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Le journal d'une pensionnaire en vacances

COURS DES FLEUVES

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LA SEINE

AIR: Un jour maître Corbeau:

1

La Seine comme on sait naît dans la Côte-d'Or, À Chatillon ce fleuve est bien petit encor, Il arrose en passant Bar, Troyes, Nogent, Méry, Melun, Corbeil, Paris, Mantes et les Andelys.

REFRAIN

Sur l'air du Tra, la la la (bis) Sur l'air du tra, deri, dera tra la la.

2

Il passe par Elboeuf, puis il arrose Rouen, Ensuite Caudebec, dans un pays charmant, Le Havre sur la droite un port très commerçant; À Honfleur il se perd dans la Manche en courant.

3

L'Aube, la Marne, l'Oise, sont les affluents De la Seine et vraiment ils sont très importants; À gauche, voyez l'Eure et si vous remontez, Le Loing et puis l'Yonne vous rencontrerez.

LE RHONE

MEME AIR

1

Le Rhône prend sa source, en Suisse au mont Furca, Genève en son beau lac, bientôt le recevra, Il arrose Seyssel, Lyon, Vienne, puis Tournon, Valence, puis Viviers et la ville du Pont.

(Sur l'air du Tra)

2

Le Rhône baigne aussi la ville d'Avignon, Puis il voit sur ses bords Beaucaire et Tarascon, Arles lui dit adieu, car il finit son cours, Et le golfe du Lion l'engloutit pour toujours.

3

Le Rhône, dans sa course, a plus d'un affluent; La Saône à mon avis est le plus important. L'Ain, l'Ardèche, le Gard, l'Arve, l'Isère aussi, La Drôme et la Durance et nous aurons tout dit.

La Loire et la Garonne ont aussi leur chanson maintenant passons à un spécimen d'histoire.

GUERRE DE CENT ANS

1

Je vais vous conter l'histoire De la guerre de Cent ans: Sous nos drapeaux la victoire Était bien rare en ce temps; Sur l'Anglais nos chevaliers L'emportaient par la vaillance, Mais ils manquaient de prudence, Tous ces valeureux guerriers.

2

La cause de cette guerre, Fut qu'un vassal trop puissant Avait conquis l'Angleterre, Pour nous c'était menaçant, Ce redoutable voisin, Oui, ce terrible Guillaume, Non content de son royaume, Voulait encore le Vexin.

3

Léonore de Guyenne Mécontenta son époux, Qui renvoya la vilaine, Dans son trop juste courroux; Avec elle, elle emporta Son beau duché d'Aquitaine, La Gascogne et la Guyenne; Et Louis VII le regretta.

4

Léonore épouse ensuite Un Plantagenet d'Anjou, Qui devint roi par la suite, Et lui porte le Poitou; Lui qui possédait déjà Tout le beau pays du Maine, Avec la riche Touraine. Quel vassal nous aurons là!

5

Sur la couronne de France L'Anglais croit avoir des droits: Bientôt la guerre commence Sous le premier des Valois. À l'Écluse, il est battu, À Crécy, désastre immense, À Calais pas plus de chance, À Poitiers tout est perdu.

6

Ce temps ne fut pas sans gloire, Car dans le pays Breton, Beaumanoir eut la victoire Sur trente Anglais de renom. Ah! ce combat glorieux, Dans les malheurs de la France, Fut un signe d'espérance; Honneur à ces trente preux.

7

Jean II malgré sa bravoure, Dut se rendre au Prince Noir. Mais de respect il l'entoure, Le félicitant d'avoir Si vaillamment combattu, Dans la terrible mêlée. Honneur, en cette journée, Au vainqueur, comme au vaincu.

8

L'Anglais fort de nos défaites Envahit notre pays, Avec tambours et trompettes Il vient menacer Paris; Mais il en fut pour ses frais, Car le sage roi de France Lui fit forte résistance, Sans sortir de son palais.

9

Alors un grand capitaine, Aussi brave que malin, Bientôt nous tire de peine: C'est l'illustre Duguesclin. Il fait reculer l'Anglais, Et punit son insolence Trois ports lui restent en France, Bordeaux, Bayonne et Calais.

10

Hélas! il meurt dans sa gloire, En assiégeant un château, Mais avec lui la victoire Semble descendre au tombeau: Les Anglais vont de nouveau Souiller le sol de la France, Charles six est en démence, Et la Reine est Isabeau!

11

Après un affreux désastre, Par un indigne traité, On voit Henri de Lancastre Roi de France proclamé; Mais le Ciel vient au secours Du jeune Dauphin de France: Jeanne d'Arc enfin s'avance Et l'Anglais fuit pour toujours.

12

Qu'il est beau de voir en guerre, Cette humble fille des champs, Entrer avec sa bannière, Dans la cité d'Orléans; À Patay, l'on voit plier Talbot, l'Anglais intrépide; Et la bergère timide, Fait le guerrier prisonnier.

13

Mais la perfide Angleterre, À Compiègne, peut saisir Notre héroïque bergère, Et la condamne à périr. Ah! devant un tel malheur, Faut-il que le roi de France Ait gardé lâche silence! Était-ce d'un noble coeur?

14

Enfin s'achève la guerre, Par deux combats glorieux. Nous lançons sur l'Angleterre Cent autres guerriers fameux; Le combat de Formigny, Grâce à notre artillerie, Nous rendit la Normandie, Et fit oublier Crécy.

15

De Castillon la victoire Rend la Guyenne aux Français, C'est là que tombe avec gloire Le célèbre Achille Anglais, Enfin nous avons la paix. Après cette affreuse guerre, Il ne reste à l'Angleterre Que la ville de Calais.

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