TABLE DES MATIÈRES CONTENUES DANS LE PREMIER VOLUME.
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INTRODUCTION.
L'histoire se transforme depuis un siècle.—Causes de cette transformation.—En quoi elle consiste. III
I. Les documents historiques ne sont que des indices au moyen desquels il faut reconstruire l'individu visible. IV
II. L'homme corporel et visible n'est qu'un indice au moyen duquel on doit étudier l'homme invisible et intérieur. IX
III. Les états et les opérations de l'homme intérieur et invisible ont pour causes certaines façons générales de penser et de sentir. XV
IV. Principales formes de pensées et de sentiments. Leurs effets historiques. XVIII
V. Les trois forces primordiales.—La race.—Le milieu.—Le moment.—Comment l'histoire est un problème de mécanique psychologique. Dans quelles limites on peut prévoir. XXIII
VI. Comment se distribuent les effets d'une cause primordiale. Communauté des éléments. Composition des groupes. Loi des dépendances mutuelles. Loi des influences proportionnelles. XXXIV
VII. Loi de formation d'un groupe. Exemples et indications. XLI
VIII. Problème général et avenir de l'histoire. Méthode psychologique. Valeur des littératures. Objet de ce livre. XLIII
LIVRE I. LES ORIGINES.
Chapitre I.—Les Saxons.
I. L'ancienne patrie.—Le sol, la mer, le ciel, le climat.—La nouvelle patrie.—Le pays humide et la terre ingrate.—Influence du climat sur le caractère. 2
II. Le corps.—La nourriture.—Les mœurs.—Les instincts rudes en Germanie et en Angleterre. 7
III. Les instincts nobles en Germanie.—L'individu.—La famille.—L'État.—La religion.—L'Edda.—Conception tragique et héroïque du monde et de l'homme. 16
IV. Les instincts nobles en Angleterre.—Le guerrier et son chef.—La femme et son mari.—Poëme de Beowulf.—La société barbare et le héros barbare. 28
V. Poëmes païens.—Genre et force des sentiments.—Tour de l'esprit et du langage.—Véhémence de l'impression et aspérité de l'expression. 39
VI. Poëmes chrétiens.—En quoi les Saxons sont prédisposés au christianisme.—Comment ils se convertissent au christianisme.—Comment ils entendent le christianisme.—Hymnes de Cœdmon.—Hymne des Funérailles.—Poëme de Judith.—Paraphrase de la Bible. 45
VII. Pourquoi la culture latine n'a point de prise sur les Saxons.—Raisons tirées de la conquête saxonne.—Bède, Alcuin, Alfred.—Traductions.—Chroniques.—Compilations.—Impuissance des latinistes.—Raisons tirées du caractère saxon.—Adhelm.—Alcuin.—Vers latins.—Dialogues poétiques.—Mauvais goût des latinistes. 58
VIII. Opposition des races germaniques et des races latines.—Caractère de la race saxonne.—Elle persiste sous la conquête normande. 69
Chapitre II.—Les Normands.
I. Formation et caractère de l'homme féodal. 73
II. Expédition et caractère des Normands.—Contraste des Normands et des Saxons.—Les Normands sont Français.—Comment ils sont devenus Français.—Leur goût et leur architecture.—Leur curiosité et leur littérature.—Leur chevalerie et leurs amusements.—Leur tactique et leur succès. 74
III. Forme d'esprit des Français.—Deux traits principaux: les idées distinctes et les idées suivies.—Construction psychologique de l'esprit français.—Narrations prosaïques, manque de coloris et de passion, facilité et bavardage.—Logique et clarté naturelle, sobriété, grâce et délicatesse, finesse et moquerie.—L'ordre et l'agrément.—Quel genre de beauté et quelle sorte d'idées les Français ont apportés dans le monde. 75
IV. Les Normands en Angleterre.—Leur situation et leur tyrannie.—Ils importent leur littérature et leur langue.—Ils oublient leur littérature et leur langue.—Peu à peu ils apprennent l'anglais.—Peu à peu l'anglais se francise. 84
V. Ils traduisent en anglais des livres français.—Paroles de sir John Mandeville.—Layamon, Robert de Gloucester, Robert de Brunne.—Ils imitent en anglais la littérature française.—Manuels moraux, chansons, fabliaux, chansons de Geste.—Éclat, frivolité et vide de cette culture française.—Barbarie et ignorances de cette civilisation féodale.—La chanson de Geste de Richard Cœur de Lion, et les voyages de sir John de Mandeville.—Pauvreté de la littérature importée et implantée en Angleterre.—Pourquoi elle n'a point abouti sur le continent ni en Angleterre. 97
VI. Les Saxons en Angleterre.—Persistance de la nation saxonne, et formation de la constitution anglaise.—Persistance du caractère saxon et formation du caractère anglais. 104
VII à XI. Opposition du héros populaire en France et en Angleterre.—Les fabliaux du Renard et les ballades de Robin Hood.—Comment le caractère saxon maintient et prépare la liberté politique.—Opposition de l'état des communes en France et en Angleterre.—Théorie de la constitution anglaise par sir John Fortescue.—Comment la constitution de la nation saxonne maintient et prépare la liberté politique.—Situation de l'Église et précurseurs de la Réforme en Angleterre.—Pierre Plowman et Wyclef.—Comment le caractère saxon et la situation de l'Église normande préparent la réforme religieuse.—Inachèvement et impuissance de la littérature nationale.—Pourquoi elle n'a pas abouti. 121
Chapitre III.—La nouvelle langue.
I. Chaucer.—Son éducation.—Sa vie politique et mondaine.—En quoi elle a servi son talent.—Il est le peintre de la seconde société féodale. 166
II. Comment le moyen âge a dégénéré.—Diminution du sérieux dans les mœurs, dans les écrits et dans les œuvres d'art.—Besoin d'excitation.—Situations analogues de l'architecture et de la littérature. 168
III. En quoi Chaucer est du moyen âge.—Poëmes romantiques et décoratifs.—Le Roman de la Rose.—Troïlus et Cressida.—Contes de Cantorbéry.—Défilé de descriptions et d'événements.—La Maison de la Renommée.—Visions et rêves fantastiques.—Poëmes d'amour.—Troïlus et Cressida.—Développement exagéré de l'amour au moyen âge.—Pourquoi l'esprit avait pris cette voie.—L'amour mystique.—La Fleur et la Feuille.—L'amour sensuel.—Troïlus et Cressida. 170
IV. En quoi Chaucer est Français.—Poëmes satiriques et gaillards.—Contes de Cantorbéry.—La bourgeoise de Bath et le mariage.—Le frère quêteur et la religion.—La bouffonnerie, la polissonnerie et la grossièreté du moyen âge. 177
V. En quoi Chaucer est Anglais et original.—Conception du caractère et de l'individu.—Van Eyck et Chaucer sont contemporains.—Prologue des Contes de Cantorbéry.—Portraits du franklin, du moine, du meunier, de la bourgeoise, du chevalier, de l'écuyer, de l'abbesse, du bon curé.—Liaison des événements et des caractères.—Conception de l'ensemble.—Importance de cette conception.—Chaucer précurseur de la Renaissance.—Il s'arrête en chemin.—Ses longueurs et ses enfances.—Causes de cette impuissance.—Sa prose et ses idées scolastiques.—Comment dans son siècle il est isolé. 180
VI à VIII. Liaison de la philosophie et de la poésie.—Comment les idées générales ont péri sous la philosophie scolastique.—Pourquoi la poésie périt.—Comparaison de la civilisation et de la décadence au moyen âge et en Espagne.—Extinction de la littérature anglaise.—Traducteurs.—Rimeurs de chroniques.—Poëtes didactiques.—Rédacteurs de moralités.—Gower.—Occleve.—Lydgate.—Analogie du goût dans les costumes, dans les bâtiments et dans la littérature.—Idée triste du hasard et de la misère humaine.—Hawes.—Barcklay.—Skelton.—Rudiments de la Réforme et de la Renaissance. 196
LIVRE II. LA RENAISSANCE.
Chapitre I.—La Renaissance païenne.
§ I. Les mœurs.
I. Idée que les hommes s'étaient faite du monde depuis la dissolution de la société antique.—Comment et pourquoi recommence l'invention humaine.—Forme d'esprit de la Renaissance.—Que la représentation des objets est alors imitative, figurée et complète. 238
II. Pourquoi le modèle idéal change.—Amélioration de la condition humaine en Europe.—Amélioration de la condition humaine en Angleterre.—La paix.—L'industrie.—Le commerce.—Le pâturage.—L'agriculture.—Accroissement de la richesse publique.—Les bâtiments et les meubles.—Les palais, les repas et les habits.—Les pompes de la cour.—Fêtes sous Élisabeth.—Masques sous Jacques Ier. 241
III. Les mœurs populaires.—Pageants.—Théâtres.—Fêtes de village.—Expansion païenne. 253
IV. Les modèles.—Les anciens.—Traduction et lecture des auteurs classiques.—Sympathie pour les mœurs et les dieux de l'antiquité.—Les modernes.—Goût pour les idées et les écrits des Italiens.—Que la poésie et la peinture en Italie sont païennes.—Le modèle idéal est l'homme fort, heureux, borné à la vie présente. 257
§ 2. La poésie.
I. La Renaissance en Angleterre est la renaissance du génie saxon. 266
II. Les précurseurs.—Le comte de Surrey.—Sa vie féodale et chevaleresque.—Son caractère anglais et personnel.—Ses poëmes sérieux et mélancoliques.—Sa conception de l'amour intime. 266
III. Son style.—Ses maîtres, Pétrarque et Virgile.—Ses procédés, son habileté, sa perfection précoce.—L'art est né.—Défaillances, imitation, recherche.—L'art n'est pas complet. 274
IV. Croissance et achèvement de l'art.—L'Euphuès et la mode.—Le style et l'esprit de la Renaissance.—Surabondance et dérèglement.—Comment les mœurs, le style et l'esprit se correspondent.—Sir Philip Sidney.—Son éducation, sa vie, son caractère.—Son érudition, son sérieux, sa générosité et sa véhémence.—Son Arcadie.—Exagération et maniérisme des sentiments et du style.—Sa Défense de la poésie.—Son éloquence et son énergie.—Ses sonnets.—En quoi les corps et les passions de la Renaissance diffèrent des corps et des passions modernes.—L'amour sensible.—L'amour mystique. 277
V. La poésie pastorale.—Abondance des poëtes.—Naturel et force de la poésie.—État d'esprit qui la suscite.—Sentiment de la campagne.—Renaissance des dieux antiques.—Enthousiasme pour la beauté.—Peinture de l'amour ingénu et heureux.—Shakspeare, Jonson, Flechter, Drayton, Marlowe, Warner, Breton, Lodge, Greene.—Comment la transformation du public a transformé l'art. 281
VI. La poésie idéale.—Spenser.—Sa vie.—Son caractère.—Son platonisme.—Ses Hymnes à l'amour et à la beauté.—Abondance de son imagination.—En quoi elle est épique.—En quoi elle est féerique. Ses tâtonnements.—Le Calendrier du Berger.—Ses Petits Poëmes.—Son chef-d'œuvre.—La Reine des fées.—Son épopée est allégorique et pourtant vivante.—Elle embrasse la chevalerie chrétienne et l'olympe païen.—Comment elle les relie. 283
VII à XVI. La Reine des fées.—Les événements impossibles.—Comment ils deviennent vraisemblables.—Belphœbe et Chrysogone.—Les peintures et les paysages féeriques et gigantesques.—Pourquoi ils doivent être tels.—La caverne de Mammon et les jardins d'Acrasia.—Comment Spenser compose.—En quoi l'art de la Renaissance est complet. 291
§ 3. La prose.
I. Fin de la poésie.—Changements dans la société et dans les mœurs.—Comment le retour à la nature devient l'appel aux sens.—Changements correspondants dans la poésie.—Comment l'agrément remplace l'énergie.—Comment le joli remplace le beau.—La mignardise.—Carew.—Suckling.—Herrick.—L'affectation.—Quarles, Herbert, Babington, Donne, Cowley.—Commencement du style classique et de la vie de salon. 357
II. Comment la poésie aboutit à la prose.—Liaison de la science et de l'art.—En Italie.—En Angleterre.—Comment le règne du naturalisme développe l'exercice de la raison naturelle.—Érudits, historiens, rhétoriciens, compilateurs, politiques, antiquaires, philosophes, théologiens.—Abondance des talents et rareté des beaux livres.—Surabondance, recherche, pédanterie du style.—Originalité, précision, énergie, richesse du style.—Comment, à l'inverse des classiques, ils se représentent non l'idée, mais l'individu. 367
III. Robert Burton.—Sa vie et son caractère.—Confusion et énormité de son érudition.—Son sujet, l'Anatomie de la mélancolie.—Divisions scolastiques.—Mélange des sciences morales et médicales. 374
IV. Sir Thomas Browne.—Son esprit.—Son imagination est d'un homme du Nord.—Hydriotaphia, Religio medici.—Ses idées, ses curiosités et ses doutes sont d'un homme de la Renaissance.—Pseudodoxia.—Effets de cette activité et de cette direction de l'esprit public. 383
V et VI. François Bacon.—Son esprit.—Son originalité.—Concentration et splendeur de son style.—Ses comparaisons et ses aphorismes.—Les Essais.—Son procédé n'est pas l'argumentation, mais l'intuition.—Son bon sens utilitaire.—Point de départ de sa philosophie.—Que l'objet de la science est l'amélioration de la condition humaine.—Nouvelle Atlantide.—Comment cette idée est d'accord avec l'état des choses et de l'esprit du temps.—Elle achève la Renaissance.—Comment cette idée amène une nouvelle méthode.—L'Organum.—À quel point Bacon s'est arrêté.—Limites de l'esprit du siècle.—Comment la conception du monde, qui était poétique, devient mécanique.—Comment la Renaissance aboutit à l'établissement des sciences positives. 389
FIN DE LA TABLE.
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