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L'Illustration, No. 3645, 4 Janvier 1913

UN MONUMENT A ADÉLAÏDE RISTORI

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Maquette du monument qui va être élevé à Adélaïde Ristori par sa ville natale, Cividale (Frioul). --Phot. L. Scavalli Veccia.

Illustration from L'Illustration, No. 3645, 4 Janvier 1913

Adélaïde Ristori, la célèbre actrice italienne, l'émule de notre Rachel, aura bientôt sa statue dans sa ville natale, à Cividale, près d'Udine, dans le Frioul. Ses compatriotes ont voulu honorer dignement la mémoire de celle qui, par son art et sa beauté, sut conquérir un universel renom.

Il y a quelques mois, la municipalité de Cividale, désireuse de consacrer un monument à la gloire de l'illustre tragédienne, ouvrait, à cet effet, un concours entre tous les sculpteurs italiens. Nombre d'entre eux se mirent au travail, et leurs ébauches, d'inspirations très diverses, furent récemment exposées à Rome. A l'unanimité, le jury chargé d'élire une oeuvre parmi toutes celles qui lui étaient soumises, a désigné le projet d'un jeune artiste romain, M. Antonio Marrini.

Le monument qu'il a conçu, et dont nous reproduisons ici la maquette, se recommande par une originalité assez hardie qui ne sera point pour déplaire aux amateurs de la statuaire ultra-moderne. L'interprète de Marie Stuart et de Médée est représentée, comme il convenait, dans une véhémente attitude: son effigie en bronze, haute de 3 mètres, se dressera sur un vaste piédestal de granit, encadrée par deux colonnes, sans autre ornement que deux masques à leur sommet, et qui ne mesureront pas moins de 7 mètres. L'ensemble apparaîtra colossal: on ne pouvait sans doute rendre à la Ristori un plus considérable hommage.

LA VENGEANCE DE LA GAZELLE

De tous les spectacles que permet de fixer la photographie, il n'en est point peut-être le plus curieux, de plus étrange parfois, que celui des moeurs animales, si diverses, si abondantes en aspects pittoresques et imprévus. On aura sans doute remarqué que la vie des bêtes nous fournit, en ce journal, de nombreuses gravures: à feuilleter, depuis quelque dix ans, les numéros de L'Illustration, on trouverait toute une histoire naturelle, fidèlement commentée par l'image. Le document reproduit ci-dessous devait y avoir sa place. Il y a trois mois, dans notre numéro du 28 septembre dernier, nous publiions un cliché représentant, sur la rive d'un fleuve africain, une gazelle capturée par un boa, qui, avant de la dévorer, l'enroulait de ses anneaux étouffants. La photographie que nous donnons aujourd'hui montre la revanche de l'innocent animal.

C'est dans le Sud africain, aux environs de Bulawayo, qu'elle a été prise récemment. Un python, long de 5 mètres, avait avalé, tout entière, une jeune gazelle, après l'avoir écrasée dans ses replis. On connaît l'extraordinaire faculté que possède ce reptile d'absorber les proies les plus grosses: saisissant sa victime par le bout du museau, il en introduit la tête entre ses mâchoires, qui s'écartent peu à peu, s'élargissent de manière à y faire pénétrer, tout d'une pièce, le corps de l'animal. Notre python avait réussi, non sans de laborieux efforts, à loger la gazelle dans son estomac, où il s'apprêtait à la digérer patiemment, lorsque les cornes acérées de la pauvre bête vinrent à percer le dos écaillé du monstre.

C'est dans cet état qu'on le trouva, mort, étendu sur le sol de toute sa longueur, le ventre dilaté, deux petites pointes trouant sa peau: la gazelle s'était vengée.

La revanche de la gazelle: python trouvé mort près d'une ferme de Bulawayo (Afrique du Sud) après avoir avalé une gazelle dont les cornes lui ont transpercé la peau. Communiqué par M. le Dr P.-R. Nèl.

Illustration from L'Illustration, No. 3645, 4 Janvier 1913

(Agrandissement)

Illustration from L'Illustration, No. 3645, 4 Janvier 1913

(Note du transcripteur: Ce supplément ne nous a pas été fourni.)

Illustration from L'Illustration, No. 3645, 4 Janvier 1913
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