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Le roman de la rose - Tome III

JEAN DE MEUNG (continued 6)

Reading edition

Vers 14898-15060.

Ad metam properate simul; tunc plena voluptas, Cum pariter victi femina virque jacent. (Ovide, De Arte amandi, lib. II, carm. 727.)

Vers 14907-15069.

Tu quoque cui Veneris sensum natura negavit, Dulcia mendaci gaudia finge sono. Infelix cui torpet hebes locus ille puellæ! Quo pariter debent femina virque frui. Tantùm, cùm finges, ne sis manifesta caveto. (De Arte amandi, lib. III, carm. 797.)

Vers 15000-15165. Charroie. C'est la danse des sorciers au sabat: on appeloit ainsi le chariot du diable, qu'on croyoit entendre passer pendant la nuit en l'air avec un grand bruit; on le prenoit aussi pour le chariot du roi Artus, qu'on regarde comme un grand magicien, à cause de sa sœur, la fée Morgain.

Charroie doit s'entendre ici pour tout ce qui est appelé charmes et enchantements. Charroieresse, qui se lit au vers 9666, se prend pour enchanteresse, sorcière, magicienne. (Lantin de Damerey.)

Vers 15001-15167. Balenus. C'est le nom d'un devin: ce pourrait bien être Helenus, fils de Priam et d'Hécube, qui eut en partage le don de prévoir l'avenir. Presque tous les noms anciens sont défigurés dans les manuscrits.

Virgile fait mention de cet Helenus au livre III de l'Ænéide. (Lantin de Damerey.)

Vers 15083.

Li autres tous amis clamoie....

Li autres tous étant régime, il devrait y avoir les. En effet, que la déclinaison fût alors en pleine dissolution, qu'on mît l's un peu à tort et à travers, l'article n'en devait pas moins s'accorder avec le nom. Le pluriel sujet eût dû être: Li autre tuit; le pluriel régime: les autres tous. Que le poète adoptât l'une ou l'autre forme, selon sa fantaisie, cela pouvait être; mais elles ne devaient point se confondre dans le même membre de phrase.

Vers 15108-15277.

Que de pex ne m'amonestast.

M. Francisque Michel traduit par pieu, bâton. Assurément il n'a pas lu la phrase. Cette traduction serait absurde ici. Le poète dit: «Tant d'avanies m'eût il fait, il fallait qu'il implorât la paix.» M. Fr. Michel s'est laissé tromper par l'apparence: pex et pez figurant à deux vers de distance, il a pu croire que c'étaient deux mots différents.

Vers 15281. Ce vers est faux; il faudrait défaillirent.

Vers 15296-15468. As gans. M. Francisque Michel traduit: aux gens. C'est faute de réflexion. En effet, comment expliquer l'exclamation de l'Amant: as gans! Elle serait plus que ridicule.

As gans peut se traduire, selon Lantin de Damerey, par: à propos. C'est la version que nous avons adoptée. Toutefois, à propos ne traduit pas exactement la pensée de l'auteur. En effet, gans signifie la récompense ou la gratification qu'on donnait à un serviteur quand il apportait un présent ou une bonne nouvelle: Je vous doi vos gans, dit le roi Perceforest au valet qui lui amène un destrier de la part de sa maîtresse. Venir as gans veut ici proprement dire: venir réclamer la récompense promise. Aussi l'Amant répond par un feu roulant de promesses.

Vers 15401-15578. Balance voulait dire à la fois balance et incertitude, hasard, danger, situation désespérée.

Vers 15535-15717. Damoisiaus, damoisel: seigneur. Dans les Chroniques de France, de Philippe Mouskes, poëte cité par Pasquier, saint Louis est surnommé Damoisel de Flandres. Quelquefois damoisel désignoit un homme galant, qui savoit faire sa cour aux dames.

C'étoit aussi le nom du gentilhomme qui n'étoit pas encore chevalier. Ce terme étoit exprimé par domicellus dans la basse latinité. (Lantin de Damerey.)

Vers 15617-15799.

Pour haut et bas (juge) je vous reçois.

On disait haute, moyenne et basse justice. La haute justice était celle d'un seigneur qui pouvait juger de toutes causes civiles et criminelles, excepté les cas royaux, et appliquer toutes peines, jusques et y compris la peine de mort. La moyenne justice ne pouvait appliquer aucune peine au-dessus de 60 sous. La basse justice ne pouvait connaître que des droits dus au seigneur et des injures; l'amende ne dépassait pas 7 sous et 6 deniers. Bel-Accueil, ici, serait appelé à remplacer la cour suprême, le parlement.

Vers 15656-15836. Nous avons tenu à reproduire le jeu de mots de l'original. Danger dit que c'est à Bel-Accueil qu'est due la perte de toutes les roses. Aucune femme ne devrait être aimable pour les étrangers. C'est parce qu'on les accueille bien qu'ils se montrent entreprenants.

Vers 15768-15948. Le lecteur nous pardonnera de ne pas avoir reproduit le jeu de mots de l'original, intraduisible du reste. Connin a disparu de la langue. Un instant nous avions songé au mot gibier, mais nous y avons renoncé

.

Vers 15802. Responnez. Ici la méprise n'est pas possible: il faut traduire répondez. C'est une licence pour la rime, licence qui n'est pas excusable, car répondez eût donné une rime bien suffisante, maître Jehan n'étant pas très-difficile sur ce point.

Vers 15853-16033. M. Francisque Michel écrit: avec qué, qu'il traduit par: avec lesquels. Il eût bien dû traduire toute la phrase, tant qu'à faire, car cette version ne signifie absolument rien. La traduction, pour nous, doit être: «Mais aux auteurs prenez-vous-en qui ont écrit dans leurs livres les paroles que j'en ai dites et celles encore que j'en dirai, et qui ne sont pas non plus mensongères, si les hommes sages, qui firent les livres anciens, n'étaient pas eux-mêmes des imposteurs.»

Vers 15873-16053.

Omne tulit punctum, qui miscuit utile dulci. (Horace, Art poétique, vers 343.)

Vers 15901. M. Francisque Michel traduit fomes par étions, probablement pour fûmes. C'est une erreur: fomes est ici pour faimes, faisons.

Vers 15943-16125. Maçue, mace. Bâton ayant le bout très-gros; c'est ce que les Latins appeloient clava. Philippe de Dreux, évêque de Beauvais, pour ne point répandre de sang humain à la bataille de Bovines, ne voulut combattre qu'avec une masse d'armes, dont il jetoit les ennemis par terre. Qu'on ne soit point surpris de voir un prélat les armes à la main. Du Tillet, Recueil des Rois de France, nous en apprend la raison:

«Les prélats pairs de France étoient, pour raison de leur pairie (chose temporelle), obligez servir et suivre, accompagnez leurs chevaliers les soldats, les Rois quand ils alloient à la guerre en personne.»

Wulson, dans sa Science héroïque, remarque que les ecclésiastiques qui alloient à la guerre, soit contre les infidèles ou contre les hérétiques, ne portoient aucuns glaives poignants et taillants; car l'Église, qui abhorre le sang, le leur défendoît, se contentant de la masse d'armes sans piquerons, avec laquelle ils assommoient les ennemis. (Lantin de Damerey.)

Vers 15965-16147. Bière, c'est le nom de la forêt de Fontainebleau, comme Lége était le nom de la forêt d'Orléans.

Prière de se reporter à la note 50 pour tout ce passage.

Vers 15982-16164. Renoart étoit fils d'Amaury de Baulande, comte de Narbonne, et frère de Guillaume au court nez, prince d'Orange. Il fit de grandes actions rapportées dans l'histoire de son père. Voyez le manuscrit 7565 de la Bibliothèque nationale.

Il fut surnommé au Tinel, parce qu'il savoit bien manier un bâton que l'on appeloit tinel, et ce bâton étoit ferré pas les deux bouts. (Lantin de Damerey et MÉON.)

Vers 16216. Aïmant, diamant ou aimant, pierre d'aimant, minerai de fer, dont une des propriétés est d'attirer le fer.

Vers 16081-16267. Le vers bouton n'est pas le bouton vert, mais vermeil. Nous n'insisterons pas davantage sur cette comparaison. Nous dirons que vers est mis ici pour vairs, bariolé, coloré, vermeil.

Vers 16107-16295. Nous avons traduit délit par désir. La véritable traduction serait plaisir; mais comme dans la nomenclature des champions d'Amours se trouvait déjà Déduit (plaisir d'Amour), que nous avions traduit delit par désir, force nous fut de lui conserver ici son premier nom. Le lecteur peut, s'il le veut, en faire la substitution.

Vers 16108-16296. Bacheler. C'est le nom qu'on donnoit au jeune écuyer qui recevoit la ceinture militaire et qui marchoit sous les ordres du chevalier banneret. Le bachelier étoit entre le chevalier et l'écuyer. Fauchet croit qu'il vient de bas chevalier, dont il est l'abrégé, et que les jeunes gens qui se sentoient assez de force pour supporter la fatigue des armes prirent le nom de bacheliers, comme étant plus bas que les anciens hauts chevaliers. C'est ainsi que de Hault-Ber, grand noble, est dérivé le nom de ber, qui signifie baron.

On appeloit aussi bachelier celui qui avoit vaincu un homme dans un tournoi la première fois qu'il s'étoit battu, parce qu'on lui donnoit une branche de laurier: bacillus signifioit bâton, et la branche étoit regardée comme le bâton.

En Picardie, les jeunes gens à marier étoient nommés bacheliers; le nom des jeunes filles étoit bachelette. En Dauphiné, on appeloit les jeunes gens bachelards. Bachelier ne se dit plus que dans les universités et dans la Sorbonne. (Lantin de Damerey.)

Nous tenons à reproduire toutes les notes de M. Lantin de Damerey, mais nous engageons le lecteur à se reporter au glossaire. Il verra que les étymologistes modernes ne partagent pas l'avis de M. Fauchet.

Vers 16161-16349. Béril. Pierre précieuse d'un vert pâle; c'étoit une des douze pierres qui ornoient le rational du grand-prêtre chez les Hébreux.

[p.469] Le Père Monnet, dans son Dictionnaire, prétend que le béril n'étoit autre chose que le diamant.

Pline, Histoire naturelle, livre 37, ch. 5, dit qu'on le taille à six angles, afin qu'il rende plus d'éclat, et il ajoute qu'il y a une pierre nommée chrysobéril, qui a la couleur de l'or: c'est à cette pierre que Juvénal a fait allusion.

...................Et inæquales berillos Vitro tenet phialas (Satyra V, carm. 38.)

Ce que Farnabe, son commentateur, explique ainsi: aureas phialas asperas berillis sexangulâ formâ politis, ad splendoris repercussionem.

Properce a fait mention de cette pierre.

Et solitum digito berillon addederat ignis. (Eleg. VII, ad Cynthiam, lib. IV, carm. 9.)

Vers 16213-16403. Cacus, fils de Vulcain et, selon d'autres, d'Evandre. C'étoit un méchant garnement qui, ayant dérobé les bœufs d'Hercule, fut décelé par sa sœur, et tué ensuite par ce héros sur le mont Aventin. (Lantin de Damerey.)

Vers 16294-16488. Ce passage, assez obscur, a besoin de quelques mots d'explication. Nous prions le lecteur de se reporter à notre analyse détaillée. Le poète veut dire qu'Amour n'eût jamais accepté d'armistice si sa mère l'eût soutenu, et que les portiers [p.470]n'eussent jamais accordé de trève, s'ils avaient pu croire qu'elle fût violée si tôt, et eussent préféré continuer le combat. Et cependant, en accordant la trève, ils n'étaient pas sans concevoir un violent dépit. En un mot, l'Amant n'eût jamais abandonné le combat s'il eût senti son amante enflammée d'amour. De son côté, celle-ci n'eût jamais accordé de trève si elle eût pu penser que l'assaut recommençât presque aussitôt. Et cependant, en voyant son adorateur capituler, elle n'était pas sans en ressentir un cruel dépit. C'est la même idée développée tout au long dans les conseils d'Ami à l'Amant, pages 234 et suivantes, vol. II, vers 8003-8004.

Et sachiez que dolent seroient Si par tel deffense eschapoient, etc....

Vers 16324-16158. Je n'ai trouvé les quatre vers suivans que dans un manuscrit qui porte la date de 1330.

Mars estoit jà viex devenus, Et estoit frailes et chenus; Por ce de soi l'ot estrangié, Qu'il estoit moult afoibloié. (MÉON.)

Vénus, elle, ne vieillit jamais. (P.M.)

Vers 16429-16627. Landon, billot, bâton que l'on attachait au collier des chiens pour les empêcher d'entrer dans les vignes, gâter les ceps.

[p.471] Comme landon n'est pris ici que pour signifier un objet de nulle valeur, le lecteur nous pardonnera d'avoir employé le mot lardon. Nous aurions pu aussi bien traduire bâton.

Vers 16469-16667. Refuséices. M. Francisque Michel traduit par très-serrées. C'est ce qu'on appelle une traduction libre. Il eût bien dû signaler l'étymologie. Il ne s'est pas aperçu que cette épithète était allégorique.

Vers 16510. Tuit était autrefois le sujet, tous le régime. En conséquence, il faudrait ici tous. M. Francisque Michel a été bien inspiré en écrivant tous. Mais, fidèle à notre principe, nous conservons le texte de Méon, en nous contentant de signaler l'erreur.

Vers 16543-16743. Ce colloque est obscur:

Lors font en l'ost le serement,

se rapporte ici à tous les assistants, Vénus, Amour et les barons, et cependant les deux derniers vers ne semblent désigner que les deux premiers personnages. Cette fin, somme toute, est assez mal agencée.

TABLE DES MATIÈRES. CHAPITRE LVI.—Du vers 10399 au vers 10662. 2 Comment l'Amant trouva Richesce Gardant le sentier et l'adresse Par lequel prennent le chastel Amans qui assez ont chastel. CHAPITRE LVII.—Du vers 10663 au vers 10764. 20 Cy dit l'Amant d'Amours, comment Il vint à lui legierement Pour lui oster sa grant douleur, Et lui pardonna sa foleur Qu'il fist quant escouta Raison, Dont il l'appela Sans-Raison. CHAPITRE LVIII.—Du vers 10765 au vers 10806. 26 Comment l'Amant, sans plus attendre, Veult à Amours sa leçon rendre. CHAPITRE LIX.—Du vers 10807 au vers 10864. 32 Comment Amours le bel et gent Mande par ses lettres sa gent, Et les baille à un messagier Qui les prent sans faire dangier. CHAPITRE LX.—Du vers 10865 au vers 11312. 36 Comment Amours dist à son ost Qu'il veult faire ung assault tantost Au chastel, et que c'est son vueil Pour hors en mettre Bel-Acueil. CHAPITRE LXI.—Du vers 11313 au vers 11576. 64 Comment le dieu d'Amours retient Faulx-Semblant, qui ses homs devient, Dont ses gens sont joyeulx et baulx, Quant il le fait roy des Ribaulx. CHAPITRE LXII.—Du vers 11577 au vers 11984. 82 Comment le traistre Faulx-Semblant Si va les cuers des gens emblant, Pour ses vestemens noirs et gris, Et pour son viz pasle, amaisgris. CHAPITRE LXIII.—Du vers 11985 au vers 12592. 108 Faulx-Semblant dit cy vérité De tous cas de mendicité. CHAPITRE LXIV.—Du vers 12593 au vers 12666. 148 Comment Faulx-Semblant cy sermone De ses habitz, et puis s'en torne, Luy et Abstinence-Contrainte, Vers Male-Bouche, tout par feinte. CHAPITRE LXV.—Du vers 12667 au vers 12746. 152 Com Faulx-Semblant et Abstinence Pour l'Amant s'en vont sans doubtance Saluer le faulx Male-Bouche Qui des bons souvent dit reprouche. CHAPITRE LXVI.—Du vers 12747 au vers 12846. 158 Comment Abstinence reprouche Les paroles à Male-Bouche. CHAPITRE LXVII.—Du vers 12847 au vers 12932 164 Comment Malle-Bouche escouta Faux-Semblant, qui tost le mata. CHAPITRE LXVIII.—Du vers 12933 au vers 12956. 170 Comment la langue fut coupée, D'un rasouer, non pas d'une espée, Par Faulx-Semblant à Male-Bouche, Dont il cheut mort comme une souche. CHAPITRE LXIX.—Du vers 12957 au vers 13164. 172 Comment Faulx-Semblant, qui conforte Maint Amant, passa tost la porte Du chastel, avecques sa mie, Aussi Largesse et Courtoisie. CHAPITRE LXX.—Du vers 13165 au vers 13310. 188 Comment la Vieille à Bel-Acueil, Pour le consoler en son dueil, Luy dist de l'Amant tout le fait, Et le grant dueil que pour luy fait. CHAPITRE LXXI.—Du vers 13311 au vers 13598. 198 Comment, tout par l'enhortement De la Vieille, joyeusement Bel-Acueil receut le chappel, Pour erres de vendre sa pel. CHAPITRE LXXII.—Du vers 13599 au vers 13765. 216 Comment la Vieille sans tançon, Lyt à Bel-Acueil sa leçon, Laquelle enseigne bien les fames Qui sont dignes de tous diffames. CHAPITRE LXXIII.—Du vers 13766 au vers 14444. 226 Comment la Royne de Cartage Dido, par le vilain oultrage Qu'Eneas son amy luy fist, De son espée tost s'occist; Et comment Philis se pendit, Pour son amy qu'elle attendit. CHAPITRE LXXIV.—Du vers 14445 au vers 14542. 268 Comment Vulcanus espia Sa femme, et moult fort la lia D'un laz avec Mars, ce me semble, Quant couchiés les trouva ensemble. CHAPITRE LXXV.—Du vers 14543 au vers 15307. 274 Cy nous est donné par droicture Exemple du povoir Nature. CHAPITRE LXXVI.—Du vers 15308 au vers 15378. 322 Comment la Vieille la maniere D'entrer au Fort par l'huys derriere Enseigna l'Amant à bas ton, Par ses promesses, sans nul don; Et l'instruisit si sagement, Qu'il y entra secretement. CHAPITRE LXXVII.—Du vers 15379 au vers 15428. 326 Comment l'Amant en la chambrette De la tour, qui estoit secrette, Trouva par Semblant Bel-Acueil Tout prest d'acomplir tout son vueil. CHAPITRE LXXVIII.—Du vers 15429 au vers 15558. 330 Comment l'Amant se voulut joindre Au Rosier pour la Rose attaindre; Mais Dangier, qui bien l'espia Lourdement et hault s'escria. CHAPITRE LXXIX.—Du vers 15559 au vers 15698. 338 Comment Paour, Honte et Dangier Prindrent l'Amant à ledengier, Et le batirent rudement, Leur criant merci humblement. CHAPITRE LXXX.—Du vers 15699 au vers 15758. 348 Comment tous les barons de l'ost Si vindrent secourir tantost L'Amant, que les Portiers battoyent Si fort, qu'irés ils l'estrangloyent. CHAPITRE LXXXI—Du vers 15759 au vers 15786. 352 Comment l'Acteur muë propos Pour son honneur et son bon loz Garder, en priant qu'il soit quictes Des paroles qu'il a cy dictes. CHAPITRE LXXXII—Du vers 15787 au vers 15824. 354 Cy dit par bonne entencion L'Acteur son excusacion. CHAPITRE LXXXIII.—Du vers 15825 au vers 15934. 356 Comment l'Acteur moult humblement S'excuse aux dames du Rommant. CHAPITRE LXXXIV.—Du vers 15935 au vers 16146. 362 Cy reprent son propos sans faille L'Acteur, et vient à la bataille Où dame Franchise combat Contre Dangier qui fort la bat. CHAPITRE LXXXV.—Du vers 16147 au vers 16247. 378 Comment Bien-Celer si surmonte En soy combatant dame Honte: Et puis Paour et Hardement Se combatent moult fierement. CHAPITRE LXXXVI.—Du vers 16248 au vers 16302. 384 Comment Paour et Seureté Ont par bataille fort heurté, Et les autres pareillement S'entreheurtent subtilement. CHAPITRE LXXXVII.—Du vers 16302 au vers 16346. 388 Comment les messagiers de l'ost D'Amours, chascun de cuers devost, Vindrent à Venus, pour secours Avoir en l'ost au dieu d'Amours. CHAPITRE LXXXVIII.—Du vers 16347 au vers 16430. 390 Comment Venus à Adonis, Qui estoit sur tous ses amis, Deffendoit qu'en nulle maniere N'allast chasser à beste fiere. CHAP.LXXXIX.—Du vers 16431 au vers 16456. 396 Comment huit jeunes colombeaux En ung char qui fut riche et beaux, Mainent Venus en l'ost d'Amours, Pour luy faire hatif secours. CHAPITRE XC—Du vers 16457 au vers 16542. 398 C'est l'assault devant le chastel, Si grant que pieça n'y eut tel: Mais Amours, ne sa compaignie A ceste foys ne l'eurent mie; Car ceulx de dedans résistance Luy firent par leur grant puissance. NOTES

FIN DU TOME TROISIÈME

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