Note 126 — RELATION DES CHOSES DE YUCATAN. (continued 3)
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Dans le drame quiché de Rabinal-Achi que j’ai recueilli et traduit à Rabinal, au Guatémala, l’un des héros, Queché-Achi, fait allusion à cette coutume d’une manière poétique: «Or voici, s’écrie-t-il, ce que dit ma parole à la face du ciel, à la face de la terre: Sont-ce là votre table et votre coupe? Mais c’est la tête de mon aïeul, mais c’est la tête de mon père que je vois et que je considère! Ne serait-il donc pas possible qu’on en fasse de même et que l’on travaille ainsi l’os de mon front, le cràne de ma tête, qu’on le cisèle et le peigne de couleurs en dedans et en dehors? Alors quand on descendra en mes montagnes et en mes vallées, pour négocier des sacs de peck ou de cacao avec mes fils et mes vassaux, dans mes montagnes et dans mes vallées, mes fils, mes vassaux diront: «Voilà la tête de notre aïeul, de notre père.» Ainsi le répéteront mes fils et mes vassaux en mémoire de moi, aussi longtemps que le soleil éclairera.... Voici donc l’os de mon bras, voici donc la baguette montée en argent, dont le bruit retentira, en excitant le tumulte au dedans des murailles du grand château; voici l’os de ma jambe qui deviendra le battant du teponovoz (ou teponaztli, tambour de bois creux) et du tambour et qui fera trembler le ciel et la terre...» (B. de B. Rabinal-Achi, ou drame-ballet du Tun, etc. scène IV, pages 103 et 105.)