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Saint Michel et le Mont-Saint-Michel

TROISIÈME PARTIE DESCRIPTION DU MONT-SAINT-MICHEL (continued 3)

Reading edition

Françoys Flambart.—D’azur, à la fasce cinq fois flamminée, accompagnée en chef de deux étoiles, le tout d’or.

Richard Flambart.—D’azur, à la fasce cinq fois flamminée, accompagnée en chef de deux étoiles, le tout d’or.

Jacques de Folligny.—Mi-parti d’argent et de gueules, à deux quintefeuilles de gueules et d’argent mises en fasce.

Louis de Folligny.—Mi-parti d’argent et de gueules, à deux quintefeuilles de gueules et d’argent posées en fasce.

Robert de Fontenay.—D’argent, à deux lions de sable léopardés, posés l’un au-dessus de l’autre, armés, lampassés et couronnés de gueules.

Jean Gouhier.—De gueules, à trois roses d’argent, posées deux et une.

Jean de Grainville.—D’azur, à deux fasces d’argent, accompagnées de six croisettes d’or, posées trois, deux et une.

Henry de Grippel.—D’azur, à un dextrochère d’argent, tenant un demi-vol du même.

Pierre Le Grys.—D’argent, à la fasce de gueules.—Devise: Avec le temps.

Henry Le Grys.—D’argent, à la fasce de gueules.

Thomas Guérin.—D’azur, à trois molettes d’éperons d’or, posées deux et une; au chef d’or chargé d’un lion issant de gueules.—Devise: In trino omnia, et uno.

Charles de Guémené.—Mi-parti, au premier de gueules, à neuf mascles d’or; au deuxième d’hermines sans nombre.—Devise: Potius mori quam fœdari.

Jean de Guiton.—D’azur, à trois angons d’argent, posés deux et un.—Devise: Diex aïe.

Du Halay.—De sable, à deux fasces d’argent; au pal d’or brochant sur le tout.

Guillaume Hamon.—D’azur, à trois annelets d’or, posés deux et un.—Devise: Ha mon ami.

Olivier Hamon.—D’azur, à trois annelets d’or, posés deux et un.

Alain Hamon.—D’azur, à trois annelets d’or, posés deux et un.

Thomas Le Hartel.—D’or, à une manche mal taillée de gueules.

Guillaume Hay.—De sable, au lion morné d’argent.—Devise: A toga nitesco et ense.

Jean de la Haye d’Aronde.—D’or, au sautoir d’azur.

Jean de la Haye, baron de Coulonces.—D’azur, à la fasce d’or, accompagnée de trois besants du même, posés deux et un.

Colin de la Haye-Hue.—De gueules, à trois losanges d’argent, posés deux et un.

Jean Hérault.—D’argent, à l’étoile de sable en abyme, accompagnée de trois canettes de mêmes, posées deux et une, becquées et membrées d’or.

Michel Hérault, seigneur de Plomb.—D’argent, à l’étoile de sable posée en abyme, accompagnée de trois canettes de mêmes, posées deux et une, becquées et membrées d’or.

Bernard du Homme.—D’azur, au léopard d’argent, accompagné de six besants d’or, posés trois, deux et un.

Robert du Homme.—D’azur, au léopard d’argent, accompagné de six besants d’or, posés trois, deux et un.

Thomas Houel.—Paslé d’or et d’azur de six pièces.

Laurens des Longues.—De gueules, à l’aigle abaissée d’argent.

Alain des Longues.—De gueules, à l’aigle abaissée d’argent.

Guillaume de la Luzerne.—D’azur, à la croix ancrée d’or, chargée de cinq coquilles de sable, posées une sur le centre du croisillon et les autres sur le milieu de chaque branche.

Christophe de Manneville.—De sable, au lion d’argent.

Foulques de Marcilly.—D’azur, à trois merlettes d’or, posées deux et une.

Louis de la Mare.—D’argent, à la croix de gueules.

Richard de la Mare.—D’argent, à la croix de gueules.

Massire.—Cette famille était du Maine.

Olivier de Mauny, baron de Thorigny.—D’azur, au croissant de gueules.—Devise: Haynault l’ancien. Mauny! Mauny!

Foulques du Merle.—De gueules, à trois quintefeuilles d’argent, posées deux et une.—Devise: Spes mea sola Deus.

Henry Millart.—D’azur, au croissant d’or, accompagné de trois étoiles du même, posées deux et une.

Radulphe de Mons.—D’argent, à l’aigle de gueules, becquée et membrée d’or; à la bordure de sable, chargée de douce besants d’argent posés en orle.

Thomas de Monteclerc.—De gueules, au lion d’or.—Devise: Majus inter pares.

Charles de la Motte.—D’argent, au sanglier de sable.

Louis de la Motte.—D’argent, au sanglier de sable.

Jean de la Motte.—D’argent, au sanglier de sable.

Robert de la Motte Vigor.—D’argent, au sanglier de sable; au chef de sable chargé d’une étoile d’argent.

Pierre du Moulin.—D’argent, à la croix de sable, chargée en son croisillon d’une coquille d’or.

Colas des Moustiers.—D’argent, à la bande d’azur frettée d’or de huit pièces.—Devise: Quod opto est immortale.

Antoine Néel.—D’azur, à trois mains senestres appommées d’argent, posées deux et une; au chef d’or.

De Nocey.—D’argent, à trois fasces de sable, accompagnées de dix merlettes de même, posées quatre, trois, deux et une.—Devise: Multa nocent.

Robert de Netret.—D’azur, au lion d’or; au chef cousu de gueules.—Devise: Deo ac regi.

Guillaume sire de Notret.—D’azur, au lion d’or; au chef cousu de gueules.

Estienne d’Orgeval.—D’or, à deux troncs d’arbres, posés en fasces, écotés et arrachés de sable.

Thomas de la Paluelle.—D’azur, à trois molettes d’éperons d’argent, posées deux et une.—Devise: Mihi gloria calcar.

Guillaume des Pas.—De gueules, au lion d’or.

Jean des Pas.—De gueules, au lion d’or.

Nicole Payenel.—D’or, à deux fasces d’azur, accompagnées de neuf merlettes de gueules, posées en orle, quatre, deux et trois.

Jean Payenel, sire de Moyon.—D’argent, à deux fasces d’azur, accompagnées de neuf merlettes de gueules, posées en orle quatre, deux et trois.

Thomas de Percy.—De sable, au chef denché d’or.—Devise: Espérance en Dieu.

Jean Pigace.—D’argent, à trois comettes de gueules, posées deux et une.

André Pigace.—D’argent, à trois comettes de gueules, posées deux et une.

Louis Pigace (le bastard).—De gueules, à trois comettes d’argent, posées deux et une.

Thomas Pirou.—De synople, à la bande d’argent.

Jean de Pontfoul.—D’azur, à la fasce d’argent; au chef d’or, chargé de trois molettes d’éperons de gueules rangées en ligne.

Guillaume Le Prestel.—De gueules, à la croix ancrée d’or.

Yves Priour Vague de Mer (de Boceret Bretagne).—De gueules, à la fasce d’argent, accompagnée de trois coquilles en chef posées en ligne, et d’un trèfle en pointe, le tout d’argent.

André du Pys.—D’or, au lion d’azur, armé, lampassé et couronné de gueules.

Louis de Quintin.—D’argent, au chef de gueules.

Raoul de Regviers.—D’argent, à six losanges de gueules, posés trois, deux et un.—Devise: Candore et ardore.

Robert Roussel.—Paslé d’or et d’azur de six pièces; au chef de gueules chargé de trois merlettes d’argent, posées en ligne.

Nicolas de Rouvencestre.—D’or, au chef de gueules, chargé de trois aiglettes d’argent posées en ligne.

Guillaume de Saint-Germain.—De gueules, à trois besants d’argent, posés deux et un.—Devise: Deo, ecclesiæ et regi obediens et fidelis.

Samson de Saint-Germain.—De gueules, à trois besants d’argent, posés deux et un.

Guillaume de Sainte-Marie d’Esquilly.—D’argent, à deux fasces d’azur, accompagnées de six merlettes de gueules, posées trois, deux et une.

Jean de Sainte-Marie d’Esquilly.—D’argent, à deux fasces d’azur, accompagnées de six merlettes de gueules, posées trois, deux et une.

Jean de Semilly.—De gueules, à l’écusson d’argent posé en abyme, accompagné de six merlettes du même, rangées en orle.

Robert de Semilly.—De gueules, à l’écusson d’argent posé en abyme, accompagné de six merlettes du même, rangées en orle.

Hébert Thézart.—D’or, à la fasce de sable.

De Thorigny (le bastard).—D’argent, à la croix de gueules.—Devise: Brevior at clarior.

Jean de Tournebu. IIIᵉ du nom.—D’argent, à la bande d’azur.

Jean de Tournemine, sire de la Hunaudaye.—Écartelé d’or et d’azur.

Pierre de Tournemine.—Écartelé d’or et d’azur, à la traverse d’argent brochant sur le tout.—Devise: Aultre n’auray.

Robert de Vair.—D’or, à deux fasces de gueules.

Jean Louvel, sire de Ver.—De gueules, au léopard d’argent.

Guillaume de Verdun.—D’or, fretté de sable de six pièces.

Girard Le Viconte.—D’azur, à trois coquilles d’or, sans oreilles, posées deux et une.—Devise: Æternæ rerum vires.

Pierre de Viette.—D’argent, à la bande d’azur, accompagnée de six tourteaux de gueules, posés en orle.

M. DESCHAMPS DE VADEVILLE.

VIII AU QUINZIÈME SIÈCLE NOTE SUR L’ATELIER MONÉTAIRE ÉTABLI AU MONT SAINT-MICHEL

[Page 257]

Parmi les monnaies qui sont mention̄ées le plus fréquem̄ent dans les actes et les textes du commencement du XVᵉ siècle, on peut citer les moutons d’or[43] qui devaient leur nom à l’agneau pascal qu’ils ont pour type, et leur grande renom̄ée au titre excellent que saint Louis avait donné aux agnels qu’il fit le premier fabriquer. C’est en effet le denier d’or à l’agnel de Louis IX qui est sans cesse rappelé comme étalon dans les ordonnances de ses successeurs. En général le titre des moutons d’or fut plus respecté par les souverains que celui des autres monnaies, et l’on en changea la figure aussi peu que le permirent les modifications involontaires du style de l’art. Le nom du prince réduit à quelques lettres et relégué dans une place secondaire permettait, à chaque nouveau règne, de produire des imitations très approchées du type accoutumé.

Voici la description du petit mouton tel qu’il avait cours sous Charles VI; nous prenons comme exemple une pièce de la collection de M. Rousseau, portant un point secret indiquant le lieu où elle a été frappée.

♱ AGN: DEI: QVI: TOLL: PECAT: MVDI: MIS: NOB: Agneau nimbé tenant une bannière à croix tréflée; sous les pieds de l’agneau K. F. RX. Point sous l’V de mundi, vingtième lettre.

R ♱ XPC. VINCIT. XPC. REGNAT: XPC. INPERAT. Croix fleuronnée, anglée de quatre fleurs de lys, dans un entourage composé de quatre cintres et de quatre angles; or, poids: 2,54 grammes (Fabrication de Sainte-Menehould, mai 1418.)

On conçoit aisément combien un pareil type était fait pour tenter les imitateurs étrangers; aussi vit-on dans plusieurs pays circuler des contrefaçons du petit mouton français.

[Page 264]

On était, dit M. Mantellier[44], à une époque difficile pour la monnaie; en France, les ateliers, privés par la guerre des ressources qui les alimentent, ne subsistaient qu’au moyen des refontes; et indépendam̄ent de ses embarras particuliers, le duc de Bourbon tenait aux affaires du roi par des liens trop intimes pour ne pas ressentir en Dombes le contre-coup de cette détresse. Il est peu étonnant, d’ailleurs, que ce prince, qui passa les premières années de sa vie à la guerre contre les Anglais, les dernières dans les intrigues du dauphin, et fut mêlé à tous les évènements d’alors, ait manqué de temps et d’argent pour monnayer.

Ces détails historiques rendent compte de la rareté excessive du mouton d’or que nous publions ici et qui constitue une importante acquisition pour la numismatique du xvᵉ siècle.

Henri V étant mort le 31 août 1422 et Charles VI le 21 octobre suivant, le jeune Henri VI fut proclamé roi de France le 12 novembre et le duc de Bedford fit frapper monnaie au nom du prince anglais partout où s’étendait son pouvoir. Cependant, en Normandie même, quelques places fortes étaient restées fidèles au dauphin. De ce nombre était le Mont-Saint-Michel, qui ne se rendit jamais aux troupes étrangères. L’atelier monétaire, établi en ce lieu, continuait à frapper au nom de Charles VII, ainsi qu’on le voit par différentes chartes[45]. Il est probable que la pièce suivante, conservée dans la collection de M. Rousseau, a été faite au Mont-Saint-Michel.

♱ AGN. DEI. QVI. TOLL. PCAT. MVDI. MISE. NOBS. Agneau nimbé tenant une bannière surmontée d’une croisette, sous les pieds de l’agneau: K. F. RX; le tout dans un entourage de onze petits cintres. Point sous la dix-huitième lettre.

R. ♱ XPC. VINCIT, etc. Croix fleuron̄ée, anglée de quatre fleurs de lys, dans un entourage composé de quatre cintres et de quatre angles, à l’extérieur duquel sont placées six fleurs de lys, une croisette et un groupe de trois points. Point sous la dix-huitième lettre. Or; poids: 2,56 grammes. (Fabrication de mai 1423.)

Cette monnaie, dont le style est relativement récent, convient parfaitement aux premières années du règne de Charles VII; mais, comme, d’une part, il n’est plus question de la fabrication des moutons d’or après l’ordonan̄ce du 26 octobre 1428, et que, de l’autre, Charles ne rentra en possession des villes monétaires de la Normandie qu’en 1449, la présence du point sous la dix-huitième lettre, qui est la marque française de Saint-Lô, ne s’expliquerait pas.

Il est assez naturel de penser que ce point secret, devenu sans emploi par suite de la spoliation anglaise, fut attribué au lieu qui avait remplacé Saint-Lô dans la liste des ateliers français.

Nous voyons, en effet, les officiers royaux, qui avaient exercé leurs fonctions au Mont-Saint-Michel, réclamer, en 1453, contre la nomination de deux gardes de la monnaie de Saint-Lô, faite le 30 juin 1450[46]. A cette époque, cette dernière ville avait abandoné l’annelet sous la seconde lettre, différent des Anglais, pour reprendre le point sous la dix-huitième lettre, et le Mont-Saint-Michel cesse de figurer parmi les villes monétaires. De cette coïncidence il paraît résulter que ces deux ateliers n’ont battu de la monnaie française qu’à l’exclusion l’un de l’autre.

Si nos conjectures sont justes, ce mouton d’or aurait été frappé l’année même où Louis d’Estouteville et ses cent dix-neuf gentils-homes, aidés par les religieux de l’abbaye, repoussèrent, avec un courage resté célèbre, les attaques désespérées des Anglais.

Adrien de LONGPÉRIER.

IX POÉSIE FRANÇAISE DU XVᵉ SIÈCLE UNE PRIÈRE EN VERS A L’ARCHANGE

[Page 306]

Glorieux saint Michel archange, A vous rens graces et louanges De tout mon cuer, devotement, En vous suppliant humblement, Qu’envers Jhesu Crist, nostre pere, Et Marie, sa fille et mere, Fassiés que pardon me soit fait De ce que puis avoir mefait, Durant tout le cours de ma vie. A jointes mains merci vous prie: Car vous avés la cognoissance Des bonnes ames, et puissance Recevoir et mener en gloire. Si vueillez avoir en memoire Mon ame, quant l’eure viendra Que du cors partir li fauldra: Par vous soit conduite tout droit En Paradis; que Dieu l’ottroit[47]!

X PREMIERS MONUMENTS DU THÉATRE FRANÇAIS (XVᵉ SIÈCLE) LE MISTÈRE DU SIÈGE D’ORLÉANS QUI FUT REPRÉSENTÉ DU VIVANT DE JEANNE D’ARC (I)

[Page 306]

DIEU.

Michel ange, entend à moy: Je veuil par toy faire messaige, Pour subvenir au desarroy De France, le noble heritaige. En Barois yras en voyaige, Et feras ce que je te dy. Au plus près d’un petit village Lequel est nommé Dompremy, Qui est situé en la terre Et seigneurie de Vaucouleur, Là trouveras, sans plus enquerre, Une pucelle par honneur. En elle est toute doulceur, Bonne, juste et innocente, Qui m’ayme du parfont du cueur, Honneste, sage et bien prudente. Tu luy diras que je luy mande Qu’en elle sera ma vertu, Et que par elle on entende L’orgueil des François abatu; Et que je me suis consentu Recouvrer le royaulme de France, Et par elle sera debatu Contre les Anglois par oultrance. Premièrement, tu luy diras Que par elle vueil qu’i soit fait, Et de par moy luy commanderas Qu’i soit acomply et parfait. Sy est qu’elle voise de fait Pour lever le siege d’Orleans,[48] Chasser les Anglois à destroit, S’y ne s’en vont incontinant. Puis après, elle le menra Le roy Charles sacrer à Rains. De par moy elle acomplira Et en parviendra à ces fins; Que de ce ne se doubte point: Ma vertu sera avec elle, Pour acomplir de point en point Par icelle jeune pucelle. Dy luy aussi pareillement Qu’elle se veste en habit d’omme; Je luy donray le hardiment, Pour mieulx que le cas se consomme. Puis elle s’en yra en somme Devers Robert de Baudricourt, Pour l’amener en ceste forme Devers le Roy et en sa court.

MICHEL ANGE.

Mon chier seigneur, en grant coraige Acompliray vostre ordonnance Vers la pucelle bonne et saige; Le cas luy diray en presence, Je y vois, sans nulle difference, Faire vostre commandement.

DIEU.

Que elle aye bonne fiance, Sans soy esbayr nullement. Pose d’orgues.—Et vient devers la Pucelle gardant les brebiz de son pere et queusant[49] en linge.

MICHEL.

Jeune pucelle bien eureuse, Le Dieu du ciel vers vous m’envoye, Et ne soyez de rien peureuse: Prenez en vous parfaicte joye Dieu vous mande, c’est chose vraye, Que y vieult estre avecque vous, Où vous soyez en quelque voye; Si n’ayez point doncques de poux[50], Sa voulenté et son plaisir Est que vous aillez à Orleans, Pour en faire Anglois saillir Et lever le siège devant. Se de vous sont contredisant, En armes vous les convaincrez, Ne contre vous ne seront puissans; Mès de tout point les subjugrez. Puis après, y vous conviendra A Rains mener sacrer le Roy, Que ainsi Dieu vous conduira, Et Charles oster hors d’esmoy. Combien qu’il ait beaucoup desroy[51] Et pour le present fort à faire, Dieu le fera paisible en soy, Que il a ouy sa prière. Et au seigneur de Baudricourt, Vous luy direz que y vous maine Incontinent, le chemin court, Que il est vostre cappitaine, Ainsi que c’est chose certaine. Devers le Roy vous menera En abit d’omme, toute seine, Que Dieu toujours vous conduira.

LA PUCELLE.

Mon bon seigneur, que dictes vous? Vous me faictes trop esbaye: Cecy ne vient point à propoux, En ce je ne sçay que je die. Moy, povre pucelle ravye Des nouvelles que vous me dictes, Sachez, je ne les entend mie, Que y me sont trop auctentiques. Je ne vous pourroye respondre Ainsi, moi, povre bergerete, Vous qui cy me venez semondre. Comme une simple pucelette, Gardant es champs dessus l’erbete Les povres bestes de mon pere, Une jeune simple fillete, Vous dis sont à mon bien contraire.

MICHEL ANGE.

Jehanne, ne vous en esmayez; Que Dieu l’a ainsi ordonné, Et veut que l’onneur vous ayez Du royaulme, present fortuné, Qui a esté habandonné Par pechié commis des François; Par vous sera roy couronné Et remis en ses nobles drois.

PUCELLE.

En armes je ne me congnois, Ne m’appartient la congnoissance, Ainsi que vous le povez vois; Et en moy n’est pas la puissance, Ne ne treuve nulle apparence D’aller devers le cappitaine Lui raconter vostre ordonnance: C’est que devers le Roy me maine.

MICHEL.

Amye, y le fault ainsi Le faire, que Dieu le commande. N’ayez de riens peur ne soucy, Quand de par moy y le vous mande.

PUCELLE.

La chose, sachez, est si grande Qu’i n’est nul qui le peust pencer, Ne en moy n’est sens qui se tende A savoir cecy propencer.

MICHEL.

Fille, acomplissez la chose Et Dieu sera avecques vous, Qui vous gardera, comme une rose, De polucion contre tous. Ayez en luy ferme propoux Et le faictes de bon coraige. Y vous aidera, et n’ayez poux De tout dangier et tout dommaige.

PUCELLE.

A Dieu je vouldroye obeyr Comme je doy et est raison, Et très humblement le servir, A mon povoir sans mesprison; Et tousjours, en toute saison, Vueil estre sa povre servante, Actendant sa vraye maison Lassus ou ciel, où est m’entente.

MICHEL.

A Dieu, Jehanne, vraye pucelle, Qui est d’icelui bien aymée; Ayez tousjours ferme pensée. De Dieu estre sa pastorelle.

PUCELLE.

En nom Dieu, je vueil estre celle De le servir, s’i luy agrée.

MICHEL.

A Dieu, Jehanne, vraye pucelle, Qui est d’icelui bien aymée.

PUCELLE.

Mon bon seigneur, vostre nouvelle De par moy sera réclamée Au seigneur de ceste contrée, Par la voye que dictes telle.

MICHEL.

A Dieu, Jehanne vraye pucelle, Qui est d’icelui bien aymée; Ayez toujours ferme pensée De Dieu estre sa pastorelle. Puis s’en part, et y a pose.

MICHEL.

Pere, j’ay du tout acomply Le vostre messaige humblement, Sans riens avoir mis en oubly, A la pucelle, vrayement; Laquelle, debonnairement De tout son cueur, vous veult servir, Et tout vostre commandement Le vouldra faire et acomplir.

DIEU.

Le royaulme je remetray sus, Et les anemis confonduz, Par la pucelle ruez jus Et par elle tout convaincuz; Que, dès si qu’elle les aura veuz, En elle sera telle vaillance Que il en seront esperduz. Ou royaulme n’auront plus puissance. Pose. Puis dit:

LA PUCELLE.

O mon Dieu et mon créateur, Plaise vous moy toujours conduire. Vous estes mon père et seigneur Auquel je ne veuil contredire.

XI POÉSIE FRANÇAISE DU XVIᵉ SIÈCLE CANTIQUE DE PÈLERINAGE

1.

Je chanteray du Seigneur La grandeur En presence de ses Anges. Son sainct Nom je beniray Et diray Tousjours ses sainctes louanges.

2.

Soit que le flambeau du jour De son tour Ait avancé la carrière, Soit qu’il s’en aille levant Ou couchant Il me verra en prière.

3.

Les petits chantres aislés Esveillés Seront de la compagnie; Parmi les champs et les bois De leurs voix Accompliront l’armonie.

4.

L’air noircy de tourbillons A nos sons Appaisera son orage; Le ciel qui nous entendra Monstrera Les rays de son beau visage.

5.

Leve donc mon cueur à toy, O grand Roy, Embrase moy de ta flamme, Afin que nul entretien Que le tien Ne puisse attirer mon ame.

6.

Ta majesté, ô grand Dieu, D’aucun lieu Ne sçauroit estre bornée, Et devant toy cent mille ans S’escoulant Ne sont pas une journée.

7.

Tu es au plus haut des cieux Glorieux, Tu es au plus bas du monde; Tu balances sur trois doigts Tout le poids De cette machine ronde.

8.

Ton esprit penetre tout Jusque au bout, Rien n’est hors de ta presence; Tu es cet œil qui tout voit Et connoit Le fond de la conscience.

9.

Le Ciel, qui d’astres reluit Toute nuict, Emprunte de toy sa grace, Et tout l’esclat non-pareil Du soleil N’est qu’un rayon de ta face.

10.

Sans efforts ce que tu veux Tu le peux, Et ton vouloir est ta peine; Tu peux effacer ce tout Tout d’un coup Au seul vent de ton haleine.

11.

Tu fais cheminer les Roys Sous tes loix Et les princes de la terre Desquels tu romps d’un clein-d’œil Tout l’orgueil Qui est fresle comme verre.

12.

Tu nous donnes les moissons Aux saisons Que toy seul fais et disposes; Tu fais largesse et soutiens De tes biens La vie de toutes choses.

13.

C’est toi qui d’un riche esmail Sans travail Dore nos belles preries; C’est toi qui donne à ces champs, Tous les ans Leurs gayes tapisseries.

14.

Dieu! qui ne voit les bienfaicts Que tu fais A toute humaine nature. Bien qu’il semble homme au dehors En son corps, Il n’en a que la figure.

15.

Si tu monstres ton courroux Contre nous, Tout se renverse et chancelle; La terre tremble d’effroy, Hors de soy Devant ta face immortelle.

16.

Quand tu lances par les airs Mille esclairs Et les esclats de ta fouldre, Si tu ne les reserrois, Tu mettrois Tout cet univers en poudre.

17.

Tu fais de flots escumer Cette mer, Tu la brouilles de nuages. Et puis tu retiens les vens Insolens Pour accoiser ces orages.

18.

Toy qui commandes à ces flux Et reflux, Fais qu’aucun mal ne me greve, Et deffend ton pelerin Au chemin Quand il passera la greve.

19.

Anges qui donnez les mains Aux humains, Au cours de nostre voyage, Soyez tousjours mon support Jusque au port De ce mien pelerinage.

20.

Et toy, reçoy ces accens Dont le sens Est tiré de tes ouvrages. Que tous courbez avec moy Devant toy Te font honneur et hommage.

Amen.

XII AU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE UN CHANT POPULAIRE EN L’HONNEUR DE SAINT-MICHEL

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Lent.

Saint Michel, Archange des mers; Votre puissance est sans égale, Ayant renversé Lucifer, Malgré sa fureur infernale; Nous nous prosternons devant vous: Saint Archange, priez pour nous.

2.

Vous êtes l’ornement des Cieux. Et la gloire vous est acquise, Prince des Esprits glorieux Et le protecteur de l’Église: Nous avons tous recours à vous, Saint Archange, priez pour nous.

3.

Vous défendez les gens de bien, Et le pauvre, dans l’indigence, Ne manquera jamais de rien, Lorsque vous serez sa défense: Nous avons tous recours à vous, Saint Archange, priez pour nous.

4.

Vous consolez les Pèlerins, Qui, pour vous rendre leurs hommages, Vous invoquent par les chemins, Afin d’obtenir vos suffrages: Nous avons tous recours à vous, Saint Archange, priez pour nous.

5.

C’est vous, l’Archange glorieux, Qui portez l’arme de victoire; Nous venons vous offrir nos vœux, Et chanter en votre mémoire: Nous avons tous recours à vous, Saint Archange, priez pour nous.

6.

Nous n’aurons que vous au moment Que viendra le Juge sévère Pour tenir son grand jugement, Qui puisse adoucir sa colère: Nous avons tous recours à vous, Saint Archange, priez pour nous.

7.

Lorsqu’à l’article de la mort, Le Diable nous voudra surprendre, Daignez dans ce dernier effort Venir du Ciel pour nous défendre: Nous avons tous recours à vous, Saint Archange, priez pour nous.

8.

Nous vous prions à jointes mains, Prosternés en votre présence, De nous aider en nos besoins; Soyez, grand Saint, notre défense; Nous avons tous recours à vous, Saint Archange, priez pour nous.

9.

O Saint Michel, qui, dans le ciel, Chantez du Très Haut les louanges; Saint Raphaël, saint Gabriel, Anges, Chérubins et Archanges: Priez le Rédempteur pour nous; Anges du Ciel, priez pour nous.

XIII AU XVIIIᵉ SIÈCLE UNE LETTRE A MABILLON[52]

Au Révérend Père Dom Jan Mabillon, religieux de l’abbaye de Saint Germain des Prez, a Paris.

[Page 346]

Du Mont Saint Michel ce 8 avril 1706 P. C.

Mon révérend pere,

Je ne scais si j’ay fait response à la lettre que votre révérence m’a fait l’honneur de m’escrire au sujet de notre monastère dont elle veut faire tirer des planches. Dans le doutte où je suis, j’aymes mieux luy escrire deux foys que de manquer à une, je dois luy avoir escrit que j’avois cherché le dessein de notre monastère fait par nos pères, mais inutilement. Monsieur notre intendant me la demande avecq instance: je fus dans la mesme peine à son égard que je suis au votre. Si j’avois icy quelqu’un capable d’en faire un dessein exact, je le ferois faire mais je n’ay personne; il mériteroit plus qu’aucun autre, sans contredit, une place dans vos annales, mais j’aimerois autant ou peut-être mieux ne l’y point mettre du tout s’il n’y est bien fait et si tout n’y est bien marqué.

La fontaine de Saint Aubert est au bas d’un grand escalier qui descend du pied de notre batiment, sur la grève, elle est sur la grève mesme tout joignant le rocher, elle étoit autrefoys renfermée dans une tour que la mer a renversé, et a penetré dans la ditte fontaine qui est ordinairement salée quand la mer y pénètre, c’est un grand puis elevé de quinze à vingt pieds de la grève. Le bout de notre dortoir donne à l’orient et règne au nord et au midi. Le batiment a près de deux cents pieds de long. Dans le premier étage sont de grandes sales voutées sans avoir que de très petites ouvertures et en petit nombre à cause qu’il est en manière de forteresses; du bout de l’orient sont le réfectoir au deuxième étage, la cuisine, la sale des chevaliers, au bout de laquelle est cet escalier qui descend à la fontaine de Saint Aubert; au troisième étage c’est un dortoir avecq le cloistre, qui est au dessus de la sale des chevaliers, et qui n’a aucun étage au dessus; au quatrième étage un deuxieme dortoir au dessus du premier, et un cinquieme étage au dessus où est la classe d’un bout, et de l’autre un grenier.

Du côté du midy on a joint à ce batiment un autre petit corps de logis qui ne comance qu’au deuxieme étage, c’est à dire au plain pié du réfectoir. Il y a quatre étages; le premier sert de lavoir, le deuxieme c’est la chambre des hostes; les deux autres étages n’occupent qu’une petite partie du bout du dortoir joignant le cloitre, parceque s’il s’étendoit tout le long du dortoir il en déroberoit tout le jour et les cellules en seroient inutiles, il en occupe trois qui ne servent de rien. Le troisième étage est une chambre commune, et le quatrieme la bibliotheque; il n’y a qu’un espace de six à sept pieds entre le ron point de l’eglise et ce petit corps de logis, qui sert d’entrée au monastère.

Je ne connois point de petite montaigne à l’oposite de Tombelaine. Tombelaine est un rocher, au nord du notre; à un gros quart de lieüe, on y conte une demi lieüe. C’est un diminutif de tombe, la notre s’apelle le mont de tombe [in monte tombe]. L’autre s’apelle Tombelaino, quasi tombula. Il y a eu des batiments qui ont tous esté razez par ordre de la cour, c’est un prieuré dont le revenu s’estand pour la pluspart dans la paroisse de Bassillé distante de deux lieues dudit Tombelaino, où il y a un fief qui en dépend. Au nord est de Tombelaino, il y a une pointe de terre qui avance en la mer et qui est fort elevé qui s’apelle le pignon butor, mais il n’y a jamais eu ni église ni chapelle. Au nord ouest est la pointe de cancale ces deux pointes font comme un croissant ou une très grande anse; nous sommes dans le milieu de cet anse, car le flux nous entour d’une demi lieu au sud.

cancal le mont la grande mer St Michel le pignon butor

A l’oüest de Tombelaine, il y a une montaigne apellée Montdol, éloigné d’un gros quart de lieu de Dol et d’une demie lieue au plus du rivage de la mer. Je ne scays pas si vous ne voulez point parler de cette montaigne. Il y a un petit prieuré dépendant d’icy dont l’église est sur la montaigne avecq un bourg.

Il seroit trop juste que notre monastère contribuast à la gravure de ces planches, et si j’en avois eu la nouvelle dans le temps que notre premier procureur étoit à Paris, je l’aurois chargé de donner quelque chose à votre réverence, mais il me seroit plus facile de tirer de l’eaue de notre rocher que de l’argent de nos officiers et en verité quand ils le voudroient ils ne le pouroient pas à présent. La misère est si grande que cela passe l’imagination. Il y a trois ans que je dois quelque chose a un marchand libraire de Rennes que je n’ay encore pu faire payer. Je suis bien faché de ne pouvoir satisfaire a sa tres juste demande, car on ne peut estre avecq plus de distinction d’estime et de considération que je suis,

Mon révérend père, Votre très humble et tres obeissant serviteur et confrere. Frère Julien Doyte. M. B.

XIV PENDANT LA RÉVOLUTION[53]

[Page 351]

Nous maires et officiers municipaux de la ville du Mont Sᵗ Michel étant occupés à nos affaires communes de laditte ville avons été interrompu par un bruit extraordinaire, qui a fait sortir plusieurs habitants de leurs maisons, et après estre sorty de notre bureau dans la grande rüe, nous avons vu les nommés Thomas Desplancher et Jean Desplancher son frère habitans de cette ville qui se frapoient à coups de poind et de pieds, et se tiroient par les cheveux, et se tretoient indignement par des jurement, et comme lesdits Desplancher sont dans lusages de faire du tapages dans la ville et de troubler journellement le repôs public; pourquoi nous avons ordonné comme de police que lesdits Desplancher garderoient provisoirement prison l’espace de vingt-quatre heures dans les prisons de cette ville, pourquoy nous avons enjoint au sieur Turgot officier de garde de ce jour de commander des soldats en nombre suffisent pour constituer prisonniers lesdits Desplancher; sauf à ordonner plus grande peines s’il y echeit contre les dits Desplancher donné à notre bureau le vingt sept may sur les dix heures et demie du soir mil sept cent quatre-vingt-dix.

L’evatu, maire; J. Richard, officier municipal; Blin, officier municipal; Auquetil, procureur; L. Leroy, ptre grefier.

Ledit jour a comparu ledit sieur Turgot officier de garde sur les huit heures du soir le quel nous a déclaré avoir constitué prisonniers lesdits Desplancher au terme de la sentence cy dessus ce qu’il a signé

Charles Turgot.

Du jeudi vingt décembre mil sept cent quatre vingt douze nous officiers municipaux soussigné ayant apris que la nouvelle municipalité est constituée, Déclarons nos fonctions municipalle finie et arrestée ce dit jour et an que dessus.

F. Mouillaud, Cy dev. officier; L. Leroy, Cy dev. maire; Charles Turgot, Cy dev. officier; Hevaut, Cy dev. greffier.

L’an mil sept cent quatre vingt treize le deuxième octobre, l’an 2ᵉ de la République française une et indivisible

Au Mont Sᵗ Michel

S’est présenté en la maison commune le citoyen Oury envoyé de l’assemblée primaire du canton d’Avranches district du dit lieu, section de Saint-Saturnin, lequel nous a apparu 1º du raport et du decret du 23 août dʳ sur la réquisition civique des jeunes citoyens pour la deffense de la patrie, 2º d’une proclamation du citoyen Le Carpentier représentant du peuple envoyé par la Convention nationale dans le département de la Manche; 3º d’une commission à lui adressée par le d. citoyen Le Carpentier au nom du salut public et conformement à l’article 4 du decret de la Convention nationale en date du 16 août dʳ; 4º enfin d’une lettre des citoyens administratieurs de ce district, du 25 de ce mois avec invitation de publier et de donner lecture des pièces ci dessus aux jeunes citoyens âgés de 18 à 25 ans afin qu’ils connoissent leur requisition; de faire aussi un état nominatif de tous ces mèmes jeunes gens et d’en tenir registre, de donner le denombrement exact de la quantité et de la qualité de tous les chevaux autres que ceux servant à l’agriculture et enfin celui de tous les fusils et surtout de ceux de calibre, de tout quoi le d. citoyen Oury nous a demandé acte et a signé après lecture, Oury.

L’an mil sept cent quatre vingt traize l’an deux de la République française une et indivisible le traize 8ᵇʳᵉ mil sept cent quatre-vingt-traize il a été aresté par le Conseille generale de la commune apprès avoir antandu le procureur qua dater de ce jour ille est etabli un burau dans le ci-devant presbitaire dans laquelle il serfait un tron à trois clés pour ramasser toutes les laitres qui viendront soit à l’adresse des prestre deténu dans le chateau de cette vil ou a l’adrès du maire ou officiers municipaux ou procureur de la commune pourvu qui soit sust l’adrèse ou dedans pour remaitre à quaques uns de ces prestres detenus, dont le tron ne sera ouvairt que deux fois par semaine savoir le mardi et le vandredi de chaque semaine; il en sera fait un à la porte du chateau paraille dans laquelle tous les praîtres mettront leurs laitres san qu’il an soit pris une par aucun manbre de la commune qua l’ouvairtur du tronc, il est aresté quauquun paquet ni assignat ne seront remis à aucuns de ses refractaire quan présence de la commune; s’il vien du pain, il séra distribué egallement; ille est defandu au consierge de laisser autres qui que se soit plus loing que la porte sou paine daitre punis suivant larresté autre le conseille généralle de la commune, aresté an maison commune le dit jour, mois et an ci-dessus; il est défandu au consierge de quitter sa porte sous peine de pairdre sa pansion à moins qu’il ne se fasse ranplacer par une pairsones capable de le ranplacer et que la municipalité yst consante deux mot rayé nul.

J. Hevaut, officier; J. Richard, maire; Tomas Fouché; Etienne Vidal, procureur; Julien Menard; J. Basire; Jean Gainard.

Du jeudi trente août mil sept cent quatre-vingt-douze, l’an 4ᵐᵉ de la liberté en la maison commune du Mont St Michel s’est présenté devant nous maire et officiers municipaux de la dite ville du Mont St Michel le sʳ Henri Jean Dufour prestre ci-devant religieux bénédictin, lequel a déclaré vouloir sur le champ prester le serment prescrit suivant les loix. Nous susdits officiers municipaux, en reconnaissance de la conduite patriotique du sʳ Dufour an nous bien connue depuis la Révolution, et vû que le sʳ Dufour s’est présenté differentes fois et a offert son serment à la municipalité pourquoi nous n’avons pas crü devoir differ d’avantage à l’admettre à prester son serment ce qu’il a fait dans les termes suivans: je jure d’être fidelle à la Nation à la Loi et au Roi, et de maintenir de tout mon pouvoir la Constitution du Royaume décretée par l’Assemblée nationale constituante aux années 1789, 1790, 1791. Ce qu’il a singné avec nous ce présent proces verbal fait et arrété ce dit jour et an que dessus.

Henry-Jean Dufour, cy devant religieux benedictin; L. Leroy, maire; F. Morillaud, officier; Jean Duval; F. Hevaut, greffier.

Du jeudi quatre octobre mil sept cent quatre vingt douze l’an 4ᵐᵉ de la Liberté et le 1ᵉʳ de Legalité, nous officiers muncipaux du Mont St Michel, extraordinairement assemblé, au domicile du sʳ Henry-Jean Dufour prestre ci devant religieux bénédictin en vertu d’une réquisition de sa part, tendant à prester le serment réquis, pourquoi nous susdits officiers municipaux vû l’infirmité du sʳ Dufour et né pouvant se rendre à la maison commune nous nous sommes expres transporté au lieu de son domicilie pour récévoir son serment léquel la sur le champ proféré dans les termes suivants, je jure de maintenir la liberté et legalité ou de mourir en la deffendant. Ce qu’il a singné avec nous le dit jour et an que dessus.

Henry Jean Dufour; L. Leroy, maire; F. Morillaud, officier; F. Hevaut, p. greffier; Ch. Turgot, officier.

Dudit jour jeudi quatre octobre mil sept cent quatre-vingt-douze l’an 4ᵐᵉ de la liberté et 1ᵉʳ de l’egalité, c’est présenté devant nous, officiers municipaux à la commune du Mont-St-Michel, le sʳ Claude Carton prestre ci devant religieux benedictin léquel a déclaré vouloir se conformer à la loi, et prester le serment requis par les décrets de l’assemblée nationalle lequel la main levée l’a proféré sur le champ dans les termes suivants: Je jure de maintenir la liberté et l’egalité ou de mourir en la deffendant. Ce qu’il a singné avec nous lesdit jour et an que dessus.

Claude Carton; L. Leroy; F. Morillaud, officier; Ch. Turgot, officier; F. Hevaut, greffier.

Dudit jour jeudi quatre octobre mil sept cent quatre vingt douze l’an 4ᵐᵉ de la liberté et 1ᵉʳ de l’egalité c’est présenté devant nous officiers municipaux à la maison commune du Mont Sᵗ Michel, le sʳ Louis Augustin Pissès prestre ci devant religieux benedictin léquel a déclaré vouloir se conformer à la loi et prester le serment requis par les décrets de l’Assemblée nationale, lequel la main levée la profferé sur le champ dans termes suivants: je jure de maintenir la liberté et legalité ou de mourir en la deffendants, ce qu’il a singné avec nous ce dit jour et an que dessus.

Louis Aug. Pissis, L. Leroy, maire; F. Morillaud, officier; Ch. Turgot, officier; F. Hevaut, greffier.

Dudit jour jeudi quatre octobre mil sept cent quatre vingt douze, l’an 4ᵐᵉ de la liberté et de legalité c’est présenté devant nous officiers municipaux à la maison commune du Mont St Michel le sʳ Jacque Besnard curé constitutionnel dudit lieu, lequel a déclaré vouloir se conformer à la loi et prester le serment requis par les décrets de lassemblée nationale lequel la main levée la profferé sur le champ dans les termes suivants: je jure de maintenir la liberté et legalité ou de mourir en la deffendants. Ce qu’il a singné avec nous ce dit jour et an que dessus.

Jacques Besnard, Curé du Mont; L. Leroy, maire; Ch. Turgot, officier; L. Hevaut, greffier; F. Morillaud, of.

Nous maire et officiers municipaux de la commune du Mont-St-Michel certifions à qui il appartiendra que le citoyen Nicolas de la Goude prestre originaire de la paroisse de Saint Lo Dourville demeurant depuis plusieurs anée à celle de St Georges de Bohom est maintenant à la maison commune du Mont St Michel, nous lui avons delivré le presant pour lui servir en cas de bezoin, fait ce vingt trois aoust mil sept cent quatre vint treize l’an deux de la République françoise.

La Goude, J.; Richard, maire; Etienne Vidal, procureur.

Suivant la déclaration que Nicolas de la Goude nous a fait ce dit jour et an que dessus. J. Richard, m.

Nous maire et officiers municipaux de la commune du Mont St Michel soussigné cairtifions que le citoyen Charles le Venard lainé ci-devant prieur de la Mancellière est vivant et existant et habite présantement au chatiau du Mont St Michel en foy de quoi nous lui avons délivré le présent pour lui servir et valloir en cas de besoin en la maison commune ce dix 7ᵇʳᵉ mil sept cent quatre vingt treize, l’an deux de la République françoise une et indivisible.

Charles Le Venard l’ainé; J. Richard, maire.

Nous maire et officiers municipaux de la commune du Mont St Michel district d’Avranche département de la Manche en exécution du decret de la Convention nationale du quinze mars dernier certifions acqui il appartiendra que le citoyen Jean Jacques Chatiaux prêtre est vivant et existant demeure au chatau dudit Mont St Michel sans interruption depuis le seize may dairnier presente année 1793 en foy de quoi nous avons delivré le present pour servir et valoir ce que de raison au dit citoyen Chataux, affiche prealablement faite dudit certificat pendant trois jours an la maison commune du Mont St Michel le quinze octobre mil sept cent quatre vingt treize l’an deux de la République une et indivisible.

J. Richard, maire; Chateaux; Etienne Vidal, procureur; Jean Gainard; Hevaut, greffier; J. Hamel.

Les derniers ecclesiastique qui étoient detenus dans le chateau du Mont Saint Michel an sont party le vingt un germinal l’an trois de la République francoise une et indivisible. Extrait du registre des délibérations du Conseil general du district d’Avranches du sept octobre 1793, l’an 2 de la République francoise une et indivisible.

L’assemblée de Conseil du district d’Avranches vu la pétition de la commune du Mont St Michel en date de ce jour par laquelle elle expose que ses habitants et les pretres detenus dans la ci devant abbaye sont dans un besoin puissant, qu’elle ne peut leur procurer de subsistance dans la campagne, qu’il est difficile pour ne pas dire impossible de s’en procurer au marchert considerant que la position du Mont Saint Michel environné le plus souvant de la mer ne permet pas à ses habitants de sortir librement pour aller aux marché d’Avranche, chef lieu de canton que celui de Pontorson est beaucoup plus à proximité après avoir de nouveau examiné les requisitions adressées jusqu’ici aux communes de ce canton et les avoir conférées le procureur syndic entendû arrété que les requisitions adressées aux communes environnant Pontorson sont revoquées à commencer de jeudi prochain, qu’au lieu de 340 rahiaux de blé requis jusqu’ici pour l’aprovisionnement du marché de Pontorson, il en sera requis quatre cent dix parce que la municipalité veillera à ce que l’excedent vertisse specialement à l’approvisionnement du Mont St Michel qua commencer par le marché du 16 de ce mois les communes denommées au present arresté et portées sur le registre des deliberations contribueront à l’approvisionnement du marché de chaque semaine dans la proportion ditte des deux tiers au moins en fromant seigle et paumelle et l’autre au plus en sarrazin qua cette fois les municipalités seront tenüe sous leur responsabilité d’adresser aux cultivateurs de leurs communes, autres que les fermiers des domaines nationaux et d’émigrés, les requisitions nécessaires pour faire fournir la quantité qui leur est assignée d’en envoyer l’etat delle certifié à la municipalité de Pontorson assez à tems pour qu’elle puisse vérifier ceux qui refuseront de defférer aux requisitions qui leur seront faites et que sur sa denonciation ils soient poursuivis suivants la rigueur de la loi. Signé le Marié présidant et le Maistre pour expédition conforme Carbonnel le Maistre.

Délivré un certificat d’existance au citoyen Jean Baptiste Monteuil prêtre originaire de la commune de la Haye du Puit district de Carentan département susdit est vivant et existant, demeure au châtiau du Mont St Michel sans interruption depuis le vingt deux juin. Foy de quoi nous avons délivré le présent pour servir et valoir ce que de raisons au dit citoyen Monteuil affiche prealablement faite dudit certificat pendant trois jours en la maison commune du Mont St Michel. Ce onze pluviôse 2 année de la République françoise une et indivisible.

J. Richard, maire; Monteuil.

LIBERTÉ ÉGALITÉ.—PLACE DAVRANCHE

Le commandant Leuperaiec d’Avranche commandant de la gandarmerie national tu voudras bien citoyen, commander le nombre de gens darmes que tu jugeras necessaire pour conduire au Mont-St-Michel, les nomées Le Mornier, Le Chevalier et Saussons ci devant curé et vicaires de Sacé ils sont à la maison d’arret. Tu y joindras le nomée le Souge prêtre qui est à la prison. Letellier

Le 10 ventôse l’an 2 de la Republique françoise une et indivisible.

Le neuf floreal deuxième année republicaine s’est présenté le citoyen Francois Grentel ci devant curé à Vains St Leonard canton et district d’Avranche devant les officiés municipaux et notable en pairmanance de la commune du Mont libre, lequel a declaré que par obeisance à l’aresté du citoyen le Carpentié représentant du peuple à Port Malo an date du vingt quatre gairminal lequele aresté n’a encore été publié officiellement, il venait se rendre au dit lieu du Mont libre le dit jour et an que dessus.

F. Grentet; Etienne Vidal, agent national; F. Morillaud, officier en permanence.

Avranches 7 floreal lan 2ᵉ de la Republique une et indivisible.

LIBERTÉ, ÉGALITÉ, UNITÉ ET INDIVISIBLE DE LA RÉPUBLIQUE

L’agent national près le district d’Avranches aux citoyens du district. Laissez librement passer le citoyen Pierre Lainé de la commune de St Sénier près Avranches allant au Mont St Michel conduire le citoyen Pierre Affichard prêtre condamnée à la réclusion dans la maison commune qui y est établie la Mᵗᵉ du Mont St Michel permettra au citoyen Lainé d’entrer dans la dit maison pour y faire le arrangement necessaire au dit Affichard.

Avranche 7 floreal lan 2 de la Republique françoise.

Frain, ageans nationale.

Le douzé floreale deuxieme année de la republique une et indivisible. Liberte nous Maire, officiers municipaux et agent national provisoire de la commune de Rhiutambault Saint Georges chef lieu de canton sous le district de Fougerer departement d’Ille et Vilaine sur ce que le citoyen Bertrand Thommas cy devent notre curé nous a fait connaître ne vouloir nullement en freindre la loi qui oblige tous les prêtre délre la reclusion; que son intention est de partir avan la promulgation de la ditte loy pour se randre au Mont St Michel qu’il croit être la maison de sa reclusion ou il entand se rendre volontairement il nous a déclaré pour cet effet voloir partir le jour sur les neuf heures pour se rendre à St Jammer s’il le peut pourquoi nous luy avons délivré le présent avec invitation a nos conffre et collegues des Municipalités sur sa route de luy prêter aide et assistance pendant sa route attendu qui est attaqué depuis longtemps d’une paralisie du côté droit. Le citoyen Bertrand Thoumas âgé de cinquante-sept ans taille de cinq pieds un pouce le yeux bleut la bouche moyenne menton rond front haut epilé le visage carré et vermiel delivre à la maison commune de Rhintaubault St George le jour dix floreal, l’an deux de la Republique Française une et indivizible et imperissable ce que nous avons areté le dit jour et an que dessus.

Julien Menard. P. Boulard. Blier.

Nous maire et officiers municipaux de la commune du Mont St Michel district d’Avranche departement de la Manche soussignés certifions que le jeudi seize mai du présent mois; il est arrivé cinquante et un ecclésiastique au château du Mont St Michel pour étre detenû dans le chateau qui ont été conduits par les cavaliers de la gendarmerie nationale de Coutance. En consequence nayant reçû aucun ordre du département ny du district d’Avranche, nous avons délivré le présent au citoyen Pierre Foison, marechal de logis de la gendarmerie nationale de Coutances sur son ordre pour lui servir et valoir de décharge fait et délivré à une heure après midy à notre maison commune ce dix-sept mai mil sept cent quatre-vingt-treize L’an deux de la Republique Françoise de la maison commune de Coutance.

L’an mil sept cent quatre-vingt-treize L’an deux de la Republique Françoise le dix neuf octobre il est arrivé au Mont St Michel cent quatre vingt cinq Ecclésiastique du département de Lisle et Villaine pour ètre détenû dans le Château qui ont été conduits par de la troupe et des volontaires et des gendarmes avec environs trante voiture, le citoyen Claude le Coze eveque de Reines etoit du nombre pour être detenû et dont Geor cy devant assistant du general de Lordre des cy devant Benedictins. En registre à la maison commune du Mont St Michel ce dix neuf octobre mil sept cent quatre vingt treize L’an deux de la Republique Françoise.

L’an mil sept cent quatre-vingt-treize L’an deux de la Republique Françoise le douze de novembre il est arrivé au Mont St Michel sur les dix heures du matin des brigands qui ont mis l’arbre de la Liberté a bas et l’ont couppé il ont party a environ onze heures a san retourner. Lapres midy il sont revenus environ cinquante pour faire partir les Ecclésiastique an leur disant qu’ils etoient Larmée Catolique et Chretienne et qu’ils venoient pour les tirer des chaines et des fairs et les tirer de captivité les brigands ont couché au Mont se sont emparés des clefs de la ville et ont fermé les portes le lendemain il ont cloué les canons ont jeté tous les boulets dans la greve ont cassé et amporté les pavillons à la rezerve du Rouge; il ont voulu emporter les vases sacrée les ecclesiastique qui etoient detenüs leur ont fait des corrections, ils les ont lessé apres bien des explications il ont voulû faire a ranconner le maire an lui demandant une forte somme le citoyen maire a expozé sa vie et le citoyen agent la esposée aussi les brigands leurs dire que s’ils ne les avoient pas trouvé à leurs postes et place qu’il auraient mis le feut et le piage dans landeroit qu’il étoient bien heureux que les prestres les usse prié de ne pas faire de mal que si on n’avait pas eû pitié deùx il seraient mort de besoin le lendemain treize il sont encore revenus faisant de grande menace le maire et l’agent ont risqué à perdre la vie—le lendemain quatorze ils sont encore revenus un grand nombre de brigands voulant nous couper le coups avec leurs sabres sur le coups.

Du dimanche dix-huit août 1793 l’an deux de la Republique Française une et indivisible, ses présenté devant nous, maire et officiers municipaux Jacque Nicole de la paroisse de St Denis le Gatz, nous a déclaré qu’il étoit soudiacre âgé de vingt sept ans, ayant été pris aux scrutin pour fournir le cotingant de la sudite paroise, qu’il a été à Coutance, de Coutance à Raine étant arrivé du sairvice, ille set randu au Mont St Michel ou nous l’avons mis en arestation à son arivée qui étoit hier environ six heurs du soir.

J. Richard, maire; Etienne Vidal, procureur; J. Nicolle, soûd.

Nous maires et officiers municipaux de la commune du Mont St Michel certifions à tous qu’il apartiendra que Charle le Vénard prestre cy-devant curé de la Mancellière district de Mortain agé de soixante-sept ans quatre mois queque jours né le vingt six may mil sept cent vingt est vivant et habitant comme détenu depuis le seize may dairnier en la maison de la ci-devant abbaye du Mont Saint Michel s’étant cejourd’hui présenté en personne devant nous qui nous sommes à cet effet fait introduire en laditte maison à sa réquisition pour l’obtention du présent que nous lui avons accordé et qu’il a signé avec nous en laditte ci devant abbaye et dans l’appartement qu’il y occupe, ce vingt-sept septembre mil sept cent quatre vingt treize l’an deux de la Republique françoise une et indivisible.

J. Richard, maire; Etienne Vidal, procureur; Le Venard, l’ainé.

Nous maire et officiers municipaux de la commune du Mont St Michel soussigné certifions que le citoyen Nicolas Auguste Richer praitre de la ville de Saint Malot est vivant et existant et habite actuellement le chatau de notre ville depuis avirons quinze jours—l’afiche du presant pandant trois jours à la maison commune delivré au bureau pairmanent de la municipalité le cinq novembre mil sept cent quatre-vingt-treize l’an deux de la République françoise une et indivisible.

J. Richard, maire; N. Richer, ptre; Etienne Vidal, procureur.

Certificats d’exiscence délivrée, la même année, à Jean Jacques Chateaux, prètre; Henry-François Le Cronier Duteil, prètre, ci-devant curé de St Clément; Pierre Jehan, prètre de la commune de Saint Thomas de St Lo; Michel Dufour, prètre de la paroisse de Ste Croix de St Lo; Pierre Le Carpentier prètre, natif de la paroisse de Mesnil Raoult et demeurant dans celle de St Thomas de St Lô; Jean-Anne de la Croix, prètre de la ville de Raines; Claude Henry Damemme, prètre de la paroisse de Notre Dame de Saint Lot; René Joseph Comte; René Jouacin Deroïnn de Blanchenoë, prètre âgé de soixante trois ans, originaire de la paroisse de Martigné fer Chaus; Bernard Michel Marguerie, prêtre originaire de la commune de Flotteveauville; Jacques Bénard, curé du Mont St Michel; Pierre Latour, ci-devant benedictin; Jean Duval, cy devant recteur de la commune de Bellon district de Rennes; Jacques François Magnan, prêtre d’Aumouville lac petite; Joseph Le Barbier, cy devant recteur de la commune de St Sauveur de Raines; Claude Le Coz, évêque de l’Ille et Vilaine; Pierre Gabriel Denis Richet, ci-devant curé de la paroisse de Domloup, district de Rennes; Nicolas de la Goude, prêtre de St George Bohom; Nicolas Hellaud, prêtre de St Martin le Lebert, district de Valogues.

Le douze novembre 1793 les Brigands sont venus au Mont St Michel deux fois dans la journée et le treize une fois et le quatorze une fois; il y avait plus de trois cents ecclésiastique detenus au chateau.

Delivré un certificat d’existence à Jacque Le Bedel prêtre agé de soixante-deux ans cy devant desservant de la chapelle St-Ortain, commune du Dezert.

Nous marechale des logis de la gendarmerie nationale en vertue de lorde qui nous a été donée par les administrateur du district d’Avranche de retiré du mont Libre le nommé Pierre Dupré ex prêtre natif de Camberuon district de Coutance pour être porté à Rochefort ô mont libre le 28 messidor l’an 2ᵉ de la Republique françoise.

Fierville, Marechal des logis de la gendⁱᵉ nationale.

Vu la délibération du comité de surveillance de la commune d’Ercé district de Bain département d’Ille et Villainne en date du dix fructidor qui en vertu de l’arretté du représentant du peuple le Carpentier du vingt-cinq prairial; est d’avis que le citoyen Emmanuel Fidel Leminihy ci devant curé de la susditte commune soit mis en liberté... Vu pareillement la deliberation y relative prise par les administrateurs du directoire du même district en datte du douze fructidor, nous avons delivré au susdit citoyen Leminihy un certificat de civisme de residence et un passeport pour d’après sa déclaration se rendre à la susditte commune d’Ercé fait en notre commune du mont Libre ce quinze fructidor an 2ᵉ de la Republique françoise une et indivisible et le susdit dénomé a signé avec nous.

Le Ménihy.

Vû la délibération du comité de surveillance de la commune de Guichen district de Bain département d’Ille et Villaine, la petition cy jointe, certifions et attestons que le citoyen Pierre Trochu, cy devant vicaire dans cette commune, est actuellement detenu au Mont Michel, s’est toujours comporté en vrai republicain pendant qu’il a été en cette commune, qu’il a toujours donné des preuves de sa soumission pour l’exécution des lois et n’avoir aucune connaissance qu’il ait dit ny rien fait de contraire aux interests de la Republique françoise, en conseque, nous membres du dit comité demandons que ledit cytoyen Trochu soit mis en liberté, à Guichen ce vingt-six fructidor l’an deux de la Republique une et indivisible.

Signé Blouet; Michel Quatrebeufs; Guillaume Divay; Joseph Guillard.

Extrait du registre destiné à recevoir les declarations des prètres constitutionnels detenus au Mont St Michel par ordre des représentants du peuple Le Carpentier et autre représentants.

Le citoyen Alexandre François Le Mounier curé de Sacey canton de Pontorson district d’Avranche departement de la Manche, toujours disposé à faire des sacrifices pour le maintien de la Constitution, toujours disposé à répandre jusqu’à la dernière goutte de son sang pour maintenir les droits sacrés de la Republique qui nous sont un sûr garant de la Liberté et de Légalité et ayant toujours eû pour principe que nul individu ne doit exister sous un gouvernement pour se conformer aux arrètés du représentant du peuple Le Carpentier en mission dans le departement de la Manche et autres contigus declare suspendre l’exercice de ses fonctions publiques jusqu’à ce que la Convention ou autre assemblée législative qui pourrait lui succéder en ait statué autrement et protegé les libre exercice des cultes déjà decreté. Quant à ses lettres de prétrises les brigands échappés de la Vendée ne se sont pas contentés de piller pour mille écus d’effets mobiliers qui faisaient une partie de ses propriétés, mais encore ont brulés tous ses papiers. Au reste il désire donner des preuves de la conduite qu’il a tenüe depuis laurore de la Revolution, de son devoüement pour la chose publique et de son attachement pour sa patrie et veut vivre en vrai republicain mais chrétien, et renouvelle le serment qu’il en a fait. Presanté à la municipalité du Mont St Michel le 24 ventose l’an second de la Rep. une et indiv. Le Monnier C. de Sacey avec pharaffe.

Extrait du registre des délibérations du conseil general de la commune du Mont Libre ci-devant St Michel.

Seance extraordinaire du 24 floreale l’an 2ᵉ de la Republique française une et indivisible et imperisable.

Le citoyen Vidal agent nationale requier la municipalité sur les bruits allarments qui se répende a Pontorson et autres androits environnants que les exécrable chouan sont près de notre teritoire de prandre les mesures les plus sages au cas qu’ils tenterais à venir dans notre commune qui est suivant mes conclusions de faire un aresté 1º que tous citoyens dans cette commune qui sous 24 heures n’auront pas mis leurs armes en etat sois puni comme suspect, 2º de requérir tous citoyens et citoyenne de charoyer de tas de roche dandrois en androist sur les rampard et faire comparaître le capitaine de la garde national pour nous donner l’etat des forces du magasin, 4º d’envoyer un autant dudit arresté aux citoyens administrateurs du district d’Avranche, 5º qui le soit fait défense à tous citoyens de sabsenter pour fuire sous paine daitre treté comme supect 6º qu’il soit prist sur le champ des mesures pour assurer les portes et pour maitre la grille de fair à bas, 7º qu’il soit donné des ordres au citoyen Capitaine pour tenir sa compagnie toujours prête à prendre les armes au premier coup de tambour, 8º qu’il soit fait defense douvrir les port de la ville la nuit sous paine d’estres puni tres severrement, 9º qu’il soit arresté quanquas qui le vieue que le premier qui parlera de se rendre soit fussillie sur le champ.

Nous représentant du peuple delégué par la Convention nationale dans le departement de la Manche et autres environnants.

En conséquence de notre arrêté du 25 prairial sur le nº 984 qui chargeoit le district d’Avranche de nommer deux commissions pour concerter avec la municipalité du Mont St Michel à l’effet de nous presenter un etat de ceux qui ayant été mis en état d’arrestation antérieurement ou postérieurement à notre arrêté du 24 germinal par d’autres ordres que par ceux des représentants du peuple, prouveroient par des pièces authentiques la remise de leurs lettres de prêtrises, avant la ditte époque du 24 germinal et justifieraient de leurs certificats de civisme de la part des municipalités des lieux de leurs domicilles.

Arrêtons que ceux des ci-devant prêtres compris dans l’etat ci-dessus comme réunissant les conditions exigées seront de suite remis en liberté sauf à eux à reclamer ce qui peut leur revenir de leur traitement en conformité de la Loy.

Port Malo le 22 thermidor l’an 2ᵉ de la Republique.

Signé: Le Carpentier.

Le citoyen Jacque Herant a deposé aujourd’hui 12 vendémiaire à l’administration les ornement de la ci-devant Eglise du Mont Libre en directoire du district d’Avranche 3ᵉ année republicaine.

Le Bourlier.

Le général de brigade Gratien, commandant la subdivision de la Manche, considerant que la place du Mont Michel est une place absolument isolée que la mer par son flux la sépare du la terre ferme que l’administration cantonale don depend cette place tient ses seances à Pontorson et qu’en cas d’attaque de la part des chouans le commandant de cette place ne pourrait se concerter avec la municipalité vù son eloignement considerant d’ailleurs que la sureté du Chateau ou est renfermé un nombre considérable d’individù exige de très grandes précautions de cette place se borne à un très petit nombre de citoyens declare la place du Mont Michel en etat de siege.

Est signé à l’original. Gratien.

TABLE DES ILLUSTRATIONS

PHOTOGRAVURE

Saint Michel terrassant le Démon. Tableau de Raphaël peint pour François IᵉʳEn frontispice.

CHROMOLITHOGRAPHIES

Pages.

Saint Michel terrassant le démon et Apparition de l’Archange sur le Monte-Gargano, en Italie; miniature du Missel de Charles VI, ms. du quinzième siècle88

Miracle de la Vierge au Mont-Saint-Michel; peinture en camaïeu des Miracles de Notre-Dame, ms. du quinzième siècle118

Saint Michel terrassant le démon et Vue du Mont-Saint-Michel au commencement du quinzième siècle; miniature du Livre d’heures de Pierre II, duc de Bretagne, ms. du quinzième siècle268

Le Jugement d’une âme; miniature d’un livre d’heures, ms. du quinzième siècle388

GRAVURES

PREMIÈRE PARTIE SAINT MICHEL ET LE MONT-SAINT-MICHEL DANS LE PLAN DIVIN

Pages.

Dieu révèle aux anges l’incarnation future du Verbe, dessin de Wohlgemuth, quinzième siècle9

La Chute des anges rebelles, d’après Ch. Lebrun, dix-septième siècle17

Saint Michel et ses anges luttant contre le dragon, miniature d’une Apocalypse du quatorzième siècle25

Saint Michel et saint Gabriel, miniature d’un ms. du huitième siècle28

Saint Michel apparaît à Gédéon, dessin de Schnorr33

Saint Michel, l’ange du jugement, fragment du Jugement dernier, fresque d’Orcagna, au Campo Santo de Pise, quatorzième siècle45

Saint Michel et le dragon, miniature d’un psautier du dixième siècle49

Saint Michel, miniature du Bréviaire du cardinal Grimani, quinzième siècle57

Saint Michel terrassant le démon, gravure de M. Schoen, quinzième siècle65

L’archange saint Michel, figure tirée de l’Assomption de la Vierge, du Pérugin, seizième siècle69

Armoiries de Mᵍʳ Germain72

DEUXIÈME PARTIE SAINT MICHEL ET LE MONT-SAINT-MICHEL DANS L’HISTOIRE ET LA LITTÉRATURE

Pages.

Saint Michel terrassant le dragon, miniature du quinzième siècle81

Le Châtiment d’Héliodore, fragment d’une peinture à fresque de Raphaël85

Contestation entre saint Michel et le démon, gravure du dix-septième siècle87

Saint Michel, feuille de diptyque en ivoire du sixième siècle89

Apparition de l’Archange sur le môle d’Adrien, peinture à fresque de F. Zuccaro, au Vatican, seizième siècle91

Vue sud-ouest du Mont-Saint-Michel97

Chef de saint Aubert105

Chapelle Saint-Aubert113

Statue de saint Michel sur l’hôtel de ville de Bruxelles, quinzième siècle123

Coquilles de pèlerinage125

Vue de Saint-Michel-d’Aiguilhe131

Sceau de Robert, abbé du Mont, quinzième siècle132

Coupe de l’ouest à l’est du Mont-Saint-Michel151

Vue de la face nord du Mont-Saint-Michel153

Vue de la face ouest —155

Vue de la face est —156

Le Mont-Saint-Michel en Cornouailles (Angleterre)164

Le duc Guillaume et son armée viennent au Mont, fragment de la Tapisserie de Bayeux169

Images en plomb de la Vierge de Tombelaine177

Galerie de l’Aquilon179

Enseigne de la Vierge et de saint Michel181

Sceau de Robert de Torigni188

Face ouest du Mont-Saint-Michel189

Moine présentant un manuscrit à saint Michel, dessin d’un ms. du onzième siècle191

Saint Augustin.—Lettre B historiée.—Saint Michel: dessins d’un ms. du onzième siècle192

Saint Augustin discutant contre Faust, dessin d’un ms. du onzième siècle194

Charte de donation de Gonnor.—Charte de donation de Robert: dessins d’un ms. du douzième siècle195

Troisième apparition de saint Michel à saint Aubert, dessin d’un ms. du douzième siècle198

Constructions de Robert de Torigni. Coupe de l’est à l’ouest199

Constructions de Robert de Torigni. Coupe du nord au sud199

Epitaphe de Robert de Torigni201

Crosse de Robert de Torigni202

Crosse de dom Martin202

Épitaphe de dom Martin203

La Merveille, bâtiments de l’ouest205

Façades est de la Merveille206

Façades nord de la Merveille208

La Merveille, bâtiments de l’est209

La salle des Chevaliers, vue prise à l’ouest, près des cheminées211

Le réfectoire, vue prise de l’est213

La salle des Chevaliers, vue prise à l’ouest de la salle215

Le cloître, vue prise de la galerie ouest217

Tympans de la galerie sud du cloître218

Sceau et contre-sceau de Raoul de Villedieu220

Sceau et contre-sceau de Richard221

Image en plomb de saint Michel, treizième siècle225

Sceau de la baronnie de l’abbaye à Ardevon, 1372230

Pèlerins conduits par un enfant, quatorzième siècle233

Monnaie de Philippe VI239

Le connétable du Guesclin, miniature d’un ms. du quinzième siècle243

Sceau de Pierre Le Roy, 1388247

Armoiries de Pierre Le Roy248

Le châtelet249

Moule en creux et épreuve du moule251

Cornet de pèlerin.—Plaques de pèlerins.—Bouton de pèlerin.—Ampoules en plomb.—Coquilles en plomb253

Sceau et contre-sceau de l’abbaye à la baronnie de Genêts, 1393254

Remparts du quinzième siècle259

Sceau de Robert Jolivet260

Porte du Roi261

Armoiries de Robert Jolivet262

Armoiries de l’abbaye en 1417263

Sceau de Jean d’Harcourt, 1420264

Armoiries de Raoul de Mons, 1434267

Sceau de Louis d’Estouteville, 1425270

Mouton d’or, frappé au Mont sous Charles VII271

Angelot d’or de Henri VI, frappé à Rouen en 1427273

La Vierge, saint Michel et Jeanne d’Arc, peinture du quinzième siècle275

Bombardes prises sur les Anglais281

Armoiries de la famille Michel283

Réception d’un chevalier de Saint-Michel, miniature d’un ms. du seizième siècle289

Collier de Saint-Michel et médaille de pèlerin de N.-D. de Boulogne291

Chapitre de l’ordre de Saint-Michel, tenu en 1548293

Martin de Bellay prête serment de chevalier en 1555295

Henri III donne l’accolade et fait les chevaliers de Saint-Michel, gravure d’A. Bosse296

Armoiries de Gabr. de Rochechouart, 1633297

Méreau de la corporation des pâtissiers-oublieurs, quinzième siècle299

Saint Michel, peseur des âmes, miniature d’un ms. du quinzième siècle301

Tableau de l’église de Camembert, 1772305

Groupe de la procession instituée à Aix en 1462307

Armoiries de l’abbaye sous Louis XI309

Tombeau de Guillaume de Lamps, 1510312

Monument de Jean de Lamps, 1523313

Sceau de Jean de Lamps, 1520314

Cul-de-lampe des Statuts de l’ordre de Saint-Michel, 1725315

Tour ou bastillon Gabriel321

Portrait du cardinal de Bérulle, gravure de B. Audran331

Sceau de l’abbaye, dix-septième siècle332

Cachet d’Étienne de Hautefeuille, 1689333

Armoiries de l’abbaye au seizième et au dix-septième siècle335

Sceau et contre-sceau de l’ordre, sous Louis XIV339

Bourdon de procession et médaille de la confrérie de Saint-Michel à Joseph-Bourg, en Bavière, 1693341

Différents costumes des membres de cette confrérie343-344

Armoiries du Mont en 1733347

Cachet de Maurice de Broglie, 1765349

Incendie du Mont-Saint-Michel355

Porte du Roi en 1835358

Vue du Mont en 1845359

Aspect de la grande plate-forme à l’ouest pendant les fouilles de 1875361

Médailles frappées à la naissance du duc de Bordeaux363

Couronne exécutée par Th. Venturini369

Couronne exécutée par M. Mellerio369

Les pèlerins se rendant au Mont pour les fêtes du couronnement375

Illumination du Mont379

Aspect de la plage au moment de la bénédiction381

Procession du couronnement383

Bateaux pavoisés384

Saint Michel remet dans le fourreau l’épée de la justice divine, fresque de N.-D. de Lorette, peinte par Orsel, dix-neuvième siècle385

Saint Michel, peseur des âmes, miniature du Psautier de saint Louis, treizième siècle390

TROISIÈME PARTIE DESCRIPTION DU MONT-SAINT-MICHEL

Plan au niveau de la salle des Gardes398

Plan au niveau de l’église basse399

Plan au niveau de l’église haute400

Plan de l’église et des bâtiments abbatiaux en 1145403

Plan de l’église, nef actuelle405

Nef. Coupe transversale408

Nef. Coupe longitudinale409

Coupe du chœur411

Armoiries de François 1ᵉʳ418

Plan de l’angle nord-est du cloître436

Coupe transversale des galeries437

Plan du lavatorium439

Coupe du lavatorium440

Détails de la sculpture des tympans du cloître441

Armoiries de la ville de Bruxelles441

Tour Perrine, façade sud et coupe451

Armoiries de Louis, baron d’Estissac, 1562456

Vue du Mont-Saint-Michel, d’après Mérian, 1657459

Vue du Mont-Saint-Michel, d’après C. Chastillon, dix-septième siècle461

Vue du Mont-Saint-Michel, d’après N. de Fer, dix-huitième siècle463

Boulevard ou bastillon de l’est464

Armoiries peintes sur un tableau placé autrefois dans l’église du Mont466

Vue générale de la façade sud du Mont469

Rue de la ville471

Sou d’or concave, 1185-1195479

Pierre gravée du quatrième siècle479

Sou d’or concave, 1261-1282479

Sceau du douzième siècle479

Image en plomb trouvée au Mont, treizième siècle479

Sceau de l’abbaye au douzième siècle479

Sceau de la nation de Picardie, quatorzième siècle480

Sceau de l’abbaye en 1520480

Moule d’un plomb de pèlerinage, quatorzième siècle480

Statue de l’Archange sur l’église Saint-Michel de Lucques (Toscane), huitième siècle481

Saint Michel et ses anges, peinture de Cimabue à l’église Sainte-Croix de Florence, treizième siècle482

Saint Michel, saint Gabriel et saint Raphaël autour de la figure du Sauveur, peinture grecque, quinzième siècle482

Saint Michel avec la Vierge et l’enfant Jésus, peinture dans l’église Sainte-Croix de Florence, école de Giotto483

Saint Michel conducteur des âmes483

Un ange présente une âme à saint Michel, miniature d’un manuscrit du quinzième siècle483

Saint Michel peseur des âmes, peint par Memling, église Sainte-Marie à Dantzig, quinzième siècle484

Saint Michel pesant les âmes et terrassant le dragon, peint par L. Signorelli, église Saint-Grégoire, à Rome, seizième siècle484

Plaque italienne en bronze, seizième siècle485

Plaque allemande en argent repoussé, seizième siècle485

Saint Michel terrassant le démon, peinture italienne du seizième siècle486

Jetons d’échevinage et monnaies à l’effigie de saint Michel486

Saint Michel protecteur des âmes, peinture de Mabuse, seizième siècle487

Saint Michel en costume Louis XIV, dix-septième siècle487

Saint Michel d’après un émail de Laudin, dix-septième siècle487

Plaque en bronze de la fin de la Renaissance italienne487

Plaque en faïence émaillée d’Aranda (Espagne), dix-septième siècle488

Saint Michel, d’après une broderie au passé, dix-huitième siècle488

FIN DE LA TABLE DES ILLUSTRATIONS.

TABLE DES MATIÈRES

PREMIÈRE PARTIE MICHEL ET LE MONT-SAINT-MICHEL LE PLAN DIVIN

Pages.

Chapitre Iᵉʳ.—Aperçu général sur saint Michel et les anges.2

Chapitre II.—Mission de saint Michel.—Son culte.29

Chapitre III.—Le Mont-Saint-Michel dans les desseins de la Providence.51

DEUXIÈME PARTIE MICHEL ET LE MONT-SAINT-MICHEL L’HISTOIRE ET LA LITTÉRATURE

Introduction76

Chapitre Iᵉʳ.—Saint Michel et le Mont-Saint-Michel sous les rois des deux premières races83

I. Saint Michel dans les temps primitifs83

II. Le Mont-Saint-Michel au péril de la mer93

III.Saint Michel et saint Aubert101

IV. Saint Michel et la France mérovingienne110

V. Saint Michel et la France carlovingienne119

VI. Le Mont-Saint-Michel sous l’invasion des Normands126

Chapitre II.—Saint Michel et le Mont-Saint-Michel a l’époque féodale133

I.Abbaye du Mont-Saint-Michel133

II.Progrès et influence du culte de saint Michel142

III.Le Mont-Saint-Michel à l’époque de la conquête d’Angleterre166

IV. Saint Michel et Notre-Dame-la-Gisante-de-Tombelaine176

V. Le Mont-Saint-Michel et Robert de Torigni186

VI. Le Mont-Saint-Michel à l’époque de Philippe-Auguste204

VII.Saint Michel et la France de saint Louis219

Chapitre III.—Saint Michel et le Mont-Saint-Michel pendant la guerre de Cent Ans230

I. L’épisode des petits pèlerins230

II. Les préparatifs de défense237

III.Le Mont-Saint-Michel et Pierre Le Roy246

IV. Le siège du Mont-Saint-Michel257

V. Saint Michel et Jeanne d’Arc273

VI. L’ordre militaire de Saint-Michel284

VII.Apogée du culte de saint Michel298

Chapitre IV.—Saint Michel et le Mont-Saint-Michel dans les temps modernes317

I. Le Mont-Saint-Michel pendant les guerres de religion317

II. Saint Michel et le siècle de Louis XIV330

III.La décadence et la catastrophe de la Révolution345

IV. La restauration du Mont-Saint-Michel357

V. Le couronnement de saint Michel archange366

Conclusion388

TROISIÈME PARTIE DU MONT-SAINT-MICHEL

Introduction393

Chapitre Iᵉʳ.—L’Église397

I. Description des plans397

II. Au onzième et au douzième siècle401

III.La nef404

IV. Le chœur (quinzième et seizième siècle)407

Chapitre II.—Batiments abbatiaux, a la fin du onzième siècle413

I.Travaux de Roger (douzième siècle)413

II.Travaux de Robert de Torigni (douzième siècle)415

Chapitre III. La Merveille (treizième siècle)419

I. Origine de la Merveille419

II. Bâtiments de la Merveille425

III. Aumônerie426

IV. Cellier427

V. Réfectoire428

VI. Salle des Chevaliers430

VII. Dortoir432

VIII.Cloître435

IX. Façades et défenses extérieures de la Merveille443

Chapitre IV.—Batiments abbatiaux et batiments formant l’entrée de l’abbaye445

I. 445

II. Belle-Chaise449

III.Tour Perrine452

IV. Châtelet452

V. Barbacane du châtelet454

VI. Grand degré et escalier du sud455

Chapitre V.—Remparts456

I.Défenses de l’abbaye et remparts de la ville456

Chapitre VI.—La ville467

Documents iconographiques477

Pièces justificatives491

I.Avant l’ère chrétienne492

La révolte des anges, d’après une tablette chaldéenne.

II.Poésie des premiers siècles chrétiens493

Hymne attribuée à saint Ambroise.

III.Poésie latine du moyen âge494

Une prose d’Adam de Saint-Victor.

IV.Poésie française du moyen âge495

Extrait du roman du Mont-Saint-Michel.

V.Le théâtre français au quatorzième siècle497

Les miracles du Mont-Saint-Michel.

VI.Le théâtre français au quatorzième siècle501

Miracle de la Nativité de Nostre-Seigneur Jhesus-Crist.

VII.Liste des chevaliers qui défendirent le Mont-Saint-Michel au quinzième siècle518

VIII.Note sur l’atelier monétaire établi au Mont-Saint-Michel au quinzième siècle522

IX.Poésie française du quinzième siècle524

Une prière en vers à l’archange.

X.Premiers monuments du théâtre français525

La Mystère du siège d’Orléans qui fut représenté du vivant de Jeanne d’Arc.

XI.Poésie française du seizième siècle528

Cantique de pèlerinage.

XII.Chant populaire en l’honneur de saint Michel, au dix-septième siècle530

XIII.Lettre à Mabillon (dix-huitième siècle)531

XIV.Documents sur l’histoire du Mont-Saint-Michel pendant la Révolution533

Table des figures545

Table des matières549

FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES.

Paris.—Typ. Firmin-Didot et Cⁱᵉ.—Mesnil (Eure).

NOTES:

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