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Relation des choses de Yucatan de Diego de Landa

RELATION DES CHOSES DE YUCATAN. (continued 3)

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Quant aux offenses qu’ils commettaient les uns contre les autres, c’était le seigneur du lieu d’où était le coupable qui envoyait donner satisfaction; autrement, c’était une occasion et un motif pour des querelles. Si l’offenseur et l’offensé étaient du même endroit, ils en faisaient part au juge, qui était l’arbitre, et qui, sur examen du dommage, ordonnait la satisfaction; si l’offenseur n’avait pas de quoi satisfaire seul, ses parents et sa femme l’y aidaient. Ce qui pouvait donner lieu à des satisfactions de ce genre, c’était si l’un des deux en tuait un autre par accident; si par hasard le mari ou la femme venait à se pendre par quelque faute du conjoint; si quelqu’un était cause d’un incendie soit d’une maison ou d’un héritage, de ruches à miel ou d’un grenier de maïs. S’il s’agissait d’offenses ou de dommages causés par malice, la satisfaction ne s’obtenait jamais sans qu’il y eût des coups ou du sang versé.

Le Yucatèque est libéral et hospitalier: personne n’entre dans sa maison qu’il ne lui offre aussitôt à boire et à manger; de jour, de la bouillie ou du breuvage accoutumé; de nuit; de son dîner. S’il ne l’a point, il va le chercher dans le voisinage; si, en route, du monde se joint à lui, avec tous il partage, quelque peu qu’il puisse y avoir pour chacun d’eux.

§ XXIV.—Modo de contar de los yucataneses. Nombres. Eredades y tutela de los huerfanos. Sucesion de los señores.

Que su cuenta es de V en V, hasta XX, y de XX en XX hasta C, y de C en C hasta 400, y de CCCC en CCCC hasta VIII mil. Y desta cuenta se servian mucho para la contratacion de cacao. Tienen otras cuentas muy largas, y que las protienden in infinitum, contandolas VIII mil XX vezes que son C y LX mil, y tornando a XX duplican estas ciento y LX mil, y despues yrlo assi XX duplicando hasta que hazen un incontable numero: cuentan en el suelo o cosa llana.

Que tienen mucha cuenta con saber el origen de sus linajes, especial si vienen de alguna casa de Mayapan, y esso procuran de saberlo de los sacerdotes, que es una de sus sciencias, y jatanse mucho de los varones que en sus linajes ha avida señalados. Los nombres de los padres duran siempre en los hijos, en las hijas no. A sus hijos y hijas siempre llamavan del nombre del padre y de la madre, el del padre como propio y de la madre apellativo. Desta manera el hijo de Chel y Chan llamavan Na-Chan-Chel, que quiere dezir hijo de fullanos, y esta es la causa que dizen los indios son los de un nombre deudos y se tratan por tales, y por esso quando viene alguno en parte no conocido y necessitado, luego acude el nombre, y si ay quien, luego con toda charidad se reciben y tratan y assi ninguna muger o hombre se casava con otro del mesmo nombre, porque era a ellos gran infamia. Llamanse aora los nombres de Pilar los propios.

Que los indios no admittian las hijas a heredar con los hermanos sino era por via de piedad o voluntad y entonces davanles del monton algo; lo demas partian los hermanos igualmente, salvo que al que mas notablemente avia ayudado a allegar la hazienda davan la equivalencia y si eran todas hijas, heredavan los hermanos o mas propinquos. Y si eran de edad que no se suffria entregar la hazienda, entregavanla a un tutor debdo mas cercano, el qual dava a la madre para criarlos, porque no usavan de dexar nada en poder de madres, o quitavanles los niños principalmente siendo los tutores hermanos del difunto. Estos tutores davan lo que assi se les entregava a los erederos quando eran de edad, y no hazerlo era gran fealdad entre ellos y causa de muchas contiendas. Quando assi le entregavan era delante de los señores y principales, quitando lo que havian dado para los criar y no davan de las cosechas de las eredades nada mas como era de colmenares y algunos arboles de cacao, porque dezian era harto tenerlo en pie. Si quando el señor moria no eran los hijos para regir y tenia hermanos, regia de los hermanos el mayor o el mas desenbuelto y al heredero mostravan sus costumbres y fiestas para quando fuesse nombre y estos hermanos, aunque el eredero fuesse para regir, mandavan toda su vida, y sino avia hermanos, elegian los sacerdotes y gente principal un hombre sufficiente para ello.

§ XXIV.—Manière de compter des Yucatèques. Noms de famille. Héritages et tutelle des orphelins. Succession princière.

Les Yucatèques comptent de 5 en 5 jusqu’à 20 et de 20 en 20 jusqu’à 100; de 100 en 100 jusqu’à 400 et de 400 en 400 jusqu’à 8000. Cette manière de compter était fort en usage dans les marchés qui concernaient le cacao. Ils ont d’autres numérations fort longues qu’ils étendent ad infinitum, comptant le nombre 800 vingt fois, ce qui fait 160,000; puis retournant à 20, ils doublent 160,000 et ainsi multipliant par 20, jusqu’à ce qu’ils arrivent à un chiffre innombrable. Leurs comptes se font sur le sol ou une chose plane.

Ils tiennent beaucoup à connaître l’origine de leurs familles, surtout s’ils descendent de quelque maison de Mayapan; aussi cherchent-ils à s’en instruire auprès des prêtres, les connaissances généalogiques étant une des branches de leurs sciences: ils sont très-fiers si dans leurs familles il y a eu des hommes distingués. Les noms des pères durent toujours dans les fils, mais non dans les filles. Ils donnaient toujours à leurs fils et filles les noms du père et de la mère, celui du père comme le nom propre et celui de la mère comme l’appellatif: ainsi le fils de Chel et de Chan se nommait Na-Chan-Chel, ce qui veut dire fils de tels. C’est à cause de cela que l’on dit que ces Indiens sont tous ensemble parents et d’un même nom, et qu’ils se traitent pour tels; aussi, s’il arrive que l’un d’eux se trouve en quelque endroit inconnu et dans l’embarras, il dit son nom; sur-le-champ, s’il y en a là de la même descendance, ils accourent, le reçoivent et le traitent avec la plus grande tendresse. C’est pour cela que ni homme ni femme n’épousait quelqu’un du même nom, car il y avait là pour tous une grande note d’infamie. Leurs noms propres aujourd’hui sont comme Pilar, etc.[113].

Ces Indiens ne permettaient pas aux filles d’hériter avec leurs frères, si ce n’est par condescendance ou bonne volonté; dans ce cas, on leur donnait quelque chose de la succession. Les frères partageaient le reste d’une manière égale, sauf que celui qui avait le plus aidé auparavant à accroître le bien, en recevait l’équivalent d’avant part; s’il n’y avait que des filles, les cousins ou parents les plus proches prenaient l’héritage. Si les enfants étaient trop jeunes, pour qu’on pût le leur confier, on le remettait au plus proche parent, qui était ainsi le tuteur. Celui-ci donnait à la mère de quoi les élever; car, d’après leurs usages, ils ne laissaient rien en la puissance de la mère, ou même lui ôtaient les enfants, principalement si les tuteurs étaient les frères du défunt. Quand les héritiers avaient atteint leur majorité, ces tuteurs leur rendaient leur bien; le contraire était considéré comme une grande vilainie et devenait la cause de grandes querelles. La remise de l’héritage se faisait en présence du seigneur et des principaux de l’endroit, qui en distrayaient ce que le tuteur avait donné pour élever les enfants; mais les héritiers ne recevaient absolument rien de ce qui avait été moissonné sur l’héritage, non plus que du miel et du cacao, à cause du travail qu’occasionnaient les cacaotiers et les ruches. Lorsque le seigneur venait à mourir, ce n’étaient pas ses fils qui succédaient au gouvernement, mais bien l’aîné de ses frères, s’il en avait, ou le plus capable; l’héritier présomptif entre-temps était instruit de ce qui concernait les coutumes et les fêtes, afin qu’il devînt un homme capable lui-même. Mais encore qu’il fût en état de gouverner, c’étaient les frères de son père qui commandaient jusqu’à la fin de leur vie; mais s’il n’y avait pas de frères, les prêtres et les principaux chefs faisaient choix d’un homme capable de gouverner jusqu’à la majorité de l’héritier.

§ XXV.—Repudiacion frecuente entre los yucataneses. Sus casamientos.

Que antiguamente se casavan a XX años, aora de XII o XIII, y por esso aora se repudian mas facilmente como se casan sin amor i ignaros de la vida matrimonial y officio de casados, y si los padres no podian persuadir que volviessen con ellas, buscavanles otra y otras y otras. Con la mesma facilidad dexavan los hombres con hijos a sus mugeres sin temor de que otro las tomasse por mugeres o despues volver a ellas; pero con todo esso son muy zelosos y no llevan a paciencia que sus mugeres no les esten honestas, y aora que han visto que los españoles sobre esso matan a las suyas, empieçan a maltratarlas y aun a matarlas. Si quando repudiavan los hijos eran niños, dexavanlos a las madres, si grandes los varones con los padres y hembras con las madres.

Que aunque era tan comun y familiar cosa repudiar, los ancianos y de mejores costumbres lo tenian por malo y muchos avia que nunca avian tenido sino una, la qual ninguno tomava de su nombre, de parte de su padre; ca era cosa muy fea entre ellos y si algunos se casavan con las cuñadas mugeres de sus hermanos, era tenido por malo. No se casavan con sus madrastas, ni cuñadas hermanas de sus mugeres, ni tias hermanas de sus madres, y si alguno lo hazia era tenido malo; con todas las demas parientas de parte de su madre contrayan aunque fuesse prima hermana.

Los padres tienen mucho cuidado de buscarles con tiempo mugeres de su estado y condicion y si podian en el mesmo lugar; y poquedad era entre ellos buscar las mugeres para si, y los padres para sus hijas casamiento; y para tratarlo, buscavan casamenteros que lo rodeassen: concertado y tratado, concertavan las aras y dote, lo qual era muy poco, y davalo el padre del moço al consuegro, y hazia la suegra allende del dote vestidos a la nuera y hijo; y venido el dia, se juntavan en casa del padre de la novia, y alli aparejada la comida, venian los combidados y el sacerdote, y juntado los casados y consuegros, tratava el sacerdote quadrarles, pues lo avian bien mirado los suegros y estarles bien y assi le davan su muger al moço essa noche si era para ello y luego se hazia la comida y combite; y de ay adelante quedava en casa del suegro el yerno, trabajando cinco o seis años por el suegro, y sino lo hazia, hechavanle de casa y travajavan las madres diesse siempre la muger de comer y bever al marido en señal de casamiento. Los viudos y viudas sin fiesta ni solemnidades se concertavan, con solo ir ellos a casa dellas y admittirlos y darles de comer se hazia el casamiento; de lo qual nacia que se dexavan con tanta facilidad como se tomavan. Nunca los yucataneses tomaron mas de una como se ha hallado de otras partes tener muchas juntas, y los padres algunas vezes contrahen matrimonio por sus hijos niños hasta que sean venidos en edad y se tratan como suegros.

§ XXV.—Répudiation fréquente des Yucatèques. Leurs mariages.

Anciennement ils se mariaient à l’âge de vingt ans: aujourd’hui ils le font de douze à treize; aussi se répudient-ils bien plus facilement, se mariant comme ils le font, sans amour, sans connaissance de la vie matrimoniale et des devoirs qu’elle impose: quand les parents du fils ne réussissaient pas à lui persuader de retourner avec sa femme, ils en cherchaient une autre et les parents de la femme un autre mari. Les hommes ayant des enfants laissaient avec la même facilité leurs femmes, sans appréhension que d’autres les prissent ou qu’ils pussent eux-mêmes retourner à elles. Avec tout cela, ils sont fort jaloux et supportent difficilement que leurs femmes soient infidèles; et maintenant qu’ils ont vu dans des cas semblables les Espagnols tuer les leurs, ils commencent à les maltraiter et à les tuer à leur tour. Si, en les répudiant, leurs enfants étaient encore en bas âge, ils les laissaient à leurs mères; s’ils étaient grands, les garçons allaient avec le père et les filles avec la mère.

Quoique la répudiation fût une chose si commune et si familière à ces Indiens, les anciens et ceux qui tenaient aux bonnes mœurs la condamnaient; il y en avait donc beaucoup qui n’en avaient jamais eu qu’une. Ils n’en prenaient jamais qui portassent leur propre nom du côté paternel, car ils regardaient un mariage de ce genre comme une mauvaise action, de même qu’un mariage contracté avec sa belle-sœur, veuve d’un frère. Ils n’épousaient ni leurs belles-mères ni leurs belles-sœurs, du côté de leurs femmes, ni leurs tantes maternelles; et si l’un d’eux le faisait, on considérait son union de mauvais œil. Du reste ils se mariaient sans scrupule avec toutes leurs autres parentes du côté maternel, fût-ce même avec leurs cousines germaines.

Les pères avaient grand soin de chercher de bonne heure à leurs fils des femmes de leur condition et, si faire se pouvait, du même endroit qu’eux: il y avait une sorte de bassesse pour les hommes à chercher eux-mêmes leurs femmes, ou pour les pères à chercher eux-mêmes des maris pour leurs filles; à cet effet ils s’adressaient à des personnes qui se chargeaient de ce soin. Les choses une fois arrangées, on concertait le douaire et la dot, ce qui était fort peu de chose: le père du futur en remettait le montant au beau-père et, en outre de la dot, la mère faisait des habits pour sa belle-fille et pour son fils. Le jour des noces, tous s’assemblaient dans la maison du père de la future: un repas y était préparé. Les convives se trouvant réunis avec les fiancés et leurs parents, le prêtre, ayant suffisamment reconnu que ceux-ci avaient mûrement considéré l’affaire, donnait au jeune homme sa femme, s’il était destiné à la recevoir cette même nuit, après quoi avait lieu le festin. A dater de ce moment le gendre restait dans la maison de son beau-père et travaillait pour son compte pendant cinq ou six ans: s’il négligeait de le faire, on le chassait de la maison; mais les mères s’arrangeaient pour que la femme donnât toujours de quoi manger à son mari, en signe de mariage. Les veufs et veuves s’unissaient sans fêtes ni solemnités: il suffisait aux premiers de se rendre à la maison d’une veuve, d’y être reçus et d’y trouver à manger de sa main, pour que le mariage eût lieu; aussi ne se séparaient-ils pas avec moins de facilité qu’ils se prenaient pour époux. Les Yucatèques n’ont jamais eu l’usage d’épouser plus d’une femme, comme cela s’est vu dans les pays voisins, où l’on en a plusieurs à la fois. Il arrivait quelquefois que les pères contractaient mariage pour leurs enfants en bas âge, qu’ils unissaient ensuite en leur temps, et jusque-là ils ne se traitaient pas moins comme alliés.

§ XXVI.—Modo de bautismo en Yucatan. Como lo celebravan.

No se halla el baptismo en ninguna parte de las Indias, sino en esta de Yucatan, y aun con vocablo que quiere dezir nacer de nuevo o otra vez, que es lo mesmo que en la lengua latina renascor, porque en la lengua de Yucatan zihil quiere dezir nacer de nuevo o otra vez, y no se usa sino en composicion de verbos, y assi caput zihil quiere dezir nacer de nuevo. No hemos podido saber su origen, mas de que es cosa que an siempre usado y a que tenian tanta devocion, que nadie lo dexava de recebir, y tanta reverencia que los que tenian peccados, si eran para saber los cometer los avian de manifestar, especialmente a los sacerdotes para recebirlo, y tanta fee en el que no lo iteravan en ninguna manera. Lo que pensavan recebian en el era una previa disposicion para ser buenos en sus costumbres, y no ser dañados en las cosas temporales de los demonios, y venir mediante el y su buena vida a conseguir la gloria que ellos esperavan, en la qual, segun en la de Mahoma, avian de usar de manjares y beveres.

Tenian pues esta costumbre para venir a hazer los baptismos, que criavan las indias los niños hasta edad de tres años, y a los varoncillos usavanles siempre poner pegada a la cabeça en los cabellos de la coronilla una contezuela blanca, y a las muchachas traian ceñidas por las senes muy abaxo con un cordel delgado y en el una conchuela asida que les venia a dar encima de la parte honesta, y destas dos cosas era entre ellos peccado y cosa muy fea quitarla de las mochachas antes del baptismo, el qual les davan siempre desde edad de tres años hasta doze y nunca se casavan antes del baptismo.

Quando alguno avia que quisiesse baptizar su hijo, iva al sacerdote y davale parte de su intento, el qual publicava por el pueblo el baptismo y el dia en que lo hazia, el qual ellos miravan siempre no fuesse aciago. Esto hecho el que hazia la fiesta que era el que movia la platica, elegia un principal del pueblo a su gusto para que le ayudasse a su negocio y las cosas del. Despues tenian de costumbre elegir a otros quatro hombres ancianos y honrados que ayudassen al sacerdote el dia de la fiesta a las cerimonias, y estos elegian juntamente a su gusto con el sacerdote. Y en estas elecciones entendian siempre los padres de todos los niños que avia que baptizar, ca de todos era tambien la fiesta y llamavanlos a estos que escogian chaces. Tres dias antes de la fiesta ayunavan los padres de los mochachos y los officiales, abstiniendose de las mugeres.

El dia juntavanse todos en casa del que hazia la fiesta y llevavan los niños todos que avian de baptizar, a los quales ponian en el patio o plaça de la casa, que limpio y sembrado de hojas frescas le tenian por orden en rengla los varones por si y las niñas por si, ponian les como padrinos una muger anciana a las niñas, y a los niños un hombre que los tuviessen a cargo.

Esto hecho tratava el sacerdote de la purificacion de la posada, hechando al demonio della. Para echarlo ponian quatro vanquillos en las quatro esquinas del patio en los quales se sentavan los quatro chaces con un cordel largo asido de uno a otro, de manera que quedavan los niños acorralados en medio a dentro del cordel, despues pasando sobre el cordel avian de entrar todos los padres de los niños que avian ayunado dentro del circuito. Despues o antes ponian en medio otro vanquillo donde el sacerdote se sentava con un brasero, y un poco de maiz molido y de su encienso. Alli venian los niños y niñas por orden y echavales el sacerdote un poco de maiz molido y del encienso en la mano, y ellos en el brasero; y ansi hazian todos, y estos saumerios acabados, tomavan el brasero en que los hazian, y el cordel con que los chaces los tenian cercados y echavan en un vaso un poco de vino y davan lo todo a un indio que lo llevasse fuera del pueblo, avisandole no beviesse ni mirasse atras a la buelta y con esto dezian quedava el demonio echado.

El qual assi ido verrian el patio y limpiavanlo de las hojas del arbol que tenia que se dize cihom y echavan otras de otro que llaman copo, y ponian unas seras en tanto que el sacerdote se vestia. Vestido salia con un jaco de pluma colorado y labrado de otras plumas de colores, y que le cuelgan de los estremos otras plumas largas y una como coroza en la cabeça de las mesmas plumas, y debaxo del jaco muchos listones de algodon hasta el suelo como colas, y con un isopo en la mano de un palo corto muy labrado, y por barbas o pelos del isopo ciertas colas de unas culebras que son como caxcaveles, y con no mas ni menos gravedad que ternia un papa para coronar un emperador, que cosa era notable la serenidad que les causavan los aparejos. Los chaces ivan luego a los niños y ponian a todos sendos paños blancos en las cabeças que sus madres para aquello traian. Preguntavan a los que eran grandecillos si avian hecho algun peccado y tocamiento feo, y si lo avian hecho, confessavanlo, y separavanlos de los otros.

Esto hecho mandava el sacerdote callar y sentar la gente, y començava el a bendezir con muchas oraciones a los mochachos, y a santiguarlos con su isopo, y con mucha serenidad. Acabada su bendicion se sentava y se levantava el principal que avian los padres de los mochachos elegido para esta fiesta, y con un guesso que el sacerdote le dava iva a los mochachos y amagava a cada uno por si nueve vezes con el guesso en la frente; despues mojavale en un vaso de una agua que llevava en la mano, y untavales la frente, y las faciones del rostro y entre los dedos de los piez y los de las manos a todos sin hablar palabra. Esta agua hazian de ciertas flores y de cacao mojado y desleido con agua virgen que ellos dezian traida de los concavos de los arboles o de los montes.

Acabada esta unctura se levantava el sacerdote y les quitava los paños blancos de la cabeça y otros que tenian colgados a las espaldas en que cada uno traia atadas unas pocas de plumas de un paxaro muy hermoso y algunos cacaos, lo qual todo recogia uno de los chaces, y luego el sacerdote les cortava a los niños con una navaja de piedra la cuenta que avian traido pegada en la cabeça; tras esto ivan los demas ayudantes del sacerdote con un manojo de flores y un humaço que los indios usan chupar; y amagavan con cada uno dellos nueve vezes a cada mochacho, y despues davanle a oler las flores y a chupar el humaço. Despues recogian los presentes que las madres traian y davan dellos a cada mochacho un poco para comer alli, ca de comida eran los presentes, y tomavan un buen vaso de vino y presto en medio ofrecianlo a los dioses y con devotas plegarias les rogavan recibiessen aquel don pequeño de aquellos mochachos, y llamando otro oficial que les ayudava que llamavan Cayom davanse lo que lo beviesse, lo qual hazia sin descançar que diz que era peccado.

Esto hecho se despedian las mochachas primero, a las quales ivan sus madres primero a quitarles el hilo con que avian andado hasta entonces atadas por las renes, y la conchuela que traian en la puridad, lo qual era como una licencia de poderse ya quando quiera que los padres quisiessen casar. Despues despedian por si a los mochachos, y idos venian los padres al monton de las mantillas que avian traido, y repartianlo de su mano por los circumstantes y officiales. Despues acabavan la fiesta con comer y bever largo; llamavan a esta fiesta Emku, que quiere dezir baxada de Dios. El que la avia hecho principalmente moviendola y haziendo el gasto, allende de los tres dias que se avia, como por ayuno, abstenido, se avia de abstener nueve mas y lo hazian inviolablemente.

§ XXVI.—Sorte de baptême au Yucatan. Comment on le solennisait.

On ne trouve de baptême en aucune partie des Indes, excepté dans le Yucatan[114], où il existe désigné sous un nom qui signifie naître de nouveau ou une autre fois: le mot est identique avec le latin renasci; car dans la langue du Yucatan zihil veut dire renaître. Mais il n’est usité qu’en composition verbale; ainsi caput-zihil signifie naître de nouveau. Nous n’avons pu retrouver son origine; on sait seulement que c’est une coutume qui a toujours existé et à laquelle ils avaient tant de dévotion qu’ils ne laissaient jamais de s’y conformer. Ils y avaient un tel respect que ceux qui avaient des péchés sur la conscience ou qui se sentaient inclinés à en commettre quelqu’un, s’en confessaient particulièrement au prêtre, afin d’être en état de recevoir le baptême, et ils y mettaient une si grande foi qu’ils ne l’auraient réitéré pour quoi que ce fût. Ils croyaient y recevoir une disposition préalable à se conduire honnêtement, et se trouver garantis de toute atteinte des démons dans les choses temporelles; par ce moyen et une vie réglée, ils espéraient obtenir la béatitude qu’ils attendaient, dans laquelle, comme en celle de Mahomet, ils auraient trouvé le plaisir avec les femmes, ainsi qu’à boire et à manger.

Voici la coutume qu’ils avaient pour se préparer au baptême: les femmes étant chargées d’élever les enfants jusqu’à l’âge de trois ans, mettaient sur la tête des petits garçons quelque chose de blanc attaché entre les cheveux à l’occiput; quant aux petites filles, elles portaient de la ceinture en bas une corde fort menue, à laquelle était attachée une petite coquille qui venait à se trouver placée justement au-dessus des parties sexuelles; on regardait comme un grand péché et une chose fort malhonnête d’ôter ces choses aux petites filles avant leur baptême, qui leur était toujours administré entre trois et douze ans, et jamais on ne les mariait auparavant.

Lorsque quelqu’un désirait faire baptiser son enfant, il allait au prêtre et lui faisait part de son intention: celui-ci publiait le baptême dans toute la commune, ayant soin toujours que la cérémonie ne tombât pas en un jour malheureux. Cela fait, celui qui en avait fait la proposition, et qui, par conséquent, se chargeait de la fête, choisissait à son goût un des principaux de la localité, afin de l’aider dans tout ce qui y avait rapport. Après cela, on avait coutume d’en choisir encore quatre autres d’entre les anciens et des plus honorables, qui prêtaient secours au prêtre dans ses fonctions le jour de la fête: ce choix se faisait toujours d’accord avec le prêtre lui-même. Les pères de tous les enfants à baptiser avaient également part à cette élection, car la fête était du ressort de tous: à ceux qui avaient été désignés pour accompagner le prêtre on donnait le titre de chac[115]. Durant les trois jours précédant la fête, les pères des enfants jeûnaient ainsi que ces officiers, s’abstenant d’user de leurs femmes.

Au jour convenu, tous ensemble se réunissaient dans la maison de celui qui faisait la fête, amenant avec eux les enfants à baptiser: on les rangeait dans la cour ou la place de la maison qui avait été balayée et parsemée de verdure; les garçons se plaçant d’un côté, sous la garde d’un homme qui faisait comme l’office de parrain à leur égard; et de l’autre, les filles à qui l’on donnait une matrone pour prendre soin d’elles.

Cela fait, le prêtre s’occupait à purifier la maison, chassant le démon du lieu. A cet effet, on plaçait un petit banc aux quatre angles de la cour: les quatre chacs s’asseyaient tenant une corde de l’un à l’autre, de façon à ce que les enfants demeurassent en quelque sorte renfermés au milieu, après quoi les pères tous ensemble qui avaient observé le jeûne jusque-là, passaient par-dessus la corde pour entrer dans l’enceinte. Au milieu était une autre banquette où le prêtre s’asseyait, ayant à côté de lui un brasier avec du maïs moulu et de l’encens[116]. Les petits garçons et les petites filles s’approchaient en ordre, et le prêtre leur mettait dans la main un peu du maïs et de l’encens qu’ils jetaient tour à tour dans le brasier. Cela passé et les encensements terminés, on enlevait le brasier et la corde dont les chacs faisaient l’enceinte; ceux-ci versaient un peu de vin dans un vase qu’ils donnaient avec ces choses à un homme pour les porter hors de la commune, en lui recommandant surtout de ne pas boire le vin et de ne pas regarder par derrière à son retour. De cette manière, on disait que le démon était chassé.

On balayait ensuite la cour et on la nettoyait de la verdure qui s’y trouvait et qui était des feuilles d’un arbre appelé cihom; on les remplaçait par d’autres d’un arbre nommé copo, et on étendait quelques nattes, pendant que le prêtre revêtait ses habits. Il se présentait bientôt après revêtu d’une tunique de plume rouge, travaillée d’autres plumes de diverses couleurs et d’où pendaient d’autres plumes plus grandes, et par-dessus comme une grande quantité de rubans de coton qui pendaient jusqu’à terre: sur la tête il portait une sorte de mitre travaillée en plume de la même manière, et à la main comme un petit goupillon de bois, sculpté avec art, dont les poils étaient des queues de serpent analogues aux serpents à sonnette. Il sortait ainsi n’ayant ni plus ni moins de gravité qu’un pape en aurait pour couronner un empereur; et c’est une chose notable de voir la sérénité que lui donnait tout cet appareil. Les chacs aussitôt s’avançaient vers les enfants et leur mettaient sur la tête des linges blancs que leurs mères avaient apportés à cet effet. Ils demandaient aux plus grands s’ils n’avaient pas commis quelque péché ou attouchement obscène, et s’ils l’avaient fait, ils le confessaient et on les séparait des autres.

Cela terminé, le prêtre commandait à tout le monde de s’asseoir et de se taire; il se mettait ensuite à bénir les enfants avec certaines prières, et à les sanctifier avec son goupillon avec beaucoup de majesté. La bénédiction finie, il s’asseyait: celui que le père des enfants avait choisi pour aider principalement à cette fête, se levait alors, et armé d’un os que le prêtre lui donnait, il allait à chaque enfant et le lui passait neuf fois au front; il le trempait ensuite dans un vase d’eau qu’il portait à la main, en oignait à tous le front et le visage, ainsi que les interstices des doigts des pieds et des mains, sans dire un seul mot. Cette eau se composait de certaines fleurs et de cacao mouillé et délayé dans de l’eau vierge qu’ils disaient provenir des concavités des bois ou des montagnes.

A la suite de cette onction, le prêtre se levait; il leur ôtait de la tête les linges blancs qu’on leur avait mis, ainsi que d’autres qu’ils avaient aux épaules, où chacun d’eux portait quelques plumes d’un fort bel oiseau et des grains de cacao. L’un des chacs recueillait toutes ces choses, après quoi le prêtre coupait avec un couteau de pierre aux petits garçons ce qu’ils portaient attaché à la tête; derrière le prêtre marchaient ses autres aides, un bouquet de fleurs à la main avec une pipe à parfums que les Indiens ont coutume de fumer; ils en faisaient neuf passes à chaque enfant et ensuite lui donnaient tour à tour à sentir le bouquet et à aspirer la pipe. Ils recueillaient après cela les présents que les mères avaient apportés et en donnaient un peu à manger là même à chacun des enfants; car ces présents étaient de victuailles. Ils prenaient un grand vase rempli de vin, ils l’offraient rapidement aux dieux, en les priant avec des paroles de dévotion d’agréer ce faible hommage de la part des enfants, puis appelant à eux un autre officier, dont le titre était Cayom, ils lui donnaient le vase qu’il devait vider d’un trait; car s’arrêter pour prendre haleine eût été un péché.

La cérémonie achevée, les jeunes filles prenaient congé du prêtre; mais auparavant leurs mères leur enlevaient le cordon qu’elles avaient porté jusque-là autour des reins avec la coquille, insigne de leur pureté, ce qui était comme une permission de pouvoir se marier, quand il plairait aux parents de leur choisir un époux. Après les filles venaient les garçons, qui comme elles prenaient congé du prêtre; puis arrivaient les pères qui, s’approchant du monceau de linges qu’ils avaient apportés, les distribuaient de leurs mains aux officiers et assistants. La journée se terminait avec un grand festin où ils mangeaient et buvaient en abondance. La fête avait pour nom Em-Ku, c’est-à-dire descente de Dieu. Celui qui l’avait célébrée, surtout en la mettant en train et en en faisant les frais, devait, en outre des trois jours d’abstinence qu’il avait eus en forme de jeûne, s’abstenir encore durant neuf jours, et il le faisait inviolablement.

§ XXVII.—Confesion entre los yucataneses. Abstinecias y supersticioncs. Variedad de idolos. Officios de los sacerdotes.

Que los yucataneses naturalmente conocian que hazian mal, y por que creian que por el mal y pecado les venian muertes, enfermedades y tormentos, tenian por costumbre confessarse, quando ya estava en ellos, en esta manera: que quando por enfermedad o otra cosa, eran en peligro de muerte, confessavan su peccado, y si se descuydavan, traianselo los parientes mas cercanos o amigos a la memoria, y ansi dezian publicamente sus peccados, si estava alli el sacerdote, a el, sino a los padres y madres, y las mugeres a los maridos, y maridos a las mugeres.

Los peccados de que comunmente se acusavan, eran del hurto, homicidio, de la carne, y falso testimonio, y con esto se creian salvos, y muchas vezes si escapavan avia rebueltas entre el marido y la muger, por las desgracias que les avian succedido, y con las que las avian causado.

Ellos confessavan sus flaquezas, salvo las que con sus esclavas los que las tenian cometian, porque dezian era licito usar de sus cosas como querian. Los peccados de intencion no confessavan, tenian empero por malos, y en sus consejos y predicaciones consejavan evitarlos. Que las abstinencias que comunmente hazian eran de sal en los guisados y pimienta, lo qual les era grave, y abstenianse de sus mugeres para la celebracion de todas sus fiestas.

No se casavan despues de viudos un año, por no conocer hombre a muger en aquel tiempo, y a los que esto no guardavan, tenian por poco templados y que les vendria por esso algun mal.

Y en algunos ayunos de sus fiestas no comian carne ni conocian sus mugeres; recibian los officios de las fiestas siempre con ayunos, y lo mesmo los officios de republica y algunos tan largos que eran de tres años, y todos estos quebrantarlos eran grandes peccados.

Que eran tan dados a sus idolatricas oraciones, que en tiempo de necessidad hasta las mugeres, mochachos, y moças, todos entendian en esto que era quemar encienso y suplicar a Dios les librasse del mal y reprimiesse al demonio, que esto les causava.

Y que aun los caminantes en sus caminos llevavan encienso y un platillo en que lo quemar, y assi a la noche do quiera que llegavan, erigian tres piedras pequeñas y ponian en ellas sendos pocos del encienso, y ponian les delante otras tres piedras llanas, en las quales echavan encienso, y rogando al Dios que llamavan Ekchuah los volviesse con bien a sus casas, y esso hasta ser bueltos a sus casas cada noche lo hazian donde no faltava quien por ellos hiziesse otro tanto y aun mas.

Que tenian gran muchedumbre de idolos y templos sumptuosos en su manera, y aun sin los comunes templos tenian los señores sacerdotes y gente principal oratorios y idolos en casa para sus oraciones y ofrendas particulares. Y que tenian a Cuzmil y poço de Chicheniza en tanta veneracion como nosotros a las romerias de Hierusalem y Roma y assi les ivan a visitar y offrecer dones, principalmente a la de Cuzmil, como nosotros a lugares santos, y ya que no ivan, siempre embiavan sus offrendas. Y los que ivan tenian de costumbre de entrar tambien en templos derelictos, quando passavan por ellos a orar y quemar copal.

Tantos idolos tenian que aun no les bastava los de sus dioses; pero no avia animal ni savandija que no le hiziessen estatua y todos los hazian a la semejanza de sus dioses y diosas. Tenian algunos idolos de piedra, mas pocos, y otros de madera, y de bulto pequeños, pero no tantos como de barro. Los idolos de madera eran tenidos en tanto que se eredavan, y tenidos por lo principal de la herencia. Idolos de metal no tenian, por que no ay metal aï. Bien sabian ellos que los idolos eran obras suyas y muertas y sin deidad, mas que los tenian en reverencia por lo que representavan, y por que les avian hecho con tantas cerimonias, en especial los de palo.

Los mas idolatras eran los sacerdotes, chilanes, hechizeros y medicos, chaces y nacones. El officio de los sacerdotes era tratar y enseñar sus sciencias y declarar las necessidades y sus remedios, predicar y echar las fiestas, hazer sacrificios y administrar sus sacramentos. El officio de los chilanes era dar respuestas de los demonios al pueblo y eran tenidos en tanto que acontecia llevarlos en ombros. Los hechizeros y medicos curavan con sangrias hechas en la parte donde dolia al enfermo, y echavan suertes para adivina en sus officios y otras cosas. Los chaces eran quatro hombres ancianos elegidos siempre de nuevo para ayudar al sacerdote a bien y complidamente hazer las fiestas. Nacones eran dos officios, el uno perpetuo y poco onroso, por que era el que abria los pechos a las personas que sacrificavan. El otro era una elecion hecha de un capitan para la guerra y otras fiestas que duravan tres años, este era de mucha onra.

§ XXVII.—Confession chez les Yucatèques. Abstinences et superstitions. Idoles de tout genre. Charges diverses du sacerdoce.

Les Yucatèques connaissaient naturellement le mal quand ils le commettaient, et ils croyaient que c’était en châtiment du mal et du péché que leur venaient la mort, les maladies et les tourments; ils avaient coutume de se confesser, et quand ils en avaient l’idée, c’était de la manière suivante. Lorsque, par suite d’une maladie ou d’autre chose, ils étaient en danger de mourir, ils confessaient leurs péchés; mais s’ils oubliaient d’y penser, leurs parents les plus proches ou leurs amis le leur rappelaient. Ainsi ils disaient publiquement leurs péchés au prêtre, s’il était présent, sinon à leurs pères et mères, les femmes à leurs maris et les maris à leurs femmes.

Les fautes dont ils s’accusaient le plus communément étaient le vol, l’homicide, les faiblesses de la chair et les faux témoignages; après quoi, ils se croyaient sauvés. Mais il arrivait souvent, quand ils venaient à échapper, qu’il surgissait des querelles entre mari et femme, pour les infidélités dont ils avaient pu se rendre coupables, et avec ceux qui en étaient la cause.

Les hommes confessaient leurs faiblesses, sauf celles qu’ils commettaient avec leurs esclaves; car ils disaient qu’il était licite d’user de ce qui leur appartenait suivant leur caprice. Ils ne confessaient pas les péchés d’intention, quoiqu’ils les regardassent comme un mal; aussi dans leurs conseils et prédications conseillaient-ils de les éviter. Les abstinences qu’ils faisaient le plus communément étaient de se passer de sel et de piment dans les mets, ce qui pour eux était fort dur; ils s’abstenaient de l’usage de leurs femmes pour la célébration de toutes les fêtes.

Les veufs ne se remariaient qu’un an après leur veuvage, la coutume étant de ne connaître ni homme ni femme durant cet intervalle: ceux qui négligeaient de s’y conformer étaient regardés comme peu continents, et on s’imaginait qu’il leur en surviendrait quelque calamité.

Ils avaient des fêtes où non-seulement ils s’abstenaient de leurs femmes, mais aussi de manger de la chair: ils jeûnaient en entrant en office pour quelque fête, comme en entrant dans les charges de la république; il y avait de ces jeûnes qui duraient jusqu’à trois années entières, et ils considéraient comme un fort grand péché de les rompre.

Ils étaient, du reste, tellement observateurs de leurs pratiques idolâtres, que, dans les temps de calamité publique, jusqu’aux femmes et aux enfants des deux sexes s’occupaient à brûler de l’encens, à adresser leurs supplications à Dieu pour qu’il les délivrât du mal et réprimât le démon qui en était la cause.

Les voyageurs même emportaient en chemin de l’encens et une petite cassolette pour le brûler; c’est ainsi que de nuit, en quelque lieu qu’ils arrivassent, ils érigeaient trois petites pierres, déposant sur chacune quelques grains de cet encens; devant ils étendaient trois autres pierres plates, sur lesquelles ils mettaient encore de l’encens, en priant le dieu qu’ils nommaient Ekchuah[117], qu’il daignât les ramener heureusement chez eux. Cette pratique ils la recommençaient toutes les nuits jusqu’à leur retour dans les foyers, où toujours il y avait quelqu’un pour en faire autant et même davantage.

Ils avaient un très-grand nombre d’idoles et de temples somptueux à leur manière. A part même des temples ordinaires, les princes, les prêtres et les gens les plus considérables avaient encore des oratoires, avec des idoles domestiques, où ils faisaient en particulier leurs prières et leurs offrandes. Ils avaient autant de dévotion pour Cuzmil et le puits de Chichen Itza que nous pour les pèlerinages de Jérusalem et de Rome. Ainsi ils allaient les visiter et offrir des présents, principalement à Cuzmil, comme nous le faisons aux saints lieux, et s’ils ne pouvaient y aller eux-mêmes, ils y envoyaient toujours leurs offrandes. Ceux qui y allaient étaient accoutumés également de s’arrêter devant les temples abandonnés, s’ils avaient à passer à côté, d’y prier et d’y brûler du copal.

Ils avaient une si grande quantité d’idoles que celles même de leurs dieux ne leur suffisaient point; car il n’y avait pas d’animal ni de reptile dont ils ne fissent la statue, et ils les faisaient à l’image de leurs dieux et de leurs déesses. Ils avaient quelques idoles de pierre, mais en petit nombre, et d’autres de bois, de petite stature quoique pas en si grande quantité qu’en terre cuite. Les idoles de bois étaient si estimées, qu’elles comptaient dans les héritages, et ils y avaient la plus grande confiance[118]. Ils n’ignoraient nullement que les idoles étaient des ouvrages de leurs mains, œuvres mortes et sans divinité; mais ils les vénéraient à cause de ce qu’elles représentaient et des rites avec lesquels ils les avaient consacrées, surtout celles de bois.

Les plus idolâtres étaient les prêtres, Chilan, sorciers et médecins, Chacs et Nacon[119]. Ils avaient pour office de discourir sur leurs sciences et de les enseigner, de faire connaître les besoins et les moyens d’y satisfaire, de prêcher et de notifier les jours de fête, d’offrir des sacrifices et d’administrer leurs sacrements. L’office du Chilan consistait à donner les réponses des démons au peuple; on avait pour eux un tel respect, qu’ils ne sortaient d’ordinaire que portés en litière. Les sorciers et médecins guérissaient au moyen de saignées, pratiquées dans la partie malade; ils jetaient des sorts pour savoir l’avenir dans leurs offices et autres choses. Les chacs étaient quatre vieillards, élus chaque fois, suivant la circonstance, pour aider le prêtre à remplir entièrement ses fonctions durant les fêtes. La charge de Nacon était double: l’un était perpétuel et peu honorable, parce que c’était lui qui ouvrait la poitrine aux victimes humaines qu’on sacrifiait; le second, qui arrivait à son poste par élection, était un général d’armée, chargé également de présider à certaines fêtes: ses fonctions duraient trois ans et étaient réputées fort honorables.

§ XXVIII.—Sacrificios crueles y sucios de los yucataneses. Victimas humanas matadas á flechazas y otros.

Que hazian sacrificios con su propia sangre unas vezes, cortandose las (orejas) a la redonda por pedaços y alli los dexavan en señal. Otras vezes se agujeravan las mexillas, otras los beços baxos, otras se separavan partes de sus cuerpos, otras se agujeravan las lenguas al soslayo por los lados, y passavan por los agujeros pajas con grandissimo dolor; otras, se harpavan lo superfluo del miembro vergonçoso, dexandolo como las orejas, de lo qual se engaño el historiador general de las Indias, diziendo que se circumcidian.

Otras vezes hazian un suzio y penoso sacrificio añudandose los que lo hazian en el templo, donde puestos en rengla, se hazian sendos agujeros en los miembros viriles al soslayo por el lado, y hechos passavan toda la mas cantidad de hilo que podian, quedando assi todos asidos, y ensartados; tambien untavan con la sangre de todas estas partes al demonio, y el que mas hazia, por mas valiente era tenido, y sus hijos desde pequeños en ello començavan a ocupar y es cosa espantable quan aficionados eran a ello.

Las mugeres no usavan destos derramamientos, aunque eran harto santeras; mas de todas las cosas que aver podian que son aves del cielo, animales de la tierra, o pescados de la agua, siempre les embadurnavan los rostros al demonio con la sangre dellos. Y otras cosas que tenian ofrecian; a algunos animales les sacavan el corazon y lo ofrecian, a otros enteros, unos vivos, otros muertos, unos crudos, otros guisados, y hazian tambien grandes ofrendas de pan y vino, y de todas las maneras de comidas, y bevidas que usavan.

Para hazer estos sacrificios en los patios de los templos (avia) unos altos maderos y labrados y enhiesto, y cerca de las escaleras del templo tenian una peaña redonda ancha, y en medio una piedra de quatro palmos o cinco de alto enhiesta, algo delgada; arriba de las escaleras del templo avia otra tal peaña.

Que sin las fiestas en las quales, para la solemnidad de ellas, se sacrificavan animales, tambien por alguna tribulacion o necessidad, les mandava el sacerdote o chilanes sacrificar personas, y para esto contribuian todos, para que se comprasse esclavos, o algunos de devocion davan sus hijitos los quales eran muy regalados hasta el dia y fiesta de sus personas, y muy guardados que no se huyessen o ensuziassen de algun carnal peccado, y mientras a ellos llevavan de pueblo en pueblo con vailes, ayunavan los sacerdotes y chilanes y otros officiales.

Y llegado el dia, juntavanse en el patio del templo, y si avia de ser sacrificado a saetadas, desnudavanle en cueros y untavanle el cuerpo de azul con una coroça en la cabeça; y despues de alcançado el demonio, hazia la gente un solemne vaile con el, todos con arcos y flechas al rededor del palo, y bailando subianle en el, y atavanle y siempre vailando y mirandole todos. Subia el suzio del sacerdote vestido, y con una flecha en la parte verenda, fuesse muger o hombre le heria, y sacava sangre y baxavase y untava con ella los rostros al demonio; y haziendo cierta señal a los vailantes, le començavan a flechar por orden, como vailando passavan a priessa, al coraçon el qual tenia señalado con una señal blanca, y desta manera ponianle todos los pechos en un punto, como erizo de flechas.

Se le avian de sacar el corazon le traian al patio con gran aparato y compañia de gente, y enbadurnado de azul y su coroza puesta le llevavan a la grada redonda que era el sacrificadero, y despues que el sacerdote y sus officiales untavan aquella piedra con color azul y echavan purificando el templo al demonio; tomavan los chaces al pobre que sacrificavan, y con gran presteza le ponian de espaldas en aquella piedra y asianle de las piernas y braços todos quatro que le partian por medio. En esto llegava el saion nacon con un navajon de piedra, y davale con mucha destreza y crueldad una cuchillada entre las costillas del lado izquierdo debaxo de la tetilla, y acudiale alli luego con la mano y echava la mano del coraçon, como rabioso tigre y arancavaselo vivo, y puesto en un plato lo dava al sacerdote, el qual iva muy a prissa y untava a los idolos los rostros con aquella sangre fresca.

Algunas vezes hazian este sacrificio en la piedra y grada alta del templo, y entonces echavan el cuerpo ya muerto las gradas abaxo a rodar y tomavanle abaxo los officiales, y dessollavanle todo el cuero entero, salvo los pies y las manos, y desnudo el sacerdote en cueros vivos se aforrava de aquella piel y vailavan con el los demas, y era cosa de mucha solemnidad para ellos esto. A estos sacrificados comunmente solian enterrar en el patio del templo, o sino, comianseles repartiendo por los que alcançavan y los señores, y las manos y pies y cabeça eran del sacerdote y officiales, y a estos sacrificados tenian por santos. Si eran esclavos captivados en guerra el señor dellos tomava los huessos para sacar por divisa en los vailes en señal de victoria. Algunas vezes echavan personas vivas en el pozo de Chicheniza creiendo que salian al tercero dia, aunque nunca mas parecian.

§ XXVIII.—Sacrifices cruels et obscènes des Yucatèques. Victimes humaines tuées à coups de flèches et autres.

Ils faisaient des sacrifices de leur propre sang, quelquefois se taillant les oreilles tout à l’entour par lambeaux qu’ils laissaient attachés en signe de pénitence; d’autres fois, ils se trouaient les joues, ou la lèvre inférieure. Les uns se tranchaient des morceaux de chair de certaines parties du corps, ou se perçaient la langue de biais, se passant à travers des fétus de paille avec de cruelles souffrances; d’autres se taillaient le superflu du membre viril, de manière à y laisser comme deux oreilles pendantes: c’est là ce qui causa l’erreur de l’historien général des Indes qui disait qu’ils se circoncisaient[120].

Dans d’autres circonstances, ils accomplissaient un obscène et douloureux sacrifice et voici comment: ceux qui voulaient en avoir le mérite se réunissaient dans le temple, rangés par ordre et attachés les uns aux autres: ils se perçaient alors chacun le membre viril de biais par le côté, puis dans les trous qu’ils avaient faits, ils passaient un cordon aussi long que possible, et ils demeuraient ainsi tous ensemble attachés et enfilés les uns avec les autres. Avec le sang qui coulait de ces plaies, ils oignaient toutes les parties des statues du démon; celui qui en faisait davantage était considéré comme le plus vaillant, et ses fils, dès le plus bas âge, apprenaient à s’y accoutumer, tant ils étaient enclins à cette épouvantable cérémonie.

Entre les femmes il n’y avait rien de semblable à cette effusion de sang, quoiqu’elles fussent excessivement dévotes. De tous les animaux que les Yucatèques pouvaient obtenir, soit des oiseaux du ciel, soit du gibier ou des bêtes fauves, ou même encore des poissons, ils en tiraient le sang pour en embarbouiller le visage de leurs idoles. Ils leur offraient de tout ce qu’ils possédaient: à quelques animaux, ils arrachaient le cœur pour l’offrir; ils en présentaient d’autres entiers, les uns vivants, les autres morts, crus ou cuits, sans compter le pain et le vin dont ils faisaient de grandes offrandes, ainsi que de toutes les variétés de mets et de boissons à leur usage.

Pour faciliter ces différents sacrifices, il y avait dans les cours des temples quelques grands arbres debout, ornés de sculptures, et au pied de l’escalier de chaque temple se trouvait comme un piédestal rond et large, au centre duquel s’élevait une pierre de quatre ou cinq palmes de hauteur et assez fine. En haut de l’escalier il y avait une autre pierre semblable[121].

Outre les fêtes, pour la solennité desquelles on sacrifiait des animaux, le prêtre ou le chilan commandait quelquefois, à l’occasion d’un malheur ou d’une nécessité publique, de sacrifier des victimes humaines. Tout le monde y contribuait, les uns en donnant de quoi acheter des esclaves, les autres en livrant, par dévotion, leurs petits enfants[122]. On les caressait et on avait un grand soin de ces victimes jusqu’au jour de la fête; mais on les gardait aussi avec beaucoup de vigilance, de peur qu’elles ne prissent la fuite ou ne se souillassent de quelque faute charnelle. Dans l’intervalle on les conduisait de ville en ville avec des danses, tandis que les prêtres, les chilans et les autres officiers observaient les jeûnes accoutumés.

Le jour convenu, tous se réunissaient dans le temple: si la victime devait être sacrifiée à coups de flèches, on la mettait toute nue, en lui barbouillant tout le corps de couleur bleue, et on lui posait une mitre sur la tête. Dès qu’on était arrivé à la statue du dieu, tous armés d’arcs et de flèches dansaient avec la victime un ballet solennel autour des arbres dont il a été question plus haut; tandis que les uns la montaient et l’attachaient, les autres continuaient à danser à l’entour, les yeux fixés sur elle[123]. Le sacrificateur impur, revêtu, montait à son tour une flèche à la main; et que la victime fût un homme ou une femme, il la frappait de son arme aux parties naturelles, en tirait du sang, descendait et en oignait le visage de l’idole. Sur un signal qu’il donnait ensuite aux danseurs, ceux-ci commençaient à lancer, en dansant, des flèches au cœur de la victime, à mesure qu’ils passaient avec rapidité devant elle, le but marqué de blanc ayant été signalé d’avance. C’est ainsi que toutes les poitrines tournées vers un seul point, en faisaient comme un hérisson armé de flèches.

S’il s’agissait d’enlever le cœur à la victime, on la conduisait avec un grand appareil, dans la cour du temple, toute barbouillée de bleu et la mitre en tête, entourée de beaucoup de monde, jusqu’au pied du socle de forme ronde qui était le lieu du sacrifice. Le prêtre, assisté de ses officiers, oignaient de bleu la pierre et purifiaient le temple en chassant les mauvais esprits. Les chacs saisissaient ensuite la pauvre victime, la renversaient avec rapidité sur la pierre et la tenaient tous quatre des bras et des jambes qu’ils séparaient par le milieu. Dans le même instant, arrivait le bourreau nacon, un couteau de pierre à la main: il l’en frappait avec une barbare habileté entre les côtes sous le sein gauche; puis aussitôt il plongeait la main dans la poitrine, d’où il enlevait avec la joie féroce d’un tigre le cœur palpitant. Il le déposait ensuite sur un plat qu’il présentait au prêtre; celui-ci s’empressait de le saisir, et du sang frais qui en dégouttait oignait le visage de ses idoles.

Quelquefois ce sacrifice avait lieu sur la pierre érigée en haut de l’escalier du temple, après quoi ils lançaient le cadavre par les degrés en bas: les officiers s’en emparaient, l’écorchaient en entier, à l’exception des pieds et des mains, et le prêtre s’étant dépouillé de ses habits, tout nu se recouvrait de la peau. Ceci était suivi d’une danse générale où il prenait part, et le sacrifice de cette manière était considéré comme une grande solennité[124]. L’usage était d’enterrer dans la cour du temple ceux qu’on sacrifiait de cette façon: au cas contraire, on le mangeait, le partageant aux chefs et à ceux qui pouvaient en obtenir un morceau; les pieds, les mains et la tête étant réservés pour le prêtre et ses officiers, les victimes immolées de cette manière étant considérées comme saintes[125]. Si c’étaient des esclaves prisonniers de guerre, leur maître gardait leurs ossements, qu’il étalait dans les ballets comme des insignes de victoire[126]. Quelquefois on jetait des victimes vivantes dans les puits de Chichen-Itza, dans l’idée qu’elles en sortaient le troisième jour, quoiqu’on ne les vît jamais reparaître.

§ XXIX.—Armas de los yucataneses. Dos capitanes, uno hereditario, otro electivo. Abstinencia de este. Milicia y soldada, guerra, etc.

Que tienen armas offensivas y defensivas. Ofensivas eran arcos y flechas que llevavan en su cargaje con pedernales por caxcillos y dientes de pescados muy agudas, las quales tiran con gran destreza y fuerza. Son los arcos de un hermoso palo leonado y a maravilla fuerte mas derechos que corvos, las cuerdas de su cañamo. La largura del arco es siempre algo menos que el que lo trae: las flechas son de cañas muy delgadas que se crian en lagunas y largas de mas de a cinco palmos, y enxierenle a la caña un pedaço de palo delgado muy fuerte y en aquel va enxerido el pedernal. No usavan ni la saben poner ponsoña, aunque tienen harto de que. Tenian hachuelas de cierto metal y desta hechura, las quales encaxavan en un hastil de palo, y les servia de armas, y buelta de labrar la madera. Davanle filo con una piedra a porrazos que es el metal blando. Tenian lançuelas cortas de un estado con los hierros de fuerte pedernal, y no tenian mas armas que estas.

Une hache
Une hache

Tenian para su defensa rodelas que hazian de cañas hendidas, y muy texidas redondas y guarnecidas de cueros de venados. Hazian xacos de algodon colchados y de sal por moler colchada de dos tandas o colchaduras, y estos eran fortissimos. Tenian algunos señores y capitanes como moriones de palo y estos eran pocos, y con estas armas ivan a la guerra, y con plumajes y pellejos de tigres, y leones, puestos los que los tenian. Tenian siempre dos capitanes, uno perpetuo y se eredava, otro elegido con muchas cerimonias por tres años para hazer la fiesta que hazian en su mes de Pax y caé al doze de mayo, o por capitan de la otra banda para la guerra.

A este llamavan Nacon; no avia en estos tres años conocer muger ni aun la suya, ni comer carne, tenianle en mucha reverencia y davanle pescados y yguanas que son como lagartos a comer; no se emborachava en este tiempo y tenia en su casa las vasijas y cosas de su servicio a parte, y no le servia muger y no tratava mucho con el pueblo.

Passados los tres años como antes, estos dos capitanes tratavan la guerra y ponian sus cosas en orden, y para esto avia en (cada) pueblo gente escogida como soldados, que quando era menester con sus armas acudian, los quales llaman holcanes, y no bastando estos, recogian mas gente, y concertavan y repartian entre si, y guiados con una bandera alta, salian con mucho silencio del pueblo, y assi ivan a arrevatar a sus enemigos con grandes gritos y crueldades, donde topavan descuidos.

En los caminos y passos, los enemigos les ponian defensas de flechaderos de varaçon y madera y comunmente hechos de piedra. Despues de la victoria quitavan a los muertos la quixada y limpia de la carne poniansela en el braço. Para sus guerras hazian grandes ofrendas de los despojos, y si captivavan algun hombre señalado luego le sacrificavan, porque no querian dexar quien les dañasse despues. La demas gente era captiva en poder del que la prendia.

Que a essos holcanes sino era en tiempo de guerra no davan soldada, y que entonces les davan cierta moneda los capitanes, y poca, porque era del suyo, y sino bastava, el pueblo ayudava a ello. Davanles tambien el pueblo la comida, y essa adereçavan las mugeres para ellos; la llevavan a cuestas por carecer de bestias y assi les duravan poco las guerras. Acabada la guerra los soldados hazian muchas vexaciones en sus pueblos durante el olor de la guerra, sobre el hazianse servir y regalar, y si alguno avia matado algun capitan o señor era muy honrado y festejado.

§ XXIX.—Armes des Yucatèques. Deux généraux, l’un héréditaire et l’autre électif. Abstinence du dernier. Milice et mercenaires. Guerre, etc.

Les Yucatèques ont des armes offensives et défensives. Les offensives sont des arcs et des flèches qu’ils portent dans leurs carquois, armées de pointes d’obsidienne et de dents de poisson, fort aiguës, et qu’ils tirent avec non moins d’adresse que de force. Les arcs sont d’un beau bois fauve et extraordinairement solide, plutôt droits que courbes, et les cordes de l’espèce de chanvre qu’ils fabriquent. La longueur de l’arc est toujours un peu moindre que la hauteur de celui qui s’en sert; les flèches sont de roseaux fort menus qui croissent dans les lagunes, longues de cinq palmes: ils y ajustent un morceau de bois également très-menu et fort, auquel s’adapte la pierre. Ils ne connaissaient pas l’usage de les empoisonner, quoique les poisons ne leur manquent pas. Ils avaient de petites haches d’un métal particulier et de cette forme[127]: ils les ajustaient à un manche de bois; au combat, ils s’en servaient comme d’une arme, et chez eux comme d’un instrument à travailler le bois. Ce métal n’étant pas fort dur, ils leur donnaient le fil, en les battant avec une pierre. Ils se servaient aussi de lances d’une toise de longueur, dont le fer était d’un silex très-dur, et ils n’avaient pas d’autres armes[128].

Pour la défense, ils avaient des rondaches qu’ils fabriquaient de roseaux fendus et tissés avec soin; elles étaient rondes et garnies de cuir de cerf. Ils tissaient aussi des sayes de coton piqué, doublées de gros sel, de deux épaisseurs, et qui étaient d’une résistance extraordinaire[129]. Quelques seigneurs remplissant la charge de généraux, avaient des casques en bois; mais ils étaient en petit nombre. C’est avec ces armes qu’ils allaient en guerre, ornés de plumes et revêtus de peaux de tigres et de lions. Les généraux étaient toujours au nombre de deux, l’un dont la charge était perpétuelle et héréditaire, l’autre élective: celle-ci se conférait avec beaucoup de cérémonies pour l’espace de trois ans, à celui qui devait présider à la fête qui se célébrait au mois de Pax, tombant au douze mai, et qui avait le commandement du second corps d’armée, durant la guerre.

C’était ce dernier qui avait le titre de Nacon; il ne devait, pendant ces trois années, communiquer avec aucune femme, pas même avec la sienne, ni manger de la viande. On l’avait en grande vénération; pour sa nourriture, on lui donnait du poisson et des iguanes, qui sont une sorte de lézards[130]; en tout ce temps-là, il se gardait de s’enivrer; il avait à part dans sa maison sa vaisselle et autres objets à son usage, aucune femme n’étant admise à le servir, et il ne communiquait que fort peu avec le monde.

Passés ces trois ans, les deux généraux traitaient de la guerre et en ordonnaient les affaires; il y avait pour cela dans chaque localité des gens choisis pour soldats, et qui, au besoin, se présentaient en armes à l’appel des holcans[131]. Si cette milice était insuffisante, ceux-ci réunissaient plus de monde, les instruisaient et les répartissaient les uns parmi les autres; et conduits, un grand drapeau en tête, ils sortaient fort silencieusement de la ville; c’est ainsi qu’ils marchaient contre leurs ennemis, qu’ils attaquaient avec de grands cris et férocité, s’ils arrivaient à les atteindre à l’improviste.

Dans les chemins et les défilés, les ennemis leur opposaient des défenses pourvues d’archers, des retranchements en bois et en branchages, mais le plus souvent en pierre. Après la victoire, ils enlevaient aux morts la mâchoire, en nettoyaient la chair et se la mettaient au bras. A l’occasion de ces guerres, ils faisaient de grandes offrandes des dépouilles et, s’ils faisaient prisonnier quelque chef distingué, ils le sacrifiaient aussitôt, ne voulant laisser vivre personne qui pût leur nuire plus tard. Le reste des prisonniers demeuraient au pouvoir de ceux qui les avaient captivés.

Quant aux holcans, ils n’amenaient point la milice hors du temps de la guerre. Les généraux leur donnaient alors une solde particulière, mais peu importante, car c’était de leurs propres fonds, et si cela ne suffisait point, la commune leur venait en aide. La commune leur donnait aussi la nourriture, les femmes étant chargées de la leur préparer; faute de bêtes de somme, c’étaient des hommes qui la portaient à dos; aussi les guerres étaient-elles de courte durée. La guerre terminée, les soldats causaient encore beaucoup d’embarras et d’ennuis dans leurs localités, tant que le feu n’en était pas tout à fait éteint, sans compter qu’ils se faisaient servir et régaler; et si l’un d’eux avait tué quelque capitaine ou seigneur, on le comblait d’honneurs et de festins.

§ XXX.—Castigo de los adulteros, homicidas y ladrones. Educacion de los mancebos. Uso de llanar la cabeça á los niños.

Que a esta gente les quedo de Mayapan costumbre de castigar los adulteros desta manera: hecha la pesquiza, y convencido alguno del adulterio, se juntavan los principales en casa del señor, y traido el adultero atavan a un palo, le entregavan al marido de la muger delinquente, y si el le perdonava, era libre, sino le matava con una piedra grande en la cabeça de una parte alta, a la muger por satisfacion bastava la infamia que era grande y comunmente por esto las dexavan.

La pena del homicida era morir por insidias de los parientes, aunque fuesse casual, o sino pagar el muerto. El hurto pagavan y castigavan con hazer esclavos, aunque fuesse muy pequeño el hurto, y por esto hazian tantos esclavos, principalmente en tiempo de hambre, y por esso fue que nosotros frayles tanto travajamos en el baptismo, para que les diessen libertad.

Y si eran señores o gente principal juntavasse el pueblo; prendido le labravan el rostro desde la barba hasta la frente por los lados en castigo, lo qual tenian por grande infamia.

Que los moços reverenciavan mucho a los viejos y tomavan sus consejos y ansi se jactavan de viejos, y esso dezian a los moços, que pues avian mas visto que ellos, les avian de creer, lo qual si hazian, los demas les davan mas credito. Eran tan estimados en esto que los moços no tratavan con viejos, sino era en cosas inevitables, y los moços por casar; con los casados, sino muy poco; por lo qual se usava tener en cada pueblo una casa grande y encalada, abierta por todas partes, en la qual se juntavan los moços para sus passatiempos. Jugavan a la pelota y a un juego con unas habas como a los dados, y a otros muchos. Dormian aqui todos juntos casi siempre, hasta que se casavan.

Y dado que e vido que en otras partes de las Indias usavan del nefando peccado en estas tales casas, en esta tierra no e entendido que hiziessen tal, ni creo lo hazian, porque los llagados desta pestilencial miseria dizen que no son amigos de mugeres como eran estos, ca a estos lugares llevavan las malas mugeres publicas, y en ellos usavan dellas, y las pobres que entre esta gente acertava a tener este officio no obstante que recibian dellos gualardon, eran tantos los moços que a ellas acudian que las traian acossadas y muertas. Enbadurnavanse de color negro hasta que se casavan, y no se solian labrar hasta casados, sino poco. En las demas cosas acompañavan siempre a sus padres, y assi salian tan buenos idolatras como ellos, y servianles mucho en los trabajos.

Que las indias criavan sus hijitos en toda aspereza y desnudez del mundo, porque a cuatro o cinco dias nacida la criatura la ponian tendidita en un lecho pequeño hecho de varillas, y alli boca abaxo le ponian entre dos tablillas la cabeça, la una en el colodrillo, y la otra en la frente, entre las quales se le appretavan reciamente y le tenian alli padeciendo hasta que acabados algunos dias le quedava la cabeça llana y enmoldada como lo usavan todos ellos. Era tanta molestia y peligro de los niños pobres que peligravan algunos, y el autor deste vio agujerarsele a uno la cabeça por detras de las orejas, y assi devian hazer muchos.

Criavanlos en cueros, salvo que de 4 a 5 años les davan una mantilla para dormir y unos listoncillos para onestarse como sus padres y a las mochachas las començavan a cubrir de la cinta abaxo. Mamavan mucho, porque nunca dexavan de darles leche pudiendo, aunque fuessen de tres o quatro años, de donde venia aver entre ellos tanta gente de buenas fuerças. Criavanse los dos primeros años a maravilla lindos y gordos. Despues con el continuo bañarlos las madres y los soles se hazian morenos; pero eran todo el tiempo de la niñez bonicos y traviesos, que nunca paravan andar con arcos y flechas, y jugando unos con otros, y assi se criavan hasta que començavan a seguir el modo de vivir de los mancebos y tenerse, en su manera en mas y dexar las cosas de niños.

§ XXX.—Châtiment de l’adultère, du meurtre et du vol. Education des jeunes gens. Coutume d’aplatir la tête aux enfants.

Ce peuple avait conservé de Mayapan la coutume de châtier les adultères de la manière suivante: l’instruction achevée, et le coupable ayant été convaincu, les principaux habitants se réunissaient dans la maison du seigneur. L’adultère était amené et attaché à un poteau et on le livrait au mari de sa complice. Celui-ci pouvait lui pardonner, et, dans ce cas, on le rendait à la liberté; sinon il le tuait, en lui lançant d’un lieu élevé une grande pierre sur la tête. Quant à la femme, son châtiment consistait dans son infamie, qui était grande, et d’ordinaire le mari se séparait d’elle.

La peine de l’homicide, quand bien même il ne le fût que par accident, était d’être abandonné aux piéges que lui tendaient les parents du défunt, qui le tuaient quand ils en avaient la chance, ou bien de payer pour le mort. Le voleur rendait la valeur de ce qu’il avait pris, ou bien on le réduisait à l’esclavage, quelque peu qu’il eût dérobé: c’est pour cela qu’il y avait tant d’esclaves, surtout en temps de famine, et que, nous autres, religieux, nous avons tant travaillé, au moment de les baptiser, pour qu’ils leur rendissent la liberté.

Si le voleur était un seigneur ou un homme de condition, toute la commune s’assemblait; dès qu’il était pris, on lui scarifiait le visage des deux côtés, des lèvres au front, châtiment qui était regardé comme une grande infamie.

Les jeunes gens avaient beaucoup de respect pour les vieillards: ils demandaient leurs conseils et se faisaient passer pour vieux; les vieillards, de leur côté, disaient aux jeunes gens que, puisqu’ils avaient vu plus qu’eux, leur devoir était d’ajouter foi à leurs discours, et lorsqu’ils le faisaient, ils n’en étaient que plus estimés des autres. Ils avaient une si haute opinion de la vieillesse, que les jeunes gens ne traitaient avec les anciens que quand ils ne pouvaient faire autrement, comme au moment de se marier; avec les gens mariés ils se tenaient aussi fort peu. C’est pourquoi il était d’usage dans chaque localité d’avoir une grande maison, blanchie à la chaux, mais ouverte de tous les côtés, où les jeunes gens s’assemblaient pour leurs divertissements. Ils jouaient à la balle et à une sorte de jeu de fèves, comme aux dés, ainsi qu’à beaucoup d’autres. Ils dormaient là presque toujours ensemble jusqu’au moment de se marier.

Or, comme j’ai vu qu’en d’autres endroits des Indes ils étaient adonnés à la pédérastie, dans des maisons de ce genre, je n’ai cependant jamais ouï dire que cela eût lieu ici, et je ne crois pas qu’ils en usassent, car on dit que ceux qui sont affligés de cette misère pestilentielle, ne sont pas amateurs des femmes, tandis que ceux-ci le sont. Car ils avaient la coutume d’amener dans ces endroits des femmes publiques, dont ils usaient; or, les malheureuses qui, parmi ce peuple, faisaient ce métier, encore qu’elles se fissent payer, étaient obsédées par un si grand nombre de jeunes gens, qu’elles s’en trouvaient poursuivies jusqu’à en mourir. Ceux-ci avaient la coutume de se peindre en noir jusqu’au moment de leur mariage; il y en avait peu qui se tatouassent auparavant. Dans tout le reste, ils suivaient constamment leurs parents; c’est ainsi qu’ils les servaient si bien dans leurs travaux et qu’ils devenaient de si grands adorateurs d’idoles.

Les femmes élevaient leurs petits enfants avec toute la rudesse et la nudité possibles: la faible créature était à peine venue au monde de quatre ou cinq jours, qu’elles l’étendaient sur un petit lit fabriqué de baguettes d’osier et de roseaux; là, le visage contre terre, elles lui mettaient la tête entre deux planchettes, l’une au front, l’autre à l’occiput, serrées avec force, et le tenaient dans la souffrance jusqu’à ce qu’au bout de quelques jours, la tête ainsi moulée restait à jamais aplatie suivant leurs usages. Il y avait là-dedans tant d’incommodité et de péril pour les petits enfants, que plusieurs en étaient près de mourir; l’auteur de ce livre en a vu un dont la tête s’était trouée derrière les oreilles, ce qui devait arriver à un grand nombre.

Ils étaient élevés tout nus; mais, à l’âge de quatre ou cinq ans, on leur donnait un morceau de toile pour se couvrir, en dormant, et quelques petites bandes pour cacher leur nudité, comme leurs pères; quant aux petites filles, on commençait alors à les vêtir de la ceinture en bas. Ils tétaient beaucoup; car les mères ne laissaient jamais de leur donner du lait, si longtemps qu’elles en étaient capables, quoiqu’ils eussent atteint l’âge de trois ou quatre ans; de là tant de gens forts et robustes dans ce pays. Tout jeunes encore, on les élevait à merveille beaux et forts; mais ensuite avec les bains fréquents que leur faisaient prendre leurs mères, et l’ardeur du soleil, ils devenaient plus bronzés. Durant toute leur enfance, ils étaient vifs et pétulants, toujours armés d’arcs et de flèches, et jouant les uns avec les autres: c’est ainsi qu’ils croissaient, jusqu’à ce qu’ils fussent en état d’adopter la manière de vivre des jeunes gens, et de se donner plus d’importance, en laissant les jeux de l’enfance.

§ XXXI.—Modo de vestir y de adornarse entre las indias de Yucatan.

Que los indias de Yucatan son en general de mejor dispusicion que las españolas, y mas grandes y bien hechas, ca no son de tantas renes como las negras. Precianse de hermosas las que son, y a una mano no son feas; no son blancas sino de color baço, causado mas del sol y del continuo bañarse, que de su natural; no se adoban los rostros como nuestra nacion, y esso tienen por liviandad. Tenian por costumbre acerrarse los dientes dexandolos como diente de sierra y esto tenian por galanteria, y hazian este officio viejas, limandolos con ciertas piedras y agua.

Horadavanse las narices por la ternilla que divide las ventanas por medio para ponerse en el agujero una piedra de ambar y tenianlo por gala. Horadavanse las orejas, para ponerse zarzillos al modo de sus maridos; labravanse el cuerpo de la cinta arriba, salvo los pechos por el criar, de labores mas delicadas y hermosas que los hombres. Bañavanse muy a menudo con agua fria como los hombres, y no lo hazian con sobrada honestidad, porque acaescia demudarse en cueros en el poço donde ivan por agua para ello. Acostumbravan demas de esto bañarse en aqua caliente y fuego y deste poco y por causa mas de salud que limpieza.

Acostumbravan untarse con cierta uncion de colorado como los maridos, y las que tenian possibilidad, echavan la cierta confecion de una goma olorosa y muy pegajosa, y que creo es liquidambar que en su lengua llaman iztah-te, y con esta confecion untavan cierto ladrillo como deseaban que tenian labrado galanas labores, y con aquel se untavan los pechos, y braços, espaldas y quedavan galanas y olorosas, segun les parecia, y duravales muchos dias sin se quitar segun era buena la uncion.

Traian cabelles muy largos, y hazian y hazen dellos muy galan tocado partidos en dos partes, y entrençavanselos para otro modo de tocado. A las moças por casar suelen las madres curiosas curarselos con tanto cuydado que e visto muchas indias de tan curiosos cabellos como curiosas españolas. A las mochachas hasta que son grandecitas, se los trençan en quatro quernos y en dos que les parecen bien.

Las indias de la costa y de la provincia de Bacalar y Campeche son mas honestas en su traje, porque allende de la cobertura que traian de medio abaxo se cubrian los pechos atandoselos por debaxo los sobacos con una manta doblada; las demas todas no traian mas de una vestidura como saco largo y ancho, abierto por ambas partes y metidas en el hasta los quadriles donde se les apretavan con el anchor mesmo y no tenian mas vestidura, salvo que la manta con que siempre duermen, usavan, quando ivan camino, llevar cubierta doblada o arollada, y assi andavan.

§ XXXI.—Toilette des femmes yucatèques. Leurs vêtements divers.

Les Indiennes du Yucatan sont généralement plus agréables que les Espagnoles, plus grandes et bien faites, et elles n’ont pas les hanches si grandes que les négresses. Celles qui sont belles en tirent de la vanité, et de fait elles ne sont pas laides: elles ne sont pas blanches, mais brunes de couleur, ce qui leur vient plutôt de leur exposition au soleil et de l’habitude de se baigner trop souvent, que de leur nature. Elles ne se fardent pas le visage comme les dames de notre pays; car elles regardent cet usage comme de l’immodestie. Elles avaient pour coutume de se couper les dents en forme de dents de scie, ce qu’elles considéraient comme une marque de beauté; c’étaient les vieilles femmes qui leur rendaient ce service, en leur limant les dents avec une certaine pierre et de l’eau.

Elles se perçaient le cartilage du nez entre les narines, afin d’y placer une pierre d’ambre, ce qui était encore une gentillesse à leurs yeux. Elles se perçaient aussi les oreilles pour y mettre des pendants, à l’imitation de leurs maris; elles se tatouaient de dessins plus délicats et plus élégants que les hommes, le corps de la ceinture en haut, à l’exception des seins qu’elles gardaient pour allaiter leurs enfants. Elles prenaient très-souvent des bains dans l’eau froide comme les hommes, mais sans trop de réserve; car elles se mettaient pour cela toutes nues dans les endroits où l’on allait chercher de l’eau. Elles avaient également la coutume de se baigner dans l’eau chaude et au feu[132], mais peu et plutôt pour raison de santé que de propreté.

Une autre coutume était de se oindre aussi d’une couleur rouge comme leurs maris, et celles qui en avaient les moyens y ajoutaient d’une gomme odoriférante et fort poisseuse, que je crois être le liquidambar, appelé dans leur langue iztah-té: de cette gomme elles imprégnaient une brique ornée de gracieux dessins qu’elles avaient toujours chez elles et s’en frottaient les seins, les bras et les épaules; c’est ainsi qu’elles s’embellissaient et se parfumaient à leur manière, l’odeur leur restant en proportion de la qualité du parfum employé.

Comme elles avaient les cheveux très-longs, elles en faisaient et en font encore une coiffure fort élégante, les partageant en deux tresses, dont elles se servaient encore pour une autre sorte de coiffure. Quant aux jeunes filles à marier, les mères soigneuses s’attachaient à les faire briller d’une manière si particulière, que j’ai vu beaucoup d’Indiennes portant les cheveux avec tout autant de grâce que les Espagnoles les plus distinguées sous ce rapport. Aux petites filles, jusqu’à ce qu’elles deviennent d’une certaine taille, elles les leur tressent en quatre ou deux sortes de cornes qui leur font très-bien.

Les Indiennes de la côte et de la province de Bacalar et de Campêche sont plus modestes dans leur habillement; car, outre le jupon dont elles se couvrent de la ceinture en bas, elles se voilent la poitrine, en la renfermant dans une pièce d’étoffe doublée sous les aisselles; les autres n’avaient d’autre vêtement d’en haut qu’un sac long et large, ouvert sur les côtés, descendant jusqu’aux hanches, qu’elles y serraient sur la largeur. C’était là toute leur toilette, à l’exception de l’étoffe avec laquelle elles dorment toujours et qu’elles portaient habituellement, lorsqu’elles allaient en chemin, doublée ou roulée sur les épaules.

§ XXXII.—Castitad de las mugeres y su educacion. Sus grandes calidades, su economia, etc. Su devocion y sus partos.

Preciavanse de buenas y tenian razon, porque antes que conociessen nuestra nacion, segun los viejos aora lloran, lo eran a maravilla y desto traere dos exemplos. El capitan Alonso Lopez de Avila cuñado del adelantado Montejo prendio una moça india y bien dispuesta y gentil muger, andando en la guerra de Bacalar. Esta prometio a su marido temiendo que en la guerra no le matassen de no conocer otro si el no, y assi no basto persuasion con ella paraque no se quitasse la vida, por no quedar en peligro de ser ensuziada de otro varon, por lo qual la hizieron aperrear.

A mi se me quexo una india por baptizar de un indio baptizado, el qual andando enamorado della, ca hermosa era, aguardose ausentasse su marido, y se le fue una noche a su casa y despues de manifestarle con muchos requiebres su intento, y no bastarle, provo a dar dadivas que para ello llevava, y como no aprovechassen, intento forçarla, y con ser un giganton y travajar por ello toda la noche no saco della mas de darle enojo tan grande que se me vino a quexar a mi de la maldad del indio, y era assi lo que dezia.

Acostumbravan a volver las espaldas a los hombres, quando los topavan en alguna parte, y hazerles lugar paraque passassen, y lo mesmo quando les davan a bever, hasta que acabavan de bever. Enseñan lo que saben a sus hijas, y crianlas a su modo bien, ca las riñen y las doctrinan y hazen trabajar, y si hazen culpas las castigan, dandoles pellizcos en las orejas, y en los braços. Si las ven alçar los ojos, las riñen mucho y se los untan con su pimienta que es grave dolor, y si no son honestas, las aporrean y untan con la pimienta en otra parte por castigo y afrenta. Dizen por mucho valdon y grave reprehension a las moças mal disciplinadas que parecen mugeres criadas sin madre.

Son zelosas y algunas tanto que ponian los manos a las de quien tenian zelos, y tan colericas, enojadas, aunque harto mansas, que solian dar buelta de pelo algunas a los maridos con hazerlo ellos pocas vezes. Son grandes travajadoras y vividoras, porque dellas cuelgan los mayores y mas trabajos de la sustentacion de sus casas y educacion de sus hijos, y paga de sus tributos y con todo esso si es menester llevan algunas vezes mayor carga, labrando y sembrando sus mantenimientos. Son a maravilla grangeras, velando de noche el rato que de servir sus casas les queda, yendo a los mercados a comprar y vender sus cosillas.

Crian aves para vender de Castilla, y de las suyas y para comer. Crian paxaros para su recreacion y para las plumas para hazer sus ropas galanas, y crian otros animales domesticos de los quales dan el pecho a los corços, con lo qual los crian tan mansos que no saben irseles al monte jamas, aunque los llevan y traigan por los montes y crien en ellos.

Tienen costumbre de ayudarse unas a otras a las telas y al hilar, y paganse estos trabajos como sus maridos los de sus eredades, y en ellos tienen siempre sus chistes de mofar y contar nuevas, y a ratos un poco de murmuracion. Tienen por gran fealdad mirar a los hombres y reirseles, y por tanto que solo esto bastava para hazer qualquiera fealdad, y sin mas entremeses hazianlas ruines. Vailavan por si sus vailes y algunos con los hombres, en especial uno que llamavan Naual no muy honesto. Son muy fecundas y tempranas en parir, y grandes criaderas por dos razones, la una porque la bevida de las mañanas que beven caliente cria mucha leche y el continuo moler de su maiz y no traer los pechos apretados les haze tenerlos muy grandes donde les viene tener mucha leche.

Emborachavanse tambien ellas con los combites, aunque por si, como comian por si, y no se emborachavan tanto como los hombres. Son gente que dessea mucho hijos la que carece dellos, y que los pedian a sus idolos con dones y oraciones, y aora los piden a Dios. Son avisadas y corteses y conversables, con que se entienden, y a maravilla bien partidas. Tienen poco secreto y no son tan limpias en sus personas ni en sus cosas con quanto se lavan como los ermiños.

Eran muy devotas y santeras, y assi tenian muchas devociones con sus idolos, quemandoles de sus enciensos, ofreciendoles dones de ropa de algodon, pero con todo esso no tenian en costumbre derramar su sangre a los demonios, ni lo hazian jamas; ni tampoco las dexavan llegar a los templos a los sacrificios, salvo en cierta fiesta que admitian ciertas viejas para la celebracion della. Para sus partos acudian a las hechizeras, las quales les hazian creer de sus mentiras y les ponian debaxo de la cama un idolo de un demonio, llamado Ixchel, que dezian era la diosa de hazer las criaturas.

Nacidos los niños, los bañan luego y quando ya los avian quitado del tormento de allanarles las frentes y cabeças ivan con ellos al sacerdote para que los viesse el hado y dixesse el officio que avia de tener y pusiesse el nombre que avia de tener el tiempo de su niñez, porque acostumbravan llamar a los niños nombres differentes hasta que se baptizavan o eran grandecillos, y despues dexavan aquellos y començavan a llamarlos el de los padres, hasta que los casavan, que se llamavan el del padre y de la madre.

§ XXXII.—Chasteté des femmes yucatèques. Leur éducation; leurs grandes qualités. Economie du ménage, etc. Leur caractère dévot et leurs couches.

Elles se vantaient d’être bonnes et avec raison: car, avant qu’elles connussent notre race, au dire des vieillards qui en gémissent aujourd’hui[133], elles l’étaient merveilleusement, ce dont j’apporterai ici deux exemples. Le capitaine Alonso Lopez de Avila, beau-père de l’adelanto Montejo, avait fait prisonnière, durant la guerre de Bacalar, une jeune Indienne aussi belle que gracieuse et élégante. Craignant pour son mari le danger de la mort, elle lui avait fait la promesse de ne jamais appartenir à un autre: aussi rien ne put-il la persuader de consentir à se laisser flétrir, pas même la perte de la vie, et ainsi on la livra aux chiens qui la dévorèrent[134].

Quant à moi, j’eus occasion d’entendre les plaintes d’une Indienne catéchumène que poursuivait de ses sollicitations un Indien déjà baptisé, amoureux d’elle; car elle était belle. L’Indien ayant attendu l’absence de son mari, se présenta une nuit chez elle, et, après lui avoir témoigné ses désirs de toutes les manières, voyant qu’il n’arrivait à aucun résultat, la tenta par des présents; ne réussissant pas davantage par ce moyen, il voulut lui faire violence. Mais, avec sa grande taille et une lutte qui dura la nuit entière, il n’obtint autre chose que d’exciter la colère de cette femme; elle vint se plaindre à moi le lendemain des tentatives coupables de l’Indien, et je vérifiai effectivement l’exactitude de son récit.

Entre autres usages, les femmes avaient celui de tourner le dos aux hommes, chaque fois qu’elles venaient à rencontrer l’un ou l’autre dans le chemin, et se mettaient de côté pour les laisser passer. La même chose avait lieu, lorsqu’elles leur donnaient à boire, jusqu’à ce qu’ils eussent vidé la coupe. Elles instruisent leurs filles de ce qu’elles savent, les élèvent très-bien à leur manière, les enseignent et les grondent et les font travailler: si elles commettent quelque faute, elles les punissent, en les pinçant aux bras et aux oreilles. Si elles leur voient lever les yeux, elles les reprennent fortement et les leur frottent avec un peu de leur piment, ce qui leur cause beaucoup de souffrance; si elles sont peu honnêtes, elles les battent et leur frottent une autre partie du même piment, ce qui est à la fois un châtiment et un affront. C’est une réprimande fort sévère et un reproche très-dur que de dire aux jeunes filles désobéissantes «qu’elles ressemblent à des femmes élevées sans mère.»

Les Indiennes sont très-jalouses, et quelques-unes le sont au point qu’elles mettent les mains sur celles qu’elles soupçonnent; elles sont si colères alors et si irritables, quoique généralement d’un caractère fort doux, qu’il y en a qui arrachaient les cheveux à leurs maris, pour peu qu’ils leur fussent infidèles. Elles sont grandes travailleuses et excellentes pour l’administration intérieure: car c’est d’elles que dépendent la plupart et les principaux travaux du ménage pour le support de leurs maisons, l’éducation de leurs enfants et le payement des tributs; avec tout cela, si le besoin s’en fait sentir, ce sont elles qui souvent encore portent à dos les plus fortes charges, qui travaillent la terre et y sèment les graines dont ils se nourrissent. Elles sont merveilleusement économes, veillant de nuit, durant les instants qui leur restent après le service de la maison, allant au marché de jour pour acheter et vendre les choses qui sont à leur usage.

Elles élèvent la volaille, soit celle de Castille ou du pays, pour la vendre ou pour s’en nourrir: elles élèvent également des oiseaux pour leur amusement, comme aussi pour en retirer les plumes qui servent à leurs ornements; elles élèvent également d’autres animaux domestiques, allaitant même des chevreaux et les apprivoisant de telle sorte que, bien qu’elles les emmènent dans les bois, où souvent elles les nourrissent, ils n’y resteraient jamais sans elles.

A toutes ces coutumes elles ajoutaient celles de s’entr’aider mutuellement, quand elles filaient ou tissaient: elles s’acquittaient par ces mêmes travaux les unes envers les autres, comme leurs maris de ceux de leurs champs. Elles avaient leurs saillies et leurs bons mots pour railler et conter des aventures et par moment aussi pour murmurer de leurs maris[135]. Elles regardent comme une fort vilaine chose de fixer les yeux sur les hommes et de rire avec eux; cela seul suffisait pour amener du désordre et sans plus de cérémonie les rendre un objet de mépris. Elles dansaient entre elles des danses qui leur sont propres; quelquefois elles en avaient en commun avec les hommes, entre autres le ballet, nommé Naual qui n’est guère décent[136]. Elles sont très-fécondes et enfantent de bonne heure; elles sont excellentes nourrices et pour deux raisons: la première, parce que la boisson qu’elles prennent au matin toute chaude donne beaucoup de lait; la seconde, que l’usage où elles sont de moudre continuellement le maïs et de ne pas se tenir les mamelles serrées, les rend fort grandes et de lait très-abondantes.

Il leur arrivait aussi de s’enivrer dans les festins, mais toutes seules; car elles mangeaient à part et, d’ailleurs, elles s’enivraient rarement autant que les hommes. Ces femmes yucatèques tiennent beaucoup à avoir des enfants: celle qui n’en avait pas, les demandait avec de grandes supplications et des présents aux idoles; aujourd’hui elles les demandent à Dieu. Elles sont prudentes, polies, de très-bonne conversation, quand on les comprend, et extrêmement généreuses[137]. Elles gardent difficilement un secret et ne sont pas sur leurs personnes et dans leurs maisons aussi propres qu’elles devraient l’être, en se baignant comme des hermines.

Elles étaient fort dévotes et affectionnées à leurs idoles: aussi avaient-elles à leur égard une foule de pratiques, leur brûlant de l’encens, leur offrant des présents d’étoffes de coton; elles n’avaient, néanmoins, pas la coutume de se tirer du sang en leur honneur, et jamais elles ne le faisaient. Du reste, on ne leur permettait point d’assister aux sacrifices dans les temples, à l’exception d’une fête spéciale où l’on admettait certaines vieilles que demandait la circonstance. Au temps de leurs couches, elles avaient recours à des sorcières qui leur faisaient accroire toute sorte de mensonges et leur mettaient sous le lit une idole appelée Ixchel, qu’on disait être la déesse fécondatrice des enfants[138].

Dès que ceux-ci étaient venus au monde, on s’empressait de les laver: quand elles avaient fini de les tourmenter avec les planchettes où on leur déprimait le front et la tête, elles allaient trouver le prêtre, afin qu’il consultât leur horoscope et leur désignât leur future profession. Il devait en même temps leur imposer le nom qu’ils devaient porter durant leur enfance; car ils donnaient aux enfants des noms différents, sous lesquels on les désignait jusqu’à ce qu’ils eussent été baptisés ou qu’ils devinssent plus grands; à cette époque seulement, ils les laissaient pour prendre celui de leur père qu’ils gardaient jusqu’à leur mariage, et alors ils prenaient conjointement ceux de leur père et de leur mère.

§ XXXIII.—Duelo para los muertos en Yucatan. Entierro de los sacerdotes. Estatuas con las cenizas de los señores. Reverencia para ellas. Su gloria e infierno.

Que esta gente tenia mucho temor y excessivo a la muerte, y esto muestravan en que todos los servicios que a sus dioses hazian no eran por otro fin ni para otra cosa sino para que les diessen salud y vida y mantenimientos. Pero ya que venian a morir, era cosa de ver las lastimas y llantos que por sus difuntos hazian, y la tristeza general que les causavan. Lloravanlos de dia en silencio, y de noche a altos y muy dolorosos gritos que lastima era oirlos. Andavan a maravilla tristes muchos dias: hazian abstinencias y ayunos por el difunto, especial el marido a la muger, y dezian se lo avia llevado el diablo porque del pensavan les venian los males todos y especial la muerte.

Muertos los amortajavan hinchandoles la boca del maiz molido que es su comida y bevida que llaman koyem, y con ello algunas piedras de las que tienen por moneda, para que en la otra vida no les faltasse de comer. Enterravanlos dentro en sus casas o a las espaldas dellas, echandoles en la sepultura algunos de sus idolos, y si era sacerdote algunos de sus libros, y si hechizero de sus piedras de hechizos y peltrechos. Comunmente desamparavan la casa y la dexavan yerma despues de enterrados, sino era quando avia en ella mucha gente con cuya compañia perdian algo de miedo que les quedava de la muerte.

A los señores y gente de mucha valia quemavan los cuerpos y ponian las cenizas en vasijas grandes y edificavan templos sobre ellos como muestran aver antiguamente hecho los que en Yzamal se hallaron. Aora en este tiempo se hallo que echavan las cenizas en estatuas hechas huecas de barro, quando eran muy señores.

La demas gente principal hazian a sus padres estatuas de madera a las quales dexavan hueco el colodrillo, y quemavan alguna parte de su cuerpo, y echavan alli las cenizas y tapavanlo, y despues desollavan al defunto el cuero del colodrillo y pegavanselo alli, y enterrando lo residuo como tenian de costumbre guardavan estas estatuas con mucha reverencia entre sus idolos. A los señores antiguos de Cocom avian cortado las cabeças, quando murieron, y cozidas las limpiaron de la carne y despues aserraron la mitad de la coronilla para tras dexando lo de adelante con las quixadas y dientes, a estas medias calaveras suplieron lo que de carne les faltava de cierto betun y les dieron la perfeccion muy al propio de cuyos eran, y las tenian con las estatuas de las cenizas, lo qual todo tenian en los oratorios de sus casas con sus idolos en muy gran reverencia y acatamiento, y todos los dias de sus fiestas y regozijos les hazian ofrendas de sus comidas para que no les faltassen en la otra vida donde pensavan descanzavan sus almas y les aprovechavan sus dones.

Que esta gente an siempre creido la immortalidad del alma mas que otras muchas naciones, aunque no ayan sido en tanta policia, porque creian que avia despues de la muerte otra vida mas excellente de la qual gozava el alma, en apartandose del cuerpo. Esta vida futura dezian que se dividia en buena y mala vida, en penosa y llena de descansos. La mala y penosa dezian era para los viziosos, y la buena y delectable para los que uviessen vivido bien en su manera de vivir; los descansos que dezian avian de alcanzar si eran buenos eran ir a un lugar muy delectable donde ninguna cosa les diesse pena y donde uviesse abundancia de comidas de mucha dulçura, y un arbol que alla llaman Yaxché muy fresco, y de gran sombra que es zeyva, debaxo de cuyas ramas y sombra descansassen y holgassen todos siempre.

Notes in this chapter

Note 1 · On sait qu’en Espagne et dans les pays espagnols, les noms absurdes de Pilar, Pilier, Soledad, Solitude, etc. sont fort communs pour Maria dNote 2 · Ceci est une erreur de Landa, qui ne paraît guère avoir été au courant des coutumes du Mexique où l’enfant était lavé quelques jours après sNote 3 · Chac ou Chaac, ainsi qu’on le verra plus loin, était aussi le nom générique des dieux protecteurs de la campagne et des moissons, comme les Note 4 · L’encens dont il s’agit ordinairement dans ce livre, c’est le copal, en usage encore dans toutes ces contrées.Note 5 · Echuah, signifie marchand; au dire de Las Casas, c’est la divinité que les Mayas invoquaient en chemin (Cogolludo, Hist. de Yucatan, lib. viNote 6 · A l’exception des masques servant aux représentations scéniques, je n’ai jamais vu de ces idoles de bois, les missionnaires ayant brûlé toutNote 7 · Le Nacon dont le titre se donnait à deux différents chefs, se donnait aussi à la supérieure ou abbesse des vestales ou vierges consacrées auNote 8 · L’historien général des Indes dont il s’agit ici était Gonçalo Fernandez de Oviedo, dont l’erreur, si erreur il y a, comme l’affirme ici LanNote 9 · Il s’agit ici de la pierre des sacrifices.Note 10 · A Tyr, et dans les pays chananéens, à Carthage, etc., des mères portaient leurs petits enfants en holocauste à Baal, à Moloch, etc. Quant auNote 11 · Un sacrifice analogue avait lieu à Quauhtitlan, près de Mexico. (Torquemada, Monarq. Ind. lib. X, cap. 30.)Note 12 · On retrouve ce sacrifice avec tous ses détails barbares au Mexique où il parait avoir été apporté par une population étrangère, à Tollan, veNote 13 · Hostia, ab hoste sacrificato... Pour nous la victime la plus sainte n’est pas seulement un homme, c’est un Dieu, immolé pour nous sauver.Note 14 · Dans le drame quiché de Rabinal-Achi que j’ai recueilli et traduit à Rabinal, au Guatémala, l’un des héros, Queché-Achi, fait allusion à cetNote 15 · Voir la gravure de la hache au texte espagnol.Note 16 · A l’époque où Landa écrivait, les Mayas, ainsi que la plupart des nations voisines, dont la civilisation était analogue, avaient déjà perdu Note 17 · Ce détail confirme ce qui se trouve plus haut, § VIII, sur l’usage du sel dans la doublure piquée de coton de ces sayes.Note 18 · On assure que la chair de l’iguane, qu’on dit d’ailleurs d’un goût fort agréable, a la propriété de refroidir les sens.Note 19 · Ceci ferait croire qu’il s’agit d’une sorte de garde analogue à la landwehr en Suisse, quoique un peu plus loin le texte ferait penser qu’ilNote 20 · Ce bain au feu, était probablement le bain de vapeur dont les Mexicains faisaient usage, appelé chez eux temazcalli et chez les Quichés tuh.Note 21 · Quel aveu pour un évêque, surtout pour un évêque espagnol et un homme du caractère généralement attribué à Landa! Il prouve, du reste, en faNote 22 · Martyre de la chasteté et de la fidélité conjugales, persécutées par des hommes qui avaient la prétention d’introduire l’Evangile.Note 23 · L’espagnol dit «conter des nouvelles et par moments un peu de murmures,» sans dire contre qui, mais le reste du texte semble indiquer que c’Note 24 · Le nom naual donné à ce ballet appartient à la langue mexicaine. On sait, d’ailleurs, que certaines populations d’origine nahuatl, à Panuco,Note 25 · Landa, en faisant, d’un côté, l’éloge de leur économie, de l’autre de leur générosité, ne pouvait mieux dépeindre la femme de ménage par excNote 26 · Ixchel, mieux Xchel, suivant la grammaire du P. Beltran, est tout simplement le féminin de Chel, indéfini dont le masculin est Ahchel ou Hch
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