← Table of contents
French Lyrics

GEORGES BOUTELLEAU

Reading edition

LE COLIBRI

J'ai vu passer aux pays froids L'oiseau des îles merveilleuses, Il allait frôlant les yeuses Et les sapins mornes des bois.

Je lui dis: "Tes plages sont belles, Ne pleures-tu pas leur soleil?" Il répondit: "Tout m'est vermeil: Je porte mon ciel sur mes ailes!"

LES DEUX OMBRES

Deux ombres cheminaient dans une étroite allée, Sous le pâle couchant d'un jour mourant d'été: L'une avait sur la lèvre un sourire enchanté; L'autre était languissante et de crêpes voilée.

Elles allaient sans but, distraites du chemin, Cherchant la solitude et son divin mystère; Fiancés éternels aussi vieux que la terre: La Douleur et l'Amour qui se donnaient la main.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings