CHAPITRE XXVI. Le tombeau des amans.
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Je connoissois le tombeau des amans, comme si j'eusse demeuré vingt ans à Lyon.—Je savois qu'il falloit tourner à main droite en sortant de la porte qui conduit au faubourg de Vèse.—J'envoyai François au bateau, afin de pouvoir rendre l'hommage que j'avois si long-temps différé sans témoin de ma foiblesse.—J'étois transporté de joie pendant tout le chemin. Quand j'aperçus la porte qui me déroboit la vue du tombeau, je sentis mon cœur embrâsé.
«Tendres et fidèles esprits, m'écriai-je, en parlant à Paulin et à Pauline,—long-temps,—trop long-temps j'ai tardé à verser cette larme sur votre tombeau.—Je viens… je viens…»
Quand je fus venu, je ne trouvai point de tombeau sur lequel je pusse verser de larmes.
Que n'aurois-je pas donné pour que mon oncle Tobie eût pu me prêter en ce moment son lilaburello?