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Journal de route de Henri Duveyrier

ADDENDA

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P. 53, 81 : travaux hydrauliques dans le Sud tunisien : Cf. les études du Dr Carton dans Bull. archéol. du Comité des Travaux hist. 1888 et Rev. tunisienne, III, 1896, p. 281 ; Gauckler, Enquête sur les installations hydrauliques romaines en Tunisie, II, Tunis, 1903.

P. 56 : ruines de l’Oued Zitouna : M. le capitaine Privé qui a étudié cette région de 1881 à 1884, a signalé les restes de trois oppida au débouché des gorges du Zitouna. (Cf. pour l’extension progressive de la colonisation romaine vers le Sud, J. Toutain, Note sur une inscription trouvée dans le Djebel Asker au Sud de Gafsa (Bull. Archéol. Comité Trav. hist. 1903, p. 202-205).

P. 57, note [100] : Dans un mémoire très important (Notes et documents sur les voies stratégiques et sur l’occupation militaire du Sud tunisien à l’époque romaine, par MM. les capitaines Donau et Le Bœuf, les lieutenants de Pontbriand, Goulon et Tardy, Bull. archéol. Comité Trav. hist., 1903, p. 272-409), M. J. Toutain a groupé tous les renseignements recueillis depuis sur les routes de la région des chotts (routes de Tacape au Nefzaoua, p. 289-303, 336). Voir aussi Gauckler, Rapport sur l’exploration du Sud tunisien en 1903, ibid., 1904, p. 149-150 : route de Capsa à Turris Tamalleni.

P. 65 : El Hamma : il y a en réalité dans l’oasis deux bourgs : El Ksar et Dabdaba, et deux villages : Zaouïet el Mehadjba et Sombat (ce dernier tout récent). Sur El Hamma et le caractère de ses habitants, voir la notice anonyme parue dans la Revue tunisienne, X, 1903, p. 424-436 : Les Beni-Zid et l’oasis d’El Hamma.

P. 66 : El Hamma : P. Blanchet (Mission archéologique dans le centre et le sud de la Tunisie, Archives des missions scient. et litt., IX, 1899, p. 145-146) a donné des détails sur les sources et les restes de construction romaine.

P. 72-3 : Hareïga et Sagui : Cf. Toutain, art. cités, Bull. archéol. Comité 1903, p. 205-7, 287-8 ; ibid., 1904, p. 129, 142, 146 ; Gauckler, ibid., 1904, p. 146-149 : route de Tacapes à Capsa ; 149-150 : route de Tuzurus à la côte par le Sagui.

P. 74 : milliaire d’Asprenas : voir sur un autre milliaire du même proconsul, capitaine Hilaire, Reconnaissance du segment Tacape-Thasarte de la voie romaine, etc. Bull. archéol. Comité 1899, p. 542-555.

P. 75 : Henchir Somàa : Cf. Tissot, II, p. 657-8, et capitaine Donau, Note sur une voie de Turris Tamalleni à Capsa et sur quelques ruines romaines situées dans le Blad Segui, Bull. Archéol. Comité, 1904, p. 356-359.

P. 80 : inscr. de Gafsa : ces textes n’ont pas été retrouvés dans le manuscrit.

P. 96 : inscr. I : voir pour la suite de cette inscr. (dédicace à Trajan par L. Minicius Natalis, légat de la légion IIIe Auguste), Tissot, II, p. 532 ; C. I. L., VIII, 2478=17969.

P. 103, 107 : Oued el Arab : Cf. Enquête administrative sur les travaux hydrauliques anciens en Algérie, publiée par les soins de M. S. Gsell, Bibl. d’archéologie africaine, fasc. VII, Paris, 1902, in-8, Rapport de M. le Lt Touchard, p. 104-114 et croquis.

P. 194 : ligne 4 : Le manuscrit porte ici la mention suivante : « Cette inscription, que je vais envoyer à Tougourt, est très importante, étant la seule qui ait été trouvée à Ghadāmès jusqu’à ce jour. (Faux !) » Duveyrier fait évidemment allusion à Richardson ou à l’inscription publiée en 1847 par Letronne et reproduite depuis dans le Corpus I. L. (VIII, 2). Letronne la tenait de M. de Bourville, chancelier du consulat de France à Tripoli, qui l’avait reçue lui-même d’un Arabe. Cette copie était si défectueuse, qu’on n’en pouvait lire que les deux premiers mots : Diis Manibus (Revue archéol., 1847, p. 301-302.)

Le Corpus (VIII, 2) cite en outre ce passage de Letronne : « Je tiens de M. de Bourville qu’un M. Richardson, agent, disait-on, de la Société pour l’abolition de l’esclavage, se rendit à Ghadāmès vers la fin de juin 1845. Après y avoir séjourné peu de temps, il en revint et remit au consul général d’Angleterre à Tripoli un marbre portant une inscription latine et une figure d’homme en bas-relief, probablement un monument funéraire, qui est peut-être encore à présent au consulat ; M. Richardson déclara qu’il existe à Ghadāmès plusieurs monuments analogues. »

Voici comment s’exprime Richardson lui-même : « This Kesar En Ensara (les Esnam), together with the bas-relief, and the latin inscription, copied by a Moor from a tomb-stone, beginning with the words Diis Manibus, are more than sufficiant evidence to prove that Ghadāmès was colonized. The same Moorish prince who blew up the ruins, carried away also to Tripolis the tomb-stone, from which a Moor copied the inscription, and which transcript I brought with me from Ghadāmès ». (Travels in the Great Desert of Sahara, I, Londres, 1848, p. 356.) — On lit d’autre part dans un rapport de Richardson au Foreign Office (An Account of the Oasis and City of Ghadames), p. 18 : « I have however in my possession a copy of a Latin inscription, said to have been found in a tomb, but so badly copied as to be almost illegible. The tablet of stone was taken away some thirty years ago by an officer of Yousef Bashaw. Also I have a slab, on which there is a very rudely sculptured relief of a Greek or Roman soldier, holding, apparently, a horse ; but only the forepart or the animal remains, the rest is broken off. I will send you this the first opportunity, and if of any value, it may be presented to the British Museum. » Ces deux textes prouvent que Richardson n’a connu et rapporté de Ghadāmès qu’une seule copie d’inscription latine, copie illisible, à part Diis Manibus, tout comme celle de Letronne, et que Richardson ne s’est pas donné la peine de reproduire dans son ouvrage. On peut se demander s’il ne faut pas rapporter les deux copies susdites à un seul et même modèle, qui serait à chercher à Tripoli. En tout cas, la note de Letronne pourrait disparaître d’une nouvelle édition du Corpus, sans que ce magistral recueil risque de paraître moins complet.

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