Note 16 — TABLE DES MATIÈRES
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Note 16: Mme Roland avait demandé la tête de la reine dès les premiers jours de la Révolution. Le 26 juillet 1789, au lendemain des égorgements qui avaient accompagné et suivi la prise de la Bastille, elle écrivait de Lyon à son ami Bosc, le futur éditeur de ses Mémoires: «...Je vous ai écrit des choses plus rigoureuses que vous n'en avez faites; et cependant, si vous n'y prenez garde, vous n'aurez fait qu'une levée de boucliers... Vous vous occupez d'une municipalité, et vous laissez échapper des têtes qui vont conjurer de nouvelles horreurs. Vous n'êtes que des enfants: votre enthousiasme est un feu de paille; et si l'Assemblée nationale ne fait pas en règle le procès de deux têtes illustres ou que de généreux décius ne les abattent, vous êtes tous f...» (Correspondance de Mme Roland, publiée à la suite de ses Mémoires.)—Quand Louis XVI et Marie-Antoinette, le 25 juin 1791, sont ramenés de Varennes et rentrent aux Tuileries, humiliés, captifs, la joie déborde du cœur de Mme Roland: «Je ne sais plus me tenir chez moi, écrit-elle; je vais voir les braves gens de ma connaissance pour nous exciter aux grandes mesures.» «Il me semble, écrit-elle encore, qu'il faudrait mettre le mannequin royal en séquestre et faire le procès à sa femme.» Puis elle se ravise; elle veut qu'on fasse aussi le procès à Louis XVI: «Faire le procès à Louis XVI, dit-elle, serait sans contredit la plus grande, la plus juste des mesures; mais vous êtes incapables de la prendre.»(Retour au texte principal.)