ADDITIONS ET CORRECTIONS.
Reading edition
Nous devons à notre ami, M. Thomas Duffus Hardy, la communication tardive de cette charte, qu'il a collationnée sur l'original, et qui doit bientôt reparoître dans ses patent Rolls.
Rex omnibus ballivis portuum maris, etc. Mandamus vobis quod, si Eustachius Monachus non reddiderit Willelmo Le Petit navem suam quam cepit, sicut illi mandavimus, sitis eidem Willelmo in auxilio quod illam habeat ubicumque illam invenerit in terra nostra. Et in hujus rei testimonium has litteras nostras patentes inde vobis mittimus. Teste W. de Wroth, archidiacono Tautoniensi, apud Suhamton .xiij. die aprilis (A.D. 1205, an. 7o Johann.)—Rotuli selecti ad res anglicas et hibernicas spectantes ex archivis in domo capitulari West-Monasteriensi deprompti cura Josephi Hunter, s. a. s. (London) 1834, in-8o, p. 26.
Le Roi, à tous les baillis des ports de mer, etc. Nous vous mandons que, si Eustache le Moine ne rend pas à Guillaume Le Petit le navire qu'il lui a pris, ainsi que nous le lui avons ordonné, vous aidiez audit Guillaume à ravoir son bâtiment en quelque lieu de notre terre qu'il le trouve; en foi de quoi nous vous envoyons ces lettres-patentes. Témoin, W. de Wroth, archidiacre de Taunton, à Southampton, le 13 avril.
Notre ami et ancien compagnon à l'école des chartes, sous MM. de l'Épine et Tourlet, M. Berbrugger vient de trouver à la Tour de Londres, où il est employé à la transcription des patent Rolls, les chartes suivantes que nous regrettons de n'avoir pas connues assez tôt pour les donner en leur lieu. Les voici d'après sa copie que nous avons collationnée nous-même sur l'original, bien que son talent en lecture diplomatique nous fût assez connu pour nous dispenser de ce soin.
Rex, omnibus ballivis portuum maris et aliis ad quos presentes littere pervenerint, etc. Sciatis quod concessimus Eustachio Monacho quod salvo et secure possit venire in terram nostram, et stet ibi et redeat usque ad octabum sancti Johannis Baptiste, anno, etc. viijo; ita tamen quod respondeat mercatoribus de terra comitis Namurci et de terra nostra et aliis, si qui de eo conquesti fuerint de toltā qua eis fecerit. Teste, Gaufredo filio Petri, apud Portesmuth .xxv. die mai.—Patent Rolls. A. D. 1206, an. 8o Johann.
Le Roi, à tous les baillis des ports de mer et aux autres à qui les présentes parviendront, etc. Sachez que nous avons accordé à Eustache le Moine de pouvoir venir en toute sûreté dans notre terre, y rester et s'en retourner, jusqu'à l'octave de S. Jean-Baptiste, de la huitième année de notre règne; pourvu qu'il réponde au marchands de la terre du comte de Namur, de notre royaume et autres, s'il est quelqu'un qui se plaigne d'avoir été dépouillé par lui. Témoin, Geffrei Fitz-Peter. A Portsmouth, le vingt-cinq mai.
Rex, omnibus, etc. Sciatis quod concessimus Eustachio Monacho salvum et securum conductum, in veniendo in terram nostram Anglie et in morando ibi et redeundo, usque ad Pentecosten, anno regni nostri nono. Et in hujus rei testimonium has litteras nostras patentes ei fecimus. Teste, Gaufredo filio Petri, apud Geldeford .vja. aprilis.—Ex rotulo litterarum patentium, anno regni regis Johannis nono, no 4.
Le Roi, à tous ceux, etc. Sachez que nous avons accordé à Eustache le Moine un sauf conduit pour venir dans notre royaume d'Angleterre, y séjourner et s'en retourner, jusqu'à la Pentecôte de la neuvième année de notre règne (1207). Et en témoignage de ceci nous lui avons fait dresser ces lettres-patentes. Témoin, Geoffrey Fitz-Peter, à Guildford, le 6 avril.
Page xxviij, ligne 20.
A la suite de cette charte où, égaré par la table des close Rolls, vol. I, p. 710, col. 3, j'ai lu fratrem Eustachium Monachum, pour fratrem Eustachii Monachi, s'en trouvent deux autres qui ont été placées dans l'ordre inverse du sens, et que je rapporterai parce qu'elles sont le complément de la première. Les voici rangées comme elles devroient l'être:
Rex vicecomiti Sudhamptonie, salutem. Mandamus vobissic quod recipias de constabulario Porcestrie quatuordecim servientes25 qui capti fuerunt in insula de Serke26, quos tibi liberabit, et illos sub salva custodia ducatis Wintoniam et ibi eos liberes Matheo de Wallopio. Et ei mandavimus quod illos de te capiat. Teste, me ipso, apud Sanctum-Edmundum, quarto die novembris.
Rex Matheo de Wallopio, salutem. Precipimus tibi quod recipias quatuordecim servientes qui capti fuerunt in insula de Serk, et illos in salvo in fundo carceris custodias. Has litteras, etc. Teste, me ipso, apud Sanctum-Edmundum, .iiij. die novembris (A. D. 1214, an. 16o Johann.). Close Rolls, t. I, p. 177, col 1.
Le Roi au vicomte de Southampton, salut. Nous vous mandons que vous receviez du constable de Porchester quatorze serjans qui ont été pris dans l'île de Serk et que cet officier vous délivrera; que vous les conduisiez à Winchester sous bonne garde, et que là vous les remettiez à Matthieu de Wallop: nous lui avons mandé qu'il les reçoive de vous. Témoin, moi-même, à Saint-Edmond, le 4 novembre.
Le Roi à Mathieu de Wallop, salut. Nous vous ordonnons de recevoir quatorze serjans qui ont été pris dans l'île de Serk, et de les garder en sûreté au fond d'un cachot. Nous vous envoyons ces lettres-patentes. Témoin, moi-même, comme dessus.
Nous ajouterons ce passage d'une charte que nous avons omis parce qu'il n'a pas été indiqué à la table des close Rolls:
Rex, etc. W. thesaurario et G. et R. camerario, salutem..... Et liberate Rogero de Chautoñ et Terrico de Ardeñ qui duxerunt fratrem et avunculum Eustachii Monachi prisones de insula de Serke, quadraginta solidos, per eundem episcopum (Petrum Wintoniensem episcopum)... Teste, domino Wintoniensi episcopo, apud Westmonasterium .iiij. die novembris (A. D. 1214, an. 16o Johann.).—Close Rolls, t. I, p. 175, col. 2.
Le Roi, etc., à W. le trésorier, à G. et à R. le chambellan, salut..... Et délivrez à Roger de Chauton et à Thierri d'Ardenne qui ont conduit le frère et l'oncle d'Eustache le Moine, prisonniers de l'île de Serk, quarante sols, par les mains du même évêque (Pierre, évêque de Winchester)... Témoin, le lord évêque de Winchester, à Westminster, le 4 novembre.
Voici maintenant deux nouvelles chartes inédites, relatives toujours aux prisonniers de l'île de Serk:
Rex, constabulario Porcestrie, salutem. Mandamus tibi quod sine dilatione liberes presencium latoribus, fratri Hugoni de Sancto-Wolmaro et Bensom clerico, prisones subscriptos qui capti fuerunt in insula de Serk et sunt in custodia tua, scilicet: Isaac de Wylre, Baldewinum de Alvingetoñ, Baldewinum de Werchin, Arnulfum de Asincort, Bric̃ de Brunesverd et Jacobum fratrem Eustachii Monachi27. Et ex hoc capias ab eisdem presencium latoribus literas suas patentes et testificantes quod eos receperint, et literas illas nobis sub festinatione mittas. Hoc autem totum fiat per visum et testimonium legalium hominum et discretorum. Et in hujus rei testimonium, etc. Teste, me ipso, apud Londonias apud Novum Templum Lond. .vij. die januarii, anno regni nostri ut supra (xvjo, A. D. 1215).
Le Roi, au constable de Porchester, salut. Nous vous mandons que sans délai vous délivriez aux porteurs des présentes, frère Hugues de Saint-Saumer et Bensom le clerc, les prisonniers ci-après nommés qui ont été pris dans l'île de Serk et qui sont sous votre garde, c'est à savoir: Isaac de Wylre, Baudouin de Alvington, Baudoin de Werchin, Arnould de Asincourt, Bric̃ de Brunesverd et Jakemin frère d'Eustache le Moine. A ce sujet, vous aurez à prendre des porteurs des présentes leurs lettres-patentes attestant qu'ils ont reçu lesdits prisonniers, et à nous envoyer ces mêmes lettres promptement. Mais que tout cela se fasse au vu et en la présence de personnes légales et discrètes. En foi de quoi, etc. Témoin, moi-même à Londres, au Temple Neuf de Londres, le 7 janvier, la 16e année de notre règne.
Rex, Joscelino de Montibus, constabulario Porcestrie, etc. Mandamus vobis quod, statim visis litteris istis, deliberetis a prisona omnes illos qui capti sunt in insula de Serke, homines videlicet Eustachii Monachi, si adhuc in prisona nostra apud Porcestriam detinentur. Nec omittatis eos deliberare, licet nomina eorum in litteris presentibus non imprimantur, quod nomina eorum ignoramus. Et in hujus, etc. vobis mittimus. Teste, me ipso, apud Novum Templum Londonias, .xx. die aprilis, anno regni nostri .xvjo.—Patent Rolls, 16th of John.
Le Roi, à Joscelin des Monts, constable de Porchester, etc. Nous vous mandons qu'aussitôt ces lettres vues vous délivriez de prison tous ceux qui ont été pris dans l'île de Serk, savoir les hommes d'Eustache le Moine, s'ils sont encore détenus dans notre prison à Porchester; et n'oubliez pas de les délivrer quoique leurs noms ne soient point marqués dans les présentes, et cela parce que nous les ignorons. En foi de quoi nous vous envoyons les présentes lettres-patentes. Témoin, moi-même, au Temple Neuf à Londres, le 20 avril, la 16e année de notre règne.
DELIBERACIO OBSIDUM.
Rex, abbatisse de Wiltoñ, salutem. Mandamus vobis quod liberetis Eustachio Monacho filiam et obsidem suam quam habetis in custodia. Et in hujus, etc. Teste ut supra (Teste rege, apud Runimed, .xxj. die junii, anno regni ejusdem .xvijo.)—Patent Rolls, 17th of John.
DÉLIVRANCE DES ÔTAGES.
Le Roi, à l'abbesse de Wilton, salut. Nous vous mandons que vous délivriez à Eustache le Moine sa fille et son ôtage que vous avez en votre garde. En foi de quoi, etc. Témoin comme dessus (Témoin le Roi, à Runimed, le 21 juin, la 17e année de notre règne).
Il est à remarquer que cette charte se trouve parmi celles ordonnant la reddition des ôtages donnés au roi Jean par les barons révoltés contre lui.
Rex, Wilielmo de Albrincis, salutem. Sciatis quod, si veneritis ad nos, nos remittimus vobis omnem iram et indignacionem quam erga vos concepimus usque in hodiernum diem, sive pro Eustachio Monacho qui applicuit apud Folkestañ, sive pro aliis. Et damus vobis salvum conductum nostrum in veniendo ad nos, morando et recedendo et omnibus illis qui vobiscum venient. Et in hujus rei testimonium, etc., vobis mittimus. Teste me ipso, apud Doveram .xviija. die septembris, anno regni nostri .xvijo. Per dominum Wintoniensem episcopum.—Patent Rolls, 17th of John, memb. 16, no 54.
Le Roi, à William de Albrinc, salut. Sachez que si vous venez à nous, nous vous pardonnons toute la colère et l'indignation que nous avons conçue contre vous jusqu'à présent, soit pour Eustache le Moine qui a débarqué à Folkestan, soit pour d'autres causes. Et nous vous donnons, à vous et à tous ceux qui viendront avec vous, notre sauf-conduit pour venir auprès de nous, y rester et vous retirer. En foi de quoi nous vous envoyons ces lettres-patentes. Témoin, moi-même, à Douvres, le 18 septembre, la 17e année de notre règne. Par le lord évêque de Winchester.
Nous terminerons en rapportant les passages suivants de la chronique du prieuré de Dunstaple, dont les deux premiers surtout sont trop importants pour ne pas trouver ici leur place:
«Et tunc, mense martio (1211), venerunt ad regem in Angliam, Henricus, frater imperatoris Otonis et comes de Hollande, et comes Boloniæ. Et rex Franciæ cepit omnes naves Angliæ, quæ applicuerunt in terra sua; et ideo rex Angliæ cepit multos de Quinque-Portubus. Et tunc Eustacius pirata, dictus Monachus, aufugit a nobis ad regem Franciæ cum quinque galeis, quia comes Boloniæ insidiabatur ei.»—Chronicon sive Annales prioratus de Dunstaple, una cum excerptis e chartulario ejusdem prioratus. Thomas Hearnius e codicibus Mss. in Bibliotheca Harleiana descripsit, primusque vulgavit. Oxonii e Theatro Sheldoniano, MDCCXXXIII, 2 part. in-8o, p. 58.
«Burgenses etiam de Quinque-Portubus navali exercitu homines, arma et victualia, quæ Lodowicum sequebantur, interceperunt: et sic factum est prælium non solum in terra sed etiam in mari. Nam Eustachius dictus Monachus, pyrata fortissimus, et Galfridus de Luchi (vel Luci) ex parte Lodowici insulas regis ceperunt, et multas seditiones ei moverunt.»—Ibid., p. 76.
«.... Cum, ad dictæ Blanchæ instantiam, multi nobiles et potentes de Francia venissent in succursum Lodowici; episcopus, et comes Salesbyriæ, et justiciarius, cum regis exercitu, apud Doroberniam eos navali bello ceperunt; et, inter infinitos, Eustachium Monacum occiderunt, qui utriusque partis prævaricator extiterat, solos nobiles vitæ reservantes.» (An. 1215.)—Ibid., p. 82.
«Et alors, au mois de mars, Henri, frère de l'empereur Othon et comte de Hollande, et le comte de Boulogne vinrent au roi (Jean) en Angleterre. Et le roi de France prit tous les navires anglois qui abordèrent dans sa terre et, pour cette raison, le roi d'Angleterre en prit un grand nombre des Cinq-Ports. Et alors Eustache, pirate surnommé le Moine, s'enfuit de nous au roi de France avec cinq navires, parce que le comte de Boulogne lui dressoit des embûches.»
«De leur côté, les bourgeois des Cinq-Ports, ayant rassemblé une flotte, interceptèrent les hommes, les armes et les vivres qui suivoient Louis: et ainsi il y eut combat sur terre et sur mer; car Eustache, dit le Moine, pirate intrépide, et Geoffroi de Luchi (ou Luci) s'emparèrent pour Louis, des îles du roi et excitèrent contre celui-ci beaucoup de séditions.»
«Plusieurs nobles et puissants seigneurs de France étant venus au secours de Louis, d'après les instances de Blanche susnommée; l'évêque et le comte de Salisbury et le justicier avec l'armée du roi les firent prisonniers dans un combat naval; et, ne laissant la vie qu'aux seuls nobles, ils mirent à mort, parmi une foule d'autres, Eustache le Moine qui avoit forfait contre l'un et l'autre parti.»
