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Mémoires d'Outre-Tombe, Tome 2

TABLE DES MATIÈRES

Reading edition

PREMIÈRE PARTIE

LIVRE VII.

Je vais trouver ma mère. — À Saint-Malo. — Progrès de la Révolution. — Mon mariage. — Paris. — Anciennes et nouvelles connaissances. — L'abbé Barthélemy. — Saint-Ange. — Théâtre. — Changement et physionomie de Paris. — Club des Cordeliers. — Marat. — Danton. — Camille Desmoulins. — Fabre d'Églantine. — Opinion de M. de Malesherbes sur l'Émigration. — Je joue et je perds. — Aventure du fiacre. — Mme Roland. — Barère à l'Ermitage. — Seconde fédération du 14 juillet. — Préparatifs d'émigration. — J'émigre avec mon frère. — Aventure de Saint-Louis. — Nous passons la frontière. — Bruxelles. — Dîner chez le baron de Breteuil. — Rivarol. — Départ pour l'armée des princes. — Route. — Rencontre de l'armée prussienne — J'arrive à Trèves. — Armée des princes. — Amphithéâtre romain. — Atala. — Les chemises de Henri IV. — Vie de soldat. — Dernière représentation de l'ancienne France militaire. — Commencement du siège de Thionville. — Le chevalier de la Baronnais. — Continuation du siège. — Contraste. — Saints dans les bois. — Bataille de Bouvines. — Patrouille. — Rencontre imprévue. — Effets d'un boulet et d'une bombe. — Marché du camp. — Nuit aux faisceaux d'armes. — Chiens hollandais. — Souvenir des Martyrs. — Quelle était ma compagnie. — Aux avant-postes. — Eudore. — Ulysse. — Passage de la Moselle. — Combat. — Libba sourde et muette. — Attaque sous Thionville. — Levée du siège. — Entrée à Verdun. — Maladie prussienne. — Retraite. — Petite vérole. — Les Ardennes. — Fourgons du prince de Ligne. — Femmes de Namur. — Je retrouve mon frère à Bruxelles. — Nos derniers adieux. — Ostende. — Passage à Jersey. — On me met à terre à Guernesey. — La femme du pilote. — Jersey. — Mon oncle de Bedée et sa famille. — Description de l'île. — Le duc de Berry. — Parents et amis disparus. — Malheur de vieillir. — Je passe en Angleterre. — Dernière rencontre avec Gesril.

LIVRE VIII.

Literary Fund. — Grenier de Holborn. — Dépérissement de ma santé. — Visite aux médecins. — Émigrés à Londres. — Peltier. — Travaux littéraires. — Ma société avec Hingant. — Nos promenades. — Une nuit dans l'église de Westminster. — Détresse. — Secours imprévu. — Logement sur un cimetière. — Nouveaux camarades d'infortune. — Nos plaisirs. — Mon cousin de la Boüétardais. — Fête somptueuse. — Fin de mes quarante écus. — Nouvelle détresse. — Table d'hôte. — Évêques. — Dîner à London-Tavern. — Manuscrits de Camden. — Mes occupations dans la province. — Mort de mon frère. — Malheurs de ma famille. — Deux Frances. — Lettres de Hingant. — Charlotte. — Retour à Londres. — Rencontre extraordinaire. — Défaut de mon caractère. — L'Essai historique sur les révolutions. — Son effet. — Lettre de Lemierre, neveu du poète. — Fontanes. — Cléry.

LIVRE IX.

Mort de ma mère. — Retour à la religion. — Génie du Christianisme. — Lettre du chevalier de Panat. — Mon oncle M. de Bedée: sa fille aînée. — Littérature anglaise. — Dépérissement de l'ancienne école. — Historiens. — Poètes. — Publicistes. — Shakespeare. — Romans anciens. — Romans nouveaux. — Richardson. — Walter Scott. — Poésie nouvelle. — Beattie. — Lord Byron. — L'Angleterre de Richmond à Greenwich. — Course avec Peltier. — Blenheim. — Stowe. — Hampton-Court. — Oxford. — Collège d'Eton. — Mœurs privées. — Mœurs politiques. — Fox. — Pitt. — Burke. — George III. — Rentrée des émigrés en France. — Le ministre de Prusse me donne un faux passe-port sous le nom de La Sagne, habitant de Neuchâtel en Suisse. — Mort de lord Londonderry. — Fin de ma carrière de soldat et de voyageur. — Je débarque à Calais.

DEUXIÈME PARTIE

LIVRE PREMIER.

Séjour à Dieppe. — Deux sociétés. — Où en sont mes Mémoires. — Année 1800. — Vue de la France. — J'arrive à Paris. — Changement de la société. — Année de ma vie 1801. — Le Mercure. — Atala. — Année de ma vie 1801 — Mme de Beaumont, sa société. — Année de ma vie 1801. — Été à Savigny. — Année de ma vie 1802. — Talma. — Années de ma vie 1802 et 1803. — Génie du christianisme. — Chute annoncée. — Cause du succès final. — Génie du christianisme; suite. — Défauts de l'ouvrage.

LIVRE II.

Années de ma vie 1802 et 1803. — Châteaux. — Mme de Custine. — M. de Saint-Martin. — Mme d'Houdetot et Saint-Lambert. — Voyage dans le midi de la France, 1802. — Années de ma vie 1802 et 1803. — M. de la Harpe. — Sa mort. — Années de ma vie 1802 et 1803. — Entrevue avec Bonaparte. — Année de ma vie 1803. — Je suis nommé premier secrétaire d'ambassade à Rome. — Année de ma vie 1803. — Voyage de Paris aux Alpes de Savoie. — Du mont Cenis à Rome. — Milan et Rome. — Palais du cardinal Fesch. — Mes occupations. — Année de ma vie 1803. — Manuscrit de Mme de Beaumont. — Lettres de Mme de Caud. — Arrivée de Mme de Beaumont à Rome. — Lettres de ma sœur. — Lettre de Mme de Krüdener. — Mort de Mme de Beaumont. — Funérailles. — Année de ma vie 1803. — Lettres de M. Chênedollé, de M. de Fontanes, de M. Necker et de Mme de Staël. — Années de ma vie 1803 et 1804. — Première idée de mes Mémoires. — Je suis nommé ministre de France dans le Valais. — Départ de Rome. — Année de ma vie 1804. — République du Valais. — Visite au château des Tuileries. — Hôtel de Montmorin. — J'entends crier la mort du duc d'Enghien. — Je donne ma démission.

LIVRE III.

Mort du duc d'Enghien. — Année de ma vie 1804. — Le général Hulin. — Le duc de Rovigo. — M. de Talleyrand. — Part de chacun. — Bonaparte, son sophisme et ses remords. — Ce qu'il faut conclure de tout ce récit. — Inimitiés enfantées par la mort du duc d'Enghien. — Un article du Mercure. — Changement dans la vie de Bonaparte. — Abandon de Chantilly.

LIVRE IV.

Année de ma vie 1804. — Je viens demeurer rue Miromesnil. — Verneuil. — Alexis de Tocqueville. — Le Ménil. — Mézy. — Méréville. — Mme de Coislin. — Voyage à Vichy, en Auvergne et au mont Blanc. — Retour à Lyon. — Course à la Grande Chartreuse. — Mort de Mme de Caud. — Années de ma vie 1805 et 1806. — Je reviens à Paris. — Je pars pour le Levant. — Je m'embarque à Constantinople sur un bâtiment qui portait des pèlerins pour la Syrie. — De Tunis jusqu'à ma rentrée en France par l'Espagne. — Réflexions sur mon voyage. — Mort de Julien.

Table.

APPENDICE

—Le Comte du Plessix de Parscau, beau-frère de Chateaubriand.

—Le mariage de Chateaubriand.

—Fontanes et Chateaubriand.

—Comment fut composé le «Génie du Christianisme».

—La rentrée en France.

—Le Génie du christianisme.

—Chateaubriand et Mme de Custine.

—La mort de La Harpe.

—Les quatre Clausel.

—Le cahier rouge.

—Le Conseiller Réal et l'anecdote du duc de Rovigo.

—La comtesse de Noailles.

Paris.(France).—Imp. Paul Dupont (Cl.)—

Leur appétit insulte à tout l'art des Méots.

Ses succulents dîners faisaient venir l'eau à la bouche de Camille Desmoulins, qui s'écriait, dès les premiers temps de la Révolution: «Moi aussi, je veux célébrer la République... pourvu que les banquets se fassent chez Méot.» (Histoire politique et littéraire de la Presse en France, par Eugène Hatin, tome V, p. 308).(Retour au texte principal.)

«C'est au malheur à juger du malheur...» Tout ce chapitre est à lire.—Essai sur les Révolutions, pages 428-434.(Retour au texte principal.)

Pauvre Jacques, quand j'étais près de toi, Je ne sentais pas ma misère: Mais à présent que tu vis loin de moi, Je manque de tout sur la terre.(Retour au texte principal.)

Sire Enguerrand venant d'Espagne, Passant par là, cuidait se délasser...(Retour au texte principal.)

«Considérant qu'il est prouvé par les pièces servies qu'Armand-Louis de Chateaubriand, obligé de quitter la France, sa patrie, se rendit à l'île de Guernesey; que le 14 septembre 1795 il épousa dans cette île Jeanne le Brun, originaire de Jersey; que ces époux se fixèrent à Jersey et que de leur mariage sont issus à Jersey, savoir: Jeanne, née le 16 juin 1796 (ou 28 prairial an IV); Frédéric, né le 11 novembre 1799 (ou 20 brumaire an VIII).

«Considérant que le père de ces enfants est décédé à Vaugirard, en France, le 31 mars 1809, et que la pétitionnaire (Jeanne le Brun) et ses enfants, désirant se fixer en France, leur patrie, il leur devient nécessaire que leur naissance soit constatée sur les registres destinés à assurer l'état civil des Français...»—Sur Armand de Chateaubriand et sa descendance, voy. au tome III, l'Appendice sur Armand de Chateaubriand.(Retour au texte principal.)

Note 111:

Ipsa sed in somnis inhumati venit imago. Conjugis. (Virgile, Énéide, 1, 357.)(Retour au texte principal.)

Au mois d'avril 1834, elle rentra en France, non que son dévouement eût faibli, mais parce que l'expression de ce dévouement, toujours franche et vive, avait contrarié certaines influences, devenues toutes puissantes auprès de Charles X.—Les Mémoires de madame la duchesse de Gontaut ont été publiés en 1891.(Retour au texte principal.)

Et fugiunt, freno non remorante, dies.(Retour au texte principal.)

La main du tendre enfant peut t'ouvrir au hasard, Sans qu'un mot corrupteur étonne son regard, Sans que de tes tableaux la suave décence Fasse rougir un front couronné d'innocence.(Retour au texte principal.)

Comment l'aurais-je fait si vous n'étiez pas né?(Retour au texte principal.)

«Je vous envoie, mon cher ami, un Mémoire que de Sales m'a laissé pour vous:

«Rendez-moi deux services; «Donnez-moi d'abord un mot pour le médecin. «Tâchez ensuite de m'emprunter vingt-cinq louis.

«J'ai reçu de mauvaises nouvelles de ma famille, et je ne sais plus comment faire pour attendre l'autre époque de ma fortune, chez Migneret. Il est dur d'être inquiet sur ma vie pendant que j'achève l'œuvre du Seigneur. Juste et belle Révolution! Ils ont tout vendu. Me voilà comme au sortir du ventre de ma mère, car mes chemises même ne sont pas françaises. Elles sont de la charité d'un autre peuple. Tirez-moi donc d'affaire, si vous le pouvez, mon cher ami. Vingt-cinq louis me feront vivre jusqu'à la publication qui décidera de mon sort. Alors le livre paiera tout, si tel est le bon plaisir de Dieu, qui jusqu'à présent ne m'a pas été très favorable.

«Tout à vous,

«LA SAGNE.»

La lettre porte pour suscription: Au citoyen Fontanes, rue Honoré.(Retour au texte principal.)

«CITOYEN,

«Dans mon ouvrage sur le Génie du Christianisme, ou les Beautés de la religion chrétienne, il se trouve une partie entière consacrée à la poétique du Christianisme. Cette partie se divise en quatre livres: poésie, beaux-arts, littérature, harmonies de la religion avec les scènes de la nature et les passions du cœur humain. Dans ce livre, j'examine plusieurs sujets qui n'ont pu entrer dans les précédents, tels que les effets des ruines gothiques comparées aux autres sortes de ruines, les sites des monastères dans la solitude, etc. Ce livre est terminé par une anecdote extraite de mes voyages en Amérique, et écrite sous les huttes mêmes des sauvages; elle est intitulée Atala, etc. Quelques épreuves de cette petite histoire s'étant trouvées égarées, pour prévenir un accident qui me causerait un tort infini, je me vois obligé de l'imprimer à part, avant mon grand ouvrage.

«Si vous vouliez, citoyen, me faire le plaisir de publier ma lettre, vous me rendriez un important service.

«J'ai l'honneur d'être, etc.»

La lettre est signée: l'Auteur du Génie du Christianisme. Elle parut dans le Journal des Débats, du 10 germinal, an IX (31 mars 1801).(Retour au texte principal.)

J'entendrai les sermons prolixement diserts Du bon monsieur Aubry, Massillon des déserts. Ô terrible Atala! tous deux avec ivresse Courons goûter encore les plaisirs de la messe.

Un petit volume, attribué à Gadet de Gassicourt et qui eut aussitôt plusieurs éditions, avait pour titre: Atala, ou les habitants du désert, parodie d'ATALA, ornée de figures de rhétorique.—Au grand village, chez Gueffier jeune, an IX.

L'année suivante paraissaient deux volumes intitulés: Résurrection d'Atala et son voyage à Paris. Mme de Beaumont les signalait en ces termes à Chênedollé, dans une lettre du 25 août 1802: «On a fait une Résurrection d'Atala en deux volumes. Atala, Chactas et le Père Aubry ressuscitent aux ardentes prières des Missionnaires. Ils partent pour la France; un naufrage les sépare: Atala arrive à Paris. On la mène chez Feydel (l'un des rédacteurs du Journal de Paris à cette époque) qui parie deux cents louis qu'elle n'est pas une vraie Sauvage; chez l'abbé Morellet, qui trouve la plaisanterie mauvaise; chez M. de Chateaubriand, qui lui fait vite bâtir une hutte dans son jardin, qui lui donne un dîner où se trouvent les élégantes de Paris: on discute avec lui très poliment les prétendus défauts d'Atala. On va ensuite au bal des Étrangers où plusieurs femmes du moment passent en revue, enfin à l'église où l'on trouve le Père Aubry disant la messe et Chactas la servant. La reconnaissance se fait, et l'ouvrage finit par une mauvaise critique du Génie du Christianisme. Vous croiriez, d'après cet exposé, que l'auteur est païen. Point du tout. Il tombe sur les philosophes; il assomme l'abbé Morellet, et il veut être plus chrétien que M. de Chateaubriand. La plaisanterie est plus étrange qu'offensante; mais on cherche à imiter le style de notre ami, et cela me blesse. Le bon esprit de M. Joubert s'accommode mieux de toutes ces petites attaques que moi qui justifie si bien la première partie de ma devise: «Un souffle m'agite.»—En annonçant cette Résurrection d'Atala, le Mercure disait (4 septembre 1802): «Encore deux volumes sur Atala! En vérité elle a déjà donné lieu à plus de critiques et de défenses que la philosophie de Kant n'a de commentaires.»(Retour au texte principal.)

Hic jacet in Christo, in Christo vixitque Bonaldus; Pro quo pugnavit, nunc videt ipse Deum. Græcia miraturque suum jacetque Platonem; Hic par ingenio, sed pietate prior.(Retour au texte principal.)

La grâce, la candeur, la naïve innocence.(Retour au texte principal.)

«Devais-je imaginer que, l'ayant tant pleurée vivante, je fusse destiné à la pleurer morte!

«Quelle pensée! Ce visage céleste, si noble et si beau, ces yeux admirables où il ne se peignait que des mouvements d'amour épuré, de vertu et de génie, ces yeux les plus beaux que j'aie vus, sont aujourd'hui la proie des vers!...»—Et le cri de douleur du poète s'achève en une prière: «Écrions-nous donc avec Bossuet: Oh! que nous ne sommes rien! et demandons à Dieu la grâce d'une bonne mort.»—Voir, sur cet épisode, le Chênedollé de Sainte-Beuve, et Lucile de Chateaubriand, par Anatole France.(Retour au texte principal.)

La Garonne et l'Atax, en leurs grottes profondes...

L'Atax, c'est l'Aude, qui se jette dans la Méditerranée par les étangs de Sijean et de Vendres.(Retour au texte principal.)

«Je m'empresse, citoyen, de vous envoyer une copie de l'arrêté par lequel le Premier Consul vous nomme secrétaire de la légation de la République à Rome. Vos talents et l'usage que vous en avez fait n'ont pu que vous faire connaître d'une manière avantageuse dans votre pays et dans celui où vous allez résider, et je ne doute point du soin que vous mettrez à justifier la confiance du gouvernement. J'ai l'honneur, etc.»(Retour au texte principal.)

«... Je vous écris ces lignes pour vous gronder. On dit, l'abbé, que vous vous portez à merveille; que vous êtes jeune et gai comme par le passé; pourquoi donc ne pas venir nous voir? On voyage à tout âge, et dans ce moment surtout que la poste vient de lancer sur les chemins des voitures de courriers qui feraient rougir une voiture d'ambassadeur. Je vous ai dit que nous avons une vilaine chambre à vous donner; mais si vous voulez être logé comme un chanoine, vous pourrez prendre un appartement aux Missions-Étrangères; vous serez là à notre porte, pouvant venir déjeuner, dîner et déraisonner avec nous...»(Retour au texte principal.)

«Rome, 10 messidor an XI (29 juin 1803).

«Mon cher et très cher ami, un mot pour vous annoncer mon arrivée. Me voilà logé chez M. Cacault qui me traite comme son fils. Il est Breton. (M. Cacault était né à Nantes). Le secrétaire de légation (M. Artaud), que je remplace ou que je ne remplace pas (car il n'est pas encore rappelé), me trouve le meilleur enfant du monde et nous sommes les meilleurs amis. Je reçois compliments sur compliments de tous les grands du monde, et pour achever cette chance heureuse, je tombe à Rome la veille même de la Saint-Pierre, et je vois en arrivant la plus belle fête de l'année, au pied même du trône pontifical.

«Venez vite ici, mon cher ami. Toute ma froideur n'a pu tenir contre une chose si étonnante: j'ai la tête troublée de tout ce que je vois. Figurez-vous que vous ne savez rien de Rome, que personne ne sait rien quand on n'a pas vu tant de grandeurs, de ruines, de souvenirs.

«Enfin, venez, venez: voilà tout ce que je puis vous dire à présent. Il faut que mes idées se soient un peu rassemblées, avant que je puisse vous tracer l'ombre de ce que je vois...»(Retour au texte principal.)

TRÈS SAINT-PÈRE,

«Ignorant si ce faible ouvrage obtiendrait quelque succès, je n'ai pas osé d'abord le présenter à Votre Sainteté. Maintenant que le suffrage du public semble le rendre digne de vous être offert, je prends la liberté de le déposer à vos pieds sacrés.

«Si Votre Sainteté daigne jeter les yeux sur le quatrième volume, elle verra les efforts que j'ai faits pour venger les autels et leurs ministres des injures d'une fausse philosophie. Elle y verra mon admiration pour le Saint Siège et pour le génie des Pontifes qui l'ont occupé. Elle me pardonnera peut-être d'avoir annoncé leur glorieux successeur qui vient de fermer les plaies de l'Église. Heureux si Votre Sainteté agrée l'hommage que j'ai rendu à ses vertus, et si mon zèle pour la religion peut me mériter sa bénédiction paternelle.

«Je suis, avec le plus profond respect, de Votre Sainteté, le très humble et très obéissant serviteur.

«de Chateaubriand. «Paris, ce 28 septembre 1802.»

La présentation de Chateaubriand à Pie VII eut lieu le 2 juillet 1803. Il écrivait, le lendemain, à M. Joubert: «Sa Sainteté m'a reçu hier; elle m'a fait asseoir auprès d'elle de la manière la plus affectueuse. Elle m'a montré obligeamment qu'elle lisait le Génie du Christianisme, dont elle avait un volume ouvert sur sa table. On ne peut voir un meilleur homme, un plus digne prélat, et un prince plus simple: ne me prenez pas pour madame de Sévigné.»(Retour au texte principal.)

«12 juillet 1803. «CITOYEN MINISTRE,

«M. le cardinal Fesch présente ce soir ses lettres de créance au Pape. Avant que notre mission fût officiellement reconnue à Rome, je me suis empressé de voir ici toutes les personnes qu'il était honorable de voir. J'ai été présenté, comme simple particulier et homme de lettres, au roi et à la reine de Sardaigne. Leurs Majestés ne m'ont entretenu que d'objets d'art et de littérature.

«J'ai l'honneur de vous saluer respectueusement.»(Retour au texte principal.)

Toi qui longtemps battu des vents et de l'orage. Jouissant aujourd'hui de ce ciel sans nuage, Du sein de ton repos contemples du même œil Nos revers sans dédain, nos erreurs sans orgueil...(Retour au texte principal.)

D. O. M. Après avoir vu périr toute sa famille. Son père, sa mère, ses deux frères et sa sœur, PAULINE DE MONTMORIN, Consumée d'une maladie de langueur, Est venue mourir sur cette terre étrangère. F.-A. de Chateaubriand a élevé ce monument à sa mémoire.

En cette circonstance, ainsi que cela lui arrivera si souvent, Chateaubriand avait plus écouté ses sentiments qu'il n'avait fait état de sa fortune. Il écrivait à Gueneau de Mussy, le 20 décembre 1803: «Je vous prie de veiller un peu à mes intérêts littéraires; songez que c'est la seule ressource qui va me rester... Le monument de Mme de Beaumont me coûtera environ neuf mille francs. J'ai vendu tout ce que j'avais pour en payer une partie...»(Retour au texte principal.)

Tu cave Lethæo contingas ora liquore, Et cito venturi sis memor, oro, viri.(Retour au texte principal.)

«Rome, 12 novembre.

«J'espère que cette lettre, que je mets à la poste de Milan, vous parviendra presque aussi vite que le récit de la mort de ma malheureuse amie, que je vous ai fait passer par la poste directe, mercredi soir. Je vous apprends que ma résolution est changée. J'ai parlé au cardinal, il m'a traité avec tant de bonté, il m'a fait sentir tellement les inconvénients d'une retraite dans ce moment, que je lui ai promis que j'accomplirais au moins mon année, comme nous en étions convenus dans le principe.

«Par ce moyen, je tiens ma parole à ma protectrice (madame Bacciochi); je laisse le temps aux bruits philosophiques de Paris de s'éteindre, et, si je me retire au printemps, je sortirai de ma place à la satisfaction de tout le monde, et sans courir les risques de me faire tracasser dans ma solitude. Il n'est donc plus question pour le moment de démission; et vous pouvez dire hautement, car c'est la vérité, que non seulement je reste, mais que l'on est fort content de moi. Mes entrées chez le Pape vont m'être rendues; on va me traduire au Vatican, et la Gazette de Rome fait aujourd'hui même un éloge pompeux de mon ouvrage, qui, selon les chimistes, est mis à l'index. Le cardinal écrira mardi au ministre des relations extérieures pour désapprouver tous les bruits et s'en plaindre. On me donne un congé de douze jours pour Naples afin de me tirer un moment de cette ville où j'ai eu tant de chagrins.

«Je désire que cette lettre, mon cher ami, vous fasse autant de plaisir que les autres ont pu vous faire de peine; mais je n'en suis pas moins très malheureux. J'espère vous embrasser au printemps. En attendant, souvenez-vous que je ne pars plus. Mille amitiés.»—Bibliothèque de Genève. Orig. autog.(Retour au texte principal.)

«Sovra candido vel, cinta d'oliva, Donna m'apparve.....

DANTE

«Ritratto di Giuletta Recamier modellato di memoria da Canova nel 1813 e poi consacrato in marmo col nome di Beatrice.»(Retour au texte principal.)

«Citoyen ministre,

«Les médecins viennent de me déclarer que Mme de Chateaubriand est dans un état de santé qui fait craindre pour sa vie. Ne pouvant absolument quitter ma femme dans une pareille circonstance, ni l'exposer au danger d'un voyage, je supplie Votre Excellence de trouver bon que je lui remette les lettres de créance et les instructions qu'elle m'avait adressées pour le Valais. Je me confie encore à son extrême bienveillance pour faire agréer au Premier Consul les motifs douloureux qui m'empêchent de me charger aujourd'hui de la mission dont il avait bien voulu m'honorer. Comme j'ignore si ma position exige quelque autre démarche, j'ose espérer de votre indulgence ordinaire, citoyen ministre, des ordres et des conseils; je les recevrai avec la reconnaissance que je ne cesserai d'avoir pour vos bontés passées.

«J'ai l'honneur de vous saluer respectueusement, «Chateaubriand. «Paris, rue de Beaune, hôtel de France. «1er germinal an XII (22 mars 1804).»(Retour au texte principal.)

«12 germinal (2 avril 1804).

«J'ai mis, citoyen, sous les yeux du Premier Consul les motifs qui ne vous ont pas permis d'accepter la légation du Valais à laquelle vous aviez été nommé.

«Le citoyen Consul s'était plu à vous donner un témoignage de confiance. Il a vu avec peine, par une suite de cette même bienveillance, les raisons qui vous ont empêché de remplir cette mission.

«Je dois aussi vous exprimer combien j'attachais d'intérêt aux relations nouvelles que j'aurais eu à entretenir avec vous; à ce regret, qui m'est personnel, je joins celui de voir mon département privé de vos talents et de vos services.»(Retour au texte principal.)

Il avait un ami dans ses fraîches années Comme lui tout empreint du sceau des destinées. C'est ce jeune d'Enghien qui fut assassiné! Gustave, à ce forfait, se jeta sur ses armes; Mais quand il vit l'Europe insensible à ses larmes, Calme et stoïque, il dit: «Pourquoi donc suis-je né?»(Retour au texte principal.)

«Assurément, mon cher papa, il faut me connaître bien peu pour avoir pu dire ou chercher à faire croire que j'avais mis le pied sur le territoire républicain, autrement qu'avec le rang et la place où le hasard m'a fait naître. Je suis trop fier pour courber bassement la tête, et le Premier Consul pourra peut-être venir à bout de me détruire, mais il ne me fera pas m'humilier. On peut prendre l'incognito pour voyager dans les glaciers de la Suisse, comme je l'ai fait l'an passé, n'ayant rien de mieux à faire. Mais, pour la France, quand j'en ferai le voyage, je n'aurai pas besoin de m'y cacher. Je puis donc vous donner ma parole d'honneur la plus sacrée que pareille idée ne m'est jamais entrée et ne m'entrera jamais dans la tête. Des méchants ont pu désirer, en vous racontant ces absurdités, me donner un tort de plus à vos yeux. Je suis accoutumé à de pareils services, que l'on s'est toujours empressé de me rendre, et je suis heureux qu'ils soient enfin réduits à employer des calomnies aussi absurdes.

«Je vous embrasse, cher papa, et vous prie de ne jamais douter de mon profond respect comme de ma tendresse.»(Retour au texte principal.)

Elle avait épousé en premières noces, le 8 avril 1750, Charles-Georges-René de Cambout, marquis de Coislin, qui devint maréchal de camp et décéda en 1771, sans postérité. Deux enfants, un fils et une fille, étaient bien nés de ce mariage, mais tous deux étaient morts au berceau.

La marquise de Coislin resta vingt ans veuve. En 1793, alors qu'elle était plus que sexagénaire, elle épousa, en second mariage, un de ses cousins, de douze ans plus jeune qu'elle, Louis-Marie, duc de Mailly, ancien maréchal de camp, qui la laissa veuve pour la seconde fois en 1795.—Il faut croire que ce mariage de 1793 ne reçut pas de consécration légale, puisque la duchesse de Mailly continua à être appelée la marquise de Coislin. Elle survécut vingt-deux ans à son second mari et mourut le 13 février 1817.(Retour au texte principal.)

Dans sa lettre à M. Molé, du 18 novembre, Joubert rend témoignage de l'affliction de Chateaubriand et de sa femme: «Il (Chateaubriand) a perdu depuis huit jours sa sœur Lucile, également pleurée de sa femme et de lui, également honorée de l'abondance de leurs larmes. Ce sont deux aimables enfants, sans compter que le garçon est un homme de génie.»(Retour au texte principal.)

«Me voilà dans le plus beau pays du monde, ma chère cousine, et je ne suis pas plus heureux. J'ai vu la Grèce, j'ai visité Sparte, Argos, Corinthe. Je vais partir pour Jérusalem, et j'espère vous revoir dans le mois de décembre. Les Martyrs profiteront de ces courses. Mais le pauvre auteur aura bien payé, par des peines et des soucis, quelques phrases qui encore ne plairont peut-être pas au public. Chère cousine, je vous en supplie, trouvez-moi quelque coin obscur auprès de vous, où je puisse enfin vivre en repos et passer le reste de mes jours. Vous ne sauriez croire à quel point j'ai soif de retraite et de paix. Il faut bien se mettre dans la tête que toute la vie consiste dans la société de quelques amis, et l'oubli des méchants autant qu'on peut les oublier. J'avais un besoin réel de faire ce voyage, pour compléter le cercle de mes études. À présent que j'aurai vu les plus beaux monuments des hommes et ceux de la nature, je n'aurai plus envie de sortir de mon trou. Au reste, chère cousine, je suis toujours le même; tel vous m'avez laissé, tel vous me trouverez. Je mourrai dans mon péché, et je vous assure que j'irais au bout de la terre, avant de pouvoir trouver beau ce que je trouve laid.

«Comme nous causerons de mille choses un jour à Charamante! Comme je travaillerai dans un certain pavillon noir qui m'est destiné! Que n'y suis-je déjà! Une grande mer nous sépare encore; mais j'espère la franchir bientôt. En attendant, je vous recommande la petite créature qui doit être à présent chez Joubert (Mme de Chateaubriand); je lui porte un beau schall pour la tenir chaudement cet hiver, et pour ne point aller voir les grandes dames, mais sa cousine, qui est bien une grande dame aussi. Il me semble que je vous vois tous ensemble faisant un méchant dîner à mon second étage, et écoutant de longues histoires, que j'aurai rapportées de Grèce. Bon Dieu! que je suis fou d'être encore ici! Allons, patience: j'arriverai.

«Adieu, chère cousine, je vous embrasse tendrement, ainsi que M. de T[alaru]. Mille choses à MM. de Court et Chavana; mille souvenirs à tous mes amis. Priez pour moi et aimez-moi toujours.

«Si vous voyez ma femme, ne lui dites rien de mon voyage en Syrie, de peur de l'effrayer. «Ch.»(Retour au texte principal.)

Notes in this chapter

Note 1 · Note 2: Jean-Claude-Marin-Victor, marquis de Laqueuille, né à Châteaugay (Puy-de-Dôme) le 2 janvier 1742. Élu député de la noblesse de la séNote 2 · Note 3: Le 16 juillet 1791, à propos de la pétition pour la déchéance rédigée par Laclos, une scission se produisit dans la Société des AmisNote 3 · Note 4: M. Buisson de la Vigne, ancien capitaine de vaisseau de la Compagnie des Indes. Il avait été anobli en 1776.(Retour au texte principNote 4 · Note 5: Alexis-Jacques Buisson de la Vigne, directeur de la Compagnie des Indes à Lorient, avait épousé dans cette ville, en 1770, Céleste RNote 5 · Note 6: Anne Buisson de la Vigne, née en 1772 et sœur aînée de Mme de Chateaubriand, avait épousé à Saint-Malo, le 29 mai 1789, Hervé-Louis-Note 6 · Note 7: Céleste Buisson de la Vigne, née à Lorient en 1774. C'est elle qui sera Mme de Chateaubriand.(Retour au texte principal.)Note 7 · Note 8: Michel Bossinot de Vauvert, né le 21 décembre 1724 à Saint-Malo, où il mourut le 16 septembre 1809. Il avait été conseiller du roi eNote 8 · Note 9: Voir l'Appendice no II: Le Mariage de Chateaubriand.(Retour au texte principal.)Note 9 · Note 10: L'abbé Barthélemy (1716-1795), garde des médailles et antiques du cabinet du roi, membre de l'Académie française et de l'Académie dNote 10 · Note 11: Ange-François Fariau, dit de Saint-Ange (1747-1810), membre de l'Académie française. Sa traduction en vers des Métamorphoses d'OvidNote 11 · Note 12: Jacques-Henri-Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814), auteur des Études sur la Nature et de Paul et Virginie. Le jugement que porte Note 12 · Note 13: Le 30 janvier 1791.(Retour au texte principal.)Note 13 · Note 14: Sur le Réveil d'Épiménide et sur son auteur Carbon de Flins, voir, au tome I, la note de la page 219.(Retour au texte principal.)Note 14 · Note 15: Elle s'appelait de son vrai nom Théroigne Terwagne. Elle était née, en 1762, non à Méricourt, mais à Marcourt, village situé sur l'Note 15 · Note 16: Mme Roland avait demandé la tête de la reine dès les premiers jours de la Révolution. Le 26 juillet 1789, au lendemain des égorgemeNote 16 · Note 17: Le 17 juillet 1791.(Retour au texte principal.)Note 17 · Note 18: Le décret déclarant les membres de l'Assemblée nationale inéligibles à la prochaine législature fut rendu le 16 mai 1791—et non le Note 18 · Note 19: Le comte de Belsunce, major en second du régiment de Bourbon Infanterie. «À partir du 14 juillet, dit M. Taine, dans chaque ville, Note 19 · Note 20: Jérôme Petion de Villeneuve (1756-1794), député aux États-Généraux et membre de la Convention. Le 17 novembre 1791, il fut élu mairNote 20 · Note 21: Avant 1789, Paris était partagé en vingt-et-un quartiers. Le règlement fait par le roi, le 23 avril 1789, pour la convocation des tNote 21 · Note 22: Le 17 germinal an II (6 avril 1794), un citoyen se présenta à la barre de la Convention et offrit une somme qu'il destinait, dit-ilNote 22 · Note 23: Le 23 mars 1792.(Retour au texte principal.)Note 23 · Note 24: Maximin Isnard (1751-1825), député du Var à la Législative, à la Convention et au Conseil des Cinq-Cents. Il fut, dans les deux preNote 24 · Note 25: Armand Gensonné, député de la Gironde à la Législative et à La Convention, né à Bordeaux le 10 août 1758, exécuté à Paris le 31 octNote 25 · Note 26: Le décret ordonnant la dissolution de la garde constitutionnelle du roi fut voté le 29 mai 1792.(Retour au texte principal.)Note 26 · Note 27: Elle fut brûlée en 1580. Ch.(Retour au texte principal.)Note 27 · Note 28: Jean-Paul Marat, membre de la Convention, né à Boudry (Suisse) le 24 mai 1743, mort à Paris le 14 juillet 1793.(Retour au texte priNote 28 · Note 29: Pierre-Gaspard Chaumette, né à Nevers le 24 mai 1763, guillotiné le 13 avril 1794. Fils d'un cordonnier, il n'exerça jamais lui-mêmNote 29 · Note 30: Benoît-Camille Desmoulins (1760-1794), député de Paris à la Convention.—Méot, qui avait ses salons au Palais-Royal, était le meilleNote 30 · Note 31: Joseph Fouché, duc d'Otrante (1754-1820), membre de la Convention, membre du Sénat conservateur, représentant et pair des Cent-JourNote 31 · Note 32: Le dimanche 28 juillet 1793, une fête, à laquelle assistait une députation de vingt-quatre membres de la Convention nationale, fut Note 32 · Note 33: Jacques-Nicolas Billaud-Varenne, né à La Rochelle le 23 avril 1756. Député de Paris à la Convention nationale et membre du Comité dNote 33 · Note 34: «Danton, importuné de la représentation malencontreuse (on venait de lui signaler les dangers que couraient les détenus), Danton s'Note 34 · Note 35: C'est à M. Royer-Collard, alors secrétaire adjoint de la municipalité, que Danton adressa un jour ces paroles, comme ils sortaient Note 35 · Note 36: Philippe-François-Nazaire Fabre d'Églantine (1750-1794), comédien, poète comique et député de Paris à la Convention. Il fut guillotNote 36 · Note 37: Voir la Guillotine pendant la Révolution, par G. Lenotre, p. 306 et suiv. et au tome V du Journal d'un bourgeois de Paris pendant lNote 37 · Note 38: Chateaubriand fait ici à Camille Desmoulins un excès d'honneur qu'il n'a point mérité. L'ex-procureur général de la lanterne fonda Note 38 · Note 39: Le Philinte de Molière, ou la suite du Misanthrope, comédie en cinq actes, en vers, représentée au Théâtre-Français le 22 février 1Note 39 · Note 40: Silas Deane, membre du premier Congrès américain, avait été, en 1776, envoyé à Paris par ses collègues, avec mission de rallier la Note 40 · Note 41: Dans l'Essai sur les Révolutions, sous ce titre: Un mot sur les émigrés. Chateaubriand a écrit de belles et fortes pages, où son taNote 41 · Note 42: L'État militaire de la France pour 1787 indique, en effet, M. Achard comme sous-lieutenant au régiment de Navarre. Voir, au tome I Note 42 · Note 43: Joachim Murat, roi de Naples, né le 25 mars 1767 à la Bastide-Fortunières, près de Cahors, fusillé à Pizzo (Calabre) le 13 octobre Note 43 · Note 44: Jean-Marie Roland de la Platière (1734-1793). Il fut deux fois ministre de l'intérieur, du 23 mars au 12 juin 1792, et du 10 août 1Note 44 · Note 45: Charles-François Dumouriez (1739-1823). Il fut ministre des relations extérieures, du 17 mars au 16 juin 1792, et ministre de la guNote 45 · Note 46: Marguerite-Louis-François Duport-Dutertre (1754-1793). Il fut ministre de l'intérieur du 21 novembre 1790 au 22 mars 1792. EmprisonNote 46 · Note 47: Marie-Jeanne Phlipon, dame Roland, née à Paris le 17 mars 1754, guillotinée le 8 novembre 1793. Tous les historiens ont raconté, coNote 47 · Note 48: Louise-Florence-Pétronille Tardieu d'Esclavelles, femme de Denis-Joseph La Live d'Épinay, fermier général (1725-1783). Liée d'amitiNote 48 · Note 49: Bernard-Hugues Maret, duc de Bassano (1763-1839). Il était avocat au Parlement de Bourgogne, quand il vint en 1788 à Paris, pour acNote 49 · Note 50: Bertrand Barère de Vieuzac (1755-1841), député à la Constituante, membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, représNote 50 · Note 51: Tivoli appartenait bien à M. Boutin, trésorier de la marine, mais ce n'était point à la fille de cet opulent financier que s'était Note 51 · Note 52: Le jardin que Boutin avait créé dans le milieu de la rue de Clichy, en plein quartier de finance, et auquel on avait donné le nom dNote 52 · Note 53: Louis-Auguste Le Tonnelier, baron de Breteuil (1733-1867). Après avoir été, de 1760 à 1783, ambassadeur en Russie et en Suède, à NaNote 53 · Note 54: Antoine de Rivarol (1753-1801). Ironiste étincelant dans les Actes des Apôtres, il a donné en 1789, au Journal Politique-National dNote 54 · Note 55: Le baron de Montboissier, gendre de Malesherbes, était l'oncle par alliance du frère de Chateaubriand.—Sur le baron de MontboissierNote 55 · Note 56: Caligula était fils d'Agrippine, laquelle avait agrandi Cologne: d'où le nom romain de la ville: Colonia agrippina.—Saint Bruno, foNote 56 · Note 57: Frédéric-Guillaume II, neveu du grand Frédéric, auquel il avait succédé en 1786. Il mourut en 1797.(Retour au texte principal.)Note 57 · Note 58: Charles-Guillaume-Ferdinand, duc de Brunswick-Lunebourg (1735-1806), général au service de la Prusse. Il commandait en chef les armNote 58 · Note 59: Sur le marquis de Mortemart et sur La Martinière, voir, au tome I des Mémoires, les notes 3 de la page 185 et 1 de la page 186.(RetNote 59 · Note 60: Au siècle précédent, on écrivait indifféremment Goyon ou Gouyon; mais ici le vrai nom est Gouyon, celui de Goyon appartenant à une Note 60 · Note 61: Ô Richard! ô mon roi! et Pauvre Jacques! étaient deux romances différentes. La première avait été popularisée par l'opéra-comique dNote 61 · Note 62: Jean-Baptiste-René de Guehenneue, comte de Boishue, marié à Sylvie-Gabrielle de Bruc. Son fils fut tué à Rennes le 27 janvier 1789.Note 62 · Note 63: Lucius Carey, vicomte de Falkland (1610-1643), membre du Parlement et secrétaire d'État de Charles Ier. Après s'être d'abord prononNote 63 · Note 64: Chrétien-Auguste, prince de Waldeck (1744-1798). Il perdit un bras au siège de Thionville.(Retour au texte principal.)Note 64 · Note 65: Louis-Félix, baron de Wimpfen (1744-1814) était maréchal de camp lorsqu'il fut élu député aux États-Généraux par la noblesse du baiNote 65 · Note 66: Manassès de Pas, marquis de Feuquières (1590-1639), lieutenant général sous Louis XIII. Il contribua puissamment à la prise de La RNote 66 · Note 67: Le chevalier de la Baronnais était l'un des nombreux fils de François-Pierre Collas, seigneur de la Baronnais, et de Renée de KerguNote 67 · Note 68: Hugues Métel, écrivain ecclésiastique du XIIe siècle (1080-1157). Il se vantait de composer jusqu'à mille vers en se tenant sur un Note 68 · Note 69: François-Sébastien-Charles-Joseph de Croix, comte de Clerfayt (1733-1798), s'était distingué pendant la guerre de Sept ans. Mis en Note 69 · Note 70: L'armée des émigrés, en 1792, était fractionnée en trois corps. Le premier (dix mille hommes), formé avec les émigrés, de Coblentz,Note 70 · Note 71: François-Prudent-Malo Ferron de la Sigonnière, né dans la paroisse de Saint-Samson, près de Dinan, le 6 juin 1768. Il était l'un deNote 71 · Note 72: En plus d'un endroit de ce sixième livre, en effet, c'est Chateaubriand qui parle sous le nom d'Eudore, particulièrement dans cetteNote 72 · Note 73: La petite île d'Aaron est la presqu'île où est située le rocher de Saint-Malo.(Retour au texte principal.)Note 73 · Note 74: Odyssée, livre IV, vers 606. Ce vers dit seulement: «Brouté par les chèvres, et qui ne saurait suffire à la nourriture des chevaux.Note 74 · Note 75: François-Victor Kellermann (1735-1820), d'une famille noble d'origine saxonne, établie à Strasbourg au XVIe siècle. Il était maréchNote 75 · Note 76: André Morellet (1727-1819), membre de l'Académie française. Nous le retrouverons quand Chateaubriand publiera son roman d'Atala.(ReNote 76 · Note 77: Mémoires d'un détenu, pour servir à l'histoire de la tyrannie de Robespierre, par Honoré Riouffe. Publiés peu de temps après le 9 tNote 77 · Note 78: Philippe-Laurent Pons, dit Pons de Verdun, né à Verdun, le 17 février 1759, mort à Paris, le 7 mai 1844. Avant la Révolution, il étNote 78 · Note 79: Ce fut seulement après le 9 thermidor, que Pons de Verdun fit cette motion. Le décret voté sur son rapport est du 17 septembre 1794Note 79 · Note 80: Séance de la Convention du 18 janvier 1795.(Retour au texte principal.)Note 80 · Note 81: Alberte-Barbe d'Ernecourt, dame de Saint-Balmon, née en 1608, au château de Neuville, près de Verdun. Pendant la guerre de Trente aNote 81 · Note 82: Jean La Balue (1421-1491), cardinal et ministre d'État sous Louis XI.(Retour au texte principal.)Note 82 · Note 83: Mémoires, lettres et pièces authentiques touchant la vie et la mort de S. A. R. Ch.-F. d'Artois, fils de France, duc de Berry, par Note 83 · Note 84: Nous sommes maintenant si brouillés avec la mythologie, qu'il n'est peut-être pas inutile de rappeler que Céphale était un prince dNote 84 · Note 85: C'est le début de la célèbre romance de Cazotte, la Veillée de la Bonne femme ou le Réveil d'Enguerrand.(Retour au texte principal.Note 85 · Note 86: François de La Noue, dit Bras-de-fer, célèbre capitaine calviniste, né en 1531, au manoir de La Noue-Briord, près de Bourgneuf (LoiNote 86 · Note 87: C'est toujours la romance de Cazotte, dont le troisième couplet commence ainsi:Note 87 · Note 88: Rosalinde et le Duc exilé sont les principaux personnages de l'une des pièces de Shakespeare, Comme il vous plaira, dont plusieurs Note 88 · Note 89: Mémoires sur la vie et la mort du duc de Berry, première partie, livre troisième, chapitre VI.(Retour au texte principal.)Note 89 · Note 90: La veuve d'Armand de Chateaubriand vint se fixer en France à la chute de l'Empire. Sur sa requête à l'effet d'obtenir que la naissaNote 90 · Note 91: Philippe d'Auvergne, prince de Bouillon, né à Jersey en 1754, mort à Londres en 1816. Fils d'un pauvre lieutenant de la marine britNote 91 · Note 92: François-Marie-Anne-Joseph Hingant de la Tiemblais, fils de messire Hyacinthe-Louis Hingant, seigneur de la Tiemblais et de Juigné-Note 92 · Note 93: Lamba Doria, dans la guerre de Gênes contre Venise, battit la flotte vénitienne, commandée par l'amiral André Dandolo, devant l'îleNote 93 · Note 95: Frédéric, duc d'York et d'Albany, deuxième fils de George III, né en 1763, marié à la princesse Frédérique de Prusse, dont il n'avaNote 94 · Note 96: Marie-Joseph-Annibal de Bedée, comte de la Boüétardais, fils de Marie-Antoine-Bénigne de Bedée et de Mlle Ginguené. Il était né le Note 95 · Note 97: «D'ailleurs ma santé, dérangée par de longs voyages, beaucoup de soucis, de veilles et d'études, est si déplorable, que je crains dNote 96 · Note 98: Essai historique, livre premier, première partie, introduction, p. 4 de la première édition.(Retour au texte principal.)Note 97 · Note 99: Jean Gabriel Peltier (et non Pelletier, comme on l'a imprimé jusqu'ici dans toutes les éditions des Mémoires) était né le 21 octobrNote 98 · Note 100: Une des premières brochures de Peltier, publiée au mois d'octobre 1789, avait pour titre: Domine, salvum fac regem. Peltier y dénoNote 99 · Note 101: François-Dominique Reynaud, comte de Montlosier (1755-1838). Après avoir fait partie de la Constituante, où il siégeait au côté drNote 100 · Note 102: «M. de Chateaubriand m'a montré la maison où se passa ce triste drame d'un suicide ébauché: «Là, me dit-il, mon ami a voulu se tueNote 101 · Note 103: Charles-Louis-François de Barentin (1739-1819). Ce fut lui qui, comme garde des sceaux, ouvrit les États-Généraux le 5 mai 1789. DNote 102 · Note 104: Douze mille francs seulement, d'après son secrétaire, M. de Marcellus, qui tenait les comptes de l'ambassade; mais on sait de restNote 103 · Note 105: William Camden (1551-1623), surnommé le Pausanias et le Strabon anglais. Il avait rassemblé un nombre considérable de manuscrits dNote 104 · Note 106: Le chevalier de Champcenetz (1759-1794) fut le principal rédacteur des Actes des Apôtres. Il écrivit aussi dans le Petit Journal dNote 105 · Note 107: Le 3 floréal an II (22 avril 1794).(Retour au texte principal.)Note 106 · Note 108: Voir, au tome I, l'Appendice no III: Le comte Louis de Chateaubriand.(Retour au texte principal.)Note 107 · Note 109: Madame Pasta (1798-1865) était, en 1822, dans tout l'éclat de son talent et de son succès. Aussi remarquable comme comédienne et cNote 108 · Note 110: Inferno, ch. I.(Retour au texte principal.)Note 109 · Note 112: Chateaubriand avait commencé à écrire l'Essai en 1794; l'ouvrage fut imprimé à Londres en 1796, et mis en vente dans les premiers Note 110 · Note 113: Corinne, livre XIV, chapitre I.(Retour au texte principal.)Note 111 · Note 114: Anne-Pierre-Christian, vicomte de Lamoignon, né à Paris le 15 juin 1770, troisième fils de Chrétien-François de Lamoignon, marquisNote 112 · Note 115: René-Chrétien-Auguste, marquis de Lamoignon, frère aîné de Christian, né à Paris, le 19 juin 1765. Il fut nommé conseiller au ParlNote 113 · Note 116: Pierre-Victor, baron Malouet, né à Riom, le 11 février 1740. Il était intendant de la marine, à Toulon, lorsque le tiers état de lNote 114 · Note 117: Le chevalier de Panat, né en 1762, était frère de deux députés aux États-Généraux. Il servit dans la marine, émigra en 1792, se liNote 115 · Note 118: Voici le texte de la fameuse phrase, où se reconnaît, en effet, la main de Chateaubriand: «Je ne crois pas, messieurs, quoi qu'on Note 116 · Note 119: Ou plutôt, comme on l'a vu tout à l'heure, le Courrier de Londres. Ce journal auquel collaboraient Malouet, Lally-Tolendal et MallNote 117 · Note 120: Montlosier, dont Chateaubriand vient de tracer un si admirable portrait, fut, comme son compatriote, l'abbé de Pradt, un bonhomme Note 118 · Note 121: Jacques Delille, né près d'Aigue-Perse, en Auvergne, le 22 juin 1738. Il émigra seulement en 1795, et se réfugia à Bâle. Après deuNote 119 · Note 122: Jean-François de la Marche, évêque et comte de Léon, né en 1729 au manoir de Kerfort, paroisse d'Ergué-Gaberic, mort à Londres, leNote 120 · Note 123: Jean-de-Dieu-Raymond de Boisgelin de Cucé, né à Rennes le 17 février 1732. Évêque de Lavaur (1766), archevêque d'Aix (1770), membrNote 121 · Note 124: Le marquis d'Osmond (1751-1838) était ambassadeur de France à la Haye, lorsqu'éclata la Révolution. Nommé à l'ambassade de Saint-PNote 122 · Note 125: Mlle d'Osmond avait épousé le comte de Boigne, qui, après avoir guerroyé, dans l'Inde, au service d'un prince mahratte, était reveNote 123 · Note 126: Marie-Constance de Lamoignon (1774-1823). Elle avait épousé François-Philibert-Bertrand Nompar de Caumont, marquis de la Force. NoNote 124 · Note 127: La duchesse de Gontaut, née en 1773, était fille du comte de Montault-Navailles. Elle émigra avec sa mère à la fin de 1790 et, aprNote 125 · Note 128: Jean-Pierre-Louis de Fontanes, né à Niort le 6 mars 1757. Député au Corps législatif de 1802 à 1810, président de cette Assemblée Note 126 · Note 129: Le Mémorial historique, politique et littéraire, par MM. La Harpe, Vauxelles et Fontanes, fondé 1er prairial an V (20 mai 1797), sNote 127 · Note 130: Il vient d'être élevé par la piété filiale de madame Christine de Fontanes; M. de Sainte-Beuve a orné de son ingénieuse notice le Note 128 · Note 131: Les Mémoires de Cléry, valet de chambre de Louis XVI, parurent à Londres, en 1799, sous ce titre: Journal de ce qui c'est passé à Note 129 · Note 132: Jean-François du Theil, né vers 1760, mort en 1822. Émigré en 1790, il était revenu en 1792, pendant la captivité de Louis XVI, etNote 130 · Note 133: Wolfe (1726-1759), général anglais, célèbre surtout pour s'être emparé, le 13 septembre 1759, de la ville de Québec, dont la perteNote 131 · Note 134: Voir, à l'Appendice, le no III: Fontanes et Chateaubriand.(Retour au texte principal.)Note 132 · Note 135: Fontanes mourut le 17 mars 1821. Dès qu'il s'était senti frappé, il avait fait demander un prêtre. Celui-ci vint dans la nuit; le Note 133 · Note 137: M. A. Dulau était Français. Ancien bénédictin du collège de Sorèze, il avait émigré et s'était fait libraire à Londres. Homme d'esNote 134 · Note 138: Voir, à l'Appendice, le no IV: Comment fut composé le Génie du Christianisme.(Retour au texte principal.)Note 135 · Note 139: C'est un vers d'Ovide:Note 136 · Note 140: Sur Mlle Caroline de Bédée, voir, au tome I, la note 2 de la page 36. Elle survécut à Chateaubriand et mourut à Dinan, le 28 avrilNote 137 · Note 141: David Hume (1711-1776). Il a composé l'Histoire de l'Angleterre au moyen âge; l'Histoire de la maison de Tudor; l'Histoire de l'AnNote 138 · Note 142: Tobias-George Smollett (1721-1771), poète, romancier, historien. Son Histoire complète d'Angleterre, depuis la descente de Jules-CNote 139 · Note 143: Édouard Gibbon (1737-1794). Son Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain, publiée de 1776 à 1788, a été plusieurNote 140 · Note 144: Le Dr William Robertson (1721-1793). On lui doit une Histoire d'Écosse pendant les règnes de la reine Marie et du roi Jacques VI jNote 141 · Note 145: Hugues Blair (1718-1801). Il avait publié, en 1783, un cours de rhétorique et de belles-lettres.(Retour au texte principal.)Note 142 · Note 146: Samuel Johnson (1709-1784). Son Dictionnaire anglais (1755) est resté classique.(Retour au texte principal.)Note 143 · Note 147: Le Spectator, fondé en 1711, par Steele et Addison, a paru pendant deux ans, de janvier 1711 à décembre 1712. Cette feuille était Note 144 · Note 148: Edmond Burke (1730-1797). Quoique le principal orateur du parti whig, il se prononça avec ardeur contre la Révolution française, dNote 145 · Note 149: Balstrode Whitelocke (1605-1676). Il joua un rôle important dans le parti parlementaire, pendant la Révolution d'Angleterre, et a Note 146 · Note 150: C'est la traduction abrégée du sonnet LXXI de Shakespeare. Chateaubriand n'a traduit ni les trois premiers, ni les deux derniers vNote 147 · Note 151: Samuel Richardson (1689-1761). Il n'a publié que trois romans, mais qui eurent tous les trois une vogue prodigieuse, Paméla ou la Note 148 · Note 152: Henry Fielding (1707-1754), auteur de Joseph Andrews, de Jonathan Wild, d'Amélia et de Tom Jones. Ce dernier roman est un chef-d'œNote 149 · Note 153: Laurence Sterne (1713-1768) auteur de Tristram Shandy et du Voyage sentimental.(Retour au texte principal.)Note 150 · Note 154: Le Vicaire de Wakefield, d'Olivier Goldsmith, avait paru en 1766.(Retour au texte principal.)Note 151 · Note 155: Caleb William, par William Godwin, fut publié en 1794; le Moine, par Matthew-Gregory Lewis, parut en 1795.(Retour au texte principNote 152 · Note 156: Anne Ward, dame Radcliffe (1764-1823). Le plus célèbre de ses romans, les Mystères d'Udolphe, est de 1794.(Retour au texte principNote 153 · Note 157: Anna-Lœtitia Aikin, Miss Barbauld (1743-1825). On lui doit une édition des Romanciers anglais, en 50 volumes.(Retour au texte prinNote 154 · Note 158: Miss Maria Edgeworth (1766-1849). Ses Contes populaires, ses Contes de la vie fashionable, et ses nombreux romans témoignent d'uneNote 155 · Note 159: Miss Francis Burney, madame d'Arblay (1752-1840). Son premier roman, Évelina ou l'entrée d'une jeune dame dans le monde, publié enNote 156 · Note 160: La traduction du Gœtz de Berlichingen, de Gœthe, parut en 1799.(Retour au texte principal.)Note 157 · Note 161: Lamartine a dit de même, dans sa Réponse aux Adieux de Walter Scott:Note 158 · Note 162: William Cowper (1731-1800). Cowper est par excellence le poète de la vie domestique.(Retour au texte principal.)Note 159 · Note 163: Robert Burns (1759-1796). Le poète-laboureur, the Ploughman of Ayrshire, comme on l'appelait en Écosse, fut un admirable poète, quNote 160 · Note 164: Thomas Moore (1779-1852). Outre de nombreux et très remarquables ouvrages en prose, tels que Lalla-Rookh, roman oriental, où se trNote 161 · Note 165: Thomas Campbell (1777-1844). Le premier et le meilleur de ses ouvrages, les Plaisirs de l'espérance, parut en 1799.(Retour au textNote 162 · Note 166: Samuel Rogers (1762-1855), le banquier-poète, auteur des Plaisirs de la mémoire, de la Vie humaine, de l'Italie et de Christophe CNote 163 · Note 167: George Crabbe (1754-1832). Dans le Village (1783) et le Registre de paroisse (1807), il a peint avec un merveilleux talent et une Note 164 · Note 168: William Wordsworth (1770-1850), auteur des Ballades lyriques (1798), d'un recueil de Poèmes (1807), qui contient quelques-unes de Note 165 · Note 169: Robert Southey (1774-1843), poète, historien et critique, un des écrivains les plus féconds du XIXe siècle. Il a composé quatre ouNote 166 · Note 170: James-Henri-Leigh Hunt (1784-1859). Prosateur éminent, il se fit aussi une brillante réputation comme poète par l'alliance de la rNote 167 · Note 171: James-Sheridan Knowles (1784-1862), poète dramatique. L'imitation de Shakespeare est visible dans toutes ses œuvres. Les principalNote 168 · Note 172: Henri-Richard Vassall-Fox, troisième lord Holland (1773-1840). Il était le neveu du célèbre Charles Fox. Homme politique et l'un dNote 169 · Note 173: George Canning (1770-1827), un des plus grands orateurs de l'Angleterre. Il avait un remarquable talent de versification, qu'il emNote 170 · Note 174: John Wilson Croker (1780-1857). Homme politique comme Canning et lord Holland, membre du parlement et, au besoin, membre d'un cabiNote 171 · Note 175: La mort de Burns est du 21 juillet 1796 et celle de Cowper du 25 avril 1800; William Mason, auteur du Jardin anglais, poème descriNote 172 · Note 176: Darwin mourut le 18 août 1802, et Beattie en 1803.—Erasmus Darwin (1731-1802), médecin et poète, auteur du Jardin botanique, des ANote 173 · Note 177: On lit dans la préface des Mélanges de Chateaubriand (Œuvres complètes, t. XXII), au sujet d'Ossian «Lorsqu'en 1793 la révolution Note 174 · Note 178: C'est le début de l'une des pièces du recueil publié par lord Byron en 1807 sous ce titre: Heures de paresse. Le poète n'avait encNote 175 · Note 179: Vers écrits sous un ormeau dans le cimetière d'Harrow et datés du 2 septembre 1807. C'est par cette pièce que se terminent les HeuNote 176 · Note 180: Voyage en France, en Espagne et en Italie pendant les années 1787-1789, par Arthur Young.(Retour au texte principal.)Note 177 · Note 181: Les Martyrs, livre IV.(Retour au texte principal.)Note 178 · Note 182: Lettres de Cicéron, lib. IV, épist. V, ad Familiares.(Retour au texte principal.)Note 179 · Note 183: Il s'agit ici, non précisément d'un article, mais d'une Notice sur lord Byron, publiée dans la Biographie universelle de Michaud, Note 180 · Note 184: De la littérature considérée dans ses rapports avec l'état moral et politique des nations, par Mme de Staël. Le livre de Mme de StNote 181 · Note 185: Teresa Gamba, comtesse Guiccioli, née à Ravenne en 1802, célèbre par sa liaison avec lord Byron. En 1831, veuve de son mari et... Note 182 · Note 186: Miss Milbanks, fille de sir Ralph Milbanks-Noël, héritière de la fortune et des titres de Wentworth, avait épousé lord Byron le 2 Note 183 · Note 187: Voir le Domesday book. Ch.(Retour au texte principal.)Note 184 · Note 188: C'est un vers de La Harpe dans son poème sur la Révolution. Sans doute, le sens et l'énergie de ce vers plaisaient tout particulièNote 185 · Note 189: Village du comté de Surrey, à treize kilomètres O. de Londres, sur la rive droite de la Tamise. Kew possède un château royal, célèNote 186 · Note 190: Voir plus haut, page 111, la note sur Peltier.(Retour au texte principal.)Note 187 · Note 191: William Herschell (1738-1822). Le roi George III lui avait donné, au bourg de Slough, une habitation voisine de son château de WinNote 188 · Note 192: Le Purgatoire, chant VIII, vers 5.(Retour au texte principal.)Note 189 · Note 193: Elle a été insérée par Chateaubriand au tome XXII de ses Œuvres complètes. «S'il a fait, dit Sainte-Beuve, de bien mauvais vers etNote 190 · Note 194: Caroline-Amélia-Augusta de Brunswick-Wolfenbüttel, née en 1768, avait épousé en 1795 le prince de Galles, depuis George IV. ProfonNote 191 · Note 195: Sur MM. de Lamoignon, voir ci-dessus la note 1 de la page 154.—Leur sœur, Marie-Catherine, née le 3 mars 1759, avait épousé Henri-Note 192 · Note 196: Voir, à l'Appendice, le no V: la Rentrée en France.(Retour au texte principal.)Note 193 · Note 198: Le duc de La Rochefoucauld.(Retour au texte principal.)Note 194 · Note 199: La duchesse de Berry, dans les derniers temps de la Restauration, avait mis à la mode la plage de Dieppe; elle y allait chaque annNote 195 · Note 200: Les lettres adressées par Chateaubriand au citoyen Fontanes, en 1800 et 1801, portent cette suscription: Rue Saint-Honoré, près leNote 196 · Note 201: Il avait sa librairie rue Jacob, no 1186. On numérotait alors les maisons par quartier et non par rue.(Retour au texte principal.)Note 197 · Note 202: Chateaubriand, à cette date, était à la lettre, sans le sou. Le 30 juillet 1800, il écrivait à Fontanes:Note 198 · Note 203: Cette lettre à Mme de Staël avait exactement pour titre: Lettre à M. de Fontanes sur la deuxième édition de l'ouvrage de Mme de StNote 199 · Note 204: Voici cette lettre:Note 200 · Note 205: Fontanes, dans le Mercure du 16 germinal an IX (6 avril 1801), annonçait, en ces termes, la publication prochaine d'Atala: «L'auteNote 201 · Note 206: Un Allemand, qui se faisait appeler Curtius, avait installé à Paris, vers 1770, un Cabinet de figure en cire coloriées, reproduisaNote 202 · Note 207: Marie-Joseph Chénier—qui aura justement pour successeur à l'Académie l'auteur d'Atala—fut le plus ardent à critiquer l'œuvre nouveNote 203 · Note 208: Chateaubriand se venge ici très spirituellement de l'abbé Morellet (l'abbé mords-les, disait Voltaire) et de sa brochure de 72 pagNote 204 · Note 209: Dans une lettre à Chênedollé, du 26 juillet 1820, Chateaubriand, qui venait d'être nommé à l'ambassade de Berlin, rappelait à son Note 205 · Note 210: Marie-Anne Bonaparte, dite Élisa (1774-1820), mariée en 1797 à son compatriote Félix-Pascal Bacciochi; princesse de Lucques et de Note 206 · Note 211: «M. de Chateaubriand, revenu de l'émigration avant l'amnistie, avait été présenté par M. de Fontanes, son ami intime, à Mme BaccioNote 207 · Note 212: Le château du Plessis-Chamant.(Retour au texte principal.)Note 208 · Note 213: En 1794, Lucien-Bonaparte, âgé de dix-neuf ans, était garde-magasin des subsistances à Saint-Maximin (Var). Saint-Maximin s'appelaNote 209 · Note 214: Passy, dans l'Yonne, petit village voisin d'Étigny, et à quelques kilomètres de Sens.(Retour au texte principal.)Note 210 · Note 215: Le comte de Montmorin, père de Mme de Beaumont, ne périt point sur l'échafaud; il fut massacré à l'Abbaye le 2 septembre 1792. «PeNote 211 · Note 216: On lit dans une lettre de Mme de Beaumont à Chênedollé, du 7 fructidor an X (25 août 1802): «Il (Chateaubriand) est dans son nouveNote 212 · Note 217: M. Pasquier, dans ses Mémoires (t. I, p. 206), dit, de son côté: «J'eus l'occasion de connaître Mme de Beaumont: je lui avais cédéNote 213 · Note 218: Joseph Joubert, né le 6 mai 1754 à Montignac, dans le Périgord. Après avoir professé quelque temps chez les Pères de la Doctrine cNote 214 · Note 219: Voici comment la comtesse de Chastenay, au tome II de ses Mémoires, page 82, s'exprime au sujet de Joubert: «J'ai dit de M. JouberNote 215 · Note 220: Louis-Gabriel-Ambroise, vicomte de Bonald (1754-1840), député de l'Aveyron de 1815 à 1823, pair de France de 1823 à 1830, membre dNote 216 · Note 221: Charles-Julien Lioult de Chênedollé (1769-1833). Il partit pour l'émigration, en septembre 1791, fit deux campagnes dans l'armée dNote 217 · Note 222: Dans la «petite société» qui, au début du siècle, se réunissait dans le salon de Mme de Beaumont, rue Neuve-du-Luxembourg, ou chezNote 218 · Note 223: Petite-fille du fermier général La Live de Bellegarde, fille d'Ange-Laurent La Live de Jully (1725-1779), introducteur des ambassaNote 219 · Note 224: Mme Hocquart, qui, même à côté de Mme de Vintimille, se faisait remarquer par le charme de sa beauté et l'agrément de son esprit, Note 220 · Note 225: Antoine-Hugues-Calixte de Montmorin, ex-sous-lieutenant dans le 5e régiment de chasseurs à cheval. Il avait donné sa démission le Note 221 · Note 226: Savigny-sur-Orge, canton de Longjumeau, arrondissement de Corbeil (Seine-et-Oise). Chateaubriand et Mme de Beaumont s'installèrentNote 222 · Note 227: Roux de Laborie, né en 1769, mort en 1840. Marmontel dit de lui, dans ses Mémoires: «Le jeune homme qui avait pris soin de nous liNote 223 · Note 228: Mme de Farcy mourut à Rennes le 26 juillet 1799.(Retour au texte principal.)Note 224 · Note 229: Chênedollé connut Mme de Caud à Paris en 1802. Bien que plus jeune qu'elle de quelques années, il se prit insensiblement d'une adoNote 225 · Note 230: Catherine-Joséphine Rafin, dite Mlle Duchesnois, née le 5 juin 1777 à Saint-Saulves, près Valenciennes. Elle débuta au Théâtre-FraNote 226 · Note 231: C'est à Savigny, où il passa l'été et l'automne de 1801, que Chateaubriand acheva le Génie du Christianisme. Dans les premiers jouNote 227 · Note 232: Anne-Pierre-Adrien de Montmorency, prince, puis duc de Laval, né à Paris le 19 octobre 1767. Marié à Charlotte de Luxembourg, dontNote 228 · Note 233: L'abbé de Boulogne (Étienne-Antoine) était né à Avignon le 26 décembre 1747. Arrêté trois fois pendant la Terreur, il fut condamnéNote 229 · Note 234: Ginguené ne consacra pas moins de trois articles à l'ouvrage de son compatriote, dans la Décade philosophique, littéraire et politNote 230 · Note 235: Voir l'Appendice no VI: Le Génie du Christianisme.(Retour au texte principal.)Note 231 · Note 237: Le château du Marais, situé dans la commune du Val-Saint-Maurice, canton de Dourdan (Seine-et-Oise). Il fut construit par un M. LeNote 232 · Note 238: Mme de La Briche, née Adelaïde-Edmée Prévost, était veuve d'Alexis-Janvier La Live de la Briche, introducteur des ambassadeurs et Note 233 · Note 239: Mme de Vintimille et Mme de Fezensac étaient sœurs. La seconde, Louise-Joséphine La Live de Jully (1764-1832), «la plus gracieuse Note 234 · Note 240: Le château de Champlâtreux, situé dans la commune d'Épinay-Champlâtreux, canton de Luzarches (Seine-et-Oise). Il appartenait à la Note 235 · Note 241: Mathieu-Louis, comte Molé, né à Paris, le 24 janvier 1781. Ministre de la Justice sous Napoléon (20 novembre 1813—2 avril 1814); mNote 236 · Note 242: Édouard-François-Mathieu Molé de Champlâtreux, président au Parlement de Paris, guillotiné le 1er floréal an II (20 avril 1794).(RNote 237 · Note 243: Louise-Éléonore-Mélanie de Sabran, née à Paris le 18 mars 1770, décédée à Bex, en Suisse, le 25 juillet 1826. Elle avait épousé enNote 238 · Note 244: Le château et le domaine de Fervacques sont situés près de Lisieux (Calvados). Fervacques appartenait au duc de Montmorency-Laval Note 239 · Note 245: Astolphe-Louis-Léonor, marquis de Custine (1793-1857). Son livre sur la Russie en 1839 (4 volumes in-8o, 1843) a obtenu, tant en FNote 240 · Note 246: Depuis, Mme de Bérenger.(Retour au texte principal.)Note 241 · Note 247: D'après Sainte-Beuve, l'original d'Ellénore, dans l'Adolphe de Benjamin Constant, était Mme Lindsay.(Retour au texte principal.)Note 242 · Note 248: Louise-Julie Careau, première femme de Talma, qu'elle avait épousé le 19 avril 1791. Le 6 février 1801, «sur leur demande mutuelleNote 243 · Note 249: Stanislas-Marie-Adélaïde, comte de Clermont-Tonnerre (1757-1792), l'un des membres les plus éloquents de l'Assemblée constituante.Note 244 · Note 250: Louis-Justin-Marie, marquis de Talaru (1769-1850). Il fut quelque temps, sous la Restauration, ambassadeur de France à Madrid. NomNote 245 · Note 251: On lit dans la Vie de M. Émery, par l'abbé Gosselin, t. I, p. 130: «Mme la comtesse Stanislas de Clermont-Tonnerre, incarcérée au Note 246 · Note 252: Louis-Claude de Saint-Martin, dit le Philosophe inconnu (1743-1803). Ses principaux ouvrages sont l'Homme de désir et le MinistèreNote 247 · Note 253: Jean-Jacques Lenoir-Laroche (1749-1825), avocat, député de Paris aux États-Généraux, ministre de la police du 16 au 28 juillet 179Note 248 · Note 254: L'abbé Joseph Faria (et non Furia, comme on l'a imprimé dans toutes les éditions des Mémoires), né à Goa (Indes orientales) vers 1Note 249 · Note 255: François-Joseph Gall(1758-1828), célèbre médecin allemand, né à Tiefenbrunn, près de Pforzheim (grand-duché de Bade). Il fut naturNote 250 · Note 256: Mon portrait historique et philosophique, par M. de Saint-Martin. Cet écrit posthume du Philosophe inconnu n'a été imprimé que troNote 251 · Note 257: Saint-Martin dit que le dîner chez M. Neveu eut lieu à l'École polytechnique. Chateaubriand nous a dit tout à l'heure que ce dînerNote 252 · Note 258: Jean-François de Saint-Lambert (1716-1803). Son poème des Saisons, publié en 1769, le fit entrer, l'année suivante, à l'Académie fNote 253 · Note 259: Élisabeth-Françoise-Sophie de La Live (1730-1813). Elle avait épousé en 1748 le général de Houdetot. Sa liaison avec Saint-LambertNote 254 · Note 260: Sannois, dans la canton d'Argenteuil, arrondissement de Versailles (Seine-et-Oise).(Retour au texte principal.)Note 255 · Note 261: Il quitta Paris le 18 octobre 1802. Trois jours avant son départ, il écrivait à son ami Chênedollé, alors en Normandie: Mon cher aNote 256 · Note 262: Pierre-Simon Ballanche, membre de l'Académie française, né à Lyon, le 4 août 1778, mort à Paris, le 12 juin 1847. Il avait publié,Note 257 · Note 263: Quelques jours après avoir quitté Lyon, Chateaubriand écrivait à Fontanes: «Je vous avoue que je suis confondu de la manière dont Note 258 · Note 264: L'article sur la Législation primitive parut dans le Mercure du 18 nivôse an XI (8 janvier 1803). Il figure, dans les Mélanges litNote 259 · Note 265: Je lis, dans la lettre ci-dessus citée, de Chateaubriand à Fontanes, du 6 novembre 1802: «Si l'on ne contrefait que les bons ouvraNote 260 · Note 266: Onze ans auparavant, les 16 et 17 octobre 1791, la Glacière d'Avignon avait été le théâtre d'un odieux massacre organisé par les cNote 261 · Note 267: Alfieri est mort en 1803. Ses Mémoires furent publiés en 1804.(Retour au texte principal.)Note 262 · Note 268: Jean Reboul, né à Nîmes, le 23 janvier 1796, mort dans la même ville, le 1er juin 1864. Boulanger de son état, il n'abandonna pas Note 263 · Note 269: La pièce de Pierre Corneille à laquelle sont empruntés ces vers a pour titre: Sur le canal du Languedoc, pour la jonction des DeuxNote 264 · Note 270: Histoire de la croisade contre les hérétiques albigeois, écrite en vers provençaux par un poète contemporain, et traduit par M. FaNote 265 · Note 271: Louis-Gabriel-Léonce Guilhaud de Lavergne, né à Bergerac, le 24 janvier 1809, mort à Versailles le 18 janvier 1880. En 1834, il avNote 266 · Note 272: «Mademoiselle Honorine Gasc, écrivait, en 1859, le comte de Marcellus, chante toujours admirablement; mais ce n'est plus à ToulousNote 267 · Note 273: Chateaubriand a jugé ici, d'un mot qui restera, ces hommes de la Gironde, dont le rôle, pendant la Révolution, a été aussi coupablNote 268 · Note 274: Joseph Spon, antiquaire français (1647-1685).(Retour au texte principal.)Note 269 · Note 275: Jean-François de La Harpe (1739-1803). Son principal ouvrage est le Lycée ou Cours de littérature ancienne et moderne, douze volumNote 270 · Note 276: La Harpe avait publié, en 1797, un éloquent écrit intitulé: Du fanatisme dans la langue révolutionnaire.(Retour au texte principalNote 271 · Note 277: Ce poème parut, en 1814, sous ce titre: Le Triomphe de la Religion ou le Roi martyr, épopée en six chants. Chateaubriand, dans lesNote 272 · Note 278: La Harpe avait conservé jusqu'à la fin l'entière possession de son intelligence. Il ne cessait, pendant les derniers jours, de se Note 273 · Note 279: Voir l'Appendice, no VIII: la Mort de La Harpe.(Retour au texte principal.)Note 274 · Note 280: La Harpe, veuf, s'était remarié, en 1797, avec Mlle de Hatte-Longuerue.—Voir l'Appendice, No VIII.(Retour au texte principal.)Note 275 · Note 281: Le 8 avril 1802.(Retour au texte principal.)Note 276 · Note 282: Inferno, ch. XIV, v. 46.(Retour au texte principal.)Note 277 · Note 283: Jacques-André Émery, né le 27 août 1832 à Gex, mort à Issy le 18 avril 1811. Sa Vie a été écrite par M. l'abbé Gosselin (1861), etNote 278 · Note 284: Joseph Fesch, né à Ajaccio le 3 janvier 1763. Il était le demi-frère de la mère de Napoléon. À l'époque de la convocation des ÉtatNote 279 · Note 285: La lettre de Talleyrand, notifiant à l'auteur du Génie du Christianisme sa nomination de secrétaire, est du 19 floréal, an XI (9 mNote 280 · Note 286: L'abbé de Bonnevie (Pierre-Étienne), né à Rethel le 6 janvier 1761, mort à Lyon le 7 mars 1849. Pendant l'émigration, il avait étéNote 281 · Note 287: Anne-Antoine-Jules, duc de Clermont-Tonnerre (1749-1830). Évêque de Châlons-sur-Marne depuis 1782, député du clergé aux États-GénéNote 282 · Note 288: Chateaubriand fit le récit de cette fête dans une longue et admirable lettre adressée à son ami Ballanche et qui, publiée aussitôtNote 283 · Note 289: Pour tous les détails de ce voyage, voir, dans le Voyage en Italie de Chateaubriand (Œuvres complètes, tome VI), ses deux lettres Note 284 · Note 290: La pièce d'où ces vers sont extraits se trouve dans les Poésies de Chateaubriand (Œuvres complètes, tome XXII), où elle porte ce tNote 285 · Note 291: Chateaubriand lui-même ne savait sans doute cela que du matin, pour l'avoir appris de son jeune ami Jean-Jacques Ampère, le seul hNote 286 · Note 292: Ce Fotrad, fils d'Eupert, est amené ici d'un peu loin. Quand l'auteur composa cette partie de ses Mémoires, il avait encore l'esprNote 287 · Note 293: Odet de Foix, vicomte de Lautrec, maréchal de France sous Louis XII, fit presque tontes ses armes autour de Milan. Chateaubriand aNote 288 · Note 294: François de Melzi (1753-1826). Il était vice-président de la République cisalpine, organisée en 1797 par le général Bonaparte, et Note 289 · Note 295: Napoléon-Charles-Lucien, prince Murat, second fils de Joachim Murat, né à Milan, le 16 mai 1803. Représentant du peuple en 1848 etNote 290 · Note 296: «L'indigent patron», c'est saint François d'Assise.(Retour au texte principal.)Note 291 · Note 297: François Cacault (1743-1805). Il avait débuté dans la diplomatie, en 1785, comme secrétaire d'ambassade à Naples. En 1793, il réusNote 292 · Note 298: Le chevalier Artaud de Montor (1772-1840). Ancien émigré, ayant servi dans l'armée des princes, il était entré en 1798 dans la dipNote 293 · Note 299: Le lendemain, dans la ferveur de son enthousiasme, il écrit à Fontanes:Note 294 · Note 300: Dès le mois de septembre 1802, Chateaubriand avait fait hommage à Pie VII de ses volumes du Génie du Christianisme. La lettre suivNote 295 · Note 301: Hercule Consalvi (1757-1824). Pie VII l'avait nommé cardinal et secrétaire d'État au lendemain de son entrée dans Rome, en 1800. INote 296 · Note 302: Victor-Emmanuel I (1754-1824), le souverain dépossédé que représentait alors à Saint-Pétersbourg le comte Joseph de Maistre.—AvantNote 297 · Note 303: Monseigneur de Clermont-Tonnerre. Voir la note 1 de la page 336.(Retour au texte principal.)Note 298 · Note 304: L'abbé Guillon (1760-1847). Il avait été aumônier, lecteur et bibliothécaire de la princesse de Lamballe. Le cardinal Fesch, l'avaNote 299 · Note 305: Antoine-François-Philippe Dubois-Descours, marquis de La Maisonfort (1778-1827). Il était, au moment de la Révolution, sous-lieuteNote 300 · Note 306: Louis-François Bertin, dit Bertin l'Aîné (1766-1841). Vers la fin de 1799, Louis Bertin et son frère Bertin de Vaux acquirent en cNote 301 · Note 307: Pierre-Joseph Briot (1771-1827). Député du Doubs au Conseil des Cinq-Cents, il s'était montré, au 18 brumaire, l'un des plus ardenNote 302 · Note 308: Marie-Pauline Bonaparte, née à Ajaccio, le 20 septembre 1780, morte à Florence, le 9 juin 1825. Elle avait été mariée deux fois: 1Note 303 · Note 309: 30 juillet 1803.(Retour au texte principal.)Note 304 · Note 310: Le château de Mme de Sévigné en Bretagne.(Retour au texte principal.)Note 305 · Note 311: Du 30 fructidor an XI (17 septembre 1803).(Retour au texte principal.)Note 306 · Note 312: Cette maison, située dans le voisinage de la Trinité-du-Mont, était connue sous le nom de villa Margherita.(Retour au texte princiNote 307 · Note 313: M. d'Agincourt (1730-1814), fermier-général sous Louis XV, avait amassé une grande fortune, qu'il consacra tout entière à l'étude Note 308 · Note 314: Julie de Wietinghoff, baronne de Krüdener, née à Riga (Livonie), le 21 novembre 1764, doublement célèbre comme romancière et commeNote 309 · Note 315: Joseph Michaud (1767-1839); auteur du Printemps d'un proscrit et de l'Histoire des Croisades, membre de l'Académie française et l'Note 310 · Note 316: Chateaubriand paraît avoir fait ici une confusion. Le comte de la Luzerne, l'ambassadeur, qui avait eu pour secrétaire à Londres ANote 311 · Note 317: Les Saint-Germain, la femme et le mari (Germain Couhaillon), étaient depuis trente-huit ans au service de la famille Montmorin. ChNote 312 · Note 318: Madame de Beaumont mourut le vendredi, 4 novembre 1803. Quatre jours plus tard, Chateaubriand adressa à M. Guillaume de la LuzerneNote 313 · Note 319: Auguste de Montmorin, officier de marine, avait péri en 1793 dans une tempête en revenant de l'Île-de-France.—Dans l'enveloppe quiNote 314 · Note 320: Et non en 1827, comme le portent toutes les éditions des Mémoires. Chateaubriand passa toute l'année 1827 à Paris. Ce fut seulemenNote 315 · Note 321: Ce monument, c'était Chateaubriand qui l'avait fait élever, dans l'église Saint-Louis-des-Français. Dans la première chapelle à gaNote 316 · Note 322: C'est une épigramme anonyme de l'Anthologie grecque (VII, 346). En voici la traduction complète: «Excellent Sabinus, que ce monumeNote 317 · Note 323: L'amitié de M. de Fontanes va beaucoup trop loin: madame de Beaumont m'avait mieux jugé, elle pensa sans doute que si elle m'eût lNote 318 · Note 324: Madame de Beaumont avait fait son testament, non à Rome, dans sa dernière maladie, mais à Paris le 15 mai 1802. Elle avait fait à Note 319 · Note 325: La Lettre à M. de Fontanes sur la Campagne romaine est datée du 10 janvier 1804. Elle a paru, pour la première fois, dans le MercuNote 320 · Note 326: Cette lettre à Joubert est datée de Rome, décembre 1803.(Retour au texte principal.)Note 321 · Note 327: On trouve la confirmation de tous ces détails dans la lettre suivante, écrite par Chateaubriand à Fontanes le 12 novembre 1803:Note 322 · Note 328: Chateaubriand parle de cette proposition dans une autre lettre à Fontanes, en date du 16 novembre 1803: «... Je ne sais dans laqueNote 323 · Note 329: «Je puis, dit ici M. de Marcellus (Chateaubriand et son temps, p. 149), je puis attester ce scrupuleux respect pour l'histoire et Note 324 · Note 330: Les Martyrs, livre V.(Retour au texte principal.)Note 325 · Note 331: «Je propose à mon guide de descendre dans le cratère; il fait quelque difficulté, pour obtenir un peu plus d'argent. Nous convenonNote 326 · Note 332: «Un jour, j'étais monté au sommet de l'Etna.... Je vis le soleil se lever dans l'immensité de l'horizon au-dessous de moi, la SiciNote 327 · Note 333: Antoine Canova (1757-1822). En 1813, lors du premier séjour de Mme Récamier en Italie, Canova fit, d'après elle, de souvenir, pendNote 328 · Note 334: Ici se termine le récit des six mois passés à Rome par l'auteur des Mémoires comme secrétaire de la légation. Sur cet épisode de sNote 329 · Note 335: Aujourd'hui l'hôtel de France et de Lorraine, au no 5 de la rue de Beaune.(Retour au texte principal.)Note 330 · Note 336: «M. de Chateaubriand descendit dans un modeste hôtel, rue de Beaune, et ne vit d'abord qu'un petit nombre d'amis. Un soin importanNote 331 · Note 337: Et non le 20 mars, comme le portent toutes les éditions, conformes d'ailleurs en cela au manuscrit des Mémoires. Il y a eu là évidNote 332 · Note 338: Mémoires de M. de Bourrienne, tome V, p. 348.(Retour au texte principal.)Note 333 · Note 339: Ici encore le manuscrit dit à tort: le 20 mars.(Retour au texte principal.)Note 334 · Note 340: Voici le texte de la lettre de démission de Chateaubriand:Note 335 · Note 341: Moreau avait été arrêté le 15 février; Pichegru, le 28, et Georges Cadoudal le 9 mars 1804.(Retour au texte principal.)Note 336 · Note 342: Voir l'Appendice no IX: les Quatre Clauses.(Retour au texte principal.)Note 337 · Note 343: «Mme Bacciochi, qui nous était fort attachée, jeta les hauts cris en apprenant ce qu'elle appelait notre défection. Pour Fontanes,Note 338 · Note 344: «Avant la mort du duc d'Enghien, la bonne société de Paris était presque toute en guerre ouverte avec Bonaparte; mais aussitôt queNote 339 · Note 345: «La chose cependant se passa le plus tranquillement du monde, et lorsque M. de Talleyrand crut enfin devoir remettre la démission Note 340 · Note 346: La lettre de Talleyrand ne vint que dix jours après la lettre de démission; elle était ainsi conçue:Note 341 · Note 347: «Nous avions reçu douze mille francs pour frais d'établissement à Sion. Pour les rendre, nous fûmes obligés de prendre cette sommeNote 342 · Note 349: Gustave IV, roi de Suède. Né en 1778, il monta sur le trône après la mort de son père Gustave III (1792). En 1809, il se vit contrNote 343 · Note 350: Il y a ici une erreur de plume. Le duc de Bourbon était le père—et non l'aïeul—du duc d'Enghien. Il faut donc lire: «Le prince de Note 344 · Note 351: Ce billet du prince de Condé à son petit-fils existe en effet: «Mon cher enfant, écrivait le prince, on assure ici, depuis plus deNote 345 · Note 352: Pierre-François, comte Réal (1765-1834), procureur au Châtelet avant la Révolution, substitut du procureur de la Commune en 1792, Note 346 · Note 353: Jean-Jacques-Régis de Cambacérès (1753-1824), député de l'Hérault à la Convention et aux Cinq-Cents; second consul après brumaire;Note 347 · Note 354: Anne-Jean-Marie-René Savary, duc de Rovigo (1774-1833), général de division (7 février 1805), créé duc (23 mai 1808), ministre de Note 348 · Note 355: Claire-Élisabeth-Jeanne Gravier de Vergennes (1780-1821), femme du comte Antoine-Laurent de Rémusat, premier chambellan de NapoléoNote 349 · Note 356: Mémoires de Mme de Rémusat. tome I, p. 321(Retour au texte principal.)Note 350 · Note 357: 20 mars 1804.(Retour au texte principal.)Note 351 · Note 358: André-Marie-Jean-Jacques Dupin, dit Dupin aîné (1783-1865), représentant aux Cent-Jours, député de 1827 à 1848, membre de l'AssembNote 352 · Note 359: Allusion à une abominable réponse qu'on aurait faite, dit-on, à M. le duc d'Enghien. Ch.(Retour au texte principal.)Note 353 · Note 360: Le général Hulin. Il avait été l'un des vainqueurs de la Bastille. Génevois d'origine, mais né à Paris vers 1759, ancien horloger,Note 354 · Note 361: Sa brochure a pour titre: «Explications offertes aux hommes impartiaux par M. le comte Hulin, au sujet de la Commission militaire Note 355 · Note 362: On trouve de curieux détails sur ce personnage dans les Mémoires de M. de Bourrienne, tome IV, pages 190 et suivantes. En 1800, leNote 356 · Note 363: Le général Savary.(Retour au texte principal.)Note 357 · Note 364: La brochure de Savary, comme celles de M. Dupin et du général Hulin, parut en 1823, avec ce titre: Extrait des Mémoires du duc de Note 358 · Note 365: Armand-Louis-Augustin, marquis de Caulaincourt (1773-1827). Il reçut de l'Empereur les fonctions de grand écuyer et le titre de duNote 359 · Note 366: Achille Roche, publiciste (1801-1834). Il fut secrétaire de Benjamin Constant. Il est l'auteur de deux ouvrages qui eurent, en leuNote 360 · Note 367: La princesse Charlotte de Rohan-Rochefort. C'était pour se rapprocher d'elle que le duc d'Enghien était venu habiter Ettenheim, oùNote 361 · Note 368: Antoine-René-Charles-Mathurin de Laforest (1756-1846). Il était entré dans la diplomatie sous Louis XVI. Talleyrand, qui l'avait bNote 362 · Note 369: M. Paul de Rémusat raconte en ces termes comment les premiers Mémoires de sa grand'mère furent jetés au feu: «Le lendemain même duNote 363 · Note 370: Voir l'Appendice no XI: Le conseiller Réal et l'anecdote du duc de Rovigo.(Retour au texte principal.)Note 364 · Note 371: Mme de Staël, Dix années d'exil, p. 98.(Retour au texte principal.)Note 365 · Note 372: Ces lignes sont extraites de l'article publié par Chateaubriand, dans le Mercure du 4 juillet 1807, sur le Voyage pittoresque et hNote 366 · Note 373: Boileau, Épître VII, À M. Racine.(Retour au texte principal.)Note 367 · Note 375: «Nous quittâmes la rue de Beaune au mois d'avril 1804, pour aller demeurer dans la rue de Miromesnil.» Mme de Chateaubriand, le CaNote 368 · Note 376: Sur M. de Tocqueville, petit-gendre de Malesherbes, voir, au tome I, la note 2 de la page 232.(Retour au texte principal.)Note 369 · Note 377: Anne-Nicole Lamoignon de Blancménil, sœur de Malesherbes et femme du président de Senozan. Elle fut guillotinée quelques jours aprNote 370 · Note 378: Alexis-Charles-Henri Cléret de Tocqueville, né à Verneuil le 29 juillet 1805, mort à Cannes le 16 avril 1859. Député de 1839 à 184Note 371 · Note 379: Le château du Ménil est situé dans la commune de Fontenay-Saint-Père, canton de Limay, arrondissement de Mantes (Seine-et-Oise). INote 372 · Note 380: Sur le mariage du comte Louis de Chateaubriand avec Mlle d'Orglandes, voir, au tome I, l'Appendice no III.(Retour au texte principNote 373 · Note 381: Le château de Mézy, dans le canton de Meulan (Seine-et-Oise).(Retour au texte principal.)Note 374 · Note 382: Le château de Méréville était situé en Beauce. Il avait appartenu au célèbre banquier de la cour, Jean-Joseph de La Borde, qui en Note 375 · Note 383: L'héroïne des Aventures du dernier Abencerage.(Retour au texte principal.)Note 376 · Note 384: «Au printemps de l'année 1805, nous prîmes un appartement sur la place Louis XV. Cette maison appartenait à la marquise de CoislinNote 377 · Note 385: Marie-Anne-Louise-Adélaïde de Mailly, de la branche de Rubempré et de Nesle, était née à la Borde-au-Vicomte, près de Melun, le 17Note 378 · Note 386: Sur la marquise de Coningham, voir au tome I la note 2 de la page 398.(Retour au texte principal.)Note 379 · Note 387: Allusion à une épigramme de l'Anthologie.(Retour au texte principal.)Note 380 · Note 388: «En quittant Méréville, M. de Chateaubriand fut passer quelque temps à Champlâtreux, et moi, par complaisance, je partis avec Mme Note 381 · Note 389: «Mme de Coislin était ce qu'on appelle illuminée. Elle croyait à toutes les rêveries de Saint-Martin, et ne trouvait rien au-dessuNote 382 · Note 390: Mlle Panckoucke, femme de l'académicien Suard, née en 1750 à Lille, morte en 1830. Elle était sœur de l'imprimeur Panckoucke, le fNote 383 · Note 391: Et non Hénin, comme le portent toutes les éditions des Mémoires. Né le 30 août 1728 à Magny en Vexin, Pierre-Michel Hennin obtint,Note 384 · Note 392: Claude-Antoine de Besiade, duc d'Avaray (1740-1829), était, avant la Révolution, lieutenant-général et maître de la garde-robe de Note 385 · Note 393: Voir, au tome VI des Œuvres complètes, Cinq jours à Clermont (Auvergne) 2, 3, 4, 5 et 6 août 1805.—et le Mont-Blanc, paysage de moNote 386 · Note 394: «M. de Chateaubriand vint nous rejoindre à Vichy; je dis adieu à Mme de Coislin, et nous partîmes pour la Suisse. Avant d'arriver Note 387 · Note 395: Claude-Ignace Brugière de Barante (1745-1814). Il se lia en 1789 avec la plupart des membres marquants de l'Assemblée ConstituanteNote 388 · Note 396: «Je ne sais ce qui nous empêcha d'accomplir la promesse que nous avions faite à Mme de Staël (d'aller, à leur retour de Chamonix, Note 389 · Note 397: Louis-Nicolas-Philippe-Auguste, comte de Forbin (1779-1841). Homme d'esprit et peintre habile, il a publié des récits de voyage etNote 390 · Note 398: Les Cynégétiques, liv. II, v. 348.(Retour au texte principal.)Note 391 · Note 399: Jeanne-Françoise Thévenin, dite Sophie Devienne (1763-1841). Engagée en 1785 à la Comédie Française, elle fut, jusqu'à sa retraiteNote 392 · Note 400: «Il y avait à Lyon, dans ce temps-là, un certain M. Saget, qui habitait, sur le coteau de Fourvières, la plus jolie maison du mondNote 393 · Note 401: Jean-Antoine Chaptal, comte de Chanteloup (1756-1832); membre de l'Institut dès la fondation; ministre de l'Intérieur (1800-1805),Note 394 · Note 402: Les détails donnés par Mme de Chateaubriand dans ses Souvenirs confirment de tous points ceux des Mémoires. Voici la fin de son piNote 395 · Note 403: L'acte de décès a été découvert depuis. Madame de Caud mourut dans le quartier du Marais, rue d'Orléans, no 6, le 18 brumaire an XNote 396 · Note 404: Le 13 novembre 1804, Chateaubriand, qui était alors chez son ami Joubert, à Villeneneuve-sur-Yonne, écrivait à Chênedollé: «Mme deNote 397 · Note 405: La famille de Chateaubriand comprenait, à cette date, Mme la comtesse de Marigny, Mme la comtesse de Chateaubourg et leurs enfantsNote 398 · Note 406: «Nous allâmes faire nos adieux à nos parents en Bretagne, et, en juillet, M. de Chateaubriand se mit en route pour son grand voyagNote 399 · Note 407: Le rapprochement entre Julien et Clarke est un peu forcé. Edward Clarke n'était pas le valet de chambre de Cook, mais son compagnoNote 400 · Note 408: Il arriva à Constantinople le 13 septembre 1806. Le jour même il adressait à sa cousine Mme de Talaru cette jolie lettre:Note 401 · Note 409: L'héroïne du Dernier des Abencerages.—Voir l'Appendice no XI: La comtesse de Noailles.(Retour au texte principal.)Note 402 · Note 410: Cette Nouvelle composée sous l'Empire, a paru pour la première fois en 1827, dans le tome XVI de la première édition des Œuvres coNote 403 · Note 411: Augerville-la-Rivière, canton de Puiseaux, arrondissement de Pithiviers (Loiret); célèbre par son château, que le roi Charles VII Note 404 · Note 412: Le château de Malesherbes, situé à six kilomètres d'Augerville. Il appartenait à Louis de Chateaubriand, le neveu du grand écrivaiNote 405 · Note 413: Il a été parlé plus haut, page 468, note 4, du château de Méréville. Je lis dans une description de Méréville et de son parc, faitNote 406 · Note 414: Adolphe-Jules-César-Auguste Dureau de La Malle (1777-1857), membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Il a écrit deNote 407 · Note 415: Reginald Heber (1783-1826). Né à Malpas (Cheshire), il devint en 1822 évêque de Calcutta. Il avait publié, en 1819, un petit volumNote 408 · Note 416: Lettres de Saint Jérôme, traduites en français par F. Z. Collombet et J.-F. Grégoire, cinq volumes in-8o.(Retour au texte principaNote 409 · Note 417: Fénelon songeait aux Missions du Levant, au moment où il fut ordonné prêtre, vers 1675. Sa lettre, qui porte simplement comme dateNote 410 · Note 418: Voir ci-dessus, p. 5.(Retour au texte principal.)Note 411 · Note 419: Ci-dessus, p. 7.(Retour au texte principal.)Note 412 · Note 420: Chateaubriand et son groupe littéraire, tome II, p. 405.(Retour au texte principal.)Note 413 · Note 421: Voir le premier chapitre du très intéressant volume de M. Chédieu de Robethon sur Chateaubriand et Madame de Custine (1893).(RetouNote 414 · Note 422: Ci-dessus, p. 175.(Retour au texte principal.)Note 415 · Note 423: Joubert.(Retour au texte principal.)Note 416 · Note 424: M. du Theil.(Retour au texte principal.)Note 417 · Note 425: Bibliothèque de Genève.—Original autographe, sans suscription ni signature.—Chateaubriand, sa femme et ses amis, par l'abbé PailhèNote 418 · Note 426: Ci-dessus, p. 181.(Retour au texte principal.)Note 419 · Note 427: L'abbé Pailhès, p. 41.(Retour au texte principal.)Note 420 · Note 428: Voir ci-dessus, Appendice no III.(Retour au texte principal.)Note 421 · Note 429: Mme de Farcy.(Retour au texte principal.)Note 422 · Note 430: Chateaubriand cite ici tout un morceau de son livre, qui se retrouve, avec beaucoup de changements et de corrections, dans le GéniNote 423 · Note 431: Ici encore, Chateaubriand envoie à son ami un long passage de son livre, reproduit également, avec des corrections, dans le chapitNote 424 · Note 432: Christian de Lamoignon.(Retour au texte principal.)Note 425 · Note 433: Ci-dessus, p. 228.(Retour au texte principal.)Note 426 · Note 434: Lamoignon.(Retour au texte principal.)Note 427 · Note 435: Bibliothèque de Genève.—Original autographe sans suscription.(Retour au texte principal.)Note 428 · Note 436: Sans doute Mme Lindsay, et non Mme d'Aguesseau, comme le dit Villemain. Voir ci-dessus, page 290 des Mémoires.(Retour au texte priNote 429 · Note 437: Bibliothèque de Genève.—Original autogr.(Retour au texte principal.)Note 430 · Note 438: Ci-dessus, p. 280.(Retour au texte principal.)Note 431 · Note 439: Journal des Débats, 14 et 29 germinal an X.(Retour au texte principal.)Note 432 · Note 440: Lettre à Fontanes, du 19 août 1799.(Retour au texte principal.)Note 433 · Note 441: Lettre à Fontanes, du 27 octobre 1799.(Retour au texte principal.)Note 434 · Note 442: C'est l'histoire de René qui remplace aujourd'hui celle d'Atala dans le second volume. (Note de Chateaubriand.)(Retour au texte prNote 435 · Note 443: Lettres de M. Lally-Tolendal, p. 27.(Retour au texte principal.)Note 436 · Note 444: 18 avril 1802.(Retour au texte principal.)Note 437 · Note 445: Journal de Paris, 29 germinal an X.(Retour au texte principal.)Note 438 · Note 446: Ci-dessus, p. 297.(Retour au texte principal.)Note 439 · Note 447: Bardoux, p. 131.(Retour au texte principal.)Note 440 · Note 448: Christine de Fontanes.(Retour au texte principal.)Note 441 · Note 449: Mme Bacciochi.(Retour au texte principal.)Note 442 · Note 450: Bardoux, p. 153.(Retour au texte principal.)Note 443 · Note 451: M. Bertin l'aîné. Voir la note 4 de la page 395.(Retour au texte principal.)Note 444 · Note 452: Est-ce à Mme de Beaumont qu'il fait allusion? Ces suppositions de Mme de Custine auraient été bien blessantes pour Chateaubriand. Note 445 · Note 453: Toujours M. Bertin.(Retour au texte principal.)Note 446 · Note 454: Bardoux, p. 361.(Retour au texte principal.)Note 447 · Note 455: Chédieu de Robethon, p. 251.(Retour au texte principal.)Note 448 · Note 456: Ci-dessus, p. 329.(Retour au texte principal.)Note 449 · Note 457: La veuve du comte Stanislas de Clermont-Tonnerre, remariée au marquis de Talaru. Elle avait puissamment contribué, avec deux évêquNote 450 · Note 458: Souvenirs et Correspondance tirés des papiers de Madame Récamier, par Mme Charles Lenormant, tome I, p. 60.(Retour au texte princiNote 451 · Note 459: Ci-dessus, page 402.(Retour au texte principal.)Note 452 · Note 460: Pensées, Essais, Maximes et Correspondance de M. Joubert, T. II, p. 430.(Retour au texte principal.)Note 453 · Note 461: Joubert, tome II, p. 432.(Retour au texte principal.)Note 454 · Note 462: Mme de Chateaubriand avait l'habitude d'appeler le complaisant Clausel, toujours prêt à lui obéir, son serviteur Clausel, son cherNote 455 · Note 463: Madame de Chateaubriand. Lettres inédites à M. Clausel de Coussergues, par l'abbé Pailhès (1888).(Retour au texte principal.)Note 456 · Note 464: Biographie des Contemporains, T. IV, p. 536.(Retour au texte principal.)Note 457 · Note 465: Deuxième édition, tome VIII, p. 365.(Retour au texte principal.)Note 458 · Note 466: Ci-dessus, p. 403.(Retour au texte principal.)Note 459 · Note 467: Souvenirs littéraires, tome I. p. 382.(Retour au texte principal.)Note 460 · Note 468: Pensées, Essais, Maximes et Correspondance de M. Joubert, tome II.(Retour au texte principal.)Note 461 · Note 469: Mémoires d'Outre-tombe, tome I, p. 408.(Retour au texte principal.)Note 462 · Note 470: Les Conversations de M. de Chateaubriand, par M. Danielo, insérées à la suite des Mémoires d'Outre-tombe, tome XII de la première Note 463 · Note 471: Mémoires d'Outre-tombe, tome I, p. 408.(Retour au texte principal.)Note 464 · Note 472: J. Danielo, loc. cit.(Retour au texte principal.)Note 465 · Note 473: Victor Hugo raconté par un témoin de sa vie, tome II, p. 12.(Retour au texte principal.)Note 466 · Note 474: Ci-dessus, page 440.(Retour au texte principal.)Note 467 · Note 475: Ci-dessus, page 528.(Retour au texte principal.)Note 468 · Note 476: La supériorité d'esprit de la vicomtesse de Noailles, fille de la duchesse de Mouchy, est connue. Elle a écrit la Vie de la princeNote 469 · Note 477: Officiers récemment congédiés par une mesure qui avait fait beaucoup de mécontents.(Retour au texte principal.)Note 470 · D'après ces préséances de hideur, passait successivement, mêlée aux fantômes des Seize, une série de têtes de gorgones. L'ancien médecin desNote 471 · Les principes du droit naturel, mis en avant par les plus grands publicistes, développés par un homme tel que M. de Malesherbes, et appuyés Note 472 · L'ordre arriva de marcher sur Thionville. Nous faisions cinq à six lieues par jour. Le temps était affreux; nous cheminions au milieu de la Note 473 · N'était-ce point dans le donjon de ce château des fantômes que le roi d'Espagne, Philippe II, fit enfermer mon compatriote, le capitaine La Note 474 · Il y a trois ans que j'écrivais ces pages à Paris; j'avais précédé M. le duc de Berry de vingt-deux années à Jersey, ville de bannis; j'y deNote 475 · On a souvent représenté la vie (moi tout le premier) comme une montagne que l'on gravit d'un côté et que l'on dévale de l'autre: il serait aNote 476 · Mesdames de Caumont[126], de Gontaut[127] et du Cluzel habitaient aussi le quartier des félicités exilées, si toutefois je ne fais pas de coNote 477 · Avant de continuer ces investigations littéraires, il me les faut interrompre un moment pour prendre congé de mon oncle de Bedée: hélas! c'eNote 478 · L'illustre peintre de l'Écosse débuta dans la carrière des lettres, lors de mon exil à Londres, par la traduction du Berlichingen de Gœthe[1Note 479 · Point d'intelligence, si favorisée qu'elle soit, qui n'ait ses susceptibilités, ses défiances: on veut garder le sceptre, on craint de le paNote 480 · La place des Victoires et celle de Vendôme pleuraient les effigies absentes du grand roi; la communauté des Capucines était saccagée; le cloNote 481 · Ce premier succès semblait annoncer celui qui l'allait suivre. Je m'occupais à revoir les épreuves d'Atala (épisode renfermé, ainsi que RenéNote 482 · Atala devint si populaire qu'elle alla grossir, avec la Brinvilliers, la collection de Curtius[206]. Les auberges de rouliers étaient ornéesNote 483 · M. de Bonald[220] avait l'esprit délié; on prenait son ingéniosité pour du génie; il avait rêvé sa politique métaphysique à l'armée de CondéNote 484 · Madame Hocquart[224] fut fort aimée du frère de madame de Beaumont[225], lequel s'occupa de la dame de ses pensées jusque sur l'échafaud, coNote 485 · Une autre fatalité avait frappé Lucile: M. de Chênedollé, habitant auprès de Vire, l'était allé voir à Fougères; bientôt il fut question d'uNote 486 · La Garonne et le Tarn, en leurs grottes profondes, Soupiraient dès longtemps pour marier leurs ondes, Et faire ainsi couler par un heureux pNote 487 · M. de Talleyrand occupait le ministère des relations extérieures; il m'expédia ma nomination[285]. Je dînai chez lui: il est demeuré tel danNote 488 · Je vis les ecclésiastiques attachés au cardinal; je distinguai le joyeux abbé de Bonnevie[286]: jadis aumônier à l'armée des princes, il s'éNote 489 · Le 28 juin, je courus tout le jour: je jetai un premier regard sur le Colisée, le Panthéon, la colonne Trajane et le château Saint-Ange. Le Note 490 · Le lendemain j'assistai à l'office de la Saint-Pierre. Pie VII, pâle, triste et religieux, était le vrai pontife des tribulations. Deux jourNote 491 · Il m'échappa une grande faute: ne doutant de rien, je crus devoir rendre visite aux personnes notables; j'allai, sans façon, offrir l'hommagNote 492 · M. de La Maisonfort[305], homme d'esprit qui se cachait, eut recours à moi, et bientôt M. Bertin l'aîné, propriétaire des Débats[306], m'assNote 493 · La population romaine, accoutumée aux étrangers, leur sert de frères et de sœurs. Madame de Beaumont a laissé, sur ce sol hospitalier aux moNote 494 · Comme Dieu ne voulait pas finir là ma vie, la réservant à de longues épreuves, les orages qui s'étaient soulevés se calmèrent. Tout à coup, Note 495 · À Pompéi, on me montra un squelette enchaîné et des mots latins estropiés, barbouillés par des soldats sur des murs. Je revins à Rome. CanovNote 496 · Ce cri tomba sur moi comme la foudre; il changea ma vie, de même qu'il changea celle de Napoléon. Je rentrai chez moi; je dis à madame de ChNote 497 · L'amitié rendit le cœur à M. de Fontanes; madame Bacciochi plaça sa bienveillance entre la colère de son frère et ma résolution; M. de TalleNote 498 · Il ne faut point oublier un autre nom, qui s'associe au nom du duc d'Enghien: Gustave-Adolphe, le détrôné et le banni[349], fut le seul des Note 499 · Ce ne fut pas de but en blanc et sans précaution que l'on arrêta le duc d'Enghien; Bonaparte s'était fait rendre compte du nombre des BourboNote 500 · Madame de Coislin[385] était une femme du plus grand air. Âgée de près de quatre-vingts ans, ses yeux fiers et dominateurs avaient une expreNote 501 · Ma sœur fut enterrée parmi les pauvres: dans quel cimetière fut-elle déposée? dans quel flot immobile d'un océan de morts fut-elle engloutieNote 502 · J'arrive à Constantinople[408].
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