XX.—PIÈCES DE VERS EN L'HONNEUR DE CORNEILLE.
Reading edition
1477. Petri Cornelii Epicedium.
Vers latins insérés dans Ægidii Menagii Miscellanea (Parisiis, apud Aug. Courbé, 1652, in-4), pp. 17-20.
Ménage nous fait connaître en ces termes à quelle occasion il composa ces vers:
«Hos versus scripsi quum falso nobis nuntiatum fuisset Cornelium, quo die uxorem duxerat, diem suum ex peripneumonia obiisse: nam vivit Cornelius et precor vivat.»
La pièce, écrite en distiques assez médiocres, nous fournit des détails précieux pour la biographie de Corneille. On y voit que le poëte avait écrit Horace et Cinna lorsqu'il contracta mariage. Ce renseignement est d'autant plus intéressant que l'on ignore la date exacte du mariage.
Voici un échantillon des vers de Ménage:
Vita fugit, sed fama manet tua, maxime vatum, Sæcla feres Clarii munere longa Dei. Donec Apollineo gaudebit scena cothurno, Ignes dicentur, pulchra Chimena, tui.... Nec tu, crudelis Medea, taceberis unquam, Non Graia inferior, non minor Ausonia. Vos quoque tergemini, mavortia pectora, fratres, Et te, Cinna ferox, fama loquetur anus...
1478. Ad Santolium Victorinum de obitu Petri Cornelii Gallorum omnium qui tragœdias scripserunt Principis. Cal. Oct. 1684. S. l., 1 f. in-8.
On lit au bas: Scripsit ex tempore Leonardus Matthæus et un permis d'imprimer daté du 5 octobre 1684.
Cette pièce est reproduite dans le recueil suivant: Leonardi Matthæi Academici Professoris Poemata (Lutetiæ Parisiorum, ex Officina Christophori Ballard, 1687, in-8), p. 57.
1479. Sur les Ouvrages de l'illustre Pierre Corneille, le premier des Poëtes Dramatiques François. Madrigal.
Poésies diverses, contenant des Contes choisis, Bons Mots, Traits d'histoire et de morale, Madrigaux, Épigrammes, et Sonnets, par M. Baraton (à Paris, chez Jean-Baptiste Delespine, et se vend à Brusselles, chez Lambert Marchant, 1705, pet. in-12), pp. 269 sq.
Voici le madrigal sur Corneille. Nous le croyons peu connu:
Corneille, tout rempli d'un esprit héroïque, A par un noble effort porté le Dramatique Plus loin que n'avoit fait toute l'Antiquité: Le Théatre François, si grand, si magnifique, Luy doit sa régularité. Il a le genie admirable Pour traiter les grands sentimens, Et dans cet art incomparable Nul auteur n'a reçu tant d'applaudissemens. Pour les Heros enfin c'est un excellent Maître. Mais de l'homme souvent il outre le portrait, Il le peint comme il devroit être Et non comme il est en effet.
1480. Épitre a Corneille, au sujet de sa statue qui doit être placée dans la nouvelle salle de spectacle de Rouen, présentée et lue à la séance de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de la même ville, le 8 mars 1775 [par Duval-Sanadon]. S. l. n. d. [Paris, Didot, 1775]. In-8.
1481. Épitre a l'Ombre d'un ami, suivie de deux Odes et de quelques idées sur Corneille [par Dorat]. Paris, Delalain, 1777. In-8.
1482. Épitre a Corneille.
Cette épître, insérée dans le Journal de Paris du 5 février 1779, fut inspirée par la comédie des Muses rivales, dans laquelle la Harpe exaltait Voltaire aux dépens de Corneille. Elle est assez jolie pour que nous en citions quelques vers:
Ma foi, mon vieux et bon Corneille, Du Parnasse il faut déguerpir: On a juré de t'en bannir, Et chaque siècle a sa merveille. L'admiration de cent ans Te décernant le rang suprême, En vain cachoit tes cheveux blancs Sous le tragique diadème. . . . . . . . . . . . . . . . Hier, par un peuple empressé, Écho d'un très-joli blasphème, Je t'ai vu bravement chassé Des états créés par toi-même: Sur ton trône un autre est placé. Chef-d'œuvre d'un ciseau magique, Son buste, couronné de fleurs, Reproduisoit son air caustique Aux yeux de ses adorateurs; Et grâce au zèle fanatique, Ta pauvre Melpomène antique N'a qu'à chercher fortune ailleurs. . . . . . . . . . . . . . . . Patientons; pour le moment, Roi détrôné, que peux-tu faire? L'usurpateur qu'on te préfère Se voit proclamé hautement Par la Milice du Parterre: Mais tout peut tourner autrement, Et si je fais ta centenaire, Tu verras que notre engoûment N'étoit que la fièvre éphémère Et le rapide mouvement D'une nation trop légère, Juste à la fin par sentiment Si ce n'est point par caractère. C'est alors que ton front divin Reprendra l'auguste couronne, Et que ton rival trop hautain, Ira s'asseoir au bas du trône, Ses Commentaires à la main.... Je m'attendris avec Racine, Je frémis avec Crébillon; Voltaire, les palmes au front, Se glisse entre eux à la sourdine. Tous trois ont droit à nos regretz; Mais, quoique leur mérite brille Même à côté de tes succès, Mon choix, n'en déplaise aux cadets, Est pour l'ainé de la famille.
1483. Lettre du Chevalier de Laurés aux Messieurs qui doivent concourir cette année pour le Prix de Poësie de l'Académie Française, Suivie d'une Réponse de Corneille [par le Chevalier de Cubières]. A Amsterdam. Et se trouve à Paris, Chez Valleyre l'aîné, rue de la vieille Boucherie. M.DCC.LXXIX [1779]. In-8 de 40 pp.
La Réponse de Corneille parut d'abord dans le Journal de Paris du 8 février 1779. En voici quelques fragments:
Grand merci, cher Parisien, De ton Epître enchanteresse; Dans le séjour Elisien On l'a remise à son adresse; J'ai lu deux fois ce joli rien. Tu m'apprends que sur mon théâtre, D'un nouveau Roi qu'on idolâtre Le buste vient d'être placé. Je connais ce nouveau Monarque: Grâces aux bontés de la Parque, Ici nous l'avons embrassé. Mais dis-moi donc pour quelle cause, Quand mon front est toujours serein, De la nouvelle apothéose Vois-tu la pompe avec chagrin? Moi, je fus toujours un bon homme, Dans mes Préfaces qu'on renomme J'ai moi-même de mes défauts Offert une liste assez ample, Et n'ai pas cru qu'à mes rivaux La gloire dût fermer son temple. . . . . . . . . . . . . . . . . . Dans ma centenaire tu veux, Me rendant ma vieille couronne, Faire asseoir au bas de mon trône L'Auteur si cher à mes neveux; Prends garde à ce que tu vas faire: Dans ces bosquets délicieux Il vient de descendre naguère, Et moi, déjà je suis bien vieux. Près de la Seine et de l'Averne, Le mérite le plus moderne N'est pas celui qu'on voit la mieux. Quoi qu'il arrive, j'ai des yeux, Et si par hasard ton audace Aux marches de mon trône place L'Auteur de tant d'écrits vantés, Vengeant l'affront fait à sa cendre, Moi, je te jure de descendre Pour le placer à mes côtés.
1484. La Centenaire du grand Corneille, par le comte Imbert de La Platrière.
Offerte par l'auteur à l'Académie de Rouen dans la séance du 17 février 1784.
1485. Hommage aux manes de Corneille et de Voltaire, présenté à l'Institut national, par Marie-Victoire-Hortense Frescarode. [Paris, Baudouin, 1798.] In-8.
1486. Hommage au grand Corneille, par M. Guilbert.
Vers lus à la Société des Sciences, Lettres et Arts de Rouen, dans sa séance du 10 messidor an X (29 juin 1802).?]
1487. Deuxième Hommage au grand Corneille, par Guilbert.
Imprimé à un petit nombre d'exemplaires, sans date.
1488. Épitre a Corneille, par Ls F., membre de la Société des Sciences et Arts de Rennes.—On sent, en le lisant, qu'il ne puisait l'élévation de son génie que dans son âme. Voltaire.—A Paris, Chez les principaux libraires, et à Rennes, chez Mlle Godfroy Libraire, rue Impériale, [à Rennes, de l'Imprimerie de J. Robiquet], juillet 1806. In-8 de 16 pp.
1489. Les Bonnes Femmes, ou le Ménage des deux Corneille, par Ducis.
Cette pièce a été imprimée dans le Recueil de poésies diverses, mélanges par Ducis (Paris, 1809, in-8), et dans toutes les éditions de ses Œuvres, notamment dans celle de Paris, Nepveu, 1809, t. IIIe, pp. 231-239.
1490. Corneille et Racine, par T. Deyeux. Creavit unus, imitarunt omnes. A Paris, de l'Imprimerie de Duminil-Lesueur, rue de La Harpe, no 78, M.DCCC.IX [1809]. In-8 de 15 pp.
L'épigraphe dit assez quelles sont les sympathies du poëte. Voici en effet son début:
Je préfère aux accords d'une douce harmonie Les élans spontanés d'un sublime génie; Je laisse au madrigal ce langage amoureux, Langage recherché d'un auteur langoureux, Qui, dans un joli vers, s'admire et se contemple; Melpomène et Vénus n'ont point le même temple; Et l'on doit avant soi consulter la raison Pour présenter l'encens ou verser le poison. O Corneille, ô grand homme, ô sublime tragique! On pourra contre toi soulever la critique; Ce dont on est jaloux, on veut le dénigrer, Et l'on blâme celui qu'on ne peut imiter. On t'oppose Racine! Eh! faire un parallèle N'est-ce pas comparer la copie au modèle?...
1491. Épitre a M. Raynouard, de l'Académie Française, sur Corneille et Racine, par M. Viennet, couronnée au Jeux floraux, en 1810.
Se trouve dans Êpîtres et Poésies, suivies du Palme de Parga, par M. J.-P.-G. Viennet (Paris, Ladvocat, 1821, in-8).
1492. Discours en vers en l'Honneur de Corneille, récité sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1811.
Le Journal de Rouen du 1er juillet 1811 dit que ce Discours est de l'auteur du Parleur contrarié (A.-J. de Launay-Vassary).
1493. Hommage de la Neustrie au grand Corneille, poëme héroïlyrique, présenté et lu à la séance du vendredi 9 août 1811, de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres et Arts de Rouen; par D. [Duval] Sanadon, membre non résident de ladite Académie. Paris, Béchet et Nepveu, 1821. In-8.
1494. Dithyrambe sur Pierre Corneille, par M. Léon Thiessé.
Cité dans le Bulletin de la Société d'émulation de Rouen, année 1814, p. 21.
1495. Épître a Corneille, par M***, envoyée au concours de 1822, pour le prix de poésie proposé en 1821 par l'Académie de Rouen.
Pièce mentionnée dans le Précis analytique des travaux de l'Académie de Rouen, 1822, p. 102.
1496. Hommage au grand Corneille, par P. de B...tte.
Inséré dans le Journal de Rouen du 29 juin 1822.
1497. Éloge de Pierre Corneille, discours en vers composé pour le Théâtre du Havre, par Louvet (du Calvados); prononcé le mardi 29 juin 1824, jour anniversaire de la fête de Saint-Pierre, par M. Paul, artiste du Théâtre. Au Havre, chez Chapelle, [Caen, imprimerie de F. Poisson], 1824. In-8 de 10 pp. et 1 f., pap. vélin.
Il y a une erreur d'un f. dans la pagination, en sorte que la p. 10 est chiffrée 12.
1498. Stances pour l'anniversaire de la naissance de P. Corneille, lues au Théâtre-Français, le 6 juin 1829, [par M. Buzoni]. Paris, Barba, libraire, au Palais-Royal, [Imprimerie de Gaultier-Laguionie], 1829. In-8 de 7 pp.
Ces stances furent lues par M. Lafon, après la représentation de Cinna, La soirée était donnée au bénéfice d'un descendant de Corneille.
1499. Corneille, ode, par M. Belmontet.
Cette ode avait été présentée à la Comédie-Française pour y être lue le 6 juin 1829, mais l'administration donna la préférence aux Stances de M. Buzoni. Les vers de M. Belmontet ont été insérés dans le Voleur du 10 juin 1829.
1500. Discours en l'honneur de Pierre Corneille, par M. Casimir Delavigne, de l'Académie Française. Rouen, F. Baudry, imprimeur du Roi, rue des Carmes, no 20, 1829. In-8 de 13 pp. et 1 f.
Au verso du faux titre, on lit ce qui suit:
«Ce Discours, composé par M. Casimir Delavigne, à l'occasion de la Souscription ouverte par la Société libre d'émulation de Rouen, pour élever un monument à la gloire du grand Corneille, a été prononcé par M. Lafon, sociétaire du Théâtre-Français, le 19 septembre 1829, jour de la représentation solennelle donnée par M. Paul Dutreih, directeur du Théâtre des Arts de Rouen, au profit de la Souscription.
Cette représentation se composait:
De la tragédie de Cinna, dans laquelle M. Lafon remplissait le rôle d'Auguste, et madame Valmonzey, sociétaire du Théâtre-Français, celui d'Émilie;
«Et du Nouveau Seigneur de Village, opéra de M. Boïeldieu.
«M. Adolphe Nourrit fils, premier sujet de l'Académie Royale de Musique, a contribué à l'éclat de cette représentation en chantant une cantate extraite des Adieux à Rome, Messénienne de M. Casimir Delavigne.»
Ce discours se vendait au profit de la souscription.
1501. Corneille, stances par M. Adolphe Dumas, récitées sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1833.
Les stances de M. Dumas furent récitées au théâtre de Rouen, sans que le public demandât même le nom de l'auteur. Celui-ci voulut protester contre le jugement défavorable de ses concitoyens et publia ses vers sous son nom dans la Revue de Rouen de juillet 1833, pp. 18 sqq.
1502. Corneille, vers par M. Borssat, comédien, récités sur le Théâtre des Arts, le 29 juin 1833.
Imprimés dans la Revue de Rouen de juillet 1833, pp. 23 sqq., à la suite de la pièce précédente.
1503. Rapport sur le prix de poésie fait à la Société libre d'Émulation, par M. d'Aviaud. [Rouen, 1832]. In-8 de 10 pp. et 1 f. blanc.
Extrait des Cahiers de la Société libre d'Émulation de Rouen, 1833, pp. 96-105.
1504. Sujet du prix proposé pour 1834.
Extrait des Cahiers de la Société libre d'Émulation de Rouen, 1833.
1505. Rapport de M. Deville a la Société libre d'Emulation sur les six pièces de vers reçues pour le concours.
Extrait des Cahiers de la Société libre d'Émulation de Rouen, 1831, pp. 131-139.
«Le 6 juin 1830, la Société d'Émulation avait proposé une médaille d'or de 300 fr. à l'auteur de la meilleure pièce de vers sur la statue qui devait être érigée au grand Corneille, par souscription, dans la ville de Rouen. Cette pièce devait se composer d'au moins 200 vers.—Le même sujet remis au concours en 1831, 1832 et 1833, ne fut décerné [sic] qu'en 1834.» Ballin.
1506. Rapport sur le concours pour le prix de poésie, proposé par la Société libre d'Émulation de Rouen; lu à la séance publique du 6 juin, par M. Deville. [Rouen, 1834], In-8 de 31 pp.
Trente pièces avaient été présentées, dont un tiers avait mérité une attention particulière.
1507. Dithyrambe sur la statue de Pierre Corneille, par Tre Wains-Desfontaines, d'Alençon. Pièce couronnée par la Société libre d'Émulation de Rouen, dans sa Séance publique du 6 juin 1834, et revue par l'auteur.—Tout un peuple a voué ce bronze à ta mémoire. Victor Hugo. Rouen, F. Baudry, imprimeur du Roi, rue des Carmes, no 20, 1834. In-8 de 19 pp., pap. vélin.
Le titre porte un petit fleuron représentant une aigle qui tient dans ses serres une médaille à l'effigie de Corneille.
1508. Vers sur l'hommage qui va être rendu au Grand Corneille, par l'érection d'une statue sur une des Places publiques de Rouen, au moyen d'une souscription. [Par Deniéport],—Cette pièce a obtenu la première mention honorable après le Prix unique décerné par la Société d'Émulation de Rouen, au Concours de 1834.—L'Intitulé est le programme. Rouen, Imprimé chez Nicétas Périaux, rue de la Viconté, 55, 1834. In-8 de 15 pp.
1509. L'Inauguration de la statue de Corneille, pièce qui a obtenu la deuxième mention honorable à la Société d'Émulation de Rouen, dans la séance du 6 juin 1834, par P. Legagneur. Coutances, imp. de Tanquerey, 1834. In-8.
1510. Épitre [a Corneille, par Dublar, de l'Académie de Douai]. S. l. n. d. [Douai, 1834]. In-8 de 8 pp.
Voici le commencement de cette pièce qui paraît extraite de quelque journal:
Rouen, je te salue!... imposante cité. Ton front peut être fier d'une immortalité. Aux yeux de l'avenir étale la couronne Que tressa Melpomène et qu'elle t'abandonne. Sois autant que peut l'être en ses bras caressans Une mère jalouse adorant ses enfans; Parmi tes citoyens cite Pierre Corneille. La France applaudira comme nous ta merveille....
1511. Hommage a la mémoire de P. Corneille, sujet de poésie mis au concours par la Société libre d'Émulation de Rouen, ville natale du poëte, par M. L.-J. Dublar, de l'Académie de Douai. Paris, Delaunay, 1834. In-8.
Cette pièce, que nous n'avons pas vue nous-même, est, croyons-nous, une simple réimpression de la précédente.
1512. Hommage au Grand Corneille, par Théodore Lebreton, de Rouen, ouvrier imprimeur en indienne.—Dans ces murs, hors des murs, tout parle de sa gloire. Corneille. Horace.—Rouen, F. Baudry, imprimeur du Roy, rue des Carmes, n°20, 1834. In-8 de 24 pp.
Les vers de M. Lebreton ne sont pas plus mauvais que ceux des autres poëtes qui prirent part au même concours. L'auteur rappelle avec assez d'à-propos, dans sa préface, l'exemple d'un autre artisan-poëte, Me Adam, menuisier de Nîmes, à qui Corneille lui-même ne dédaigna pas d'adresser quelques vers.
1513. Inauguration de la statue du Grand Corneille, à Rouen, le 12 octobre 1834, par M. Dumersan.
Extrait de la Revue du Théâtre, t. IIe, 1834, pp. 40 sqq.
1514. Sur L'inauguration de la statue de Pierre Corneille, sur le Pont d'Orléans, avec un Mot sur la nouvelle école scénique; par Th. R*** [Ruffin]. Rouen, Imprimerie de Nicétas Périaux, rue de la Vicomté, 55, 1834. In-8 de 2 ff. et 16 pp.
1515. Hommage a P. Corneille (à l'occasion de la statue qui doit lui être érigée à Rouen), par Paul-James Duboc (de Rouen). Paris, Chez J. Ledoyen, Libraire, Galerie d'Orléans, Palais-Royal, [Imprimerie de Petit, rue Saint-Denis, 380], 1834. In-8 de 15 pp.
Le début de cette pièce montrera la valeur de l'hommage fait à Corneille:
C'est ici qu'il naquit; c'est ici que l'amour Dans l'urne des grands noms jeta son nom un jour. Ah! qui l'eût dit alors qu'un jour?... Dans sa nacelle Qui vogue lentement sur l'onde et qui chancelle, Voyez-vous ce pêcheur? Pilote audacieux, Demain, cherchant au loin d'autres mers, d'autres cieux, Dana une vaste nef il bravera l'orage; Puis enfin délivré des dangers du naufrage, Jettera l'ancre au port qui l'avait vu partir. Tel Corneille... Quels sons viennent de retentir! Quels préludes! j'entends les fureurs de Médée...
On voit qu'il ne suffit pas d'être Rouennais pour être poëte.
1516. Le Jour de l'inauguration de la statue de Pierre Corneille a Rouen; Poëme en trois Chants, par J.-C. Defosse, du Grand-Quevilly.—Rendons, amis de la science, Hommage au poëte divin!—Rouen, F. Baudry, imprimeur du Roi, rue des Carmes, n°20, 1834. In-8 de 15 pp.
Une note, placée au verso du faux-titre, porte que la composition typographique a été faite par l'auteur.
1517. L'Apothéose de Pierre Corneille, à Rouen, en 1834. Poëme qui a obtenu la première mention honorable dans la séance publique de l'Académie Française le 27 août 1835. Par P.-A. Vieillard, de Rouen, conservateur à la Bibliothèque de l'Arsenal. Paris, Typographie de Firmin Didot frères, 1835. In-8 de 13 pp. et 1 f. blanc.
1518. A Pierre Corneille, hommage en vers, par M. J.-A. Delérue, récité sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 29 juin 1838.
1519. Strophes en l'honneur de Corneille, par Th. Lebreton, de Rouen, récitées sur le Théâtre des Arts, le 29 juin 1842.
Le 6 juin 1842, la Comédie-Française célébra, pour la première fois, l'anniversaire de la naissance de Pierre-Corneille, par une représentation composée du Cid et du Menteur; on couronna le buste du grand poëte, mais le public se montra fort indifférent à cette solennité littéraire: la recette ne dépassa pas 500 fr.
1520. Épitre a Corneille, par M. Émile Coquatrix, lue à la Séance publique de la Société libre d'Émulation de Rouen le 6 juin 1846. Rouen, Imprimé chez Alfred Péron, 1846. In-8 de 15 pp.
1521. Stances sur la découverte du portrait original de Pierre Corneille d'après Le Brun. Rouen, imprimerie de Péron, 1850. In-8.
Stances signées J.-C. Defosse.
1522. Hommage a Corneille, en vers, par M. Beauvallet, récité par l'auteur sur le Théâtre-Français le 6 juin 1851.
On lit à cette date, sur le registre du Théâtre-Français, la note suivante: On avait annoncé un Hommage à Corneille par M. Théophile Gautier, mais la censure n'a pas permis ce morceau, qui a été remplacé par celui de M. Beauvallet.
1523. Pierre Corneille, pour l'Anniversaire de sa naissance, par Théophile Gautier.
Théophile Gautier.—Poésies nouvelles, Émaux et Camées, Théâtre, Poésies diverses (Paris, Charpentier, 1863, in-12), pp. 269-271.
Cette pièce n'a que 64 vers, dont voici les premiers:
Par une rue étroite, au cœur du vieux Paris, Au milieu des passants, du tumulte et des cris, La tête dans le ciel et le pied dans la fange, Cheminait à pas lents une figure étrange; C'était un grand vieillard sévèrement drapé; Noble et sainte misère, en son manteau râpé. Son œil d'aigle, son front argenté vers les tempes, Rappelaient les fiertés des plus mâles estampes, Et l'on eût dit à voir ce masque souverain Une tête romaine à frapper en airain.
Les vers de Gautier devaient être récités sur le Théâtre-Français le 6 juin 1851; mais la censure, avec son intelligence habituelle, crut y voir une attaque contre Louis XIV, qu'elle ne voulut pas tolérer!
1524. La Muse héroïque, ode par M. Théodore de Banville, récitée par Mlle Rachel sur le Théâtre-Français, le 6 juin 1854.
1525. Hommage a Corneille, par M. Philoxène Boyer, récité sur le Théâtre-Français le 6 juin 1855.
1526. Corneille, par M. A. Burtal.
Ces vers, composés pour le 257e anniversaire de la naissance de Corneille, n'ont pas été acceptés par le Théâtre-Français, auquel ils avaient été proposés. Ils ont été insérés dans le journal la Comédie du 7 juin 1863.
1527. Corneille, par M. Méry. Vers récités sur le Théâtre des Arts, à Rouen, le 11 juin 1864, par M. Guichard, pensionnaire de la Comédie-Française.
M. Méry s'est permis dans ses vers quelques fantaisies; on en jugera par le passage suivant:
N'oublions pas aussi dans ce beau jour de fête Ce qui doubla la gloire acquise au grand poëte; Remontons à son siècle; alors un écrivain Travaillait pour l'honneur, en dédaignant le gain. Barbin, seul précurseur d'un peuple de libraires, Épuisait le Lutrin après cent exemplaires, Et des héros romains le puissant créateur Percevait pour Cinna six francs de droits d'auteur.
1528. A Pierre Corneille, par Albert Glatigny. Vers récités sur le Théâtre-Français le 6 juin 1865 (?), pour l'anniversaire de la naissance de Corneille.
1529. A Corneille, par Marc-André Delpit.
Vers présentés au Théâtre-Français pour un des anniversaires de la naissance de Corneille, mais non récités. On en conserve une copie aux Archives du Théâtre-Français.
1530. Édouard Fournier.—corneille & le Monde. Vers récités sur le Théâtre-Français par Mlles Ponsin et Tordeus, le jeudi 6 juin 1867, pour le 261e anniversaire de la naissance de P. Corneille. [Paris, imprimerie Jouaust, rue Saint-Honoré, 338]. In-8 de 7 pp.
1531. Les Joies de Corneille. L'enquête. Par Émile Coquatrix. Rouen, Imprimerie de Henry Boissel, rue de la Vicomté 55, 1870. In-8 de 15 pp., plus la couverture qui sert de titre.
Prix: 1 fr., au profit des pauvres.
1532. Anniversaire de la naissance de Corneille.—A Corneille, ode de M. Henri de Bornier, récitée le 6 juin 1871 au Théâtre-Français, par M. Laroche. [Paris, Imp. Paul Dupont, 1871]. In-8 de 4 pp.
Le poëte s'est inspiré des tragiques événements que Paris venait de traverser.
Oui, nous célébrerons ta fête, Corneille, cette fois surtout, Puisqu'après l'horrible tempête Ton théâtre est resté debout. La flamme voulait cette proie, Le crime voulait cette joie; Le voilà sauvé maintenant, Entre deux palais mis en poudre Épargné par la double foudre Du sol en feu, du ciel tonnant!
1533. Corneille, par M. Paul Deroulède. Vers récités sur le Théâtre-Français par M. Coquelin, le jeudi 6 juin 1872, pour le 266e anniversaire de la naissance de Corneille.
Ces vers patriotiques ont été publiés dans le journal l'Événement du 8 juin 1872.