TABLE DES MATIÈRES
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INTRODUCTION: De la place de la Musique dans l’Histoire générale1
L’OPÉRA AVANT L’OPÉRA19
I. Les Sacre Rappresentazioni de Florence et les Mai de la campagne Toscane21
II. Les Comédies latines et les représentations à l’antique32
III. Les Pastorales en musique et Torquato Tasso41
LE PREMIER OPÉRA JOUÉ A PARIS: L’«ORFEO» DE LUIGI ROSSI55
I. Mazarin et la musique55
II. Les Barberini en France63
III. Luigi Rossi avant son arrivée en France69
IV. La représentation d’Orfeo à Paris, et l’opposition religieuse et politique à l’Opéra79
V. L’Orfeo89
VI. Luigi Rossi après l’Orfeo100
NOTES SUR LULLY107
I. L’Homme107
II. Le Musicien116
III. Le Récitatif de Lully et la déclamation de Racine143
IV. Éléments hétérogènes de l’opéra de Lully169
V. Les Symphonies de Lully181
VI. Grandeur et popularité de l’art de Lully192
GLUCK203
GRÉTRY247
MOZART273
SUPPLÉMENT MUSICAL
L’Orfeo de Luigi Rossi (1647):—Désespoir d’Orphée.297
1430-08—Coulommiers. Imp. PAUL BRODARD.—P11-09.
LIBRAIRIE HACHETTE ET Cie BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 79, A PARIS
LES GRANDS ÉCRIVAINS FRANÇAIS
ÉTUDES SUR LA VIE LES ŒUVRES ET L’INFLUENCE DES PRINCIPAUX AUTEURS DE NOTRE LITTÉRATURE
Notre siècle a eu, dès son début, et léguera au siècle prochain un goût profond pour les recherches historiques. Il s’y est livré avec une ardeur, une méthode et un succès que les âges antérieurs n’avaient pas connus. L’histoire du globe et de ses habitants a été refaite en entier; la pioche de l’archéologue a rendu à la lumière les os des guerriers de Mycènes et le propre visage de Sésostris. Les ruines expliquées, les hiéroglyphes traduits ont permis de reconstituer l’existence des illustres morts, parfois de pénétrer jusque dans leur âme.
Avec une passion plus intense encore, parce qu’elle était mêlée de tendresse, notre siècle s’est appliqué à faire revivre les grands écrivains de toutes les littératures, dépositaires du génie des nations, interprètes de la pensée des peuples. Il n’a pas manqué en France d’érudits pour s’occuper de cette tâche; on a publié les œuvres et débrouillé la biographie de ces hommes fameux que nous chérissons comme des ancêtres et qui ont contribué, plus même que les princes et les capitaines, à la formation de la France moderne, pour ne pas dire du monde moderne.
Car c’est là une de nos gloires, l’œuvre de la France a été accomplie moins par les armes que par la pensée, et l’action de notre pays sur le monde a toujours été indépendante de ses triomphes militaires: on l’a vue prépondérante aux heures les plus douloureuses de l’histoire nationale. C’est pourquoi, les maîtres esprits de notre littérature intéressent non seulement leurs descendants directs, mais encore une nombreuse postérité européenne éparse au delà des frontières.
Beaucoup d’ouvrages, dont toutes ces raisons justifient du reste la publication, ont donc été consacrés aux grands écrivains français. Et cependant ces génies puissants et charmants ont-ils dans le monde la place qui leur est due? Nullement, et pas même en France.
Nous sommes habitués maintenant à ce que toute chose soit aisée; on a clarifié les grammaires et les sciences comme on a simplifié les voyages; l’impossible d’hier est devenu l’usuel d’aujourd’hui. C’est pourquoi, souvent, les anciens traités de littérature nous rebutent et les éditions complètes ne nous attirent point: ils conviennent pour les heures d’étude qui sont rares en dehors des occupations obligatoires, mais non pour les heures de repos qui sont plus fréquentes. Aussi, les œuvres des grands hommes complètes et intactes, immobiles comme des portraits de famille, vénérées, mais rarement contemplées, restent dans leur bel alignement sur les hauts rayons des bibliothèques.
On les aime et on les néglige. Ces grands hommes semblent trop lointains, trop différents, trop savants, trop inaccessibles. L’idée de l’édition en beaucoup de volumes, des notes qui détourneront le regard, l’appareil scientifique qui les entoure, peut-être le vague souvenir du collège, de l’étude classique, du devoir juvénile, oppriment l’esprit; et l’heure qui s’ouvrait vide s’est déjà enfuie; et l’on s’habitue ainsi à laisser à part nos vieux auteurs, majestés muettes, sans rechercher leur conversation familière.
L’objet de la présente collection est de ramener près du foyer ces grands hommes logés dans des temples qu’on ne visite pas assez, et de rétablir entre les descendants et les ancêtres l’union d’idées et de propos qui, seule, peut assurer, malgré les changements que le temps impose, l’intègre conservation du génie national. On trouvera dans les volumes en cours de publication des renseignements précis sur la vie, l’œuvre et l’influence de chacun des écrivains qui ont marqué dans la littérature universelle ou qui représentent un côté original de l’esprit français. Les livres sont courts, le prix en est faible; ils sont ainsi à la portée de tous. Ils sont conformes, pour le format, le papier et l’impression, au spécimen que le lecteur a sous les yeux. Ils donnent, sur les points douteux, le dernier état de la science, et par là ils peuvent être utiles même aux spécialistes. Enfin une reproduction exacte d’un portrait authentique permet aux lecteurs de faire, en quelque manière, la connaissance physique de nos grands écrivains.
En somme, rappeler leur rôle, aujourd’hui mieux connu grâce aux recherches de l’érudition, fortifier leur action sur le temps présent, resserrer les liens et ranimer la tendresse qui nous unissent à notre passé littéraire; par la contemplation de ce passé; donner foi dans l’avenir et faire taire, s’il est possible, les dolentes voix des découragés: tel est notre objet principal. Nous croyons aussi que cette collection aura plusieurs autres avantages. Il est bon que chaque génération établisse le bilan des richesses qu’elle a trouvées dans l’héritage des ancêtres, elle apprend ainsi à en faire meilleur usage; de plus, elle se résume, se dévoile, se fait connaître elle-même par ses jugements. Utile pour la reconstitution du passé, cette collection le sera donc peut-être encore pour la connaissance du présent.
J. J. JUSSERAND.
LIBRAIRIE HACHETTE ET Cie BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 79, A PARIS
LES GRANDS ÉCRIVAINS FRANÇAIS ÉTUDES SUR LA VIE, LES ŒUVRES ET L’INFLUENCE DES PRINCIPAUX AUTEURS DE NOTRE LITTÉRATURE
Chaque volume in-16, orné d’un portrait en héliogravure, broché. 2 fr.
LISTE DANS L’ORDRE DE LA PUBLICATION DES 51 VOLUMES PARUS (1908.)
VICTOR COUSIN par M. Jules Simon de l’Académie française.
MADAME DE SÉVIGNÉ par M. Gaston Boissier secrétaire perpétuel de l’Acad. française.
MONTESQUIEU par M. Albert Sorel de l’Académie française.
GEORGE SAND par M. E. Caro de l’Académie française.
D’ALEMBERT par M. Joseph Bertrand de l’Académie française, secr. perpétuel de l’Acad. des sciences.
VAUVENARGUES par M. Maurice Paléologue.
MADAME DE STAEL par M. Albert Sorel de l’Académie française.
THÉOPHILE GAUTIER par M. Maxime du Camp de l’Académie française.
TURGOT par M. Léon Say de l’Académie française.
THIERS par M. P. de Rémusat sénateur, de l’Institut.
BERNARDIN DE St-PIERRE par M. Arvède Barine.
MADAME DE LAFAYETTE par M. le comte d’Haussonville de l’Académie française.
MIRABEAU par M. Edmond Rousse de l’Académie française.
RUTEBEUF par M. Clédat professeur de Faculté.
STENDHAL par M. Édouard Rod.
ALFRED DE VIGNY par M. Maurice Paléologue.
BOILEAU par M. G. Lanson.
CHATEAUBRIAND par M. de Lescure.
FÉNELON par M. Paul Janet, de l’Institut.
SAINT-SIMON par M. Gaston Boissier secrétaire perpétuel de l’Acad. française.
RABELAIS par M. René Millet.
J.-J. ROUSSEAU par M. Arthur Cruquet professeur au Collège de France.
LESAGE par M. Eugène Lintillac.
DESCARTES par M. Alfred Fouillée membre de l’Institut.
VICTOR HUGO par M. Léopold Mabilleau professeur de Faculté.
ALFRED DE MUSSET par M. Arvède Barine.
JOSEPH DE MAISTRE par M. George Cogordan.
FROISSART par Mme Mary Darmesteter.
DIDEROT par M. Joseph Reinach.
GUIZOT par M. A. Bardoux membre de l’Institut.
MONTAIGNE par M. Paul Stapfer professeur de Faculté.
LA ROCHEFOUCAULD par M. J. Bourdeau.
LACORDAIRE par M. le comte d’Haussonville de l’Académie française.
ROYER-COLLARD par M. E. Spuller.
LA FONTAINE par M. G. Lafenestre membre de l’Institut.
MALHERBE par M. le duc de Broglie de l’Académie française.
BEAUMARCHAIS par M. André Hallays.
MARIVAUX par M. Gaston Deschamps.
RACINE par M. Gustave Larroumet membre de l’Institut.
MÉRIMÉE par M. Augustin Filon.
CORNEILLE par M. G. Lanson professeur de Faculté.
FLAUBERT par M. Émile Faguet de l’Académie française.
BOSSUET par M. Alfred Rébelliau.
PASCAL par M. É. Boutroux membre de l’Institut.