← Table of contents
Der Soldatenhandel deutscher Fürsten nach Amerika

Anhang.

Reading edition

I.

Der Erbprinz von Hessen-Kassel an König Georg III.

(State Paper Office, Holland Vol. 592.)

Hanau, ce 19. Août 1775.

Sire,

L'Epoque présente que les troubles suscités par les sujets de V. Mté dans une autre partie du monde ont fait naître, rallume le zéle et l'attachement de tous ceux qui pénetrés de vos bontés, Sire, ne cessent de faire les voeux les plus ardens pour la felicité et le repos du meilleur des Rois.

Animé de ces sentiments que mon respect soumis et mon attachement inviolable pour sa Personne me dictent, je supplie V. Mté d'agréer favorablement que dans cet instant ou Elle paroit desirer des trouppes Allemandes, j'ose lui offrir sans la moindre condition et à ses ordres mon Regiment d'Infanterie composé de cinq cent hommes, tous enfants du pay que la protection de V. Mté m'assure uniquement et tous prêts á sacrifier avec moi leur vie et leur sang pour son service.

Daignéz me pardonner la liberté que je prens et regarder l'intention et non la chose même. Que ne puisse-je offrir 20 mille hommes à V. Mté, ce seroit avec le même empressement. Qu'il lui plaise donc de disposer entièrement de mon Regiment à quel tems et où Elle ordonnera. Il est tout prêt au premier clin d'oeuil qu'Elle daignera m'en faire donner,

II.

Der Erbprinz von Hessen-Kassel an Sir Joseph Yorke.

(S.P.O. Holland, Vol. 592.)

Hanau, ce 20. Août 1775.

Monsieur. En m'adressant à Votre Excellence au moment présent je profite de son amitié sur laquelle je fais toujours le plus grand fond et en la priant de remettre l'incluse à Sa Majesté le Roi vous obligerez quelqu'un dont tous les sentimens les plus vifs vous sont acquis pour toujours Monsieur; la copie ci-jointe vous mettra au fait du sujet contenu dans la lettre susdite. La reconnaissance la plus soumise pour toutes les bontés que le Roi a eu pour moi et en aucune façon mon interêt me determine à cette demarche. Si Votre Excellence trouvait qu'il fut necessaire de l'adresser au Ministre de ce Departement en Angleterre, je le laisse uniquement à votre decision, n'aiant pas l'honneur de connaître celui qui en est chargé. Je n'ai voulu que donner à Sa Majesté une faible preuve de mon respect et de mon attachement, ne demandant rien que d'avoir le bonheur de lui être en quelque façon utile pour toutes ses bontés infinies à mon égard, et que je n'ai encore jamais pu mériter.

Si vous vous souvenez encore un peu, Monsieur, de quelqu'un qui sait estimer votre amitié, vous voudrez bien être aussi persuadé que rien ne changera la consideration la plus distinguée et l'amitié la plus constante avec lesquels j'ai l'honneur d'être pour ma vie

Monsieur de Votre Excellence le très humble, très obeissant Serviteur et fidele ami Guillaume P. H. D'Hesse.

III.

Der Fürst von Waldeck an den Earl von Suffolk.

(S. P. O. German States, Vol. 101.)

Arolsen, ce 13. Novembre 1775.

Attaché de coeur et d'âme au monarque dont votre Excellence a le bonheur d'être le ministre, je crois de mon devoir de faire tout ce que mes faibles moyens me permettent, pour tacher de lui prouver du moins ma bonne volonté, quand il s'agit de son service. Je prends donc la liberté, Mylord, de vous supplier d'assurer Sa Majesté qu'au cas que des circonstances quelconques la mettent dans le cas d'avoir besoin de troupes étrangères je regarderai comme une faveur de sa part, de vouloir accepter un regiment de 600 hommes[10], composé d'officiers et de soldats qui ainci que leur prince ne demanderont certainement pas mieux que de trouver l'occasion de se sacrifier pour elle.

J'ai l'honneur d'être avec la consideration la plus parfaite, Mylord, votre très humble et très obéissant serviteur

Frédéric P. de Waldeck.

IV.

Earl von Suffolk an den Fürsten von Waldeck.

(S. P. O. German States, Vol. 101.)

St. James, ce 24. Novembre 1775.

Monseigneur!

Je n'ai pas manqué un seul instant de rendre compte au roi du contenu de la lettre que Votre Altesse Serenissime a daigné m'honorer. Sa Majesté m'ordonne de vous assurer, Monseigneur, qu'elle est très sensible à la manière noble dans laquelle Votre Altesse Serenissime fait l'offre de ses troupes. La situation des affaires demandera une force considérable en Amérique avec toute la promptitude possible; et le regiment de votre Altesse Serenissime fera une augmentation bien desirable à l'armée qui y est destinée. J'ai donc les ordres du Roy d'informer V. A. S. que Sa Majesté accepte avec bien de remercimens le secours que vous venez d'offrir; et j'espère que V. A. S. me permettra dans peu de tems lui écrire de nouveau sur ce sujet, et de lui renouveller les assurances du profond respect, avec lequel j'ai l'honneur d'être etc. etc.

V.

Der Fürst von Waldeck an den Earl von Suffolk.

(S. P. O. German States, Vol. 101.)

Arolsen, ce 30. Decembre 1775.

La lettre que Votre Excellence m'a fait l'honneur de m'écrire m'est parvenue Vendredi dernier. L'idée de trouver peut-être une occasion de prouver à Sa Majesté mon inviolable attachement, me pénètre exactement de la joie la plus vive et la plus pure. Comptez donc, Mylord, je vous en supplie que je ferai tout ce qui dependra de moi pour faire convenir Mr. Faucitt de la réalité de ces sentimens. J'ai l'honneur etc. etc.

VI.

Georg III. an den Fürsten von Waldeck und gleichlautend an den Prinzen von Hanau.

(S. P. O. German States, Vol. 102.)

St. James, January 2. 1776.

Mon cousin,

En conséquence de ce que mon principal Secretaire d'Etat, le Comte de Suffolk, a eu l'honneur de vous écrire en mon nom, j'ai chargé le Col. Faucitt de se rendre à votre cour de vous présenter cette lettre de ma part et de réitérer les assurances de ma sensibilité, pour la manière noble avec laquelle vous avez bien voulu m'offrir vos troupes. Je les accepte avec bien des remercimens et ayant muni le Col. Faucitt des plein-pouvoirs nécessaires pour conclure une convention avec vous, je vous prie de donner créance entière à ce qu'il vous dira en mon nom, surtout quand il vous donnera des assurances de l'amitié et de l'estime, avec lesquelles je suis etc. etc.

VII.

Herzog Carl von Braunschweig an König Georg III.

(S. P. O. German States, Vol. 101.)

Brunsvic, ce 5. Decembre 1775.

Sire,

Le Ministre plénipotentiaire de votre Majesté, Colonel Faucitt m'a remis la lettre dont elle m'a honoré, en date du 14. Novembre. Rien ne pouvait être plus satisfaisant pour moi que de recevoir les assurances flatteuses de la continuation de ses bontés. Mon empressement à aller au devant de tout ce que vous desirez, Sire, doit déjà être connu de Votre Majesté et elle daignera se rappeller qu'a cet égard ma conduite durant la dernière guerre a été invariable. Je serai certainement empressé à concourir aux voeux de votre Majesté dans l'époque présente, et je le ferai avec tout le zèle que m'inspirent les sentimens qui m'attachent à elle.

J'ai ordonné au Conseiller Privé de Feronce d'entrer incessament en conférence avec le Ministre de Votre Majesté, et je lui ai enjoint d'accélérer le travail autant que possible.

Votre Majesté peut être persuadée que je me préterai avec toute la facilité imaginable à tout ce qui sera executable dans les circonstances actuelles. Permettez moi, Sire, d'assurer Votre Majesté que je serais au comble de ma joie, si j'avais de frequentes occasions de la convaincre que rien n'egale les sentimens du très-profond respect avec le quel je suis, Sire, de Votre Majesté le très humble, très obéissant et devoué Cousin et serviteur

Charles Duc de Brunsvic-Oels.

VIII.

Der Erbprinz von Hessen-Kassel an den König Georg III.

(S. P. O. Germain States, Vol. 103.)

Hanau, ce 17. Mars 1776.

C'est avec ce respect et ce zèle sans bornes que les ordres de Votre Majesté m'inspirent à jamais, que je viens de fair partir avant-hier le 15. de ce mois mon régiment destiné à servir dans son armée. Le Colonel Faucitt m'ayant averti que le jour de départ devoit être accéleré autant que possible, je n'ai pas pérdu un instant pour cet effet. La liste ci-jointe que j'ose mettre devant Votre Majesté presentera l'état du régiment, comme j'en ai fait la revue Vendredi dernier, ainsi que les noms des officiers avec la date de leur patentes.

Puissiez-vous, Sire, avoir lieu d'être satisfait des faibles preuves que j'ai desiré de vous donner de mon devouement respectueux, de ma reconnaissance soumise. J'ose encore réitérer que mon ardeur inexprimable d'être utile à son service peut seule être nommée et non la chose même.

Permettez, Sire, que venant d'apprendre que le Landgrave, mon père, fournit à votre Majesté un Corps d'artillerie, j'ose lui offrir une compagnie de 120 hommes de cette espèce appartenant jusqu'ici à mon régiment. J'en ai déjà fait la proposition au Colonel Faucitt, mais comme il n'avait pas d'ordre de prendre de l'artillerie en subsides, il n'a pas pu y entrer alors.

Des que j'apprendrai les intentions de Votre Majesté à cet égrad cette compagnie pourra incessement marcher à ses ordres.

C'est avec etc. etc.

IX.

Der Erbprinz von Hessen an den Earl v. Suffolk.

(S. P. O. German States, Vol. 104.)

Hanau, 1. May 1776.

My Lord!

The luck I have had to be able to show in some manner my utmost respect and gratitude to the best of Kings by offering my troops to His Majesty's service gives me a very agreeable opportunity of thanking you, Mylord, for all your kindness and friendship to me upon that occasion and begging your pardon for all the trouble I may have provided you in this regard.

My only wishes are that all the officers and soldiers of my regiment, now to His Majesty's ordres, may be animated of the same respectful attachment and utmost zeal I shall ever bear for the king, my generous protector and magnanimous support. May the end they shall fight for answer to the kings upper contentment, and your laudable endeavors, My Lord, be granted by the most happiest issue. The continuation of your friendship to me, Sir, which I desire very much assures your goodnes and protection to my troops. I ask in their names this favor from you and hope they will deserve it.

Excuse me, Sir, if I am not strong enough in the English language for to explain as I should the utmost consideration and sincere esteem with which I am for ever, Mylord, your most humble and very obedient servant

William H. P. of Hesse.

X.

Suffolk an den Erbprinzen von Hessen.

(S. P. O. German States, Vol. 104.)

St. James, May 14. 1776.

Sir,

I am too deeply penetrated by the notice Your Serene Highness is pleased to take of me, not to beg your acceptance of my humble acknowlegdments for your great condescension. The experience I have had of your Serene Highnesses sincere and affectionate attachment to the King has impressed indelible marks of gratitude and veneration on my breast. But proud as I shall be to show them upon all occasions, I am happy to assure your Serene Highness from a perfect knowledge of his Majesty's sentiments, that there is in this country a more powerful supporter of Your Serene Highnesses interests and a better advocate for any object you can recommend than any minister, be he ever so zealous, whom Your Serene Highness may honor with your commands.

Your troops, Sir, than which none can be finer or in a more complete condition, will certainly meet with every degree of protection and encouragement, and I make no doubt under the Blessing of God, share the high reputation of having preserved the lustre of that crown from which you are descended, the glory of that Monarch to whom in blood and principles you are so nearly allied, and the welfare of that nation of whose language your Highness has in so flattering and so accurate a manner shown your hereditary knowledge.

Permit me, Sir, to repeat the profound respect with which I have the honor etc. etc.

XI.

Der Erbprinz von Hessen-Nassau an den Earl von Suffolk.

(S. P. O. German States, Vol. 105.)

Hanau, 21. July 1776.

Sir,

I can make no better use of your friendship and goodness to me than in recommending you, Mylord, the propositions which my private Counsellor Malsburg directs in my name to you. My attachment and most humble respect to the best of kings removes all idea of interest in me. His Majesty's particular goodness assures me that he would take ill, the desire I have to stay in a certain military relation with his service even after the present treaty's expiration.

I hope, Mylord, you will find I do not ask too much, and in this regard I beg you to support this affair with your utmost credit. My gratitude will be without end, and shall only be compared to the greatest consideration —, I have the honor to be with for ever, Mylord, your most humble and very obliged servant

William H.P. of Hesse.

XII.

Malsburg an den Earl von Suffolk.

(S.P.O. German States, Vol. 105.)

Hanau, 27. Novembre 1776.

— — L'assurance des bontés et graces de ce Monarque magnanime (George III.) que votre Excellence lui renouvelle à cette occasion (Subsidien für Artillerie) en augmente infiniment le prix et pénètre S.A.S. de la reconnaissance la plus vive. Son attachement soumis à Sa Majesté ne connait point de bornes, et Monseigneur le Prince Héréditaire vient d'en donner une nouvelle marque par l'offre que j'ai fait par son ordre à Mr. le Col. Faucitt d'un corps de chasseurs que S.A.S. compte de lever et de fournir pour le service du roi, si l'on en a besoin encore. Je ne doute pas que Votre Excellence en sera déjà instruite par son rapport et mon Maitre attend la dessus le plutôt qu'il sera possible les ordres de Sa Majesté pour pouvoir faire les arrangemens nécessaires à ce sujet.

XIII.

Der Erbprinz von Hanau an den Earl von Suffolk.

Hanau, 4. December 1776.

Sir,

The kings gracious determination about the subsidy relative to my Artillery in his Majesty's service gives me a new proof of his goodness to me, especially as it does not deprive me of all hopes in seeing once succeed the project I had the honor to direct to you, Mylord, and which I have so much reasons to wish.

The offer, Malsburg made you, Sir, in my name of a corps of Chasseurs for the kings service in America demands only a positive and prompt resolution. My attachment for the best of kings is the only thing which can determinate me to this new undertaking. Col. Faucitt will have told you how I work when I once have a hint of the kings intentions. If I have soon your answer, I'll begin immediately. I refer myself to Malsburg's letter to you, Mylord, and have the honor to be forever with the utmost consideration and greatest friendship, Mylord, your most humble and obedient servant and attached friend

William H.P. of Hesse.

P.Scr. If perhaps there are no chasseurs wanting in Canada, those I offer can serve in New York under Gen. Howe, as the king pleases.

XIV.

Oeffentlicher in Querfolio gedruckter Anschlag in den fürstlich Anhalt-Zerbstischen Landen.

(Schlözer's Staats-Anzeigen, Heft 53, Seite 120.)

Nachdem Sr. Hochfürstl. Durchlaucht, unser gnädigster Fürst und Herr, gemessenst und wiederholt verboten wissen wollen, daß Niemand Höchstdenenselben nachzulaufen, oder durch unmittelbaren Antritt Höchstdieselben zu behelligen sich unterstehen solle: so wird solches allen und jeden, bei Vermeidung unnachbleiblicher Andung, und besonders der Dienerschaft bei Strafe der Cassation, hiermit untersagt.

Dat. Zerbst, 1. März 1788.

Aus Fürstl. Landes-Regierung hieselbst.

(L.S.) Johann August Carl von Kalitsch.

XV.

Reskript an die Dienerschaft

vom 1. April 1792.

(Schlözer's Staats-Anzeigen, Heft 69, Seite 125.)

Sermus haben geruhet, den schon vorhin, durch öffentliche Anschläge publizirten höchsten Befel, daß Höchstdenenselben niemand nachlaufen, und einer unmittelbaren Behelligung sich unterfangen solle, dahin zu erstrecken, daß schärfest und nachdrücklichst allen Civil- und Militär-Personen, so in herrschaftlichen Diensten stehen, angedeutet werde, daß der Erste, so sich unterstehen möchte, Höchstdenenselben nachzulaufen, nicht allein seines Dienstes verlustig seyn, sondern auch bestraft werden, und die Familien, so solche angehören, responsabel seyn, und sich an solche gehalten, auch am Ersten, wenn solche Befele und Warnungen nicht helfen, ein hartes Exempel statuirt werden soll. Wornach &c.

XVI.

Der Fürst von Anhalt-Zerbst an Sir Joseph Yorke.

(Wörtlich.)

(S.P.O. Holland, Vol. 601.)

Le 29e. Avril 1777.

Votre Excellence,

Toujours sous le Secret.

La Lettre du 21e. d'Avril dont V.E. m'a honoré est un nouveau temoignage de ses sentiments envers moi; permettez moi de vous en rendre mille graces et remercimens; cela vous resemble, c'est toujours notre ancienne connaissance qui vous fait agir, ayez la bonté de continuer ainsi, soiez persuadé du parfait desir de mon côté de vous temoigner en toute occasion tout de même ce qui pourrait contribuer à vous montrer des sentimens et desir de vous obliger, je le saisirai dans toute occasion avec empressement, ardemment, avec zèle et satisfaction infinie.

Ayez la bonté de ne pas perdre de vue d'honorer de conversation notre Cicerone (Mr. Gunther à Leyde), il a de l'esprit et très honnête homme, amusant pour fair ressouvenir et mettre au fait, je le recommande à Votre Excellence.

Je suis charmé que V. E. reçoit avec plaisir tel detail; je suis pareillement vain que V. E. voit avec plaisir que S. A. Monsr. Mon Beau Frère lui ecrive en tout cas s'il le juge à propos dont je ne doute pas. — V. E. dit n'avoir suggeré l'Article des Cousins que pour rendre la masse de la maison plus respectable aux yeux de ceux avec qui l'on voudroit traiter. Je crois entendre par la que V. E. veut dire de rendre aux yeux des Ennemis plus respectable la masse des Troupes de quelques Branches de la Maison par le plus grand nombre. S. A. le Landgrave de Hesse à Cassel croit sans doute les siennes respectables sans le concours des autres Branches de Hesse; sur le chapitre des affaires de sa maison je pense de même mais sacher que les Cousins ne sont à ce qu'il paroit gueres jaloux de tel honeur et que j'en doute, joint à la lenteur d'agir. J'excepte S. A. Monsr. mon beau frère d'Anhalt à Bernbourg (dont j'ai pris souvent la liberté de vous parler en m'arretant sur cet article feu mon Père en auroit fait autant, et le feu Prince Leopold d'Anhalt Dessau, et feu le Père de mon Beau Frère) qui penseroit peut-être comme moi — De telle manière m'entendez vous, que V. E. aura la bonté de croire qu'on ne veut (sur les Cousins) avoir de superiorité, ni ascendant ne croiez pas je vous prie que c'est la vanité, mais la verité, mais pas envie de primer, mais on prétend qu'on voit ce qu'on peut seul.

Acte d'appel au Cicerone et à tout Cicerone tel qu'on voudra. On n'a ni l'honneur d'être Vassal ni Esclave de Messrs. les Cousins tous ensemble, tout aussi peu que S. A. le Landgrave de Hesse Cassel l'est des autres de Hesse. Raillerie à part on ne peut comprendre qui peut avoir suggeré de pareille idée au public; seroit ce ceux qui font les progrès en Canada et des Rebelles? Je puis agir sans tous ces Messrs. la les Cousins, je le repete, et ceux la peuvant en faire autant de même, tant qu'il leur plaira, s'ils peuvent; par faute de pouvoir placer bien des gens, ils me font l'honneur de me les recommander souvent, quoique d'ailleurs nous n'ayons pas grande Connexion, marque tacite que de notre côté, l'on est plus en état de donner des Troupes qu'Eux.

On doute que chés ces Messieurs tous ensemble il puisse partir et arriver des Vaisseaux pour Chine, Japon ou où l'on voudra comme chès nous, ni mettre tant de monde sous les armes comme on a toujours chès nous, ou qu'en badinant seulement on met surpié chès nous; on doute donc de ces avantages, et beaucoup d'autres, tant pour le militaire que pour le Civil chès ces Messieurs Cousins tous ensemble. A moins de compter pour avantages les Juifs de Dessau, et le pays de Table de coté, les premiers pour fournir du plet aux Troupes, ou de la fausse Monnoye du Juif Ephraim et Compie. et avoir un Cour de Courtiers, et le second d'y faire provision de sable pour lenter des Vaisseaux Marchands.

Quatre Frères à Dessau avoient entre eux plus de 600 Chiens par force, logés chès les Bourgeois de Dessau. Belle Garnison! et au premier Coup de Fouet ou de Cors de Chasse, cette Canaille se rassembloit comme les Troupes au Coup de Tambour. Diable! si on pouvoit faire courir les Amériquains comme cela, ce ne serait pas mauvais; mais il faut des Troupes. Car pour l'article des hommes, c'est une question et problème de Pirrhuisme à repondre. — S. A. Mr. mon Beau Frère s'il s'en avise, je le repete, pourroit avoir bien du monde, c'est le seul en état de le faire, il m'a permis d'enlever depuis long tems chès lui; avec feu son Père j'ai eu souvent conversation sur tel sujet, aussi il étoit comme son fils fort porté pour l'amitié; je dois dire cela avec verité.

Permettez donc Acte d'Appel au Cicerone sur cet Article, comme les quatre Eveques de France sur la Bulle renigenitre du Pape et que sur l'Article des Cousins on ne pretend point être melé avec ces Messrs. là, tout aussi peu que Son A. le Landgrave de Hesse Cassel veut l'être avec les autres de Hesse, sans que le Landgrave aye peur de perdre en agissant seul de son coté avec ses Troupes, sans mélange des Cousins des autres Branches de Hesse, pour rendre la masse plus respectable vis-à vis des Ennemis.

En attendant je remercie de nouveau très humblement V.E. des assurances qu'elle fait de recevoir toujours avec plaisir mon griffonage; mais je sai fort bien qu'on peut parler à coeur ouvert à un Anglais tel que V.E., et en l'ancienne connoissance met un vernis et fait grace à mon stile long et ennuiant, de dire peu en beaucoup de paroles, comme les Chanceleries Allemandes des Cours, comme il vous sera bien connu par dessus le marché. Je fais donc de nouveau mille remercimens, et rens graces à V.E. d'avoir reçu avec bonté mes Lettres et même Badinages du 26. et 27. Mars, de meme que les precedentes; la satisfaction qu'elle m'en marque me rend orgeuilleux.

Elle sait que Mr. Faucitt m'a repondu quelque fois, mais il auroit bien mieux valu hater plus pour parvenir à conclusion, qu'à la moutarde des Complimens, et qu'on eut perdu moins de tems à mettre les mains dans la poche, au lieu de faire agir mon monde à remplacer des garnisons à la place des Troupes à tirer des dites Garnisons contre les Ennemis; sans compter autre chose trop long à detailler cette pièce à V.E. Je suis sur que V.E. desire qu'il y ait long temps que tout fut conclu; continuez je vous prie d'y contribuer j'ecris en consequence où besoin est.

Elle croit donc qu'il n'est necessaire à Brunswic, en tel cas qu'on attend que quelqu'un de votre Cour, et qu'un des miens s'y trouve, il faut savoir davantage.

J'ai l'honneur au reste d'être avec considération infinie de V.E. etc. etc.

P. S. A ma lettre du 29. Avril 1777, V.E. excusera; en secret je vous avertis et qu'on continue comme convenue; dans le moment il vient avis avec un Cicerone, autre que le notre la bas chès vous; sur quoi je ne puis me dispenser d'envoier un Gentilhomme avec un Sécretaire, precedé du dit Cicerone pour Londres en droiture (en public sous un autre pretexte) à My Lord Barrington, que My Lord dirige la chose ulterieurement; car on m'avise de le faire pour hâter la conclusion touchant les Troupes; permettez de vous en faire un détail une autre fois, on dit qu'à cette heure il s'agit de beaucoup de monde. C'est sans compliment V.E. qui a aidé, et ne peux l'attribuer qu'à cela, c'est un tour d'amitié de sa part, permettez du moins d'en témoigner mes sincères remercimens, me reservant d'en témoigner ma reconnaissance davantage.

Je vous supplie, ne me faites pas languir d'ecrire, ni notre Cicerone de vous faire sa Cour, dont il gemit de ne l'avoir fait qu'une fois.

XVII.

Oberst August Sigmund v. Koeseritz an — —[11]

(Wörtlich.)

(S.P.O. German States, Vol. 108.)

Zerbst, 20. Mai 1777.

Monsieur,

Vos lettres du 14. et 16. j'ai l'honneur de les accuser; Vous voudrez bien continuer le secret et de ne point envoyer de lettres dorenavant que sous un autre couvert et cachet.

Vous sentez bien que c'est par ordre du Prince que je vous écrit; car celui-ci que vous aviez écrit n'a pas le pouvoir que j'ai sur cet article à cette heure, dont on pourra vous informer une autre fois.

J'espère qu'on aura bientôt nouvelle de Londres, car le Prince, y a envoyé pour conclure sur nouvelles reçues au Prince d'y envoyer pour conclure.

On y conclura premièrement hommes:

Pour première colonne2200

ou pour le total3560

ou pour1600à pied

et la reste après. Ce le plan de faire qu'on conviendra

premièrement à Londresou 1600

ou 2200

et après la reste, et on peut de façon qu'on peut commencer avec les 2200 sera le mieux.

Si Monsieur veut le deguiser et donner un entrevue il pourrait venir à Muling et de Muling à Zerbst voir les troupes Infanterie et Cavalerie.

Monsieur ne seroit-il pas possible que nous convenions ensemble nous donc jusqu'à la conclusion à Londres? Vous preniez 4 compagnies de Grenadiers selon le pied du Prince et 2 canons, sans autre compliment à rabattre sur conclusion à Londres. Ainsi qu'un bataillon blanc Regiment Fusillier à rabattre sur la conclusion a faire et 2 canons et la solde a convenir à Londres.

Ce n'est que pour mieux presser pour montrer combien on peut rendre plaisir sans attendre la conclusion qu'on espere bientot arriver pour pouvoir donner la reste des troupes, on commence pour cela, etant Monsieur Votre tres humble et tres obéissant

serviteur

Aug. Sigmund de Koeseritz

Colonel.

XVIII.

Der Fürst von Anhalt-Zerbst an Sir Joseph Yorke.

(Wörtlich).

(S.P.O. Holland, Vol. 606.)

Dec. 10. 1777.

Votre Excellence,

Pardonnez à la hate, point de Cérémonie.

Les Andes du Perou, Cordellaras à passer vaudroit autant. Permettez pour texte de mon Proue, disoit un Predicateur, mes freres écoutez avec attention et conviction de Coeur.

Pour presser au moins quelque chose, on envoye pour escalader les montagnes et glaces et nieges du Hartz, un bataillon de Grenadiers, et ce qu'on peut ramasser des Chasseurs qu'on peut toujours renforcer. Ces Sacrez Seigneurs de la Chasse! Comme les Grenadiers ont meilleures jambes que d'autres, ils y grimperont donc comme des Singes par Eimbeck et Celerfeld. Je vous prie regardez les Cartes un peu, la ci-jointe note guidera un peu pour ne pas toucher terrain très Prussien. Donc on envoye ces Messrs les Grenadiers où ils trouveront mauvais chemins ils n'ont qu'à se servir de leurs bonnets pour passer et remplir les trous et vuides dans le chemin. Je les envoye donc sur les Bras, ou plutot entre les bras de notre ami M. Faucitt par Mühlhausen, pour les diriger ou sur l'Elbe ou sur le Weser et Jever, où il lui plaira après. M. Faucitt a raison il jette feu et flammes contre les Prussiens, dont vous êtes le seul amusement.

Pour les 2 Bataillons Fusiliers on les fait attendre, seulement pour rendre tout plus ridicule; permettez que la Russie s'en mêle, et presse et force cela vouz aurez bonne revanché par moins aussi. Les Prussiens s'en mordront des doigts avec leur finesse ou trahison. Jusques à cela ne tardera pas comme vous savez, la Russie engagera la chere Prusse à ne pas refuser l'Elbe, ni faire pomper l'air de cette rivière par quelque machine pneumatique et electrique pour empecher le passage usité jusqu'ici et qui ne m'a pas encore été refusé qu'en faveur de vos interets, et par consequent interets communs de vous autres, de l'Empereur l'Empire et autres.

Pour ne pas être long et ennuyant à mon ordinaire je finis cette Lettre, profitant de votre permission de vous griffoner souvent, j'ose assurer que je suis à toujours avec une consideration infinie de V. E. etc. etc.

Note du 12. Decembre 1777.

Excusez que j'ecrive à la hate. Je vous prie que votre Ministre en Russie agisse aussi de son côté et fasse sentir tout. Quand même la réquisition Russe soit parti pour la Prusse que votre Ministre agisse nonobstant.

XIX.

Feronce an Faucitt.

(S.P.O. German States, Vol. 109.)

Brunswic, ce 23. Decembre 1777.

Der Anfang dieses Briefes handelt von der Gefangennahme Burgoyne's bei Saratoga, bei welcher sich bekanntlich ein braunschweigisches Korps befand, dann heißt es weiter:

— — — Si on nous seconde comme on le peut et comme on le doit en vertu du traité, nous nous remettrons bientot sur pied, je vous prie, mon cher Général, de fair avec moi une observation analogue à cette époque, il faut absolument ne point fair revenir ces pauvres capitulants en Allemagne, ils seront mécontents et leurs exagerations degouteront tout le monde de votre guerre d'Amérique, faites aller ces restes à une de vos isles en Amérique, deposez les en Europe dans quelqu'une de vos isles celle de Wight par exemple, on y enverrait les recrues, les armes et vous aurez moins de frais et perdrez moins de temps. Je vous prie, mon cher Général, de refléchir sur ce que je vous dis et si vous vous interessez à cette cause comme vous l'avez toujours fait, touchez en quelque chose à Mylord Suffolk qui a trop de pénétration pour ne pas sentir que cet arrangement serait très salutaire au service du roi. —

XX.

Feronce an Faucitt.

(S.P.O. German Papers, Vol. 110.)

Brunsvic, ce 23. Fevrier 1778.

L'incertitude dans laquelle nous sommes à l'egard du sort de nos trouppes qui ont capitulé à Saratoga, n'empeche pas Msgr. le Duc de Brunsvic de s'occuper de tous les moins propres à rendre utile au service de Sa Majesté Brittannique le reste de ses trouppes qui se trouve en Canada; S.A.S. est tres persuadée que le Ministre Brittannique fera son possible pour hater l'echange des trouppes qui ont capitulé et Msgr. le Duc est trop pursuadé de la bienveuillance de Sa Majesté Brittannique et de la prudence de son Ministere pour supposer qu'on puisse jamais songer à faire passer en Allemagne les trouppes Allemandes qui ont capitulé, le renvoi de ces trouppes dans cet etat de delabrement produiroit les effets les plus facheux et feroit la sensation la plus douloureuse. Afin de tirer au moins quelque partie des Trouppes de Brunsvic qui sont restées en Canada et à Ticonderoga, notre intention seroit d'en former trois regimens, chacun d'environ six cent hommes, y compris les officiers et bas officiers necessaires, les recrues qui sont prets à partir d'ici seront suffisans pour fournir à ce qui manque pour completter ces trois regimens et pour les porter à bien pres de six cent hommes chacun; ces trois regimens seroient commandés ad interim, par trois Lieutenants Colonels des Trouppes de Brunsvic qui se trouvent actuellement en Canada et qui sont Messieurs d'Ehrencreuz, de Barner et Pretorius, il seroit fort à desirer qu'avant l'ouverture de la Campagne on trouvat moien d'echanger le Colonel Specht qui pourvoit passer en Canada pour commander ces trois regimens; nous aurons soin de faire partir avec nos recrues tout ce qui sera necessaire pour armer et equipper complettement ces trois regimens qui se trouveront en etat de faire la campagne dès le moment ou les recrues sont debarqués.

XXI.

Lettre du Landgrave de Hesse au Commandant de ses Troupes en Amérique.

(Aus Band Nr. 600 der Flugschriften in der Bibliothek der Historical Society of New York City.)

(Das Original ist auf sechs Seiten Oktav ohne Angabe des Druckorts mit sehr großen Buchstaben gedruckt; der nachfolgende Abdruck mit allen seinen Fehlern ist wörtlich.)

Monsieur le Baron de Hogendorff je ne puis assés vous témoigner combien la Relation que vouz mavéz Envoyé m'a comblé de joye — l'a conduite de mes hessois qui se sont fait Immolés si heroiquement pour une cause qui nous est si Etrangere, confirme toute l'opinion que javois de leurs bravoure, et Justifie l'Espoir que javois fondée sur leur attachement à mes Interês — mais je ne puis pardonner aux nouvellistes Anglois d'avoir diminué si fort, le nombre de nos morts — pourquoy n'avoir, pas a vouée franchement, qu'aulieu de neuf cent nous en avons perdu 1700! En verité je ne trouverois Guère mon Compte à ce calcule, et je ne puis l'attribuer qu-à un motif très Interressé de leurs part — ces Messieurs Croyent-ils donc, que trentes Guinnés déplus, ou de moins me sont Indifférents! et cela, après un voiage aussi couteux, que celuy que je viens de faire, et qui, m'a fait contracter tant de nouvelles dettes — — non, mon cher, que votre Zèle pour mon service, et vos desirs, pour contribuer a mes plaisirs Redoublent defforts en secondant par tous les moiens possibles, toutes les Occasion qui pourois se presenter pour animer, de plus en plus mes fidelles sujets à se sacrifier Jusqu'au dernier même. Pour Repondre à dés vués aussi légitime, que nécessaires.

Temoignés bien de m'apart au Colonnel, M... combien je suis mécontent de la conduite qu'il à tenu jusqu'ici, — quoy? Le seul de tous nos corps qui n'a perdue qu'un seul homme jusqu'a présent — c'est, ce couvrir de honte, et Redoubler mes peines; — la Signora F... que je viens, d'Engager en Italie va me couter au dela de Cinq cents Guinées par an, et puis ces Anglois, voudroient encore mechicaner sur les blessés, et les estropiés — mais non ils me les payeront selon le même Tarif fixé pour les morts — si non, jaime mieux, quils Imitent l'Exemple de ceux qui se sont laissés prendre à Trenton — en effets — à quoy me serviroient ces miserables! ici? Ils ne sont plus bon à Rien, d'ailleurs, ces maudits Rebelles qui, tirent toujours si bas, les auront sans doute Rendus Impuissants, mais qant à céla, les Jésuites que j'ai envie d'appéller dans mes etats, s'en acquitteront mille, et mille fois mieux, et Réparéront bientôt, toute la depopulation, qui ne s'y manifeste dejà que trop, c'est un Expedient que m'a donné à Rome, le Cardinal T... qui m'a promis de me menager cette affaire avec tonte la dexteritéé Imaginable, — Vous ne sauriez croire (matil dit;) combien la vuë de tant de belles Guinées Ranime la Vigueur. Or quoy qu'il en arrive jouissons du présent et ne nous mettons pas en peine du Reste; sur ce, je prie Dieu, qu'il vous tienne Monsieur le Baron de Hogendorff en sa sainte et bonne garde,

à Cassel 1777.

XXII.

Translation[12] of a treaty between His Majesty and the Landgrave of Hesse Cassel.

His Britannic Majesty being desirous of employing in his service a body of twelve thousand men of the troops of His most Serene Highness the reigning Landgrave of Hesse Cassel, and that prince full of attachment for His Majesty, desiring nothing more than to give him proofs of it, His Majesty, in order to settle the objects, relative to this alliance has thought proper to send to Cassel the Sieur William Faucitt his minister plenipotentiary and colonel in his service, and His most Serene Highness has named, on his part for the same purpose, the Baron Martin Erneste de Schlieffen, his minister of state, lieutenant general and knight of his orders, who being furnished with requisite full powers, have agreed that the treaties formerly concluded between Great Britain and Hesse, shall be made the basis of the present treaty, and to adopt as much of them as shall be applicable to the present circumstances, or to determine by new articles such points as must be settled otherwise, every thing that shall not be differently regulated, shall be deemed to subsist in full force, as it shall appear to be declared in the abovementioned treaties, and as it is not possible to specify each particular case, every thing that shall not be found regulated in a precise manner, neither in the present treaty nor in the former treaties, ought to be settled with equity and good faith, conformably to the same principles which were agreed on by each part to be pursued for regulating all such cases, whether during or after the last war.

I. There shall be therefore, by virtue of this treaty between his Majesty the King of Great Britain and his most Serene Highness the Landgrave of Hesse Cassel, their successors and heirs, a strict friendship, and a sincere, firm and constant union, in so much that the one shall consider the interests of the other as his own, and shall apply himself with good faith to advance them to the utmost, and to prevent and avert mutually all trouble and loss.

II. To this end it is agreed, that all former treaties principally of guaranty, be deemed to be renewed and confirmed by the present treaty in all their points, articles and clauses, and shall be of the same force as if they were herein inserted, word for word, so far as it not derogated from them by the present treaty.

III. This body of twelwe thousand men, of the troops of Hesse, which is to be employed in His Brittannic Majesty's service, shall consist of four battallions of grenadiers, of four companies each, fifteen battallions of Infantry, of five companies each, and two companies of chasseurs, the whole provided with general and other necessary officers. This corps shall be completely equipped and provided with tents, and all accoutrements of which it may stand in need; in a word shall be put upon the best footing possible, and none shall be admitted into it but men fit for service, and acknowledged for such by His Britannic Majesty's commissary. Formerly the signature of the treaties has usually preceded, by some time, the term of the requisition for the march of the troops, but as in the present circumstances there is no time to be lost, the day of signature of the present treaty is deemed to be also the term of the requisition, and three battalions of grenadiers, six battalions of Infantry, with one company of chasseurs, shall be in a condition to pass in review before His Britannic Majesty's commissary on the fourteenth of February, and shall begin to march on the day following the fifteenth of February, for the place of embarkation. The rest shall be ready in four weeks after, if possible and march in like manner.

This body of troops shall not be separated, unless reasons of war require it, but shall remain under the orders of the general to whom His most Serene Highness has entrusted the command, and the second division shall be conducted to the same places only where the first shall actually be, if not contrary to the plan of operations.

IV. Each battalion of this body of troops shall be provided with two pieces of field artillery, with the officers, gunners and other persons, and the train thereunto belonging, if his Majesty is desirous of it.

V. Toward defraying the expence in which the most Serene Landgrave shall be engaged, for the arming and putting in condition the said corps of twelve thousand men, His Majesty the King of Great Britain promises to pay to His most Serene Highness, for each foot soldier thirty crown banco levy money, as well for the Infantry as for the chasseurs, or artillery, if there should be any, the sum total of which shall be ascertained according to the number of men composing this corps, and as they have been reckoned in former alliances.

The sum of one hundred and eighty thousand crowns banco valued as in the following article, shall be paid on account of this levy money on the tenth of February, and the residue shall be paid, when the second division of this corps shall begin their march.

VI. In all the former treaties a certain number of years is stipulated for their duration, but in the present His Britannic Majesty choosing rather not to engage himself for any longer time than he shall have occasion for these troops, consents instead thereof that the subsidy shall be double from the day of the signature of this treaty to its expiration, that is to say, that it shall amount for this body of twelve thousand men to the sum of four hundred and fifty thousand crowns banco per annum, the crown reckoned at fifty three sols of Holland, or at four shilling and nine pence three farthings English money, and that the subsidy shall continue upon this foot during all the time that this body of troops shall remain in British pay. His Britannic Majesty engages also to give notice to the most Serene Landgrave of its termination twelwe months or a whole year before it shall take place, which notice shall not even be given before this body of troops is returned, and actually is arrived in the dominions of the said prince, namely in Hesse, properly so called. His Majesty shall continue equally to this corps the pay and other emoluments for the remainder of the month in which it shall repass the frontiers of Hesse, and His most Serene Highness reserves to himself on his side the liberty of recalling his troops at the end of four years, if they are not sent back before, or to agree with His Britannic Majesty at the end of that time for another term.

VII. With regard to the pay and treatment, as well ordinary as extraordinary, of the said troops, they shall be put on the same foot, in all respects, with the national British troops, and His Majesty's departement of war shall deliver without delay to that of His most Serene Highness, an exact and faithful state of the pay and treatment enjoyed by those troops, which pay and treatment, in consideration that His most Serene Highness could not put this corps in a condition to march in so short a time without extraordinary expences, shall commence for the first division on the first of February, and for the second, seven days before it shall begin to march, and shall be paid into the military chest of Hesse, without any abatement or deduction, to be distributed according to the arrangements which shall be made for that purpose, and the sum of twenty thousand pounds sterling shall be advanced immediately on account of the said pay.

VIII.[13] If it should happen unfortunately that any regiment or company of the said corps should be ruined or destroyed either by accidents on the sea or otherwise, in the whole or in part, or that the pieces of artillery or other effects with which they shall be provided, should be taken by the enemy, or lost on the sea, His Majesty the King of Great Britain shall cause to be paid the expences of the necessary recruits, as well as the price of the said field pieces and effects, in order forthwith to reinstate the artillery or the said regiments and companies, and the said recruits shall be settled likewise on the foot of those which were furnished to the Hessian officers by virtue of the treaty of 1702, article the fifth, to the end that the corps may be always preserved and sent back in as good a state as it was delivered in, the recruits annually necessary shall be sent to the English Commissary, disciplined and compleetly equipped, at the place of embarkation, at such time as His Britannic Majesty shall appoint.

IX. In Europe His Majesty shall make use of this body of troops by land wherever he shall judge proper, but North America is the only country of the other parts of the globe where this body of troops shall be employed. They shall not serve on the sea, and they shall enjoy, in all things without any restriction what soever, the same pay and emoluments as are enjoyed by the English troops.

X. In case the Most Serene Landgrave should be attacked or disturbed in the possession of his dominions, His Britannic Majesty promises and engages to give him all the succour that it shall be in his power to afford (original de donner) which succour shall be continued to him until he shall have obtained an entire security and just indemnification: as the most Serene Landgrave promises likewise on his part, that in case His Majesty the King of Great Britain is attacked or disturbed in his kingdoms, dominions, lands, provinces or towns, he will give him (original, lui prêtera) in like manner all the succour that it shall be in his power to afford (Original de donner) which succour shall likewise be continued to him, until he shall have obtained a good and advantageous peace.

XI. In order to render this alliance and union the more perfect and to leave no doubt with the parties about the certainty of the succour which they have to expect by virtue of this treaty, it is expressly agreed, that to judge for the future whether the case of this alliance and the stipulated succour exists or not, it shall suffice, that either of the parties is actually attacked by force of arms, without his having first used open force against him who attackes him.

XII. The sick of the Hessian corps shall remain under the care of their physicians, surgeons, and other persons appointed for that purpose, under the orders of the general commanding the corps of that nation, and every thing shall be allowed them, that His Majesty allows to his own troops.

XIII. All the Hessian deserters shall be faithfully given up wherever they shall be discovered in the places dependent on His Britannic Majesty, and above all as far as it is possible, no person whatever of that nation shall be permitted to establish himself in America, without the consent of his sovereign.

XIV. All the transports of the troops, as well for the effects, shall be at the expence of His Britannic Majesty, and none belonging to the said corps shall pay any postage of letters, in consideration of the distance of the places.

XV. The treaty shall be ratified by the high contracting parties, and the ratifications thereof shall be exchanged as soon as possible.

In witness whereof, we the undersigned, furnished with the full power of His Majesty the King of Great Britain, on one part, and of His most Serene Highness the reigning Landgrave of Hesse Cassel on the other part, have signed the present treaty and have caused the seals of our arms to be put thereto. Done at Cassell the fifteenth of January in the year 1776.

L.S. William Faucitt.L.S. M. de Schlieffen.

XXIII.

Friedrich der Große an den Markgrafen Karl Alexander von Brandenburg-Bayreuth.

(Anspacher Manual-Akten I, 190.)

Potsdam, ce 24. Octobre 1777.

Monsieur mon Neveu!

J'avoue à Votre Altesse Serenissime, que Je ne pense jamais à la guerre actuelle en Amérique sans être frappé de l'empressement de quelques princes d'Allemagne, de sacrifier leurs Trouppes à une querelle qui ne les regarde pas. Mon étonnement augmente même quand Je Me rappelle de l'histoire ancienne, cet eloignement sage et général dans Nos Ancêtres, de prodiguer le sang allemand pour la defense des droits etrangers et qui passa même en loi dans le corps Germanique.

Mais Je M'apperçois que Mon patriotisme M'emporte; et Je reviens à la lettre de Votre Altesse Serenissime du 14. qui l'a si fort ranimé. Elle y demande le passage libre des recrues et bagages qu'Elle veut envoyer au Corps de ses Trouppes au service de la Grande Brétagne et Je prends la liberté de lui faire observer que si Elle veut les faire passer en Angleterre, elles n'auront pas seulement besoin de traverser Mes Etats et qu'Elle pourra leur faire prendre une toute plus courte pour les faire embarquer. Je soumets même cette idée au jugement de Votre Altesse Serenissime et Je ne suis pas moins avec toute la tendresse que Je Lui dois, Monsieur Mon Neveu, de Votre Altesse Serenissime le bon Oncle

Fédéric.

Sinnentstellender Druckfehler. S. 90, Zeile 12 v.o. ließ euphemistisch statt euphonistisch.

Buchdruckerei von Gustav Schade (Otto Francke) in Berlin.

Notes in this chapter

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings