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Choix de Poesies

FRANCOIS COPPÉE.

Reading edition

M. François Coppée, né à Paris en 1842, publia en 1867 son premier recueil de poésies, le Reliquaire. Depuis se sont succédé: les Intimités, les Poèmes modernes, les Humbles, etc. Comme ce dernier titre l'indique, M. Coppée s'est tourné, en suivant l'exemple de Victor Hugo, vers les travailleurs et les pauvres gens, mais il lui est malheureusement arrivé de tomber dans la banalité; sa poésie n'est parfois que de la prose poétique.

M. Coppée a aussi écrit des pièces de théâtre, dont l'une, le Passant, a acquis une certaine célébrité, et des romans.

TABLEAU RURAL.

Au village en juillet. Un soleil accablant. Ses lunettes au nez, le vieux charron tout blanc Répare, près du seuil, un timon de charrue. Le curé, tout à l'heure a traversé la rue Nu-tête. Les trois quarts ont sonné, puis plus rien, Sauf monsieur le marquis, un gros richard terrien, Qui passe en berlingot et la pipe à la bouche, Et qui, pour délivrer sa jument d'une mouche. Lance des claquements de fouet très campagnards Et fait fuir, effarés, coq, poules et canards.

II.

Le soir, au coin du feu, j'ai songé bien des fois A la mort d'un oiseau, quelque part, dans les bois: Pendant les tristes jours de l'hiver monotone, Les pauvres nids déserts, les nids qu'on abandonne, Se balancent au vent sur le ciel gris de fer. Oh! comme les oiseaux doivent mourir l'hiver! Pourtant, lorsque viendra le temps des violettes, Vous ne trouverons pas leurs délicats squelettes Dans les gazons d'avril où nous irons courir. Est-ce que les oiseaux se cachent pour mourir?

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