XXXVII. Fleurs de Printemps.
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XXXVII. Fleurs de Printemps.
Mais le lendemain, quand Jean fut parti à l’école, Marie se sentit un peu seule au jardin. Avec qui jouer? A qui parler? Il n’y avait pas d’enfants et les oiseaux ne la comprenaient pas. Elle irait donc chercher Paul et Alice.
Elle mettrait Alice par terre dans l’herbe. Là elle pourrait cueillir des fleurs. Et elle mettrait Paul dans les branches d’un arbuste: les garçons aiment tant grimper dans les arbres. Bon, le voilà assis. A présent, elle va cueillir des fleurs avec Alice.


«Tiens, Alice, cueille cette pâquerette.» Alice le fait avec les doigts de sa maman.
«Et voici encore une pâquerette, et encore une, encore une!»
Bientôt elle en avait tout un petit bouquet. Mais au milieu de toutes ces petites couronnes blanches, il faut mettre encore quelques autres fleurs: c’est plus joli!
«Cueille-moi ce bouton d’or, Alice. Oh! qu’il est joli. Tu ne le vois pas? Là, devant ton nez. Et en voilà encore quelques-uns. C’est ça. A présent notre bouquet est joli. Il faut seulement encore quelques feuilles vertes. Mais comme ça sent bon ici!»
Marie lève la tête et voit tout à coup les belles fleurs du lilas. Elle aimerait en cueillir. Mais le lilas est trop haut et les petits bras de Marie sont trop courts. C’est dommage! Ah! une idée! Elle appellera Paul qui aime tant grimper aux arbres. Mais où est le méchant petit garçon? Ah vraiment! voilà qu’il a déjà grimpé dans un arbuste, et cela d’une main!
«Viens ici, Paul, crie Marie, cueille des fleurs pour ta maman, là haut, ce beau lilas.»
Paul est un peu méchant, mais pourtant obéissant. Il grimpe dans le lilas, mais il ne peut pas arriver plus haut que le bras de Marie, et là il n’y a pas de fleurs. Toutes les fleurs sont au sommet de l’arbre et y forment un grand bouquet rose.
«Allons Paul, allons!
—Que doit faire Paul? dit tout à coup une voix derrière Marie.
—Papa, il faut qu’il me cueille des lilas.
—Et il ne veut pas le faire?
—Non, papa, il est méchant.
—Veux-tu que papa t’en cueille?
—Oh! oui, je veux bien!»
Mais papa ne sait pas grimper aux arbres. Il cherche un petit escabeau et des ciseaux. Et puis il cueille deux belles branches de lilas pour Marie.
«Merci, merci, papa,» dit celle-ci.
Elle les met avec les autres fleurs et apporte tout le joli bouquet à sa mère.