mit en fuite les buveurs: il avait passé sa lourde tête au travers d’un carreau de vitre.... Le café retentit de joyeux cris d’alarme. Les charrettes du cirque furent secouées d’un piétinement de joie; les bordages en furent décloués par des mains en délire; les gens qui se trouvaient aux fenêtres des maisons basses agitèrent les volets à grand fracas de gaieté. A voir rire les groupes entassés sur les toitures on put craindre un écroulement. Ainsi fut applaudi le taureau folâtre. La bohémienne seule ne riait pas.
Un grand coffre à avoine était là, exprès peut-être, dans un coin du cirque. Un très vieil homme, demeuré farceur, armé d’un vieux parapluie rouge, souleva le couvercle, entra dans le coffre, ouvrit son parapluie d’un rouge éclatant. Le taureau se précipita.... Le vieillard laissa retomber le couvercle. Parapluie et coffre se refermèrent en même temps sur la tête chauve qui riait. L’hilarité du public fut portée à son comble. La bohémienne ne parut pas amusée par la facétie du vieillard.... Elle ne rit pas non plus quand on planta au milieu du cirque un mannequin que le taureau emporta sur ses cornes et lança à toute volée au milieu des spectateurs; et elle ne sourit même pas quand, une fenêtre du rez-de-chaussée s’étant ouverte, on vit, derrière les barreaux de fer, un tout petit enfant sur les bras de sa mère agacer l’animal en fureur. A travers la grille, il tendait en riant son joujou, un petit moulin de carton, dont l’aile, en papier rose et bleu, tournait au souffle du monstre.
Puis vint un épisode tragique. Un homme, «un amateur», atteint par les cornes aiguës; la cuisse percée de part en part; le premier mouvement de fuite lâche des autres lutteurs; le retour des vaillants qui vinrent distraire le taureau, l’attirer contre eux, pendant que l’homme était emporté chez lui, accompagné des cris aigus de sa femme et de sa fille.
Enfin, cela devenait sérieux. A ce moment, on annonçait la ferrade.... Et tout de suite après aurait lieu le jeu des cocardes, qui consiste à arracher une cocarde fixée par une ficelle entre les deux cornes du taureau. A la main ou avec un crochet, le coureur casse la ficelle, arrache la cocarde.... Crac, un tour sur lui-même, et le vainqueur a gagné l’écharpe!
La ferrade est un travail, tourné en jeu, qui consiste à marquer au fer rouge les bioulets au chiffre du maître.
Un jeune taureau ayant donc été lâché dans l’arène, Renaud marcha à lui et, comme la bête s’élançait, il l’évita adroitement en pivotant sur lui-même. Le taureau s’étant alors arrêté court, Renaud le saisit aux cornes.
Par ses deux poings, serrés comme des nœuds d’acier, l’homme, attaché à la bête, fut un moment traîné tout debout sur l’arène que ses semelles fortes égratignaient, creusaient en rubans. On battit des mains. Le taureau, tête basse, devint immobile. Renaud, les deux jambes écartées, un peu infléchies, les deux pieds rivés en terre, portait tout le poids de son effort à gauche. On voyait, sous la chemise du gardian, collée à sa peau par la sueur, tous les nœuds de son torse et de ses bras. La bête, de toute sa lourde force, tentait de se rejeter en sens contraire. Renaud brusquement lui céda, et le taureau, perdant l’appui de la résistance de l’homme, tomba sous un effort brusquement inverse. Voici que, haletant, il gisait, collé à terre, sur le flanc, de tout son long.
L’homme, qui n’avait pas lâché prise, lui clouait la tête contre le sol.
—Bravo, le Roi! bravo, le Roi! criait la foule.
Dans un brasier, Bernard prenait le fer rouge, l’apportait à Renaud. Et lui, alors, lâchant une corne, pesant du genou sur l’encolure, saisissait le fer rouge de sa main droite, et l’appuyait sur l’épaule de la bête. Les poils, la chair fumaient. Renaud se relevait bien vite et le taureau, brusquement debout, se secouait tout entier, fouettait son flanc de sa queue, mugissait de colère, creusait la terre du pied, puis, au milieu des cris, enfilait la barrière ouverte à ce moment.... On le voyait, un peu après, fuir au grand galop, bien loin, en plein désert. Il regagnait la manade, qu’ils savent bien retrouver tout seuls, fût-elle de l’autre côté du Rhône, souvent traversé à la nage.
Six taureaux tour à tour furent ainsi renversés par Renaud.
Ce jeu l’animait, il s’enivrait de sa force. Excité encore par l’applaudissement d’un peuple, il palpitait de tout son être. Il suait à grosses gouttes et, de temps en temps, du dos de sa main essuyait son front.
Une bande de soleil coupait, sur un des bords, l’arène où le mur de la haute église jetait toute sa grande ombre. Renaud y courait sans chapeau, en bras de chemise, sa taïole rouge très serrée, secouant les courtes mèches tortillées de ses cheveux drus, bien noirs.
Les filles applaudissaient, je vous jure, plus fort que les garçons, un peu jaloux. L’œil de Zinzara, dont la charrette se trouvait dans la raie de soleil, s’était avivé enfin.—Et Livette, toute rouge, se sentait fière de son Roi.
Quand le sixième taureau tombé fut sous lui, Renaud fit un signe à Bernard. Bernard accourut, s’agenouilla à son côté et saisit, à sa place, le taureau aux cornes. Un autre gardian vint aider Bernard à maintenir la bête, et Renaud se leva.
Il traversa l’arène et, étant arrivé devant Livette, il l’appela. Tout le monde comprit et applaudit.
Elle s’avança au bord de l’estrade et, légère, mit le pied sur la forte traverse qui servait d’appui aux spectateurs du premier rang; et de là, s’élançant avec confiance, elle tomba dans les bras de Renaud qui, l’ayant saisie à la taille, la posa à terre comme il eût fait d’une toute petite enfant. Il la prit par la main, et la conduisit vers le taureau.
Si Renaud, à ce moment, eût regardé Zinzara, il eût surpris dans son regard l’éclair qu’elle cachait de son mieux sous ses paupières mi-fermées. Le sourire de ses lèvres moqueuses s’était effacé.
Mais Livette et Renaud, les beaux promis, étaient tout à la fête, rien qu’à eux-mêmes, à ces fiançailles étranges où tout leur peuple assistait, et telles que des princes ne pourraient se donner les pareilles, car elles veulent du fiancé force et adresse rares. C’était ici, vraiment, le triomphe d’un roi mâle.
—Bravo, le Roi! Bravo, la Reine!
En passant près du brasier, au milieu du cirque, il se baissa vivement, saisit, de sa main libre,—sans s’arrêter et sans quitter la main de Livette,—le fer rougi, qu’il lui présenta dès qu’ils furent arrivés près du taureau. Elle le prit et, s’étant inclinée, marqua le taureau à l’épaule; et quand, sous le fer qu’elle tenait de son petit bras ferme, on vit fumer la chair, quand le taureau se mit à faire frissonner sa peau, de colère,—l’enthousiasme du peuple éclata. Les chapeaux, les mains, les écharpes s’agitaient:
—Bravo, le Roi! Bravo, la Reine!
Et Renaud, envié de tous, reconduisit la jolie fille à sa place, pendant que le taureau, lâché, s’élançait hors du cirque à son tour et gagnait la plaine. Non, Zinzara ne riait plus.
Maintenant allait avoir lieu le jeu des cocardes.
Les deux ou trois premières furent assez facilement enlevées, une même au front d’Angel Pastor, le taureau espagnol,—par des jeunes gens des Saintes, sans que Renaud songeât à s’en mêler.
Enfin, la Serpentine, une petite vache nerveuse, fut lâchée dans l’arène. Tout le monde comprit tout de suite qu’elle était méchante, et qu’elle allait se défendre.
Plusieurs s’essayèrent contre elle, mais, au moment où l’on étendait la main vers la cocarde, la Serpentine se retournait d’un mouvement si prompt, si souple pour une taure, si inattendu, qu’on lâchait pied. Ah! la mâtine! Zinzara se prit à s’intéresser au jeu. Renaud descendit dans le cirque.
—Le Roi! le Roi! vive le Roi! cria la foule.
Et Renaud fit des prodiges.
A trois reprises, il mit son pied sur le front baissé de la Serpentine, et se fit lancer dans l’espace pour retomber sur ses jambes élastiques. Et au moment où, pour la troisième fois, il retombait à terre, il se retourna vif comme un éclair, courut droit à la vache, lui arracha la cocarde,—tout en évitant le coup de corne qu’elle lui détacha, furieuse,—et il s’éloignait tranquille... quand le souple animal revint contre lui à la charge.
Renaud prit sa course, sans choisir sa direction, poursuivi de près par la bête, et, quand il eut bondi au hasard sur la charrette la plus voisine, il se trouva près de la bohémienne qu’il avait, d’un mouvement nécessaire, saisie par la taille.
La taure déjà s’était retournée contre d’autres joûteurs, et très heureusement, car la bohémienne, debout au bord de sa charrette, appuyée à peine de la hanche contre le bordage, perdit l’équilibre et fit, de force, le saut dans l’arène, avec Renaud.
Livette là-bas était pâle.
La vaquette revenait à fond de train du côté de Renaud et de Zinzara qui, gênée dans les plis de ses oripeaux, se crut perdue.—Insolemment, elle fit face au péril, trop fière pour fuir, du moins sans utilité. Mais déjà Renaud avait passé devant elle pour la protéger, et, pris d’on ne sait quelle folle idée,—bravade de dompteur, peut-être d’amoureux,—au lieu d’entrer en lutte avec la taure, de l’empoigner aux cornes ou aux jambes, il s’arrêta, et sans cesser de regarder la bête bien en face, il mit rapidement un genou en terre, s’assit sur son talon, croisa les bras et, le buste rejeté en arrière, il la défia. Comme les «coureurs» expérimentés, il comptait sur la surprise de la bête qui en effet s’arrêta court, pour juger avec méfiance; et la bohémienne étant remontée, les lèvres serrées, à sa place, sur la charrette, put voir encore son protecteur dans cette attitude de singulière audace. Tout le monde, comme on pense, criait «Vive Renaud!» On ne s’en fatiguait pas.
Quand il se releva, chargé par la Serpentine, il n’eut que le temps de regagner son refuge auprès de la tzigane; et la bête en rage vint attaquer, juste au-dessous de leurs pieds, le plancher de leur charrette, d’un si furieux coup de sa tête fortement armée, qu’elle y demeura un moment clouée par ses deux cornes, dont Renaud dut repousser la pointe à grands coups du talon de sa grosse botte ferrée.
Cette fois la bohémienne avait souri, et, légèrement inclinée vers l’oreille du gardian, elle chuchota deux paroles qui firent sourire à son tour le beau dompteur.
Livette,—qui cependant était bien loin de là, à l’autre bout du cirque, mais presque en face d’eux, et qui les voyait en pleine lumière,—n’avait pas perdu un seul de leurs gestes, pas un seul de leurs regards.
Ce que la jalousie ne voit pas, elle le devine, et cela n’est pas surprenant, car ce qui n’est pas, elle le voit.