Note 125 — Chapter XXXVIII · TIMÆUS AND KRITIAS.
Reading edition
Respecting a view analogous to that of Plato, M. Littré observes, in his Proleg. to the Hippokratic treatise Περὶ Καρδίης (Œuvres d’Hippocrate T. ix. p. 77):— “Deux fois l’auteur s’occupe des fins de la structure (du cœur) et admire avec quelle habileté elles sont atteintes. La première, c’est à propos des valvules sigmöides: il est instruit de leur usage, qui est de fermer le cœur du côté de l’artère; et dès-lors, son admiration ne se méprend pas, quand il fait remarquer avec quelle exactitude ils accomplissent leur office. Mais elle se méprend quand, se tournant vers les oreillettes, elle loue la main de l’artiste habile qui les a si bien arrangées pour souffler l’air dans le cœur. Ces déceptions de la téléologie sont perpétuelles dans l’histoire de la science; à chaque instant, on s’est extasié devant des structures que l’imagination seule appropriait à certaines fonctions. ‘Cet optimisme’ (dit Condorcet dans son Fragment sur l’Atlantide) ‘qui consiste à trouver tout à merveille dans la nature telle qu’on l’invente, à condition d’admirer également sa sagesse, si par malheur on avait découvert qu’elle a suivi d’autres combinaisons; cet optimisme de détail doit être banni de la philosophie, dont le but n’est pas d’admirer, mais de connaître; qui, dans l’étude, cherche la vérité, et non des motifs de reconnaissance.’”