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The Epistles on the Romance of the Rose, and other documents in the debate

IV.—THE DOCUMENTS.

Reading edition

I.—“EPISTRE AU DIEU D’AMOURS” OF CHRISTINE DE PIZAN.

See M. Roy, Œuvres poétiques de Christine de Pisan (Soc. des anc. textes franç.) t. II., p. 1. sqq.

II.—“DIT DE LA ROSE” OF CHRISTINE.

See editions by F. Heuckenkamp, Halle, 1891, and by M. Roy, op.. cit., t.. II., p.. 29. sqq.

III.—THE TREATISE OF JEAN DE MONTREUIL.

Now lost.

IV. CHRISTINE TO JEAN DE MONTREUIL.[30]

[fol. 88 verso b] Christine

Reuerence, honneur auec recommendacion a vous, monseigneur

le preuost de Lisle, treschier sire et maistre sage en

5meurs, ameur de science, en clergie fondé, et expert de rethorique,

de par moy Christine de Pizan, femme ignorant d’entendement

et de sentement legier, pour lesquelles choses vostre

sagece aucunement n’ait en despris la petitece de mes raisons,

ains vueille supploier par la consideracion de ma femenine

10foiblece. Et comme il vous ait pleu de vostre bien (dont vous

mercy) moy enuoier un petit traictié ordenné par belle rethorique

et voirsemblables raisons, lequel est de voz ditz fait en

reprenant, comme il me semble, aucuns blasmeurs de la compilacion

du Romant de la Rose en aucunes pars et moult soustenant

15icellui, et approuant l’œuure et les aucteurs d’ycelle et

par especial Meun, je, ayant leu et consideré vostre dicte prose

et compris l’effect selons la legiereté de mon petit engin (combien

que a moy ne soit adreçant, ne response ne requiert, mais

meue par oppinion contraire a vos diz et acordant a l’especial

diuulguer et soustenir manifestement que (sauue vostre bonne

grace) a grant tort et sans cause donnez si parfaicte louenge a

celle dicte œuure, qui mieulx puet estre appellé[e] droicte oisiueté

que œuure utile, a mon jugement; [fol. 89 a] et combien que

25moult reprenez les contredisans, et dites: “que grant chose est

d’ainsi comprendre”; “ce que un aultre dit tesmoingne mieulx”

“a construit et mis sus par grant estude et a long trait,” etc,

ne me soit imputé a presompcion d’oser repudier et reprendre

aucteur si solennel et tant soubtil. Mais soit nottee la ferme et

30grant oppinion, qui me meut contre aucunes particularitez qui

ou dit [traictié] sont comprises. Et, au fort, chose qui est

dicte par oppinion et non de loy commandee se puet redarguer

sans prejudice. Et combien que ne soye en science aprise ne

stilee de language soubtil, dont sache user de belle arrenge

35et moz polis bien ordenez qui mes raisons rendissent luisans,

pour tant ne lairay a dire materielment et en gros vulgar

l’oppinion de mon entente, tout ne le sache proprement exprimer

en ordre de paroles aournees.

Mais pourquoy ay je dit deuant que mieulx peust estre

40appellee oisiueté? Sans faille il me semble que toute chose

sans preu, non obstant soit traictie, faicte, et acomplie a grant

labeur et peine, puet estre appellee oyseuse, ou pis que oyseuse,

de tant comme plus mal en ensuit. Et comme ia pieça pour

la grant renommee commune du dit romans, desiray le veoir,

45apres que cognoiscence m’ot un peu fait entendre choses soubtilles,

le leus et consideray au long et au lé, le mieulx que le

sceus comprendre. Vray est que pour la matere, qui en aucunes

pars n’estoit a ma plaisance, m’en passoye oultre comme

coq sur brese; si ne l’ay planté veu. Neantmoins [fol. 89 b]

50demoura en ma memoire aucunes choses traicties en lui, que

mon jugement condempna moult, et encore ne puet approuer

pour contraire louenge d’autre gent. Bien est vray que mon

petit entendement y considere grant ioliueté; en aucunes pars

tressolennelement parle de ce qu’il voult dire et par moult

55beaux termes et vers gracieux bien leonimez; ne mieulx ne

pourroit estre dit plus soubtilment, ne par plus mesurez trais,

de ce qu’il voult traictier.

Mais en accordant a l’oppinion, a laquelle contredisés sans

faille a mon auis, trop traicte deshonnestement en aucunes

60pars, et meismement ou parçonnage que il claime Raison,

Et ad ce que son oppinion soustenez, et communiquez que

ainsi doye raisonnablement estre fait, et alegués que es choses

que Dieu a faictes, n’a nulle laidure, et par consequent n’en

65doit le nom estre eschiué. Je dis et confesse que voirement

crea Dieu toutes choses pures et nettes venans de soy; n’adonc

en l’estat d’innocence ne eust esté laidure les nommer; mais

par la polucion de pechié deuint homme immonde, dont encore

nous est demouré pechié originel, ce tesmoingne l’escripture

70sainte. Si comme par comparaison puis alleguer: Dieux fist

Lucifer bel sur tous angelz, et lui donna nom tressolennel et

bel, qui puis fu par son pechié ramené a orrible laidece par

quoy le nom, tout soit il de soy tres bel, si donne il orreur aux

oyans pour l’impression de la personne.

75Encore proposez que Jhesucrist en parlant des pecherresses

les appella meretrix, etc. Et que il les appellast [fol. 89

verso a] par cellui non, vous puis souldre que cellui nom

de meretrix n’est mie deshonneste a nommer selon la vilté de la

chose; et plus vilment pourroit estre dit meismes en latin; et que

80honte doie estre deboutee en parlant en publique des choses

dont nature mesmes se hontoie. Je dis que (sauue la reuerence

de l’aucteur et la vostre) grant tort commettez contre

la noble vertu de honte, qui de sa nature reffraint les goliardises

et deshonnestetez en diz et fais; et que ce soit grant

85vice et hors ordre de policie honneste et de bonnes meurs

appert en mains lieux de l’escripture saincte; et que ne doye

estre repudié le nom ne que se[s] reliques fussent nommées.

Je vous confesse que le nom ne fait la deshonnesteté de la chose,

mais la chose fait le nom deshonneste. Pour ce selon mon

90foible auis en doit estre parlé sobrement, et non sans necessité

pour fin d’aucun cas particulier comme de maladie ou aultre

honnesteté necessaire. Et si comme naturelment les mucierent

noz premiers parens, deuons faire en fait et en parole.

Et encore ne me puis taire de ce dont trop sui mal content,

95que l’office de Raison, laquelle il mesmes dit fille de Dieu,

doie mettre auant telle parole et par maniere de prouerbe,

comme ie ay nottee en ycellui chapittre la ou elle dit a l’Amant

que en la guerre amoureuse vault mieulz deceuoir que deceu

estre.[31] Et vrayement je ose dire que la Raison, maistre

100Jehan de Meun, renia son pere a celluy mot; car trop donna

autre doctrine. Et que mieulx vaulsist l’un que l’autre, s’ensuiuroit

que tous deux fussent bons, qui ne puet estre. Et je

tiens par oppinion contraire que moins est [fol. 89 verso b]

mal, a royalment parler,[32] estre deceu que deceuoir.

105OR ALONS OULTRE en considerant la matiere ou maniere

de parler qui au bon auis de pluseurs fait a reprochier.

Beau Sire Dieux! quel orribleté! quel deshonnesteté! et

diuers reprouués enseignemens recordé ou chapitre de la

Vieille. Mais pour Dieu, qui y pourra notter fors enortemens

110sophistes tous plains de laidure et toute vilaine memoire? Ha!

hay! entre vous qui belles filles auez et bien les desirez entroduire

a vie honneste, bailliez leur, bailliez et querez le Romant

de la Rose pour apprendre a discerner le bien du mal—que

dis ie—mais le mal du bien! Et a quel utilité ne a quoy profite

115aux oyans ouir tant de laidures?

Puis ou chapitre de Jalousie, pour Dieu, quelz grans biens

y peuent estre nottez? n’a quel besoing recorder les deshonnestetez

et laides paroles, qui assez sont communes en la bouche

des maleureux passionez d’ycelle maladie? Quel bon exemple

120ne entroduction puet estre ce? Et la laidure, qui la est recordee

des femmes! Dient pluseurs en lui excusant que ce

est le Jaloux qui parle, et voirement fait ainsi comme Dieu, qui

parla par la bouche Jeremie. Mais sans faille quelsque

adicions mençongeuses qu’il ait adioustees, ne peuent (Dieux

125mercis) en riens amenrir ne rendre empirees les condicions des

femmes. Ha! Hay! et quant il me souuient des faintises,

Faulz Semblans, et choses dissimulees en mariage et autre

estat que l’en peut retenir d’ycellui traictié—certes je juge

que moult sont beaulx et proffitables recors a ouir! [fol. 90 a].

130Mais le personnage qu’il appelle le prestre Genius dit

merueilles! Sans doubte les œuures de nature fussent ja pieça

du tout faillies, se il tant ne les eust recommandees. Mais

pour Dieu! qui est cil qui me sceust declairier ou souldre a

quoy peut estre proffitable le grant procés plein de vitupere,

135qu’il appelle Sermon comme par derrision de saincte predicacion,

qu’il dit que fait cellui Genius, ou tant a de deshonnestetez

et de noms et moz sophistes trouuez plus atisans les

secrez de nature, lesquelz doiuent estre teus et non nommez?

Et puis que point ne voit on descontinuer l’euure qui par

140ordre commun faillir ne puet; car se autrement fust, bon

seroit pour le proffit de generacion humaine trouer et dire moz

et termes atisans et enflamans pour inanimer homme a continuer

l’œuure. Encore plus fist l’aucteur, (se bien en ay

memoire) dont trop ne me puis merueillier a quel fin. Car ou

145dit sermon il ioint auec en maniere de figure paradis et les

joyes qui la sont. Bien dit que en cellui yront les vertueux;

et puis conclut que tous entendent, hommes et femmes sans

espargnier, a perfurnir et exerciter les œuures de nature; ne

en ce ne fait excepcion de loy, comme se il voulsist dire, mais

150dit plainement que ilz seront sauuez. Et par ce semble que

maintenir vueille le pechié de luxure estre nul, ains vertu, qui

est erreur et contre la loy de Dieu. Ha! quel semence et

quel doctrine! quans grans biens en peuent ensuiuir! Je croy

que mains en ont laissié le monde, et entrés en religion, ou

155deuenus hermites pour celle saincte lecture, [fol. 90 b] ou retrais

de male vie et esté sauuez de tel enortement, qui sans

faille oncques ne vint, dire l’ose a qui qu’il desplaise, fors

de courage corrompu et abandonné a dissolucion et vice,

petit, en quelle maniere puet estre valable et a bonne fin ce

que tant et si excessiuement, impetueusement, et tresnonveritablement

il accuse, blasme, et diffame femmes de pluseurs

tresgrans vices, et leurs meurs tesmoingne estre pleins de toute

165peruersité, et par tant de repliques et aucques en tous parçonnages

ne s’en puet saouler? Car se dire me voulez que ce face

le Jaloux comme passioné, ie ne sçay entendre qu’il apertiengne

a l’office de Genius, qui tant recommande et enorte que

l’en couche auecques elles sans delaissier l’œuure qu’il tant

170loue. Et cil mesmes dit sur tous parçonnages moult de grans

vituperes d’elles; et dit de fait, fuiés, fuiez, fuiez le serpent

venimeux;[33] et puis si dit que on les continue sans delaissier.

que il veult que on suiue, et suiuir ce que il veult que on fuie,

175mais puis que tant sont peruerses, ne les deust commander

approchier aucunement; car qui inconuenient redoubte,

eschiuer le doit. Et pour ce que il tant deffent dire son secret

a femme, qui du sauoir est si engrant, comme il recorde, [34] dont

iene scay ou tous les deables trouua tant de fatras et de paroles

180gastees, qui la sont arrengees par long procés. Mais je

pry tous ceulx, qui tant le font autentique et tant y adioustent

foy, qu’ilz [fol. 90 verso a] me sachent a dire quans ont veus

de leurs femmes? Si croy que cler les trouueront semees.

185Non obstant que bon conseil seroit et louable que un chascun

fu accusez et puis pendus par soy estre descouuert a un sien

compere, en qui se fioit; mais ie croy que en la face de iustice

190pou vont les clameurs ne les plaintes de tant orribles maulz,

des grans desloyaultez et des grans deableries que il dit que

tant malicieusement et secretement sceuent femmes commettre.

Si est voirement bien secret, quant il n’appert a

contrees ou les royaumes qui par leurs grans iniquitez sont

exillés?[35] Mais, sans parler a volenté, disons de quelz grans

crismes peut on accuser meismes les pires et qui plus deçoiuent?

Que peuent elles faire, de quoy te deçoiuent? Se elles te demandent

200de l’argent de ta bourse, dont ne le t’emblent ou

tollent elles pas; ne leur bailles mie, se tu ne veulz. Et se tu

dis que tu en es assotés, si ne t’en assotes pas. Te vont elles

en ton hostel querir, prier, ou prendre a force? Bon seroit

205et laidement parla des femmes mariees, qui si deçoiuent

souspeçonneux et pou amans leurs femmes. Dieux quelle

exortacion! comme elle est proffitable! Mais vraiement puisque

en general ainsi toutes blasma, de croire par ceste raison

suis contrainte, que oncques n’ot acointance ne hantise de

215femme honnourable ne vertueuse; mais par pluseurs femmes

luxurieux) cuida ou faingny sauoir que toutes telles fussent;

car d’aultres n’auoit cognoiscence. Et se seulement eust

blasmé les deshonestes et conseillié elles fuir, bon enseignement

220et iuste seroit; mais non, ains sans excepcion toutes

les accuse. Mais se tant oultre les mettes de raison se chargia

l’aucteur d’elles accuser ou iugier non veritablement, blasme

aucun n’en doit estre imputé a elles, mais a cellui qui si loins

de verité dist la mençonge, qui n’est mie creable comme le

225contraire appere (sic) manifestement. Car se il et tous ses

complisses en ce cas l’eussent iuré, (a nul n’en soit grief) il a

esté, est et sera moult de plus vaillans femmes plus honnestes,

mieulx moriginees, et meismes plus sauans et dont plus grant

bien est ensuiui au monde que oncques ne fist de sa personne,

230meismement en policie mondaine et en meurs vertueux tres

enseignees, et pluseurs qui ont esté cause de reconciliement de

doulcement [fol. 91 a] et secretement, non obstant leurs

fussent leurs maris rudes et malamoreux. De ce treuue l’en

comme Sarra, Rebecha, Ester, Judic, et autres assez. Et

mesmes en noz aages auons veu en France moult de vaillans

240d’Orliens, fille de roy de France, la duchece d’Aniou, qui ores

est nommee royne de Cecille, qui tant orent beauté, chasteté,

preudefemmes comme Madame de la Ferté, femme messire

fauourable pour ce que femme suis. Car veritablement

250comme je la sçay de certaine science estre au contraire des

suis femme, plus puis tesmoingnier en ceste partie que cellui

Mais apres toutes ces choses, par amour soit consideré quel

255est la fin du dit traictié; car si comme dit un prouerbe: “A la

fin son[t] terminees les choses,” si soit veu et notté a quoy peut

ie honteuse, mais tant deshonneste que [fol. 91 b] je ose dire

ce que honte et raison doit reffraindre aux bien ordenez

Et donc que fait a louer lecture qui n’osera estre leue ne parlee

en propre fourme a la table des roines, des princeces, et des

vaillans preudefemmes, a qui conuendroit couurir la face

de honte rougie?

scet on comment les hommes habitent aux femmes naturelment?

Se il nous narrast comment ours ou lyons, ou oiseaux ou

Et sans faille plus plaisantment et trop plus doulcement et par

plus courtois termes s’en fust passé, et qui mieux plairoient

mesmes aux amans iolis et honnestes et a toute autre vertueuse

280personne.

Ainsi, selon ma petite capacité et foible iugement, sans

plus estre prolixe en langage, non obstant que assés plus pourroit

estre dit et mieulx, ne sçay considerer aucune utilité ou

dit traictié. Mais tant m’i semble apperceuoir que grant

285labeur [fol. 91 verso a] fu pris sans aucun preu, non obstant

que mon iugement confesse maistre Jehan de Meun moult

grant clerc soubtil et bien parlant; et trop milleur œuure plus

profitable et de sentement plus hault eust sceu mettre sus s’il

s’y fust appliquié, dont fu dommage, mais ie suppose que la

290grant charnalité peut estre, dont il fu remply, le fist plus

habonder a volenté que a bien proffitable, comme par les operacions

obstant ce, ie ne repreuue mie le Romant de la Rose en toutes

pars; car il y a de bonnes choses et de bien dictes sans faille,

295et de tant est plus grant le peril, car plus est adioustee foy au

mal de tant comme le bien y est plus autentique. Et par ce ont

mains soubtilz aucunesfois semees de grans erreurs par les entremesler

et palier auec verité et vertus. Mais si comme dit son

prestre Genius: “Fuiez, fuiez femme, le mal serpent mucié

300soubz l’erbe”, puis ie dire, fuiez, fuiez les malices couuertes

soubs ombre de bien et de vertu.

Pour ce dis en concluant a vous, sire treschier, et a tous

voz aliez qui tant le louez et si hault voulez magnifier que a

pou tous autres volumes presumés et osez abaissier deuant lui,

305n’est digne que louenge lui soit imputee (sauue vostre bonne

grace) et grant tort faictes aux valables; car œuure sans

utilité et hors bien commun ou propre, poson[s] que elle soit

delictable, de grant labour et coust, ne fait a louer. Et comme

anciennement les Romains triomphans n’atribuassent louenge

310aucune ne honneur a chose quelconques, se elle n’estoit a

l’utilité de la chose publique, regardons a [fol. 91 verso b.] leur

exemplaire, se nous pourrons couronner cestui romant.

Mais je treuue, comme il me semble, ces dictes choses et assez

d’autres considerees, que mieulx lui affiert enseuelissement

315de feu que couronne de lorier, nonobstant que le claimez

miroir de bien viure, exemple de tous estaz de soy politiquement

gouuerner et viure religieusement et sagement. Mais

au contraire (sauue vostre grace) je dis que c’est exortacion

de vice, confortant vie dissolue, doctrine pleine de deceuance,

320voye de dampnacion, diffameur publique, cause de souspeçon

et mescreandise, honte de pluseurs personnes, et puet estre

d’erreur. Mais ie sçay bien que sur ce en l’excusant vous me

respondrez que le bien y est enorté pour le faire et le mal

325nature humaine, qui de soy est encline a mal, n’a nul besoing

que on lui ramentoiue le pié dont elle cloche pour plus droit

aler. Et quant a parler de tout le bien qui ou dit liure puet

dictes, plus autentiques et plus proffitables mesmes en politiquement

330viure et moralment sont trouuees en mains autres volumes,

fais de philosophes et docteurs de nostre foy comme

Aristote, Seneque, Saint Pol, Saint Augustin, et d’aultres (ce

sauez vous) qui plus valablement et plainement tesmoingnent

et enseignent [suir] vertus et fuir vices que maistre Jehan de

335Meun n’eust sceu faire. Mais si voulentiers ne sont veus ne

retenus communement des charnelz mondains, pour ce que

moult plaist au malade qui a grant soif, quant le medicin

octroye que il boiue fort et tout [fol. 92 a] voulentiers, pour la

lecherie du boire se donne a croire que ia mal ne lui fera. Et

340si me rens bien certaine que vous—a qui Dieu l’octroit et tous

autres—par la grace de Dieu ramenez a clarté et purté de nette

conscience, sans soilleure ou pollucion de pechié ne entencion

de lui, nettoiez par poincture de contriction (laquelle euure et

fait cler veoir le secret de conscience et condempne propre

345voulenté), comme iuge de verité, ferez aultre iugement du Romant

de la Rose, et vouldriez peut estre que oncques ne l’eussiez

veu. Si souffise atant. Et ne me soit imputé a folie,

arogance, ou presompcion d’oser moy femme reprendre et redarguer

aucteur tant soubtil et son œuure amenuisier de

350louenge, quant lui seul homme osa entreprendre a diffamer et

ITEM—comme la dicte Christine eust enuoié la copie de la

dicte epistre a maistre Gontier Col, lui renuoya l’epistre, qui

NOTES

(Souffisant, scauent) interverted A.

(prevost de Lisle) wanting C.

(dicte) wanting C.

(vostre dicte epistre) wanting F.

(s’adrece) preceded by il F.

(bonne) benigne C.

(repudier) de reputer F.

(peu) petit A.

(comprendre) entendre C D E.

(en aucunes pars n’estoit) interverted F.

(mesurez) amesures F.

(puis alleguer) wanting F.

(en publique) wanting here, but follows hontoie F.

(me) wanting A.

(content) contampt F.

(ose) followed by bien F.

(vaulsist) vaille F.

(s’ensuiuroit) s’ansieut F.

(Et) Parquoy F.

(deceuoir) followed by car trop est pire le vice de propre malice que cellui de simple ignorance A B.

(vie honneste) interverted F.

(et querez) wanting C D E.

(et quant) wanting F.

(d’ycellui traictié) wanting F.

(ouir) followed by et proufitables F.

(le personnage ... appelle) wanting F.

(dit merueilles) wanting F.

(doiuent) doit F.

(teus et non nommez) sobrement parlé F.

(puis que) dont on F.

(on) wanting A.

(l’œuure) followed by qui par l’ordre de nature ne puet faillir. Mais ne say entendre ne aduiser que ramanteuoir et commander enfigmes eluchans et plaisans aux charneulx ce que puet parnit tourner ad inconveniant de pechié estre licite a dire. F.

(sermon) followed by quil impute a Genius F.

(maniere de) wanting F.

(cellui) wanting F.

(Ha!) followed by dieux F.

(quel semence et) wanting F.

(semence) sentence C.

(en peuent ensuiuir) en sunt ensuiuis F.

(Je croy que ... enortement) Quans en sont devenus hermites et entrés en religion ou eulx retrais de malle vie et esté sauués pour ce saint ennortement F.

(a qui qu’il) a qui qu’il qu’il [sic] A.

(pour Dieu regardons oultre un petit) vuellons ung petit resgarder F.

(comme passioné) wanting F.

(a fuir ce que il veult que on suiue, et suiuir) wanting D E.

(suiuir) fuir F.

(inconuienent) la chaleur du feu F.

(comme il recorde, dont) wanting F.

(trouua) pensa F.

(y adioustent foy) l’aprennent. F.

(ou reprochiez en rue par l’encusement de leurs femmes? Si croy) par l’ancusement de leurs femmes ou reproches en rue. Je croy F.

(semees) fammes F.

(et louable que) d’ennorter pour toute seuretey F.

(car de toute ... de vicieux) car hommes ou fammes ne sont mie tous bons F.

(soy estre descouuert) wanting F.

(de tant) des F.

(maulz) followed by et F.

(sur ceste matiere) wanting F.

(appellé ... d’Amours) wanting F.

(disons) wanting F.

(on) wanting C D E.

(de quoy te deçoiuent) wanting F.

(mie) pas F.

(comment ... deçoiuent) wanting F.

(encore) puis F.

(superfluement et) wanting F.

(duquel estat ne pot par experience) de quoy il ne sceit riens F.

(A quelle bonne fin ... ne quel bien) Quel bien en puet il F.

(ne quel bien ensuiure) et quel bien ensuiure A quel bien ensuiure B.

(n’y sçay entendre) wanting F.

(babuises) preceded by de A D, wanting F.

(y) n’y B.

(et fatras se foy y adioustent) wanting F.

(Mais) followed by aultre ne le say entendre fors que sans cause prist grant peinne Et F.

(puisque en general) ce que generalment C.

(hantise) hantast F.

(de femme) a famme C.

(pluseurs) followed by paillardes et F.

(comme font ... luxurieux) comme sont celles qui ou vilain vice de luxure trop communement s’abandonnent F.

(non, ains sans excepcion ... contraire appere manifestement) il n’execte riens, tout est d’ung commun ordre a son dit F.

(1. de) du A F.

(malamoreux. De ce ... es autres) wanting F.

(Ester) wanting A.

(assez) followed by en aultres lieux F.

(moult de vaillans femmes ... saincte deuote) de nos grans dames F.

(la duchece) madame la duchece F.

(tant orent ... et sauoir) tant ont esté belles, bonnes, saiges, et honnestes. F.

(orent) eurent C.

(beauté) de beauté D.

(qui moult fait a louer) wanting F.

(assez d’autres) asses d’autres. Et se largement a parlé nul blasme ne doit par raison estre imputé aux fammes, mais a celluy, qui si a dit la mensonge loing de apparance de verité que elle n’est creable et ne croye nul. F.

(qui trop seroit longue narracion ... ordre ces dictes) wanting F.

(deffenses par excusacion fauourable) que ceste deffence ou excusacion d’ye par faueur ne y ua uiuement F.

(en ceste) wanting F.

(partie) wanting F.

(cellui) cil F.

(l’experience ... d’auenture) l’auenture parle F.

(du dit traictié; car) wanting F.

(dit) recorde F.

(si soit veu ... deshonneste) Pour Dieu que j’apraingne que puet estre valable ordre profitable et tresabhominable et honteuse conclusion dis ie deshonneste, voire F.

[l. 260] (et abhominé d’ainsi ouir ... ce que honte) d’ainsy oir, discerner, et desioindre et mettre en honteux termes ce que honte F.

(Encore plus ... reputassent vertueuses) wanting F.

(parlee) ramenteué F.

[l. 272] (raconte) followed by ne aprent A B.

(oiseaux) oysel F.

(matiere) de matiere B.

(autre ... ne nous annonce) beste estrange. Sur ce point oultre le commun cours, bon seroit l’oyr pour la merueille. Mais se dire voules que n’eust esté au propos de sa matere quil tendoit aperceuir et concluire la fin d’amours entrés trop. F.

(doulcement et) followed by plus gracieusement F.

(mieulx) wanting F. [Transcriber's note: the word mieux appears in line 278, the word mieulx in line 283.]

[l. 285] (sans aucun preu) sans grant preu A.

(le louez, et si hault le voulez magnifier) le recommandes, loues, magnifies, et si hault le voules asseoir F.

(deuant lui; n’est digne ... couronne de lorier) wanting F.

(Mais au contraire) que F.

(dampnacion) followed by erreur peruerse F.

(qui) que C.

(qui ou dit liure ... plus autentiques et) qui y sont trop de plus grans biens F.

(Pol) Poul, et F.

(que maistre Jehan de Meun n’eust sceu faire) wanting F.

(charnelz) wanting F.

(tout) wanting F.

(a) a la F.

(nette conscience) interverted F.

(laquelle) netoyes qui F.

(du) dudit F.

(moy femme) wanting F.

(entreprendre) wanting F.

(sans excepcion tout un sexe) interverted F.

(renuoya) enuoyé B.

(qui s’ensuit) qui cy apres s’ensuit C.

V. GONTIER COL TO CHRISTINE, ASKING FOR A COPY OF NO. IV.

A prudent, honnouree et sauent damoiselle Christine.

Femme de hault et esleué entendement, digne d’onneur et

recommendacions grans, j’ay ouy parler par la bouche de

5pluseurs notables clers que entre tes aultres estudes et euures

vertueuses moult a louer, comme ie entens par leur relacion,

tu as nouuellement escript par maniere de inuectiue aucunement

contre ce que mon maistre, enseigneur et familier feu

maistre Jehan de Meun, vray catholique, solennel maistre, et

10docteur en son temps en saincte theologie, philosophe tresperfont

et excellent, sachant tout ce qui a entendement humain

est scible, duquel la gloire et renommee vit et viura

es aages a venir [fol. 88 b] entre les entendemens par ses merites

leuez par grace de dieu et euure de nature, fist et compila

15ou liure de la Rose. Et comme dient les relateurs ou

refferendaires de ceste chose, t’efforces et estudies de le reprendre

et chargier de faultes en ta dicte œuure nouuelle,

laquelle chose me vient a grant admiracion et merueille inextimable,

et ad ce non croire me meut l’experience et exercite

20de toy d’auoir sceu, leu, et entendu lui ou dit liure, et en ses

autres fais en francois, et autres pluseurs et diuers docteurs,

aucteurs, et poetes. Et pour ce que les denunciateurs de ceste

chose tiennent et gardent, les aucuns par auenture comme

enuieux sur les fais du dit feu maistre Jehan, ta dicte inuectiue

25comme chose singuliere et haultement composee, edefiee et

conduicte a leur plaisir et intencion, si que de eulx n’en puis

auoir copie ne original, te pry et requier sur l’amour que tu as

a science que ta dicte œuure, telle que elle est, me vueilles

enuoier par cest mien message ou autre tel comme il te plaira,

30afin que sur ce je puisse labourer et moy emploier a soustenir

mon maistre et ses fais, dont il ne fust ia besoing que moy ne

autre mortel s’en meslast s’il fust en vie, laquelle mieulx

ameroie auoir esté en mon temps que estre empereur des Romains

presentement. Et pour toy ramener a vraie verité et

35que plus auant saches et cognoisses les fais du dit de Meun;

pour toy donner matiere de plus escripre contre lui, se bon te

semble, ou a tes [fol. 88 verso a] satalices [read satellites], qui en

ce fait t’ont boutee, pour ce que touchier n’y osoient ou ne

sauoient, mais de toy veulent faire chappe a pluye; pour dire

40que plus y sauroient que une femme et plus reprimer la renommee

(indeficient entre les mortelz) d’un tel homme,

t’enuoie patentement et hastiuement un pou de tresor[36] que il

compila pour estre de ses enuieux et de aultres congneu a sa

mort; lequel est incorrect par faulte d’escripuain, qui pas ne

45l’entendi comme il y pert, et n’ay eu espace ne loisir de le veoir

ne corrigier au long pour la haste et ardeur que j’ay de veoir

ton dessusdit œuure, et mesmement qu’il est a supposer

que bien sçaras les fautes de l’escripuain en ceste compilacion

corrigier et entendre. Et quant ad ce qu’il fist du liure de la

50rose, ou plus a lettres et sentences estranges et diuerses, l’as

voulu ou osé chargier, corrigier et reprendre comme ilz dient,

une chose ne vueil oublier ne passer soubz dissimulacion: que

se de ce ne te rappelles et desdis, je, confiant de bonne et vraye

iustice et que verité (qui ne quiert angles) sera o moy, combien

55que en grans autres occupacions soye de present astraint

et aye esté le temps passé, entreprendray le soustenir contre

tes autres escrips quelconques.

Escript hastiuement, presens maistres Jehan de Quatre

Mares, Jehan Porchier, conseilliers, et Guillaume de Neauuille,

60secretaire du roy nostre sire, le mardi XIII. jour de septembre,

l’an mil et un.

C/iiii
C/iiii

Le tien, tant comme loy d’amistié puet souffire—Gontier

Col, secretaire du roy nostre sire.

NOTES

(entendemens) enseignemens C.

(en ceste) corriger brieue B.

VI. GONTIER COL TO CHRISTINE, REPROVING HER FOR HER ATTITUDE TOWARDS THE ROMAN DE LA ROSE.

Maistre Gontier Col.

A femme de hault entendement damoyselle Christine.

Pour ce que la diuine escripture nous enseingne et comande

que quant on voit son ami errer ou faire faulte, on le doit

5corrigier et reprendre premierement a part, et se il ne se

veult amender pour celle fois, que on le corrige deuant gent;

et se pour ce ne se veult corrigier, que on le tiengne tanquam

eunucus[37] et publicanus, et je te aime loyaument pour tes [fol.

92 b] vertus et merites, t’ay premierement par une mienne

10lettre, que auant yer t’enuoyay, exortee, auisee, et priee de

toy corrigier et amender de l’erreur manifeste, folie ou demenance

trop grant a toy venue par presompcion ou oultrecuidance

et comme femme passionnee en ceste matiere—ne te

desplaise se ie dy voir. Je ensuiuant le commandement diuin

15ayant de toy compassion par amour charitable te pry, conseille

et requier la seconde fois par ceste moye cedule que ton

dessusdit erreur tu vueilles corrigier, desdire et amender

enuers le tresexcellent et irreprehensible docteur en saincte

diuine escripture, hault philosophe et en toutes les sept ars

20liberaux, clerc tresperfont, que si orriblement oses et presumes

corrigier et reprendre a sa grant charge et aussi enuers ses

vrais et loyaulz disciples Monseigneur le preuost de Lysle

et moy et aultres, et confesser ton erreur. Et nous arons

pitié de toy et te prendrons a mercy en te baillant penitence

25salutaire. Et de ce auec la response de mon aultre lettre te

plaise moy ta bonne voulenté faire sauoir a ton aise et loisir,

auant que ie me mette en peine d’escripre encontre tes faulses

(sauue ta reuerence) escriptures, que de lui tu as voulu escripre.

Et se ores et aultreffois, quant ie te escripray, te appelle en singulier,

30ne te desplaise, ne le me imputes a arogance ou orgueil,

car c’est et a esté tousiours ma maniere, quant j’ay escript a

mes amis, especialment quant sont lettrés. Dieux vuelle

briefment ramener ton cuer et entendement a vraye lumiere

et cognoiscence de verité, car ce seroit dommage se plus demouroies

35en tel erreur soubz les tenebres [fol. 92 verso a]

d’ignorance. Escript ce jeudi XV iour de septembre.

le tien Gontier Col.

Cy apres s’ensuit la response enuoyee au dit maistre Gontier

Col.

NOTES

[l. 1] Ms. A.

[l. 6] (pour) a C.

[l. 8] (et je) et pour ce que je C.

[l. 11] (folie ou demenance) folie ou demenance trop grant A folie ou dememance trop grant B folie C folie ou demence D E.

[l. 16] (fois) wanting C.

[l. 18] (et) wanting B C.

[l. 23] (aultres) preceded by les D.

[l. 24] (en te baillant) en toy baillant C.

[l. 27] (en peine d’) a C D E.

[l. 28] (tu) wanting A.

(as) a D.

[l. 29] (se) si E.

[l. 31] (tousiours) preceded by de B D.

[l. 37] (le tien Gontier Col) wanting C D E.

VII. CHRISTINE’S REPLY TO NO. VI.

A tresnoble et souffisant personne, maistre Gontier Col,

secretaire du roy nostre sire.

O clerc soubtil d’entendement philosophique, stillé es

5sciences, prompt en polie rethorique et subtilité poetique, ne

vueilles par erreur voulontaire reprendre et reprouuer ma

veritable opinion justement meue pourtant, s’elle n’est a ta

plaisance. Et comme i’ay sceu par tes premieres lettres a

moy enuoiees, tu desirant auoir la copie d’un petit traictié en

10maniere d’epistre de par moy ja enuoyé a sollennel clerc,

monseigneur le preuost de Lisle, ouquel est traictié et dit au

long, selons l’estendue de mon petit engin, l’oppinon de moy

tenue a la siene contraire de la grant louenge qu’il attribue

a la compilacion du Romans de la Rose, comme il m’apparu

15par un sien dictié adrecé a un soubtil clerc docteur sien ami

contraire a sa dicte oppinion a laquelle la moye se confere, et,

pour vouloir emplir ton bon mandement, le t’ay enuoyé. Parquoy,

apres la veue et visitacion d’ycellui comme ton erreur

pointe et touchee de verité, meu de impatience m’as escript

20tes deusiesmes lettres plus iniurieuses reprochant [fol. 92 verso

b] mon femenin sexe, lequel tu dis passioné comme par nature

et meu de folie et presompcion d’oser corrigier et reprendre si

hault docteur, si gradué et tant sollennel, comme tu claimes

l’aucteur d’ycellui. Et de ce moult m’enortes que ie m’en desdie

25et repente et mercy piteuse sera encore vers moy estendue, ou

se non, de moy sera fait comme du publican, etc. Ha! homme

d’entendement ingenieux, ne sueffres a propre voulenté tenir

close la soubtilleté de ton engin! Regardes droit selon voye

theologienne la plus souueraine, et tu tant ne condempneras

30mes diz ainsi comme les ay escrips, et considereras se louenge

affiert es pas particuliers que ilz reprennent. Et toutefois

soit bien de toy notté en toutes pars quelz choses je condempne

et quelles non. Et se tu tant desprises mes raisons pour la

petitece de ma faculté, laquelle tu me reproches de dire comme

35femme passionnee, etc., saches de voir que ce ne tiens ie a villenie

ou aucun reproche pour le renconfort de la noble memoire

et continuele experience de tresgrant foison vaillans femmes

auoir esté et estre tresdignes de louenge et en toutes vertus

apprises, auxquieulx mieulx vouldroie ressembler que estre

40enrichie de tous les biens de fortune. Mais encore, se a toutes

fins veulz pour ce amenuisier mes vehementes raisons, vueilles

toy reduire a memoire que une petite pointe de ganiuet ou coutelet

puet percier un grant sac plein et enflé de materieles

choses. Et ne sces tu que une petite mustellete assault un

45grant lion et a la fois le [fol. 93 a] desconfist? Si ne cuides

aucunement moy estre meue ne desmeue par legiereté par quoy

soye tost desdicte, ja soit ce que en moy disant villennie me

menaces de tes soubtilles raisons, lesquelles choses sont communement

espouentement aux couars. Mais afin que tu

50puisses retenir en brief ce que au long ay autrefois escript, je

dis derechief et replique et triplique tant de fois comme tu

vouldras que le dit intitulé Romant de la Rose, nonobstant y

ait de bonnes choses (et de tant est le peril plus grant comme

le bien y est plus autentique, comme autrefois ay dit) mais,

55pour ce que nature humaine est plus descendent au mal, je dis

qu’il puet estre cause de mauuaise et peruerse exortacion en

tresabhominables meurs, confortant vie dissolue, doctrine

pleine de deceuance, voie de dampnacion, diffameur publique,

cause de souspeçon et mescreandise et honte de pluseurs personnes

60et puet estre d’erreur; et tresdeshonneste lecture en

pluseurs pars. Et tout ce ie vuel et ose tenir et maintenir

partout et deuant tous et prouuer par lui mesmes et m’en raporter

et attendre au iugement de tous iustes preudeshommes,

theologiens et vrays catholiques, et gens de honneste et saluable

65vie.

la tienne Christine de Pizan.

NOTES

(Ms A.)

(je condempne) j’ay condempnees A.

(3. et) wanting A B D E.

[l. 66] (Christine de Pizan) Christine C. Followed in mss. C D E by Explicit (cy finent D) les epiltres (epistres E) sur (sus E) le rommant de la rose.

VIII. CHRISTINE’S DEDICATORY EPISTLE TO THE QUEEN OF FRANCE.

[Fol. 87 a] CI COMMENCENT LES EPISTRES DU

DEBAT SUR LE ROMANT DE LA ROSE ENTRE NOTABLES

PERSONNES, MAISTRE GONTIER COL, GENERAL

5PREUOST DE LILLE, MAISTRE PIERRE COL,

ET CHRISTINE DE PIZAN.

A tresexcellent, treshaulte, et tresredoubtee princesse,

madame Ysabel de Bauiere, par la grace de dieu royne de

10France.

Treshaulte, trespoissant et tresredoubtee dame, toute

humble recommendacion mise auant toute œuure. Et comme

ie aye entendu que vostre tres noble excellence se delicte

a ouir lire dictiez de choses vertueuses et bien dictes, laquelle

15chose est accroisement de vertus et bonnes meurs a vostre

noble personne; car si comme dit un sage: vertus auec vertus,

sagece auec noblece rendent la personne reuerend, qui puet

estre entendue perfaicte. Et ma tresredoubtee [dame], pour

ce que telle vertu est trouuee en vostre noble entendement,

20est chose conuenable que dictiez de choses esleues vous soient

presentés comme a souueraine. Pour tant moy simple et

ignorant entre les femmes, vostre humble chamberiere soubz

vostre obeissance, desireuse de vous seruir, se tant valoye en la

confiance de vostre benigne humilité, suis meue a vous enuoier

25les presentes epistres, esquelles, ma tresredoubtee dame, s’il

vous plaist me tant honnorer que ouir les daigniez, pourrez

[fol. 87 b] entendre la deligence, desir et voulenté, ou ma

petite poissance s’estent, a soustenir par deffences veritables

contre aucunes oppinions a honnesteté contraires et aussi l’onneur

30et louenge des femmes, laquelle pluseurs clers et autres

se sont efforcés par leurs dictiez d’amenuisier, qui n’est chose

loisible ne a souffrir ne soustenir. Et combien que foible soie

pour porter tel charge contre si soubtilz maistres, non obstant

ce, comme de verité meue ainsi com ie sçay de certaine science

35leur bon droit estre digne de deffence, mon petit entendement

a voulu et veult soy emploier, comme ycy appert et en autres

miens dictiez, a debatre leurs contraires et accusans. Si

suppli humblement vostre digne haultece que a mes raisons

droicturieres, non obstant que ne les sache conduire et mener

40par si beau language comme autre mieulz le feroit, y vueilliez

adiouster foy et donner faueur de plus dire se plus y sçay; et

tout soit fait soubz vostre sage et benigne correction. Treshaulte

et tresexcellent, ma tresredoubtee dame, je pri la vray

Trinité qu’il vous octroit bonne vie et longue et accomplissement

45de tous voz bons desirs.

Escript la veille de la chandeleur, l’an mil et un.

c/iiii
c/iiii

La toute vostre treshumble creature—

CHRISTINE DE PIZAN.

NOTES

(Ci commencent) Apres s’ensuiuent C.

(Pierre Col) followed by son frere B (cf. change of order mentioned above).

(a la royne de France) wanting C.

(dictiez) redictiez C.

(dictes) dites B dictiés C D.

() quatre cens C.

c/iiii
c/iiii

IX. CHRISTINE’S DEDICATORY EPISTLE TO GUILLAUME DE TIGNONVILLE.

A mon treschier seigneur, noble cheualier et sage, messire

Guillaume de Tignonville, preuost de Paris.

A vous monseigneur le preuost de Paris par la grace de

5dieu et prouidence de vostre bon sens esleu a si digne siege et

office comme garde de si haulte iustice, recommendacion auec

obeissance premise, de par moy Christine de Pizan, foible d’entendement

et la mendre des femmes desireuses vie honneste!

Sauoir vous fais que soubz la fiance de vostre sagece et valeur

10suis meue a vous segnefier le debat gracieux et non haineux

meu par oppinions contraires entre sollenneles personnes,

maistre Gontier Col, a present general conseillier du roy nostre

sire, et maistre Jehan Johannes preuost de Lisle et secretaire

du dit seigneur, duquel dit debat vous pourrez ouir les premisses

15par les epistres enuoyees entre nous, et par les memoires,

qui de ce feront cy apres mencion. De laquelle chose, tressage

preuost, je supplie vostre humilité que non obstant les laborieuses

occupacions de plus grandes et necessaires negoces,

vous plaise par maniere de soulas vouloir entendre les raisons

20de nos discors. Et auec ce suppli la bonne discrete consideracion

de vostre sauoir que vueille discuter et proprement eslire

le bon droit de mon opinion, non obstant ne le sache viuement

disvulguer ne mettre en termes consonans et propices a la

deffense de mon dit droit, si comme aultre mieulx le scaroit.

25Pour ce requier vous tressauent que par compassion de ma

femmenine ignorance vostre humblece s’encline a ioindre a

mes dictiez vraies opinions par si que vostre sagece me soit

force, aide, deffence et appuial contre si notables et esleus

maistres, desquelz les soubtilles raisons aroient en petit d’eure

30mis au bas ma iuste cause par faulte de sauoir soustenir. Et

pour ce, comme bon droit ait mestier d’aide, soubz vostre

aliance soie plus hardiement inanimee de continuer la guerre

encommencee contre les diz poissans et fors, et de ce vous

plaise n’estre reffusant pour consideracion de leur grant faculté

35et la moye petite, comme vostre bon sens soit expert qu’il

appartiengne a vostre office soustenir en tous cas la plus foible

partie par si que cause ait iuste. Aussi, chier seigneur, ne vous

soit a merueille, pour ce que mes autres dictiez ay a coustume

a rimoyer, cestui estre en prose. Car comme la matiere ne le

40requiere autressi, est droit que je suiue le stile de mes assaillans,

combien que mon petit sauoir soit pou respondent a leur belle

eloquence. Si vous ottroit paradis cil qui toutes choses a

crees.

Comme ja pieça paroles fussent meues entre monseigneur le

45preuost de Lisle, maistre Jean Johannes, et Christine de Pizan

touchans traictiez et liures de pluseurs materes, esquelles dictes

paroles le dit preuost ramentut le Romant de la Rose en lui

attribuant tresgrant et singuliere louenge et grant digneté, de

laquel chose en repliquant et assignant pluseurs raisons la dicte

50dist que (sauue sa reuerence) si grant louenge ne lui appartenoit

aucunement selon son avis.

Item.—Apres pluseurs jours enuoya le dit preuost a la dicte

Christine la copie de une epistre, laquelle adreçoit a un sien ami,

notable clerc, lequel dit clerc meu de raison estoit de la meismes

55oppinion de la dicte contre le dit romans, et pour lui ramener

auoit le dit preuost escript la dicte epistre, moult notablement

aournee de belle rethorique, et pour estre en deux pars valable,

enuoya a elle icelle.

Item.—Comme la dicte veu et consideré la dicte epistre

60rescript audit preuost si comme cy apres pourra estre veu.

Item.—Comme apres ces choses venist a cognoiscence a

notable personne maistre Gontier Col, que la dicte Christine auoit

escript contre le dit Romant de la Rose, lequel comme inanimez

contre elle lui escript la present epistre qui s’ensuit. [i. e. Cf.

65 III supra].

NOTES

(Lisle et) Lille et C, Lisle B E, Lile D.

(pour ce ... mestier) par ce que comme leur bon droit ait mestier B.

[l. 38] (a) wanting A.

(merueille) merueilles D.

(ay a coustume) ay acoustumez E.

(la dicte) wanting B.

(lequel comme ... escript) si luy enuoya A.

(comme) wanting B.

X. GERSON’S TRACTATUS.

JOANNIS GERSONII

Doctoris & Cancellarii Parisiensis

TRACTATUS, CONTRA ROMANTIUM DE ROSA, Qui ad illicitam Venerem & libidinosam amorem utriusque status homines quodam Libello excitabat.

Matutino quodam tempore paulò antequàm evigilasset

igneum meum cor, mihi visum est volare pennis & aliis diversarum

cogitationum de loco uno ad alium, ad Curiam usque

sanctæ Christianitatis; talem quidem, qualis esse solet.

5Illic erat Justitia Canonica & legalis, Throno æquitatis insidens,

sustentata hàc Misericordiâ, illàc verò Veritate. Justitia manu

sua dextra sceptrum tenebat remunerationis, levâ verò scindentem

gladium punitionis. Oculos habebat vivos, honorabiles,

& matutinâ stellâ, immò verò sole ipso splendidiores. Pulchra

10erat ejus societas; ex uno enim latere sapientissimum suum erat

Consilium, & in circuitu universa nobilis sua Societas, militia &

omnium virtutum Baronatus, quæ filiæ sunt propriæ Dei &

liberæ voluntatis, ut sunt Charitas, Fortitudo, Temperantia,

Humilitas, & aliæ in magno numero. Caput Consilii, & veluti

15miles, subtile erat Ingenium, firma societate Domini Rationi

sapienti junctum. Secretarii ejus erant Prudentia & Scientia.

Fides bona Christiani, & Sapientia divina, atque coelestis de

stricto, seu secreto erant Consilio. In auxilium earum erant

Memoria, Providentia, bonus Sensus, & alii complures. Eloquentia

20Theologica, quæ mediocris & temperati erat sermonis,

se Curiæ gerebat Patronum, sive Advocatum. Causarum

Promotor Conscientia nominabitur; nihil enim est, quin ipse

sciat & deferat.

Cum sic delectarer, magna quidem admiratione, omnem

25pulchrum ordinem Curiæ istius Christianitatis & Justitiæ jus

tribuentis contemplando: vidi (ut mihi videbatur) Conscientiam

exurgere, quæ ex officio suo Curiæ causas promovet, cum

jure, quòd se Magistrum gerebat Requestarum. Conscientia

in manu sua, & in sinu suo multas habebat supplicationes.

30Inter alias erat quædam, cujus singula memoriæ teneo verba,

quæ continebat miserandam querimoniam pulcherrimæ &

purissimæ Castitatis. Quæ quidem Castitas nunquam dicere

voluit, aut cogitare aliquam turpitudinem, nec immunditiam.

Justitiæ legali, locum Dei in terra tenenti, & universæ

35Curiæ suæ religiosæ, devotæ & Christianissimæ supplicat humiliter,

& conqueritur Castitatis legitima vestra subdita, ut

remedium ponatur, & brevis provisio de intolerabilibus

forefactis, quæ mihi intulit, necdùm inferre cessat, quidam

fatuus, Amator appellari volens. Et hi sunt Articuli.

40Articulus Primus.

Fatuus hic Amator omnem adhibet conatum, ut me de

terra expellat, quæ innocens sum, & bonas meas custodes, quæ

sunt Verecundia, Pudor & Damnum, quod quidem Damnum

bonus est janitor, quæ nec auderent nec dignarentur concedere

45unicum quidem turpe osculum, aut dissolutum aspectum, aut

attrahentem risum, seu verbum leve. Et hoc facit per maledictam

quandam vetulam diabolo pejorem, quæ docet, monstrat,

& adhortatur, qualiter juveniles virgines omnes corpus

earum vendere debent citò, & charè, absque pavore, & sine

50verecundia: nec magni pendant fallere, aut pejerare, modò

semper aliquid inde assequantur. Nec curant, aut damnum

aliquod judicant, si festinent se citò prosternere, intereà dùm

pulchræ sunt, omni turpitudini, & carnalitatis immunditiæ,

sive Ecclesiasticis, sive laïcis, sive Presbyteris, absque ullo

55discrimine.

Articulus Secundus.

Reprobare vult Matrimonium sine ulla exceptione, per

contemptum quendam suspiciosum, odiosum, & litigiosum,

tam per seipsum stultum amatorem, quàm per aliqua adversariorum

60meorum. Et potiùs consulit, ut quisquam se suspendat,

submergat, aut peccata faciat, quæ nominari non

debent, quàm se Matrimonio jungat. Et vilipendit omnes

mulieres, nullam excipiendo, ut eas reddat odiosas viris omnibus,

eo quidem pacto, ne velint capere eas in fidem Matrimonii.

65Articulus Tertius.

Vilipendit homines juvenes, qui se dedunt Religioni.

Ideò dicit semper eos tendere, ut eorum exuant naturam, &

hoc in meum est præjudicium, specialiter enim dedicata sum

Religioni.

70Articulus Quartus.

Jacit undique ignem ardentiorem, & magis fœtidum,

quàm sit ignis græcus, & sulphureus. Jacit, inquam, ignem

luxuriosorum verborum, immundorum & prohibitorum, interdùm

nomen Veneris, Cupidinis aut Genii, sæpiùs proprio

75suo nomine, per quod ardent, & comburuntur pulchræ

meæ domus & habitationes, sacrata templa mea humanarum

animarum, & turpissimè dejicior.

Articulus Quintus.

Infamat Dominam Rationem, bonam meam Magistram,

80imponendo ei talem rabiem, & turpe vituperium, quòd loqui

consulat nudè, illotè & turpiter, juxta libidinem, sine verecundia,

de omnibus rebus, quantumcumque abominabilibus,

aut erubescendis, ut dicantur, aut fiant, & inter personas

quidem admodùm dissolutas, & mihi adversas, heu! Si mihi

85utique parcere non vellet, quidnam mali contra eum egit

Ratio? Attamen ita est. Profectò prælium movet in omnes

virtutes.

Articulus Sextus.

Cùm loquitur de rebus sanctis, divinis & spiritualibus;

90&c. mox immiscet verba dissolutissima, ad omnemque immunditiam

moventia. Et tamen immunditia non ingredietur

Paradisum tale, quale ipse describit.

Articulus Septimus.

Promittit Paradisum, gloriam, & præmium, omnibus his,

95qui carnalia opera complebunt, præsertim non in Matrimonio:

consulit enim in propria sua persona, & ad suum exemplum

cum omnibus modis feminarum indifferenter congredi, &

periculum facere; maledicitque omnibus his, qui sic non

fecerint, saltem his omnibus, qui me recipient, & conservabunt.

100Articulus Octavus.

Nominat in persona sua partes corporis inhonestas, &

peccata immunda atque turpia, per verba sancta & sacrata;

veluti si omnia talia opera res essent divinæ, & sacratæ,

ac odorandæ, etiam si non fiant in Matrimonio, sed fiant

105per fraudes & violentias.

Nec contentus est supradictis injuriis publico undique ore

dictis, sed & eas curavit juxtà posse suum tàm scribi & depingi

curiosè, & pretiosè ad citiùs alliciendas personas, ut eas audiant,

videant, & contineant. Sed adhuc pejus restat: ut

110enim subtiliùs falleret, mel miscuit veneno, saccarum intoxicationi,

serpentes veneficos sub viridi verbo devotionis latentes,

& hoc facit congregando materias diversas, parùm sæpiùs ei

conducendas, nisi ad supradictam causam, & ut meliùs illi fides

adhiberetur, & majoris esset autoritatis, quantò plura appareret

115eum vidisse, & ad majorem operam studiis impendisse.

Supplico igitur, Domina Justitia, de festinanti, & convenienti

remedio, & provisione super his omnibus injuriis, & aliis majoribus,

quas parva præsens non solùm continet supplicatio,

verumetiam Liber ejus fidem facit multò majorem, quàm

120foret necessarium.

Posteaquam hæc Castitatis supplicatio lecta fuit distinctè

& in aperto, illic percipere potuisses universum Consilium, &

omnem nobilem militiam, quæ in vultu suo & apparatu, indignationem

præ se ferebat. Attamen tanquam sapiens &

125temperata dixit, quòd pars altera audienda esset: sed quoniam

fatuus amator, cùm accusatus esset, non aderat (transierat

enim passum altum, à quo nullus regreditur) interrogatur,

si in Curia Christianitatis sint aliqui Procuratores, fautores,

aut faventes cuicumque illi.

130Tum ecce magna turba & homines sine numero, juvenes

& senes, omnium sexuum & ætatum, qui non servando

ordinem, sed distortè, & ex transverso voluerunt, unus quidem

excusare, alius tutari, alius laudare eum, alius veniam quærebat

ob juventutem & stultitiam, allegando illum amatorem pœnitentiâ

135ductum fuisse, quando scripsit. Feci, inquit, in juventute

mea varia dicteria per vanitatem. Alius eum sustinebat,

eò quod talis fuerit & tam notabiliter eruditus, & quia in

loquela Gallica non habuit similem: aliqui ob eam causam,

quòd tam aptè veritatem dixerat de omnibus statibus, non

140parcendo Nobilibus, non ignobilibus, patriis, nationi, nec

seculo, nec Religioni. Et quid mali est (ait unus inter alios

consultior) quid mali est, precor, si homo iste talium sensuum,

talis studii, & famæ talis, componere voluerit Librum, in quo

introducuntur personæ magno artificio, unaquæque secundùm

145jus suum, & proprietatem loquentes? Nonne dicit Propheta

in persona fatui, Deum non esse? Et Sapiens Salomon, nonne

specialiter totum Ecclesiasticen tali tenore composuit? Ideoque

salvatur, & defenditur à centum erroribus, qui eo in Libro

scripti reperiuntur. Si hic amator levibus verbis usus sit,

150conditio est Veneris, vel Cupidinis, aut fatui cujusdam amatoris,

quem repræsentare volebat per verba, quæ trahi possent

ad malum. Veruntamen nonne leguntur, quæ loquebatur

Salomon in Canticis suis modo amatorio per verba? Si dicat

in persona Rationis omnia nominari debere suis nominibus,

155videntur ejus motiva. Sed quid mali est in nominibus, qui

non ibi immoratur? Nomina sunt sicut alia nomina, posteaquàm

ergò per unum nomen una res intelligitur, & per aliud

illa eadem, quid obesse potest per quod nomen res detur intelligi?

Certum est in natura nihil turpe esse. Turpitudo

160enim solùm est ex peccato, de quo tamen verba fiunt quotidiè

per propria ejus nomina, sicut de homicidio, furto, fraudibus,

& rapinis. Demùm si locutus fuerit de Paradiso, & de rebus

devotis, quarè vilipenditur de hoc, de quo laudari meritò

deberet? Sed esto aliquid mali in Libro suo sit, non dubium

165est, multo plùs boni illic esse. Sumat unusquisque bonum,

& malum dimittat. Expressè testatur, se solùm in malos viros,

& mulieres invehere, & quisquis se senserit reum & culpabilem,

vitam suam emendet. Nec etiam est adeo sapiens, quin

quandoque erret; quinimmò & magnus erravit Homerus, &

175hoc potiùs flectere, & inclinare debebit ad veniam, & benignitatem

sapientem hanc Christianitatis Curiam. Constat

divum Aurelium Augustinum, & ferè omnes alios Doctores in

quibusdam punctis errasse, qui tamen non sunt accusati ob id,

neque condemnati, verùm honorati. Et profectò non habere

175debet in suo serto pulchram rosam, qui rosam hanc vituperat,

qui se nominat Romantium de Rosa.

Ad hæc verba facilè videbatur amicis, aut fautoribus,

fatui amatoris causam suam esse justam, & obtinuisse victoriam

neque responderi posse ad dicta. Unus arridebat alteri, &

180sese mutuo intuebantur, cachinumque facientes, diversa signa

ostendebant.

Tum Eloquentia Theologica, quæ Christianæ Curiæ Advocata

est, ad petitionem tùm Conscientiæ, tùm Castitatis,

admodùm sibi dilectæ; ob rationem etiam officii sui, in pedes

185sese erexit, pulchro quidem gestu, & modo temperato, autoritate

magna, & veneranda gravitate.

Ipsa tanquam sapiens, & probè docta, postquàm faciem

suam paulisper deorsùm declinasset, instar hominis cogitabundi,

maturè & securè suspexit, vertensque intuitum suum

190ad Justitiam, ad omnemque ejus comitativam, aperuit os

suum, & sonora voce, suavi & mediocri sic orsa est, causamque

suam sic coepit defensare.

Optarem, si Deo libitum esset, quem tu jam repræsentas, ô

Domina Justitia, Auctorem qui hîc accusatur, in propria

195persona præsentem adesse, redeundo de morte ad vitam. Nec

enim tunc opus esset verba multiplicari, nec Curiam prolixa

accusatione occupari. Opinor enim, quòd velociter, ultrò,

& æquo animo delictum suum fateretur, veniamque pro delicto

satisfaciendo esset petiturus. Ad id præsumendum multæ me

200movent conjecturæ, præcipuè verò illa, quam nonnulli

allegarunt, quòd adhuc superstes, & vivens pœnitentiam

egerit, Librosque interea de vera Fide, & sancta doctrina,

ediderit, atque excuderit. Adsum illi testis (quantum damnum

fuit) juventutem, aut malam aliam inclinationem, illum

205fellisse Clericum, atque induxisse inutiliter, & nimis vagè ad

hanc reprobam levitatem, subtile suum ingenium, magnam

scientiam, servens studium, pulchram eloquentiam in rithmis

atque fictionibus. Utinam melius his usus fuisset, heu! bone

amice & vir subtilis, heu! nonne erant sufficientes in mundo

210fatui amatores, etiamsi te huic turbæ non admisceres?

Nonne erant, qui ducerent & docerent eos in stultitia sua,

absque hoc, ut te eorum præberes Primipilum, Capitaneum

Ductorem, Ducem & Magistrum. Fatuus est, qui fatuitatem

facit, fatuitas non est sensus, nimis vituperari vult, qui se

215diffamat, & officium suscipit infamis. Eras profectò alio

Magisterio, alioque officio dignus: vitia & peccata (mihi crede)

facillimè discuntur, nec opus est quoque Magistro; natura

humana, præsertim in teneris Annis, & in adolescentia, nimiùm

prona & inclinata est ad cadendum, præcipitandumque se, &

220immergendum in immunditiam, spurcitiamque totius carnalitatis.

Non erat opus, te illos attrahere, & lacessere, aut vi

quadam compellere. Quid enim faciliùs capi potest, &

inflammari igne turpium delectationum, quàm cor humanum?

Quare ergò subministras & auges tu fœtidum hunc ignem ventis

225omnium levissimorum verborum, & autoritate personæ tuæ,

& exemplo tuo? Si tunc Deum non timebas, neque vindictam

ejus, si te non faciebat prudentem & circumspectum pœna &

supplicium, quod de impudico Ovidio sumptum fuit, saltem

tui honor retrahere te debuisset. Erubuisses proculdubiò, si

230clara die, palam in loco stolidarum muliercularum inventus

fuisses, quæ sese pro pretio prostituunt, sicque loqui quemadmodùm

scribis. Et tu pejus agis, ad pejus hortatis. Occidisti

stultitiâ, & incarcerasti (quantùm in te est) mille & mille

homines per diversa flagitia, & id adhuc facis in dies per

235stolidum Librum tuum. Nec excusari potest propter tuum

loquendi modum, per personas, sicut in sequentibus clarè tibi

sum probaturus. Nec tamen semel & unico actu omnia dicere

possum.

O Deus, Optime, Maxime! si tu stulté amator (quia sic

240appellari cupis) si in adolescentia tua per vanitatem aliqua

scripseras, cur ea perdurare & extare sinebas? Nonne

exuri debebant? Mala est provisio venenum, aut intoxicatio

in mensa, aut ignis inter oleum & festucas: qui sparserit undique

ignem, & non aufert, quomodò absolvetur à domibus,

245quæ comburentur? Ecquis est pejor ignis, atque ardentior,

igne luxuriæ? Quænam domus pretiosior est humanis animabus,

sicut planè continetur in supplicatione Dominæ Castitatis?

Debent enim animæ illæ Templa esse Spiritus sancti, esse

sacratæ; sed quid plus urit, & inflammat has animas, quàm

250verba dissoluta, spurca, & luxuriosæ, scripturæ & picturæ?

Videmus pia & sancta verba, honestas scripturas, & imagines

incitare ad devotionem, ut dicebat Pythagoras. Ob hanc causam

Sermones fiunt, & Imagines in Ecclesiis. Multò faciliùs è

contrariò mala & impura verba ad dissolutionem trahunt, nec

255est quisquam, quin in se experiatur, plurimæque historiæ

illud ostendunt.

Sed ô bone amice! supervacaneè, & frustrà tibi loquòr,

qui absens sis, cui factum hoc prorsùs displicet, & ut prædixi,

si adesses, displiceret. Et si tunc hoc nescivisses, didicisti

260intereà magnis verberibus, & expensis, saltem in igne purgatorio,

aut per pœnitentiam in hoc mundo. Dices fortassis,

non potuisse te Librum tuum denuò consequi, aut habere

posteaquàm editus & divulgatus fuerat, aut fortassis fuerat

furto ablatus, te nescio, aut quovis alio modo ignoto.

265Id scio quòd Berengarius, Petri Abellart discipulus,

(cujus meministi sæpiùs) cùm ad horam mortis devenisset, in

qua veritas declarat hunc qui benè fecerit, eratque dies Apparitionis

Domini Nostri, suspirando dixerit: “Deus meus,

inquit Berengarius, hodiè mihi apparebis ad meam salvationem,

270ut spero, propter pœnitentiam meam, aut ad duram

meam damnationem, sicut timeo, propter eos quos perversa

doctrina decepi, quos nequivi reducere ad veram viam tui

Sacramenti.” Sic fortassis & tu dices breviter: jocus non

est, neque est res ulla periculosior, quàm perversam disseminare

275doctrinam in cordibus mortalium, quòd pœna illorum,

præcipuè qui damnati sunt, in dies magis atque magis crescit.

Si in igne purgatorio fuerint, eorum liberatio impeditur, &

protelatur.

De Salomone, qui omnium totius mundi fuit Sapientissimus,

280dubitant plerique Doctores, si salvatus sit. Quare?

Quoniam ante mortem suam non curavit demoliri Idolorum

Templa, quæ fieri jusserat ob fatuum amorem exterarum

mulierum. Pœnitentia non sufficit, cùm non aufertur occasio

suorum propriorum peccatorum & aliorum, pro virili sua.

285Veruntamen quidquid de tua fuerit pœnitentia, si acceptata

fuerit à Deo, aut non desidero quod sic, loquor duntaxat de

facto & opere in seipso, ac de Libro tuo; quia eum non defendis

more Sapientis, convertam omnem querimoniam meam in

illos, qui ultra proprium tuum judicium & voluntatem, &

290grave præjudicium honoris tui & salutis tuæ, nituntur, sive

distortè, sive ex transverso, sustinere, nec sustinere solùm;

sed & adjuvare, & accumulare, tuam vanitatem. Et in hoc te

confundunt, arbitrantes te defendere, displicentque tibi &

nocent, volentes tibi gratificari, more violenti & importuni

295Medici, qui sanare putat, & occidit; & instar inutilis Advocati,

qui opinatur clientulum suum adjuvare, & ejus destruit causam.

Ego, è diverso, hoc obsequium, & servitium præstabo animæ

tuæ, eamque illi faciam gratificationem, aut hoc alleviamen,

ob causam tuæ doctrinæ & studii, quod arguam in hoc, quia

300omninò argui desideras in omnibus. Qualis ignorantia est

hæc chari amici? Sed quænam fatua præsumptio vestrûm,

quos hîc loqui percipio, vestrûm, inquam, qui excusare nitimini

prorsùs omnem stultitiam, aut errorem ejus qui seipsum condemnat,

ejus qui in fronte sua titulum offert suæ condemnationis;

305nec me intueamini, se gerit per prædicta vestra pro

fatuo quodam amatore.

Profecto cùm plures infamias de tali dicere velim Autore,

nequaquàm potero quidquam ei turpius & pejus imponere,

quàm stultum eum amatorem nominare. Nomen hoc grande

310nimiùm importat onus, & pondus nimiæ lubricitatis, atque

bestialis carnalitatis, omnium virtutum homicidium, incensorem

ignis ubicumque quieverit locorum: sic dicunt Plato,

Archita Tarentinus, Tullius, & alii complures. Quis succendit

magnam Trojam crudeliter igni & flamma? Stultus amator.

315Quis tùm interire fecit plures quàm centum mille Nobiles:

Hectorem, Achillem, Priamum, & alios? Fatuus amor.

Quis expulit urbe Tarquinium Regem & ejus sobolem? Fatuus

amator. Quis decipit per fraudes & perjuria illegitima filias

honestas, & virgines Deo sacras, atque Religiosas? Stultus

320amor. Quis obliviscitur Dei, & Sanctorum, & Sanctarum,

demùm verò ipsius Paradisi? Stultus amor. Quis nihilipendit

Parentes, omnes propinquos, amicos, & quaslibet virtutes?

Stultus amator. Unde prodierunt conspirationes civiles,

unde rapinæ & latrocinia? Ad stultam enutriendam prodigalitatem.

325Unde spurii, unde puerorum suffocationes, unde

spontanei aborsus, unde odia & maritorum intoxicationes &

mortes? Et ut summatim dicatur, omne malum, & omnis

stultitia oritur ex fatuo amatore. Sed video quod pertitulum,

& hoc opprobrium eum excusare vultis à stultitia sua, eò quod

330fatuus nil quærere debet præter fatuitatem. Sed reverà,

bone Amice, stulto sua demonstrari stultitia debet, & multò

plus sapienti, cùm stultum agit; & ampliùs, si hoc est in

gravissimum malum maximæ Patriæ & in destructionem turpem

bonorum morum, Dominæ quoque Justitiæ, & totius

335nobilis Curiæ ejus Christianitatis. Videtis planè, quonam

pacto Domina Castitas conqueritur. Verecundia, Timor, &

Domina Ratio Magistra mea, dolore afficiuntur, breviter omne

Consilium, & Nobilis Virtutum militia (videtis in earum gestu)

indignantur vehementer. Et quare non? quoniam dicitis

340quòd Autor hîc non loquitur, sed alii, qui ab eo hîc

introducuntur.

Defensio hæc exigua nimis est pro tam grandi crimine.

Quæro enim, si quis Regis Franciæ nominaretur adversarius,

& sub nomine tali, & uti talis illi bellum inferret, nomen hoc

345defenderetne eum, ne proditor esset, & à morte? ita esse

nequaquam affirmaretis. Si in persona alicujus hæretici,

aut Saraceni, immò verò diaboli quispiam scribit, aut seminat

contrà Christianitatem errores, excusabiturne? Aliàs quidam

illud facere tentaverat, sed mox per quendam Ecclesiæ Parisiensis

350Cancellarium in plena Aula Episcopi, & Auditorio

revocare, & erratum suum corrigere compellebatur; non obstante,

quod loqueretur coram Doctis, intelligentibus, quando,

ait, loquor ut Judæus, revocabis, inquit Cancellarius, ut

Christianus. Si quisquam Libellos scribit diffamatorios, aut

355 famosos, de persona aliqua sive exigui status, sive non, sive

malè, aut illegitimè nata, & per introductas personas; Jus

censet, talem castigandum esse, atque infamem. Quid ergo

dicere debebunt Leges, & tu Domina Justitia, non de uno

Libello solum, verùm de grandi volumine, omnibus infamationibus

360resperso, atque referto; non contra homines modò,

sed & contra Deum, contra Sanctos, & Sanctas, qui amore

prosequuntur Virtutes? Dic mihi, essetne audiendus aliquis,

qui diceret Principi, aut alicui ex Magnatibus? certè, Domine,

dico vobis in persona unius zelotypæ, aut vetulæ, aut per

365somnium, mulierem vestram esse flagitiosissimam, & dirumpere

ac solvere Matrimonium; cavete diligenter, nec in ullo

illi confidatis, & filiabus vestris, quæ usqueadeò pulchræ sunt

& Juvenes, consulo ut mox se prorsùs operi tradant carnali, &

unicuique se viro prostituant, qui gratum illis pretium largiatur.

370Dicite Amici charissimi, estisne adeò effrontes & imperiti,

ut judicaretis hujuscemodi hominem non esse puniendum;

sed sustinendum, audiendum & excusandum? Et multò

ampliùs, si præter verba, Libellos etiam transmitteret, aut

imagines, & picturas. Prætereà, quod est pejùs, aut Christianum

375Clericum in persona Saraceni prædicare contra Fidem,

aut quòd adduceret Saracenum loquentem, vel scribentem?

Nunquam tamen secundum toleraretur opprobrium; nihilominùs

pejus est primum, factum scilicet Christiani, quantò

clandestinus inimicus magis est nocivus quàm apertus, eò

380quod citiùs & faciliùs recipitur, auditur, & illi fides adhibetur.

Dabo venenum in melle absconditum, aliquis moritur, sumne

excusatus? Feriam osculando, occidam amplexando, erone

liber? Dicam publice alicui devotæ personæ; certè invidi, & qui

vos oderunt, dicunt vos esse hypocritam, & palliatum latronem,

385& homicidam, & se offerunt ad hoc probandum, excusaborne

de infamia hac? Dissolutus aliquis & malus faciet ac dicet

omnem lubricitatem, quæ inveniri potest inter virum & mulierem

coram puella aliqua innocente, dicendo: non sic agas,

quemadmodùm nos cernis agere, sic & sic, considera benè:

390excusabiturne? Certè non, quia castitas, fama, oculus &

Fides, non patiuntur ludum, aut jocum; nimis enim facilis

sunt læsionis & corruptionis.

Sed intelligo, quid ad invicem murmuretis, quòd unus

vestrùm priùs allegavit; Salomonem scilicet, & Davidem sic

395fecisse. Hæc est magna temeritas nimis, ut excusetur fatuus

aliquis amator, accusare Deum & Sanctos ejus, èos in accusationem

ducendo, immò hoc fieri non potest. Vellem stultum

hunc amatorem non fuisse usum his personis, nisi ut sancta

utitur Scriptura, reprobando scilicet malum, & taliter, ut

400unusquisque percepisset detestationem mali, & boni approbationem,

& (quod præcipuum est) ut omnia hæc fierent sine

levitatis excessu: sed non omne videtur esse dictum in persona,

omne videtur tam verum sicut Evangelium, & specialiter

stultis & vitiosis amatoribus, ad quos loquitur, & (quod doleo)

405citiùs inflammat ad luxuriam, etiam cùm eam videtur reprobare:

verùm casti, si dignarentur ipsius Libro operam dare,

audire eum, aut legere, pejores hinc essent futuri.

Dicunt Doctores, Cantica Salomonis, quamvis benè in se

sobria sint, olim legi non fuisse solita, nisi ab his qui triginta

410nati essent Annos, aut supra, ne ullam inde sumerent impuram

carnalitatem. Juniores ergo homines vitiosi, & instabiles,

quid in tali facient Libro, scilicet in tali igne magis inflammante

quàm ignis Græcus, aut quàm vitrea fornax. Ad ignem,

chari homines, ad ignem. Tollite omnia, quæso, tollite,

415fugite omnes, salvate vos, & conservate vos, & filios vestros

sapienter. Non melius remedium. Qui non vitat periculum,

incidet in illud, & capietur veluti rattus, aut glis lardo, &

lupus in fovea lupina; aut papilio ab igne candelæ, propter

suam claritatem; vel fatui & pueri à micantibus gladiis, aut

420incensis carbonibus, propter eorum pulchritudinem, si quis

talia eis non aufert.

Si dicatis; in Libro hoc multa esse bona: suntne, quæso,

proptereà mala in eo deleta? Ignis est periculosior, hamus

nocet pisci, si coopertus sit escâ. Gladius unctus melle, feritne

425minùs? Non. Sed prætereà; defeceruntne alicubi puræ &

bonæ doctrinæ, absque mixtione mali seminis? Nec necessarium

fuit bonum aliquod involuto malo servare, charè

tenere, & laudare. Dico quòd Mahometus maximâ malitiâ

miscuit nostræ Fidei Christianæ veritates suis immundis erroribus.

430Quare? Ad alliciendos citiùs Christianos ad Legem

suam, & ad cooperiendas temeritates suas. Nonne diabolus

multas quandoque dicit veritates per dæmoniacos, per Cantatores,

per Magicos, & etiam per hæreticos? Sed hoc est, ut

latentiùs fallat: doctrina enim mala eò pejor est, quò plus boni

435continet.

Mihi credite, non mihi, sed Apostolo Sancto Paulo, 1 Cor.

XV. 33. Senecæ & experientiæ, quòd mala colloquia & Scripturæ

corrumpunt bonos mores, & faciunt peccata absque verecundia

perpetrari, omnemque auferunt pudorem, qui est in

440juvenibus præcipuus & principalis eorum custos, omnium conditionum

bonarum ipsorum juvenum contra universa mala,

persona juvenis expers verecundiæ, prorsùs est perdita. Cur?

nam Ovidius, vir utique doctus, ac ingeniosissimus Poëta,

missus fuit in exilium perpetuum. Ipsemet testis est, hoc ei

accidisse propter miserabilem suam Artem amandi, quam

445temporibus Octaviani Imperatoris scripserat, quamvis edidisset

ex adverso alium de remedio amoris Librum. Ovidius

benè novisset loqui per somnia, aut personas, si per hoc excusari

potuisset.

450O Deus! ô Sancti & Sanctæ! ô devota Christianæ Religionis

Curia! ô præsentis temporis mores! Inter Paganos Paganus

Judex & incredulus Paganum condemnat, qui doctrinam

scribit, quæ ad fatuum alliciebat amorem: & inter Christianos,

& per Christianos tale, aut pejus Opus sustinetur, laudatur,

455defenditur! Reverà nequaquam satis rei hujus indignitatem

& horrorem exprimere possum, verba me deficiunt in ejus

reprobatione. Quod autem opus tale, Ovidii pejus sit Opere,

manifestè liquet, Ars enim amandi, quam scripsit Ovidius,

non solùm in dicto Romantii continetur Libro, sed translati

460sunt, aggregati, & vi quadam tracti, absque proposito ullo

complures alii Libri, tùm Ovidii, tùm aliorum, qui non sunt

minùs inhonesti & periculosi, ut sunt dicta Eligii, & Petri

Arbellart, Juvenalis, & fabellæ fictæ omninò ad perversum

hunc finem de Marte & Venere, Vulcano & Pigmalione, de

465Adonide, aliisque. Ovidius expressè protestatur, se non velle

loqui de bonis Matronis, & Dominabus Matrimonio conjunctis,

nec de illis, quæ licitè amari non possent. Liber vester annè

sic faciat? Reprehendit omnes, vilipendit omnes, contemnit

omnes sine ulla exceptione, saltem postquàm se Christianum

470faciebat, & de rebus loquebatur interdùm coelestibus. Quare

non demebat Gloriosas & Sanctas puellas, aliosque innumeros,

qui usque ad durissima tormenta, crudelemque mortem,

castitatem in cordis eorum templo servaverunt? Quare non

exhibet eam reverentiam Sanctæ Sanctarum? Sed non;

475erat enim fatuus amator, ideò non curabat quemquam excipere,

ut majorem omnibus se prosternendi daret audaciam.

Nec hoc meliùs poterat complere, quàm ut per eum mulieres

intelligerent, omnes esse tales, nec sese servare posse, quin

illud agant.

480Necessitas non habet Legem. O qualis doctrina: non

quidem doctrina, sed blasphemia & hæresis. Hoc pacto

demonstrat juniores homines nec firmos esse, nec stabiles in

Religionibus, quæ falsa est doctrina, & contra experientiam.

Sed si quis immorari vellet, omnia taxare, & reprehendere,

485quæ malè in hoc Libro ponuntur, potiùs dies deficeret, quàm

querela, & posset etiam forsitan nimia particularitas magis

bonis nocere moribus, quàm prodesse. Incidere possem in

hoc vitium quod reprehendo: rescindam igitur verba mea,

& dumtaxat dicam de Articulis, in Supplicatione Dominæ

490Castitatis per conscientiam porrecta contentis, & jamjam me

liberatam sentio de facilioribus Articulis. Ideò tempus est,

ut ad graviores, & inexcusabiliores descendam.

Res ardua est, Domina Justitia: Consilium tuum attentum

sit ad hos audiendos Articulos, ad sestinanter providendum.

495Certè in dicto Libro (si Liber appellari mereatur) convenienter

& aptè locum habet commune dicterium; In cauda jacet

venenum. Irrisio Horatii hîc locum habet de pictore pulcherrimam

feminam in capite pingente, & desinentem in piscem:

tales dicuntur esse Harpyiæ, quæ vultum gerunt virginum,

500ventres vero, & reliquas partes immundissimas. Heu qualis

immunditia illic est posita & accumulata, quæ blasphemiæ,

quis se ibi seminando sparsit diabolus? Habere modò verba

de eo, de Paradiso, de dulci Agno & castissimo, de pulchro

fonticulo & puteo, in persona Auctoris subito & citissimè recensere

505dissolutissimam vitam suam, quam perpetrando

nullus est tam inhonestus, quin rubore suffunderetur & verecundia,

hortari ut omnes feminei sexus, sive corruptæ, sive

virgines, sese dedant, & tradant, ut de quolibet viro, &c.

experiantur. Et (quæ est summa mali) asserit res tales sanctas,

510& opera sacra atque veneranda. Dicere potiùs debuit execrabilia,

damnanda, & detestabilia. O quid hîc sum dictura?

proculdubiò abominatio est magna, duntaxat hæc in animo

volvere, atque meditari. Os meum non contaminabitur

ampliora dicendo, nec aures vestræ sanctæ gravabuntur, nec

515Curia hæc inficietur audiendo. Oro nihilominùs vos, ne ullum

causæ meæ fiat præjudicium. Et si verum est quod dicit sanctus

Augustinus, & utique verum est, quòd Minus malum non est,

spernere sanctum Dei verbum, quàm Corpus Jesu Christi. Nec

minus irreverentiæ sic loquendo Deo fecit, res vilissimas inter

520divina verba & consecrata miscendo, quàm si pretiosissimum

Corpus Domini nostri Jesu Christi ante porcos projecisset, aut

in, vel suprà fimum. Cogitate qualis temeritas, quàm despectibile

facinus, & qualis horror. Non pejus egisset projiciendo

Evangeliorum textum, aut Crucifixi Imaginem in lutum

525magnum, immundum & profundum. Dicit Aristoteles, ut

recitat Seneca, quòd Nunquam se tenendum est reverentius &

honestius, quàm cûm sermo de Deo habeatur. Et est hîc projicere

simul ad immundum quoddam lutum & fœtidum, pretiosum

lapidem & sanctum Christianæ veritatis de Deo loquentis.

530Hîc argumentari libet: aut credebat id quod de

Paradiso dicebat, sicut opinor. Heu! quare ergo non id

meditabatur quod credebat? Si non credebat; falsus erat,

hæreticus & fictus. Sic cùm arguo de dissoluta vita, de qua

gloriatur & se jactat.

535Ulteriùs dicerem, nisi esset quod aliqualiter meliùs salvari

potest: dicerem quomodò in persona modò naturæ, modò

genii, secundùm quod proposuit, & verum est, hortatur, &

præcipit, sine differentia omni uti carnalitate, & cunctos maledicit

homines, qui ea non utuntur, neque de Matrimonio

540mentio fiet, quod nihilominùs per naturam est ordinatum.

Nulla erit sobrietas loquendi, & se servandi: custodit & promittit

Paradisum omnibus his, qui ita facturi sunt. Fatuus

igitur esset, qui illi non crederet, qui illam non imitaretur

doctrinam, qui eam non undique decantat. Verum est, hanc

545fictionem poëticam corruptè extractam fuisse ex Alani

magni Libro, quem De planctu naturae scripsit. Quia etiam

maxima pars illius, quod fatuus noster amator facit, est quasi

solum translatio dictorum aliorum Auctorum. Hoc probè scio,

humilis erat, qui mutuari dignabatur à vicinis suis, & se variis

550munivit plumis, ut de cornicula fabulæ referunt. Sed hoc

parùm me movet. Revertor ad Alanum & dico, per nullam

personam eum unquam tali modo locutum fuisse; hoc enim

immeritò fecisset, dumtaxat execratur & reprobat vitia contra

naturam, & bono quidem jure: hoc idem facio ego. Maledicti

555sint hi qui non abstinebunt, & justitia illos exurat; sed hoc

non est ut hortetur ad peccatum quodcumque, ut aliud evitetur

peccatum. Stulta esset chirurgia, velle unum vulnus,

aut plagam, per alteram curare, & ignem igni extinguere.

Qui autem ejus opera & temeritates excusare studet, loquatur.

560Pro te respondeo, Domina Natura, nunquam te consuluisse,

aut persuasisse peccatum, nec voluisse, ut quispiam contra

decem ageret Præcepta, quæ tua quidem Præcepta naturæ

Præcepta vocamus; qui secùs diceret & contrarium, erraret in

Fide: hoc est dicere, quòd secundùm Jus naturale, opus

565naturæ viri & mulieris præter Matrimonium peccatum non

esset.

Domina Justitia, diu locuta sum, & id (benè considero)

diu quidem quoad tempus, sed brevissimè quoad forefacti &

sceleris magnitudinem, quamvis tu & sapientissimum Consilium

570omnia brevi captis sermone. Odio habeatis omnem

turpem immunditiam, quæ scitis omnes Leges & Jura, multoque

priùs hac de causa (quæ sine magna curiositate dicta

est) verba fieri audistis. Scio enim, cui loquar, coram quo,

& pro quo. Quodigitur dictum est, sufficere quidem posset

575ad condemnandum dictum Librum & ad excommunicandum,

sicuti factum est de aliis, quæ Fidei nostræ, bonisque moribus,

damnum & detrimentum afferre videbantur; sicut Apostoli

fecerunt noviter conversis; sicut & fecerunt Veteres de cujusdam

Poëtæ Libris, qui Archilocus nominabatur, non quia

580magna editi essent arte & industria; sed quoniam nocebant

plus bonis juvenum moribus, quàm eorum prodessent ingeniis.

Idem per omnia hîc videmus.

Hîc igitur finem statuerem, finemque dictis imponerem,

nisi quod Domina Ratio sapiens, sed bona mea Magistra mihi

585signum facit ulterius dicendi, quod mirandum non est: magnus

enim dependet honor, si bene ipsa manifestam rem hanc

tutari posset; sed quia dicere cœpi, & ita ei visum est me

continuare sermonem, faciam libenter, & satis breviter,

multòque succinctiùs, quàm crimen ipsum expostularet. Si

590error hic est irrationabilis, ô vos qui hîc adestis pro stulto

amatore, qui Rationi rabiem imponit: nonne rabies est,

dicere, loquendum esse nudè, apertè & sine verecundia quantumcunque

inhonesta sint verba, secundùm omnium judicium,

etiam illorum, qui sine Lege essent, & sine verecundia?

595Si error hic, inquam, non fuisset jamdudùm explosus, & per

antiquos Philosophos reprobatus; Auctor hic, aut vos, qui

eum defenditis, immò verò accusatis, non essetis tantoperè

vituperandi. Sed veritas est, Tullium ante Jesu Christi

adventum in suo De Officiis Libro, & alios Philosophos (intereà

600quoque, Sanctos Doctores, ut modò legere potestis, & scire)

hanc reprobasse stultitiam, immò & bona consuetudo (quæ

æquivalet naturæ) ipsam contemnit, & despicit, & aspernatur.

Quomodò ergò sustineri potest, ut Dominæ Rationi talis

adaptetur persona, veluti si qui sic non faciunt insensati forent

605& absque ratione, sicut loquebatur Ratio, non quidem sapiens,

sed stulta & insulsa? Profecto hæc persona meliùs spectasset

ad porcos, aut canes, quàm ad Rationem. Nec hoc dictum

meum impugnes: nam plerique priscorum, qui Philosophi

dicebantur, appellati sunt canes, seu canini, propter infamem

610hanc doctrinam. Nonne Cham maledictus fuit & servus vilis,

solummodò quià vidit secretas & obscœnas Patris sui Noë

partes, non eas tegendo? Iste error etiam error erat Thure

lupinorum sustinentium quòd esset status innocentiæ &

summæ perfectionis in terra. Quomodò res magis irrationabilis

615rationi potuit imponi? Quomodò major audacia omnibus

irrationabilibus dari potuit, quàm ut sic ratio loqueretur,

præcipuè cùm inter loquendum res recitet allicientes, & ad

omnem inclinantes levitatem.

620Committite, committite filias vestras, & pueros tali Doctori,

& si non satis fuerint sapientes, dirigite eos ad scholas illius

Rationis, docete eos in omnibus malis, si non sufficienter per

seipsos invenire queant, eos verberibus afficite, si non loquantur

secundùm quod Ratio præcepit. Sed prætereà ex eadem

radice & motivo probaretur nudè incedendum esse, & omnia

625facere ubique, & nudè, sine pudore. Credo, pudorem id

sustinere debere, secundùm illius Auctoris positionem.

Considera etiam, si quis sustineat hoc per vicos. Experientia

sumatur, quomodò Ratio defendet eum quin acclametur,

allatretur, & vilipendatur. Si saltem Ratio locuta fuisset

630docto viro rerum naturas intelligenti, aut magno Theologo

qui noscit quòd si non esset peccatum originale, nihil nobis

ad verecundiam imputaretur, haberet excusationem talem,

qualem allegare posset Evæ & Adæ nuditatem, quamvis non

sit simile pro statu innocentiæ, & nostro; talis enim est differentia

635& comparatio, sicuti dicit sano ad infirmum, vinum

quod non noceret sano, insensatum reddet eum qui febribus

contremiscit. Sic est quòd videre, aut audire carnales actus,

& præcipuè secundùm præsentem Statum peccatores aspicientes,

aut audientes, ad turpissima movent desideria, sed

640pro innocentiæ statu non sic accidisset. Hoc omninò apparet,

quoniam antè peccatum Adam & Eva positi erant sine verecundia;

posteà peccaverunt, & mox se absconderunt, & magna

cum verecundia operuerunt. Nec opus est quærere, quare

unus loquendi modus potiùs prohibitus sit, quàm alter, quando

645dicitur una & eadem res hîc & illìc. Non convenit, ut quis

immoretur causam naturalem reddendo, experientia satis

declarat; est enim propter phantasiam, quæ plùs movetur: &

phantasia ea est, quæ totum parit desiderium. Inde est, quod

Domina Otiositas, janitrix est fatui amoris; non enim reperit

650imaginationem ac phantasiam hominis occupatam, ideoque

carnalia hujusmodi ei desideria immittit, quocircà non est

remedium efficacius, quàm sese in bono aliquo negotio occupare.

Hinc oritur, quòd persona aliqua melancholica, infirma,

& debilis complexionis interdum ardentiùs de carnalitate

655tentabitur, quàm persona incolumis, sana & sanguinea,

quæ tam spurcas suggestiones facilè vincit ridendo atque

jocando: & omne id ex phantasia procedit. Quid mirum si

ignis cinere coopertus non tam citò comburat, quàm si nudus

sentiretur. Idem est de rebus carnalibus nudè dictis, aut

660inspectis. Sed sumo propositum meum, & dico, quòd si

persona Rationis sapienti & maturo viro locuta fuisset, aliquid

esset, sed non; immò loquitur stulto amatori. Et hîc malè

servabat Auctor nostræ regulas palestræ. Regula Rhetoricorum

est, ut is qui loquitur, consideret, cui loquatur, & quo

665tempore loquatur: & non solùm hic defectus est, sed in

pluribus aliis locis attribuit personæ quæ loquitur, id quod ad

eummet spectat; ut si introducat naturam de Paradiso loquentem,

& de Fidei nostræ Mysteriis, & Venerem per carnem Dei

jurantem. Sed illud nihilipendo, quàmvis error sit in illo

670quem nonnulli usqueadeò supra omnes alios, qui ferè unquàm

fuerunt, imitari velint. Nimiùm tristor propter Dominam

Rationem, & propter Castitatem, de hoc quod per sapientem

Rationem fatuo amatori dici voluit tales ineptias, quas priùs

Cupido (qui Deus dicitur amoris) defenderat, omnia verba

675turpia, obscœna & immunda, omniaque mulierum vituperia,

ac si Cupido castior esset & rationabilior, quàm Domina Ratio,

& Castitas. O Deus! Erro, non fuit idem Auctor, sed fuit

ille à principio, cujus est Auctor de quo loquor. Ædificavit

enim omne opus suum; dudùm fundamenta jacta fuerant per

680primum, & propria manu sua, atque materia, non mendicando

hîc & illic, & non aggregando talem turpitudinem luti & fimi

multùm fœtidi, sicut ponitur in hoc opere. Nescio, si successor

eum honorare opinabatur, & si id credidit, profecto

deceptus est. Nam initio, quòd forsitan satis admitteretur

685secundùm factum suum, etiam inter Christianos adjungit

turpissimum finem, & medium irrationabile contrà rationem.

Quem quidem finem & media, infideles in Republica eorum

(ut prius dixi) Octavianus & Philosophi nunquam pati potuerunt,

neque sustinere. Sancti etiam Doctores correxerunt

690dicta sua, & emendarunt, quamvis non sint falsæ hîc, & alibi.

Concludo igitur coram te Domina Justitia, & nobili Curia

tua Canonica, quòd provisio poni debet per Arestum, nulla

parte contradicente. In hoc defectu nihil concludo contra

personam Auctoris: hoc enim Deo convenit. Sed de errore,

695qui magnus est nimiùm loquor, quomodò nimis magnum

errorem ostendit superiùs; & succinctim repeto, valde magnum

in occasionibus errorum, in blasphemiis, in veneficis doctrinis,

in destructionibus & desolationibus pauperum animarùm

Christianorum, in illicita perditione temporis, quod usque

700adeò pretiosum est, in præjudicium Castitatis, in dissipationem

fidelitatis, extra Matrimonium & intra, in expulsionem timoris,

& verecundiæ, in diffamationem Rationis, in maximam inhonorationem

tui, Domina Justitia Canonica, Legum tuarum

& Jurium, totiusque hujus religiosæ Curiæ totius Christianitatis,

705immò verò omnium vestrûm, & malorum, qui hinc pejores

efficiuntur.

Auferatur ergo Liber talis, & exterminetur absque ullo

usu in futurum, specialiter autem in his partibus, in quibus

utitur personis infamibus, & prohibitis; sicut vetula damnata,

710quæ judicari debet ad supplicium pillorii; & Venere, hoc est,

luxuria, quæ est peccatum mortale; & fatuo amore, qui non

ad placitum suum stultitias exercere debet, permitti ei major

contrarietas fieri non posset, nec ipsum magis odio habere.

Hæc ergo petitio meo Deo placens, & tibi Domina Justitia

715rationabilis, toti Curiæ tuæ accepta, & fatuis amatoribus

(quantumcumque modò reclament) utilissima & amabilis, &

postquam sanati fuerint, placidissima, & delectabilis. Et ne

quisquam existimet, aut conqueratur, me aliud accusare

quam vitia, & non personas ipsas, facio nomine Castitatis, &

720Conscientiæ talem petitionem, & conclusionem contra omnes

picturas, aut scripturas, aut dicta ad lubricitatem moventia.

Nimis enim de se nostra inclinata est fragilitas absque ulteriori

inflammatione, & prostratione in profundum vitiorum, longè

à virtutibus, & Deo, qui est gloria nostra, amor noster, nostra

725salus, jocunditas & felicitas.

Eloquentia suam finierat Orationem, cum perciperem

horam, in qua cor meum ad pristinum revolabat statum, &

nil audiendo sententiæ apud meipsum, fui in Bibliotheca mea

vesperi. Anno gratiæ Millesimo quadringentesimo secundo,

73018, Maji. Ibi aliam reperi materiam ad cor meum occupandum,

ne amodò usquè adeò vagum esset. Et fuit materia de benedicta

Trinitate in unitate divina & simplici. Deinde de

Sacramento Sancto Altaris.

XI. PIERRE COL’S LETTER REPLYING TO CHRISTINE AND TO GERSON.

La responce maistre Pierre Col, Chanoine de Paris aux

d[e]ux traictiés precedens.

[fol. 185 b][38] Apres ce que je oy parler de ton hault entendement,

cler engien, et de ton eloquance melodieuse, j’é

5desiré tres ardemment veoir de tes epistres et autrestelz

chosettes. Si est, apres grant sollicitude d’en querir, venue

entre mes mains une certaingne tienne espistre, addrecee a

mon aduis, a ung mien seigneur et maistre especial, monseigneur

le preuost de Lisle, laquelle fu commancé: “Reuerance,

10honneur,” etc.; et par laquelle tu t’efforces de reprandre

[fol. 185 vo. a] ce tres deuolt catholique et très esleuey

theologien, ce tres diuin orateur et poete et tres parfait philozophe,

maistre Jehan de Meung, en aucunes particularités de

son liure de la Rose, pour lequel louer, je n’ose ouurir la bouche,

15ne que je feroye auancie[r] mon pié pour entrer en ung abisme.

Car selonc ce que nous lison de Herode, qui pourfita plus aux

innocens par hayne en les faisant occirre qu’il n’eust peu fere

par amour; pareillemant toy et aultres, qui s’eufforcent

comme toy a impugner ce tres noble escripuain Meung, le

20loués plus en le cuidant blasmer que je ne pouroye le louer

pour y user tous mes membres, fussent ilz ores tous convertis

en langues; tant pour la rudesse de mon engien, grosseur

d’entendement, labile memoyre et langaige mal ordonné,

comme plus vraiemant pour l’abbisme multipliee de biens

25qui y sont non disibles a homme, lesquelz vous fe[t]es avertir

en le cuidant blasmer. Toutefois, je confiant de verité par

les raisons de luy meismes me efforceray de respondre aux

tiennes plus polies de langaige que ton langaige n’est poly de

raison des aultres ses adversaires par moy veues ou oyes, dont

30je ne[39] puis auoir memoire; et ne me soit imputey a presumpcion

ou arogance, (ce ne le me fait mie faire en verité), mais

pour ce que entre les aultres disciples dudit Meung je desire

estre au moins le manre, (et que les raisons que tu amainnes

encontre ses raisons [qui] doiuent estre nommees sont telles

35qu’il n’est ja besoing) je ne dis pas des plus auanciés disciples

dudit Meung, mais des moyens ou assés aprés au dessoubz

qu’ilz y respondent. Confiant aussy du grant droit que

je uueil soustenir, ja soit ce que trop se soustiengne de leur

[sic] meismes. Mais j’en fais mon escu; et me pardonne si je

40parle par “tu,” car je le fais pour monstrer que ceste mienne

responce vient pour bonne amour, c’est assauoir, pour toy

ramener a droite voye, et auxi pour parler plus proprement

selonc que nos anciens maistres ont parley.

Premierement—tu (sans raison) commences ou chapistre

45[fol. 185 vo. b] de Raison et dis qu’elle nomme les

secrés membres d’omme par leur propre nom.[40] Et respons a

tel argument que diex fist les choses—dont sont elles bonnes,

donc les puet on bien nommer. Vraiement se dis tu: “Je

confesse que dieu crea toutes choses pures et nettes venans

50de soy; n’adonc en l’estat d’ignocence n’eust esté laidure de

les nommer; mais par la polucion de peché devint homme

immonde”; et fais exemple de Lucifer, qui fut premierement

bel et le nom bel, qui puis par peché fu rameney a orrible

laidesse; par quoy le nom, tout soit il de soy bel, donne il

55erreur aux oyans. Oultre tu dis que le nom ne fait pas la

deshonnesteté de la chose, mais la chose fait le nom deshonneste.

Ycy resambles tu le pellican; tu te tues de ton bec.

Par ta foy, ce la chose fait le nom deshonneste, quel nom

pués tu baillier a la chose qui ne soit deshonneste, se la chose

60ne se change comme le nom. Mais je viens a ce que tu dis,

que en l’estat d’ingnocence estoit licite de nommer les secrés

membres, et que dieu les forma en tel estat. Je te demande se

tu parloies des secrés membre[s] d’ung enfant de deux ou de

trois ans, (car tu ne niroyes pas que dieu ne nous forme trestous)

65les oseroies tu bien nommer par leur propre nom? Se

tu dis que non, toutevoies est il en l’estat d’ignocence sans

polucion en fait et en parolle.[41] Et ne vault riens si repliques

tu [que c’est pechié orig]inel[42], car il vint par inobedience.

Et si la polucion de nos premiers parans fait le nom des secrés

70membres si lait qu’on ne les puisse licitement nommer, je

dy que par plus fort raison on ne deuroit pas nommer yceulx

nos premiers parens. Car se sunt ceulx qui pecherent, et non

pas membres. Se tu dis que oy, c’est assauoir, c’on puisse

nommer les secrés membres d’ung enfant, je te prie que tu

75nous declaires l’aage jusques auquel il est [licite] de les nommer,

et auxi s’on peut nommer par leur nom les membres secrés

d’ung aagié homme chaste et vierge toute sa vie; pareillement

des [fol. 186 a] mambres pareilz aux membres secrés qui sont

es bestes mues, se tu les oseroies nommer (car ceulx ne pechent

80point), affin qu’apraignes a Raison et aux disciples dudit

Meung comment on doit parler. En verité l’Amant ou

chapistre de Raison fait plus d’argumens et de plus fors la

moitié que tu ne fais; au quelx Raison [fait] respons, et toutevoies

tu ne respons pas aux raisons d’icelle meisme, laquelle

85chose tu deusses faire auant que tu la reprisses. Si n’est plus

besoing de te respondre quant ad ce.

MAIS J’AY VEU ung escript[43] fait en maniere d’une

plaidoierie en la court sainte de Crestienté, en laquelle estoit

Justice canonique establie comme juge, et les vertus entour

90elle comme son conseil, duquel le chief et comme chancellier

estoit Entendement subtil, joint par compaignie a dame

Raison, Prudence, Science, et autres comme secretaires,

Eloquence theologienne comme aduocat de la court; et le

prometeur des causes estoit Conscience, lequel prometeur

95out fait leuer et presenter une requeste pour Chastetey, contenant

ceste forme: “A Justice la droituriere, tenant le lieu

de dieu en terre, et a toute sa religieuse court deuote et tres

crestienne, supplie humblement et se complaint Chasteté,

vostre feable subiecte, que remede soit mis et prouision

100briefue sur les forfaitures intollerables lesquelles m’a fait et

ne cesse faire ung qui se fait nommer le fol amoureux;” et met

aprés huit ou neuf articles. OR EN VERITE, je cuide congnostre

la personne qui celle plaidoierie a compilee, et ne

doubte qu’il ne parle de fol amoureux comme clerc d’armes,

105et ne li desplaise. Car par ma foy je tiens qu’ainsy comme il

meismes, quant il prescha en greue le jour de la Trinité, dist

que icelle Trinité nous veons et cognoissons en guivre, et

comme par ung mirouer. Ainssy voit, entent et parle d’ung

fol amoureux, car je panse qu’il ne le fut onques, ne n’y ot

110onques pensé(e); en tant que je oseroie dire qu’il contoit

mieulx la Trinité qu’il ne fait fol amoureux. Aussi y a il plus

pansé. Et pour yce j’eusse cause assés de dire a toute celle

[fol. 186 b] plaidoirie, qu’il n’y fault point respondre, car tout

le plaidoié est fondé sur ung fol amoureulx, et l’aucteur ne

115sceit qu’est fol amoureux. Et ne vault riens de dire que,

ja soit ce qu’il ne soit fol amoureux, si entent il par auenture

mieulx que tel [qui] l’est ou a esté—ce puet estre. Mais j’ose

bien dire que c’il meismes l’eust esté et ne le fust aparent il

entendist mieux la moitié, qu’il ne fait. Car trop plus a

120experience de ne say quelle puissance que n’a meismes l’effait

de viue voix. Toutevoies la verité et le bon droit sont telz

et si clers pour celluy qu’il appelle fol amoureux, qu’il ne me

greuera riens respondre aux particulieres raisons que propose

dame Eloquance theologienne, comme on li met seure. Car

125par ma foy elle nel se pansa onques, la bonne dame, comme je

diray cy aprés. Je suppose encor que le dit Meung eust esté fol

amoureux par aucun temps.

PREMIEREMENT donc dame Eloquance theologienne

dist que maistre Jehan de Meung porte en son front le tiltre

130escript de sa condampnacion par ce mot fol amoureux, en

disant: “Qui craventa jadis par feu et flamme Troye la grant?

FOL AMOUREUX. Qui fist destruyre lors plus de cent mil

gentilz hommes, Hector, Achilles, et autres? Fol amoureux.

Qui chassa hors de Ronme le roy Tarquinius? Fol amoureulx,”

135—et d’autres similitudes parelles. JE DEMANDE a dame

Eloquance se cest argument tent a blasmer estre fol amoureulx,

ou a blasmer le liure de la Rose pour ce qu’un qui fut

fol amoureulx l’a fait? Si tent[44] a blasmer fol amoureux,

je n’y respons point, car je confesse que c’est folie et sans

140raison que de l’estre, et ne fault ja qu’on c’efforce de plus

blasmer fol amoureux que fait le liure de la Rose. Auise

bien, qui le lit, ne dit-il pas du dieu d’Amours:

“C’est le dieu qui tous les desuoye”[45] et depuis: “Mais de la fole amour se gardent, 145Tant les cuers esprennent et ardent.”[46] “C’est ce que la pel t’a maigroié.”[47] “Son cuer mis en amour de famme, Dont maint ont perdu corps et ame.”[48] “C’est l’amour, qui souffle et atise 150La brese qui t’a ou cuer mise.”[49] “Quiconques a raison s’accorde Jamais par amours n’amera.”[50] [fol. 186 vo. a] “Que ceulx qui plus le hantent En la fin plus s’en repantent”[51]

155et en plus de cent autres lieux que je laisse pour cause de

brieté. Si non, ung ver qui souffir[o]it assés pour tous, c’est

assauoir:

“Maint y perdent, bien dire l’os, Sens, temps, chatel, corps, ame, los.”[52]

160Or espluchent hardiement ce “los,” ceulx qui

plus veulent blasmer fol amoureux que maistre Jehan

de Meung ne fait, et je croy que n’y troueront

que rengier; et quant maistre Jehan de Meung

appelle les secrés membres de famme “saintuaires,” et “reliques,”[53]

165il le fist pour monstrer la grant folie qui est en fol

amoureux. Car ung fol amoureux ne pense a aultre chose

que a ce bouton, et est son dieu et la onre comme son dieu.

Aussi en ce pas la y faigny poetiquement, et aux poetes et

paintres a tousiours esté license pareille de tout faindre,

170comme dit Orace:[54] si n’est ce pas si mal appellé c’on pouroit

bien dire d’appeller ses secrés mambres ceintuaires, car les

portes et les murs d’unne citey selonc les loys sont appellés

saintes pour ce que s’on y commet force ou les trespasse sans

congié il (l)y a poinne. Ainssy est il des secrés membres de

175fame, il y a peine qui y fait force ou qui sans force indeuement

les trespasse; et si dit la Bible qu’on souloit saintifier les

secrés manbres de femme.[55] MAIS se l’argument tant a

blasmer le liure de la Rose pour ce qu’un qui fut fol amoureux

l’a fait, je me merueille comment dame Eloquance ne fait

180premierement ses conclusions contre Salmon, Dauid, et aultres

folz amoureux, qui furent trop deuant Meung, desquelz les

liures sont meslés en la sainte escripture et les paroles ou saint

mistere de la messe. Qui fist tuer Urie le bon cheualier par

trahison pour commettre adultere auec sa femme? Fol

185amoureux. Qui fist edifier temples aux ydoles pour l’amour

de fammes estranges? Fol amoureulx,—et trop d’autres

que je trespasse. Contre ceulx cy deust premieremant parler

dame Eloquance, se son argument protestast. Mais nannin

voir. Ne lisons nous pas que Saint Pierre et Saint Pol aprés

190leur pechié furent plus fermes en la foy, et plusseurs autres

[fol. 186 vo. b] pareillement? Je dy que maistre Jehan de

Meung, puisqu’il fut fol amoureux, fu tres fermes en raison;

car de tant qu’il congnut mieux la folie qui est en fole amour

par experience, de tant la desprisa il plus et loua raison. Et

195quant il fist ce liure de la Rose il n’estoit plus fol amoureux,

ains s’en repantoit de l’auoir esté, comme il appert par ce

qu’il sceut si bien parler de raison. S’il ne l’eust congnue,

amee et entendue, il n’en[56] eust ainssy seu parler, comme il en

parla. Et toutevoies il est vray que fol amoureux ne la congnoist,

200aime, ou entent. Et si dit, en chapistre de Nature,

quant il parle de paradis, que les choses du Vergier Deduit ne

sont que fanfelues.[57] Et de la fontaine Narcisus dit:

“Dieux! que bonne fontaine et sade, Ou li saint deuienent malade.”[58]

205Et qu’elle

“enjure de mort les vifs.”[59]

Comment pouoit il mieux monstrer qu’il n’estoit pas

fol amoureux, et qu’il amoit raison que en blasment le Vergier

Deduit et les choses qui y sont; et en louant raison et mettant

210ung aultre part[60] ou Vergier, ouquel il figure si noblement la

Trinitey et l’Incarnacion par l’escharboucle et par l’oliue qui

prent son acroissement de la rousee de la fontaine,[61] etc. Des

qu’il commensa ce[ste] escripture, il entre en raison et dieu

sceit combien il se tient, a painne se peut il oster. Aussy ne

215s’i estoit gaires tenu le premier aucteur. Et ne cuide pas que

ce qu’il dit en son Testament: “J’ay fait en ma jonesse maint

dit par vanitey”[62]—qu’il entende de ce liure de la Rose. Car

vraiement comme je monstreray mais, il entendoit d’aucunes

balades, rondiaux [et] virelais que nous n’auons pas par

220escript, au moins moy. MAIS VENONS A CE QUI FAIT A

TON PROPOS—dame Eloquance, adressant ses parolles a

Notes in this chapter

Note 1 · Ms. A (bib. nat. 835) is followed for orthography. The text is determined by a comparison of A + B, C, D + E, variant readings being noted. Note 2 · [l. 1] (Superscription) L’epistre crestienne au preuost de Lisle enuoyé par la dicte contre le romant de la Rose F.Note 3 · [l. 3] (monseigneur ... Lisle) wanting F.Note 4 · [l. 4] (treschier sire) interverted F.Note 5 · [l. 6] (Christine de Pizan) wanting F.Note 6 · [l. 8] (aucunement) wanting F (inserted after despris).Note 7 · [l. 11] (moy) preceded by et B.Note 8 · [l. 12] (de voz ditz fait en reprenant) de voz diz fait en reprouuant B, de voz diz faiz si comme il me semble en reprenant D, de voz diz faNote 9 · [l. 15] (icellui) wanting A.Note 10 · [l. 16] (ayant) aie F.Note 11 · [l. 20] (clerc soubtil) wanting F.Note 12 · [l. 21] (et soustenir) wanting D E.Note 13 · [l. 23] (puet) doit C D E.Note 14 · [l. 26] (dit) wanting F.Note 15 · [l. 28] (d’oser) wanting F.Note 16 · [l. 29] (aucteur) acteur C D E.Note 17 · [l. 32] (commandee) followed by si F.Note 18 · [l. 33] (aprise) aprinse C.Note 19 · [l. 34] (de belle) par belle A.Note 20 · [l. 36] (ne) followed by l’an F.Note 21 · [l. 39] (dit deuant) interverted C D E.Note 22 · [l. 41] (accomplie) compilee D E, followed by et F.Note 23 · [l. 42] (ou pis que oyseuse) wanting F.Note 24 · [l. 44] (commune) comme A.Note 25 · [l. 45] (m’ot) moult F.Note 26 · [l. 47] (Sceus) sco B soulz F.Note 27 · [l. 48] (m’en) me F.Note 28 · [l. 52] (d’autre) d’entre F.Note 29 · [l. 53] (y) wanting C.Note 30 · [l. 54] (parle) parler A B C D E F.Note 31 · [l. 56] (first plus) wanting F.Note 32 · [l. 58] (Mais en ... trop traicte) wanting F.Note 33 · [l. 61] Cf. F. Michel, Roman de la Rose, t. I., p. 232.Note 34 · [l. 63] (raisonnablement estre) interverted C.Note 35 · [l. 69] (originel) et orgueil F.Note 36 · [l. 70] (par comparaison) wanting A.Note 37 · [l. 72] (fu) comes after pechié F.Note 38 · [l. 73] (de soy, tres bel) interverted C.Note 39 · [l. 77] (vous puis souldre) wanting F.Note 40 · [l. 80] (deboutee) reboutee A B.Note 41 · [l. 82] (et) de F.Note 42 · [l. 86] (de) en F.Note 43 · [l. 87] (nommees) nommeis F.Note 44 · [l. 88] (la deshonnesteté de la chose) la chose deshonneste B.Note 45 · [l. 94] (Et encore) encore F.Note 46 · [l. 95] (1. de) wanting F.Note 47 · Cf. Michel, op. cit., t. I., 145, 6.Note 48 · [l. 99] (vrayement) vray amant F.Note 49 · [l. 100] (celluy) ce F.Note 50 · [l. 101] (autre) outre F.Note 51 · [l. 102] (fussent) soient F.Note 52 · [l. 103] (par) en F.Note 53 · [l. 104] (a royalment parler) a realment parler after contraire F.Note 54 · Cf. for idea of the “Roi, qui ne ment,” T. A. Jenkins, Longer French Poems pp. 13, 143.Note 55 · [l. 110] (vilaine) villonie F.Note 56 · [l. 112] (a) followed by maintenir F.Note 57 · [l. 115] (ouir tant) interverted A B.Note 58 · [l. 116] (pour Dieu) wanting F.Note 59 · [l. 119] (bon) wanting F.Note 60 · [l. 120] (ne entroduction) wanting F.Note 61 · [l. 122] (qui) wanting A.Note 62 · [l. 124] (ne peuent ... femmes) wanting F.Note 63 · [l. 125] (en riens amenrir ne rendre empirees) ou riens amenrir ne rendre empirees A, en riens amenrir ne riens empirer D, en riens amenrir Note 64 · [l. 126] (Ha! Hay!) preceded by mais pourtant n’en puet de riens empirier F.Note 65 · [l. 128] (peut retenir) peut y retenir C y peut retenir F.Note 66 · [l. 129] (proffitables) bons F.Note 67 · [l. 130] (Mais) followed by que dit F.Note 68 · [l. 131] (doubte) faille C D E.Note 69 · [l. 132] (Mais pour Dieu ... et de noms et) et moult voudroie auoir trouué, qui bien me sceust souldre par quoy mon entendement fust rassadiNote 70 · [l. 137] (moz) preceded by ou clers et dit F.Note 71 · [l. 138] (les quelz) desquelz deffaillir F.Note 72 · [l. 139] (Et) wanting D E.Note 73 · [l. 143] (l’aucteur) wanting A.Note 74 · [l. 144] (puis) followed by a. F.Note 75 · [l. 145] (dit) wanting F.Note 76 · [l. 146] (qui la sont) wanting F.Note 77 · [l. 148] (ne en ce ne fait) il n’y F. Cf. Michel, op. cit. t. 2, p. 288, sqq.Note 78 · [l. 152] (erreur) orreur B.Note 79 · [l. 153] (doctrine) followed by ha! hay! quel semence F.Note 80 · [l. 156] (et esté) et estre C D E.Note 81 · [l. 157] (dire l’ose a qui) je l’ose bien dire F.Note 82 · [l. 159] (qui peut estre ... et pechié) Bien est vray que je condampne mie l’acteur ou aucteurs en toutes pars dudit liure. Car ce ne pouroiNote 83 · [l. 160] (Et encore pour Dieu) Et pour Dieu encore C.Note 84 · [l. 161] (a) followed by la F.Note 85 · [l. 162] (et si) wanting F.Note 86 · [l. 163] (de) et F.Note 87 · [l. 165] (aucques) auecques F.Note 88 · [l. 166] (me) wanting F.Note 89 · [l. 167] (le) wanting F.Note 90 · [l. 170] (grans) wanting C.Note 91 · Cf. Michel, op. cit, t. 2, p. 190 and Virgil, Bucolica, III. Eclogue, v. 92. Qui legitis flores et humi nascentia fraga, Frigidus, O pueri, Note 92 · [l. 172] (si) wanting F.Note 93 · [l. 173] (Cy a ... commander a) Si se contre dit mallement quant il commande F.Note 94 · [l. 175] (mais) wanting F.Note 95 · [l. 176] (aucunement) wanting F.Note 96 · [l. 177] (eschiuer le doit) eslongnier s’en conuient F.Note 97 · [l. 178] (est si engrant) tant est engrant doubte F.Note 98 · Michel, op. cit, t. 2, p. 182.Note 99 · [l. 179] (ou) en F.Note 100 · [l. 180] (Mais) wanting F.Note 101 · [l. 181] (pry) followed by a F.Note 102 · [l. 183] (mors) followed by ou F.Note 103 · [l. 184] (que) ce que B.Note 104 · [l. 185] (obstant) followed by je confesse bien F.Note 105 · [l. 186] (tenist son secret ... plus seur) son secret celast F.Note 106 · [l. 187] (et n’a pas moult comme ouy raconter que un) et n’a pas grant temps que je oy raconter comment ung C, et n’a pas moult que ung F.Note 107 · [l. 188] (puis) wanting F.Note 108 · [l. 189] (en qui se fioit) a qui fiablement c’estoit descouvert F.Note 109 · [l. 190] (pou vont) interverted C.Note 110 · [l. 192] (et secretement) wanting F.Note 111 · [l. 193] (il n’appert a nullui) nul ne s’en appersoit F.Note 112 · [l. 194] (comme autrefois ay) comme j’ay aultrefois F.Note 113 · [l. 195] (dictié) traictié A.Note 114 · [l. 196] (contrees ... royaumes) les royaumes, les contrees et les empires F.Note 115 · Cf. M. Roy: Oeuvres poétiques de Christine de Pisan (in the Soc. des anc. textes franç.) t. II, p. 21 l. 650.Note 116 · [l. 197] (Mais) Pour dieu mercy F.Note 117 · [l. 198] (crismes) followed by les F.Note 118 · [l. 199] (faire) followed by ne C D E.Note 119 · [l. 200] (ou tollent elles pas) ne tollent mie C D, ou tollent mie E.Note 120 · [l. 201] (elles) ilz F.Note 121 · [l. 202] (pas) mie A F.Note 122 · [l. 203] (Bon) preceded by commen[t] de desoiuent elles F.Note 123 · [l. 204] (sauoir) preceded by de F.Note 124 · [l. 205] (des) de A.Note 125 · [l. 206] (ne) n’en C D E.Note 126 · [l. 207] (tant en) si F.Note 127 · [l. 208] (ensuiure) s’ensuiuir C.Note 128 · [l. 209] (empeschement de ... de mariage, et) wanting F.Note 129 · [l. 210] (tant) followed by de fatras F.Note 130 · [l. 211] (Dieux) Ha F.Note 131 · [l. 212] (proffitable) cause de grant bien F.Note 132 · [l. 213] (toutes) followed by les F.Note 133 · [l. 214] (acointance) followed by Je ne tieng que onques fuste acointe F.Note 134 · [l. 215] (ne vertueuse) wanting F.Note 135 · [l. 216] (et de male vie) wanting F.Note 136 · [l. 217] (toutes) followed by femmes F.Note 137 · [l. 219] (les deshonestes ... elles fuir) les femmes ou sont les grans et honteux vices comme les dissolues et celles conseiller a non suir Note 138 · [l. 220] (et iuste) wanting F.Note 139 · [l. 224] (qui) que A.Note 140 · [l. 225] (Car) Mais sans faille F.Note 141 · [l. 226] (il a esté) ja a esté D E.Note 142 · [l. 227] (vaillans) valables A B, de trop plus vaillans F.Note 143 · [l. 229] (que oncques ne fist de sa personne, meismement) que il oncques ne fu meismes en pollicie mondaine F.Note 144 · [l. 230] (et en meurs ... pluseurs) wanting F.Note 145 · [l. 231] (ont esté cause) cause ont esté F.Note 146 · [l. 232] (leurs affaires et leurs secres et leurs passions B D E, leur affaires et secres et leurs passions A, leurs passions C, leurs affaiNote 147 · [l. 233] (et) wanting F.Note 148 · [l. 234] (maris) followed by moult F.Note 149 · [l. 235] (anciennes hystoires) es anciennes hystoires on treuue l’en asses. F.Note 150 · [l. 236] (Sarra) followed by & A.Note 151 · [l. 237] (mesmes) mesmement F.Note 152 · [l. 238] (et aultres de noz dames) wanting D E.Note 153 · [l. 239] (royne Jehanne) la royne Jehanne, la sainte dame F.Note 154 · [l. 240] (la duchece) celle F.Note 155 · [l. 241] (nommee) wanting F.Note 156 · [l. 242] (Et de mendres vaillans preudefemmes) de mendres vaillans femmes C vaillans preudesfames F.Note 157 · [l. 243] (femme) femme de F.Note 158 · [l. 244] (assez d’autres) et aultres assez A et moult d’autres C.Note 159 · [l. 247] (ne) ou A.Note 160 · [l. 248] (Car veritablement mon motif n’est simplement fors soustenir) Car sans faulte n’est la cause fors pour soustenir F.Note 161 · [l. 249] (si) wanting F.Note 162 · [l. 250] (au contraire ... Et de) wanting F.Note 163 · [l. 251] (comme voirement suis) comme je suis voirement, F.Note 164 · [l. 252] (plus) plus veritablement F.Note 165 · [l. 253] (n’en) wanting F.Note 166 · [l. 254] (par amours soit consideré) regardons. F.Note 167 · [l. 255] (la fin) la fin la fin [sic] F.Note 168 · [l. 256] (terminees) followed by et cogneues F.Note 169 · [l. 257] (que dis ie honteuse mais) wanting C.Note 170 · [l. 258] (deshonneste) deshonteuse A.Note 171 · [l. 259] (personne aucune amant ... ce que honte) repeated B.Note 172 · [l. 262] (honte et raison) raison et honte B D E.Note 173 · [l. 263] (le penser) de penser C les pensees F.Note 174 · [l. 266] (donc) pour Dieu F.Note 175 · [l. 270] (Et se tu le veulz ... raconte) quel bien donques y puet on glosser F.Note 176 · [l. 273] (les) wanting F.Note 177 · [l. 274] (Se il nous narrast comment) Quel estrange auenture est ce. Et ce dit eust que deuenus fust F.Note 178 · [l. 275] (autre estrange chose) autre chose A autre chose estrange B.Note 179 · [l. 277] (et sans faille) wanting F.Note 180 · [l. 279] (mesmes) mesmement C.Note 181 · [l. 281] (Ainsi selon ma petite ... cogneues les inclinacions) wanting F.Note 182 · [l. 285-301] (Non obstant ce ie ... de bien et de vertu) Bien est vray que je condampne mie l’acteur ou aucteurs en toutes par dudit liure. Note 183 · [l. 292] (communement sont cogneues) sont communement cogneues C.Note 184 · [l. 294] (de bien) bien A.Note 185 · [l. 296] (par ce ont mains soubtilz aucunefois) pour ce pluseurs subtilz ont aucunement C.Note 186 · [l. 302] (dis en concluant a vous) wanting F.Note 187 · [l. 303] (vos aliez) autres F.Note 188 · [l. 304] (presumés) voulez C D E.Note 189 · [l. 314] (mieulx lui affiert) lui affiert mieulx C.Note 190 · [l. 315] (nonobstant) preceded by Je dy certainement et en confirmant mon oppinion que cestuy rommant dit de la Rose F.Note 191 · [l. 316] (bien) bon B.Note 192 · [l. 317] (et sagement) wanting A.Note 193 · [l. 318] (je dis que c’est) ains est F.Note 194 · [l. 320] (voye) voire F.Note 195 · [l. 321] (honte) preceded by voye et cause de dampnacion et F.Note 196 · [l. 322] (Mais ie sçay ... vous me respondrez) Et ce pourtant excuser le voules F.Note 197 · [l. 323] (est ennorté) soit F.Note 198 · [l. 324] (l’eschiuer. Si vous puis souldre par meilleur raison que nature humaine, qui de soy est encline) soy garder. Je respons que humainNote 199 · [l. 326] (le pié) ce piet F.Note 200 · [l. 327] (de tout le bien) des biens F.Note 201 · [l. 330] (autres) wanting F.Note 202 · [l. 331] (docteurs) followed by autentiques F.Note 203 · [l. 332] (Seneque) wanting F.Note 204 · [l. 333] (sauez vous) interverted F.Note 205 · [l. 334] (et enseignent) suir F.Note 206 · [l. 336] (communement) wanting here, but follows mondains F.Note 207 · [l. 338] (octroye que il boiue fort et) octroie a boire fort et C octroye qu’il boiue fort et que B D.Note 208 · [l. 339] (Et si me rens bien certaine) Encor dis et soustiens F.Note 209 · [l. 340] (Dieu) wanting here, but comes before par F.Note 210 · [l. 341] (Dieu) luy F.Note 211 · [l. 342] (ou) ne F.Note 212 · [l. 343] (nettoiez) wanting F.Note 213 · [l. 345] (iuge) droit iuge F.Note 214 · [l. 347] (Si souffise atant) followed by Et que si grant louenge comme vous imputes a luy (sauue vostre bonne grace) m’est aduis que grant tNote 215 · [l. 348] (d’oser) d’ainsy oser, F.Note 216 · [l. 349] (et) wanting F.Note 217 · [l. 350] (quant lui seul homme] quant il qui fu seul homme F.Note 218 · [l. 351] (excepcion) exercitacion B.Note 219 · [l. 352] (Item—comme la dicte Christine ... qui s’ensuit) wanting F.Note 220 · [l. 353] (maistre Gontier Col) maistre gol [sic] A.Note 221 · [l. 1] (Ms. A) (Maistre Gontier Col) wanting C D E.Note 222 · [l. 2] (Christine) followed by de Pizan D.Note 223 · [l. 8] (enseigneur) et seigneur C.Note 224 · [l. 11] (et excellent) wanting D.Note 225 · [l. 13] (entre) contre D.Note 226 · [l. 16] (le) la A C.Note 227 · [l. 24] (Jehan) followed by de Meun A B.Note 228 · [l. 32] (mieulx ameroie) ameroie mieulx B.Note 229 · Cf. Le Trésor de maistre Jehan de Meung ou les Septs Articles de la Foi, Méon, Roman de la Rose, t. 3, p. 331.Note 230 · [l. 44] (pas) point A.Note 231 · [l. 47] (mesmement) followed by qu’il est a supposer B.Note 232 · [l. 48] (en ceste compilacion) wanting A.Note 233 · [l. 49] (ad ce) en ce A a ce C.Note 234 · [l. 54] (o) auec C.Note 235 · [l. 57] (tes) followed by a faint mark above, which resembles the abbreviation of ‘et.’Note 236 · [l. 58] (maistres) maistre A, wanting B.Note 237 · Eunucus Beck suggests ethnicus with reference to St. Matthew’s gospel, XVIII, 15 sqq.Note 238 · [l. 1] (Christine) wanting C D E.Note 239 · [l. 2] (tresnoble) tresnotable A tresnottable B.Note 240 · [l. 6] (reprouuer) reprimer C.Note 241 · [l. 15] (adrecé) adrecant B.Note 242 · [l. 20] (deusiesmes) secondes C.Note 243 · [l. 24] (aucteur) acteur C D E.Note 244 · [l. 25] (repente) me repente C.Note 245 · [l. 26] (homme d’entendement) hault entendement C D E.Note 246 · [l. 32] (soit bien) interverted A B.Note 247 · [l. 39] (vouldroie) followed by plustost A.Note 248 · [l. 44] (mustellete) motelle B moustelle C.Note 249 · [l. 46] (desmeue) demennee A.Note 250 · [l. 50] (ce que) followed by plus A.Note 251 · [l. 52] (intitulé) followed by le A.Note 252 · [l. 53] (tant) followed by y C.Note 253 · [l. 56] (mauuaise) mauuaistié C.Note 254 · [l. 58] (publique) plublique [sic] A.Note 255 · [l. 62] (tous) followed by publiquement A.Note 256 · [l. 1] (Ms. A) (commencent) commence le liure des epistre B.Note 257 · [l. 2] (sur) sus B E.Note 258 · [l. 3-4] (general conseillier du roy, maistre Jehan Johannes) wanting B. There is the slight change in order in B that le preuost de Lisle iNote 259 · [l. 4] (du roy) followed by nostre sire & A.Note 260 · [l. 5] (maistre Pierre Col) wanting C D E (which do not contain letters to or by this personage).Note 261 · [l. 6] (Christine) preceded by damoiselle C.Note 262 · [l. 7] (La premiere epistre, a la royne de France) followed by Christine B.Note 263 · [l. 8] (princesse) damece A.Note 264 · [l. 11] (Treshaulte) preceded by A, C.Note 265 · [l. 13] (excellence) personne A.Note 266 · [l. 14] (lire) les C.Note 267 · [l. 18] (tresredoubtee) followed by dame D.Note 268 · [l. 24] (suis) followed by suis (sic) A.Note 269 · [l. 25] (dame) wanting C.Note 270 · [l. 32] (1. ne) wanting A.—followed by a B D.Note 271 · [l. 41] (foy et donner) wanting C.Note 272 · [l. 42] (soubz) wanting B.Note 273 · [l. 43] (la) preceded by a D E.Note 274 · [l. 44] (qu’il) que B E.Note 275 · [l. 46] (la veille) followed by de la veille (sic) D.Note 276 · [l. 1] (Ms. A) (La seconde epistre) as a heading A only.Note 277 · [l. 7] (de Pizan) wanting A E.Note 278 · [l. 10] (segnefier) signifier B C D.Note 279 · [l. 13] (sire) seigneur B.Note 280 · [l. 14] (2. dit) wanting D.Note 281 · [l. 16] (de ce feront cy apres mencion) de ce apres feront mencion B D E.Note 282 · [l. 31] (pour) par B C D E.Note 283 · [l. 36] (office) followed by de A.Note 284 · [l. 49] (la dicte) la dite Christine B, la dicte Christine D.Note 285 · [l. 52] (enuoya) follows preuost B D.Note 286 · [l. 54] (dit clerc) wanting B.Note 287 · [l. 55] (romans, et pour lui ramener auoit le dit) wanting D.Note 288 · [l. 58] (a elle icelle) a la dicte Christine ycelle A, a la dicte Christine ycellui B.Note 289 · [l. 59] (la dicte veu) Christine veu A B.Note 290 · [l. 63] (dit) wanting A.Note 291 · Ms. F.Note 292 · Perhaps superfluous.Note 293 · Cf. Michel, op. cit., t. 1, pp. 231, 236, etc.Note 294 · Ms. almost illegible.Note 295 · A word or words here illegible.Note 296 · Cf. Gerson: Tractatus contra Romantium de Rosa (No. X above.)Note 297 · Ms. tout (?)Note 298 · Cf. Michel, op. cit., t. I, p. 144, l. 4959.Note 299 · Ibid., p. 155, l. 5315.Note 300 · Ibid., l. 5327.Note 301 · Ibid., t. 2, p. 104, l. 14880, 1.Note 302 · Ibid., t. I, p. 212, l. 6435.Note 303 · Ibid., p. 229, ll. 7619-20.Note 304 · Ibid., p. 336, l. 10873.Note 305 · Ibid., p. 156, l. 5348.Note 306 · Ibid., p. 236-7.Note 307 · Ars poetica, I. 8, 9.Note 308 · Leviticus XV.Note 309 · Ms. non.Note 310 · Ms. sanselues.Note 311 · Cf. Michel, op. cit., t. 2, p. 307, l. 21353. Ms. deuienient.Note 312 · Cf. Michel, op. cit., t. 2, p. 312. The complete line is: “Cele les vis de mort enivre;”Note 313 · (part) followed by ung aultre part (sic.)Note 314 · Cf. Michel, op. cit., t. 2, p. 310.Note 315 · Cf. Méon Roman de la Rose, IV., p. 1.
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