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Observations grammaticales sur quelques articles du Dictionnaire du mauvais langage

XLVIII.

Reading edition

Plein. Il a tout plein de bontés pour moi; dites, il a beaucoup de bontés pour moi.

La locution que critique ici M. Molard, est du style familier. Il m'étoit souvent arrivé de la condamner, lorsqu'enfin je trouvai quelqu'un qui me dit: Quelle différence de construction voyez-vous, Monsieur, entre cette locution, tout plein de bontés, et celle-ci, tout plein de gens?—Aucune, répliquai-je.—Eh bien! si l'Académie admet la seconde, puisque, de votre aveu, la première lui est semblable, pourquoi la rejetteriez-vous?—Il s'agit de vérifier ce que dit l'Académie.

Nous vérifiâmes, et je vis, ou du moins je crus voir que j'avois tort.

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