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Mémoires d'Outre-Tombe, Tome 2

Note 231 — TABLE DES MATIÈRES

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Note 231: C'est à Savigny, où il passa l'été et l'automne de 1801, que Chateaubriand acheva le Génie du Christianisme. Dans les premiers jours d'août. Mme de Beaumont écrit à Joubert, qui vient d'envoyer à son ami une traduction d'Atala, en italien: «M. de Chateaubriand me laisse entièrement le soin de vous remercier de son Atala. Il a jeté avec ravissement un coup d'œil sur le vêtement italien de sa fille. C'est un plaisir qu'il vous doit, mais qu'il ne goûte qu'en courant, tant il est plongé dans son travail, il en perd le sommeil, le boire et le manger. À peine trouve-t-il un instant pour laisser échapper quelques soupirs vers le bonheur qui l'attend à Villeneuve. Au reste, je le trouve heureux de cette sorte d'enivrement qui l'empêche de sentir tout le vide de votre absence.» Et quelques lignes plus loin, dans la même lettre: «M. de Chateaubriand me charge de mille tendres compliments. Il est malade de travail.»—Le 19 septembre, elle écrit encore, toujours à Joubert: «M. de Chateaubriand travaille comme un nègre.»—Le 30 septembre, c'est Chateaubriand lui-même qui écrit à Fontanes: «Je touche enfin au bout de mon travail; encore quinze jours et tout ira bien...» et deux jours plus tard, le 2 octobre: «Le grand moment approche; du courage, du courage, vous me paraissez fort abattu. Eh! mordieu, réveillez-vous; montrez les dents. La race est lâche; on en a bon marché, quand on ose la regarder en face.»—À la fin de novembre, il était de retour à Paris et remettait son manuscrit aux imprimeurs.(Retour au texte principal.)

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