CHAPITRE XLII. Diatribe contre l'Amour.
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C'est ce qui montre, (que la robe et l'église en disent tout ce qu'elles voudront;—qu'elles en disent;… car, quant à penser, tout ce qui pense, pense à-peu-près de même sur cet article et sur bien d'autres)—c'est ce qui montre, dis-je, que l'amour est certainement, (au moins alphabéticalement parlant) l'affaire de la vie la plus
A gitante, la plus B izarre, la plus C onfuse, la plus D iabolique;
Et de toutes les passions humaines, la passion la plus
E xtravagante, la plus F antasque, la plus G rossière, la plus H onteuse, la plus I nconséquente (le K manque), et la plus L unatique;—
Et en même-temps la chose la plus
M isérable, la plus N iaise, la plus O iseuse, la plus P uérile, la plus Q uinteuse, la plus S urannée, et la plus R idicule;
Quoique dans la règle l'R eût dû marcher avant l'S.—
Enfin c'est une chose telle, que mon père, à la fin d'une longue dissertation sur ce sujet, disoit un jour à mon oncle Tobie: «Vous ne sauriez jamais, frère Tobie, combiner deux idées sur cette matière sans faire un hypallage.—Eh! bon Dieu, qu'est-ce qu'un hypallage, s'écria mon oncle Tobie?—
C'est mettre la charrue devant les bœufs, dit mon père.—
Et que peuvent-ils faire dans cette posture, s'écria mon oncle Tobie?
Ou bien aller en avant, dit mon père, ou bien se tenir en repos.
—Or je vous ai déjà dit que la veuve Wadman ne vouloit faire ni l'un ni l'autre.—
—Elle se tint cependant harnachée et caparaçonnée de tout point, pour guetter une occasion favorable.