INTRODUCTION
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Le plan du présent travail a dû être considérablement modifié à cause de notre départ inopiné pour Buitenzorg ; nous nous en tiendrons donc à une énumération de nos collections systématiques, à un court récit de voyage et à une étude rapide des formations que nous avons eu l’occasion d’observer dans le Sud. Quant à la partie floristique, nous avons appliqué d’une façon aussi rigoureuse que possible les principes de nomenclature adoptés à l’Herbier Delessert, à savoir : le Code de 1867 mitigé jusqu’à nouvel ordre pour la nomenclature générique par le principe de la prescription cinquantenaire. Toutefois nous ne citons pas l’auteur princeps entre parenthèse pour les espèces transférées d’un genre dans un autre parce que, dans ce cas, nous donnons, autant que faire se peut, la citation de la synonymie en entier.
La bibliographie a été réduite au strict minimum, et quoique nous ayons eu constamment sous les yeux les travaux remarquables des Cosson, Battandier et Trabut, John Ball, Murbeck, Bonnet et Barratte, Boissier, Desfontaines, nous ne citerons ces ouvrages que lorsque cela pourra contribuer à éclaircir la notion d’une espèce.
On s’étonnera peut-être du grand nombre de variétés nouvelles que nous avons décrites, cette circonstance est due à l’idée que nous nous faisons de l’espèce et que nous avons déjà exposée dans un précédent travail[1].
En un mot, nous considérons généralement comme variétés les formes qui sont reliées entre elles par des états intermédiaires.
Maintenant qu’il nous soit permis de témoigner notre reconnaissance aux nombreuses personnes qui se sont intéressées à notre exploration et nous ont secondé de leurs conseils et de leur appui : tout d’abord le Conseil administratif de la ville de Genève, qui nous a conféré la mission officielle dont nous exposons ici les résultats ; le Conseil d’Etat du canton de Genève et le Conseil fédéral de la Confédération suisse qui ont bien voulu nous recommander par voie diplomatique auprès des Autorités françaises ; c’est enfin le Président du Conseil des Ministres de ce dernier pays qui, en nous introduisant auprès du Gouverneur général de l’Algérie, nous a permis de jouir des plus grandes facilités et des avantages les plus précieux pour notre exploration dans l’extrême Sud.
Grâce à la protection de ces hautes Autorités, nous avons reçu partout l’accueil le plus empressé et avons pu visiter en toute sécurité une région qui, dans certaines de ses parties au moins n’est pas toujours sûre.
Nous désirons aussi remercier personnellement M. A. Babel, président du Conseil administratif, dont dépendait à cette époque le service botanique municipal, et le Directeur du Conservatoire et du jardin botaniques, M. John Briquet, qui, non seulement nous a facilité notre entreprise, mais nous a aussi aidé de ses conseils et a bien voulu, comme monographe des Labiées, nous déterminer les plantes de cette famille. Nous devons également un juste tribut de reconnaissance à MM. Brenner, Lachenal, Turettini, Barrère, ambassadeur français à Rome, pour les recommandations qu’ils ont bien voulu nous donner ; à M. Borgeaud, Consul suisse à Alger, pour son accueil si aimable ; enfin à M. le général Bertrand, Commandant de la place d’Aïn-Sefra, et à M. le capitaine Dessigny, Chef de bureau arabe de la même localité.
Nous voulons aussi exprimer notre reconnaissance à MM. les professeurs Battandier et Trabut d’Alger, lesquels ont bien voulu parcourir rapidement la plus grande partie de nos collections et nous donner des indications précieuses. Ces dernières ont beaucoup facilité nos recherches lors de la détermination.
Pour l’élaboration de nos collections nous avons utilisé :
1o la Bibliothèque et l’Herbier Delessert qui contient une série assez complète des originaux de Desfontaines ;
2o la Bibliothèque et l’Herbier Boissier ;
3o la Bibliothèque et l’Herbier de Candolle.
Nous tenons à assurer Messieurs W. Barbey et C. de Candolle, propriétaires de ces deux dernières collections, de nos sentiments de reconnaissance pour la généreuse hospitalité qu’ils offrent à tous les naturalistes et pour les précieux encouragements qu’ils prodiguent aux botanistes genevois.