CHAPITRE LXXXIV. Vous l'allez voir.
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«Je vais vous le montrer, madame, dit mon oncle Tobie.»—
Mistriss Wadman rougit,—regarda vers la porte,—pâlit,—rougit encore légérement,—puis reprit son teint naturel, et finit par rougir plus fort que jamais.—Ce que je traduis ainsi pour l'amour du lecteur:
Bon Dieu, je n'y regarderai pas! Que diroit le monde, si j'y regardois! Je m'évanouirai si j'y regarde. Je voudrois pouvoir y regarder; Il ne sauroit y avoir de péché à y regarder. —J'y regarderai.—
Tandis que l'imagination de Mistriss Wadman travailloit ainsi, mon oncle Tobie s'étoit levé du sopha, et avoit été ouvrir la porte à l'autre bout de la salle, pour donner ses ordres à Trim dans le passage.—
«* * * * * * * * * * * * * * * *—Je crois, dit mon oncle Tobie, qu'elle est dans le grenier.—Je l'y ai vue encore ce matin, répondit Trim.—Eh! bien, Trim, cours-y promptement, dit mon oncle Tobie, et rapporte-la moi dans la salle.—Bon Dieu, dit le caporal!»
Le caporal étoit loin d'approuver un tel ordre, et ne le remplit pas moins avec joie.—Il n'étoit pas maître de son approbation, il l'étoit de son obéissance.—Il mit son bonnet sur sa tête, et partit aussi vîte que son genou put le permettre; mon oncle Tobie rentra dans la salle, et fut se rasseoir sur le sopha.
«Vous mettrez le doigt dessus, dit mon oncle Tobie.—Sainte Vierge, je n'y toucherai pas, dit en elle-même Mistriss Wadman!»
Ceci demande une nouvelle traduction; et nous montre à combien d'erreurs les mots nous induisent. Il faut toujours remonter à leur source pour les entendre.
Or, pour éclaircir le brouillard qui règne sur les trois dernières pages, j'ai besoin d'être moi-même aussi clair qu'il me sera possible.—
Frottez-vous le front par trois fois, mes bons amis;—toussez,—crachez,—mouchez-vous;—bon!—éternuez, mes enfans;—à merveille, Dieu vous bénisse!
Maintenant, aidez-moi si vous le pouvez.