XV.—TRADUCTIONS OU IMITATIONS DES OUVRAGES DE CORNEILLE EN DIVERSES LANGUES. (continued 2)
Reading edition
«On a cependant, dans les derniers temps, supprimé ce monologue à la représentation. On a agi de même avec la prophétie de Livie au cinquième acte, qui manque même dans la traduction de Nil Volentibus. Personne, à ce qu'il paraît, n'a senti que par cette omission le spectateur ne peut être satisfait qu'à demi. Malheureux aristarques, vous voulez toujours en savoir plus que le poëte, sans songer que lorsqu'il s'abandonne au torrent impétueux de ses sensations profondes, il arrive toujours à bon port comme y arrive toute chose qui suit l'impulsion que la nature lui imprime! «La pièce, dites-vous, n'est-elle donc pas finie, lorsque la conjuration a avorté, lorsque et Cinna, et Émilie, et Maxime sont sauvés?»—Non, mes amis, elle n'est pas finie. Car ce n'est pas le sort de Cinna, d'Émilie, qui tient notre âme en suspens: c'est celui d'Auguste. Auguste périra-t-il ou régnera-t-il en paix? Voilà le problème qui nous est soumis, et qui n'est pas résolu. On prévoit déjà vers le commencement, on est sûr dès le commencement du quatrième acte que la conjuration de Cinna ne réussira pas; mais ce qu'on ne sait pas et ce que nous tenons à savoir, c'est si l'homme, qui captive de plus en plus notre cœur et qui va échapper à la onzième tentative d'assassinat, n'aura plus rien à craindre d'entreprises pareilles. Plus la bonté dont il fait preuve en pardonnant à ses assassins est touchante, plus il montre de noblesse dans la manière dont il pardonne, plus nous formons le vœu que cette bonté lui soit à la fin salutaire. «Que le conseil de Livie ne te soit pas fatal!» Ce vœu, le poëte l'a pressenti, il l'a lu dans le cœur du spectateur, et il a eu soin d'y répondre. Oui, Livie, dont les conseils ont gouverné, ont guidé, ont convaincu Auguste; Livie à laquelle il doit cette grandeur d'âme qui nous ravit; Livie, dont les avis paraissaient empruntés à la divinité; Livie est mue par une inspiration prophétique, et elle annonce à son époux la fin de ses terreurs et de son incertitude, un règne désormais calme et prospère sur un peuple qui l'adore. Y a-t-il quelque âme assez froide pour vouloir se passer de cette prophétie, je ne lui envie pas sa tiédeur, mais, pour moi, j'admire le poëte de ce que, dans les vingt-quatre vers dont elle est composée, il a su donner à sa tragédie une perfection qui, sans cela, lui aurait manqué. J'exige seulement qu'Auguste, dans la joie que lui cause la perspective qui lui est ouverte, rende grâces de son bonheur à celle dont les conseils l'y ont conduit. Corneille a-t-il pu négliger de lui faire exprimer sa gratitude envers Livie? ou bien devons-nous la lire dans ce vers:
Ainsi toujours les dieux daignent nous inspirer.
«Je le voudrais, pour l'honneur du poëte. Quoi qu'il en soit, j'ai mis dans sa bouche ce que sentait mon cœur, et celui qui trouve oiseux les quatre vers que j'y ai consacrés, est libre de les supprimer.»
«La traduction de Bilderdijk, bien supérieure à celle de Pels, a remplacé celle-ci au théâtre, où elle jouira de la faveur publique toutes les fois qu'elle trouvera de bons interprètes.» V. L.
961. Cinna, Treurspel. (Na Corneille.) Door Mr Wm Bilderdijk. Te Leyden, by L. Herdingk en Zoon. M.DCCC.XXIV [1824]. In-12 de 68 pp. et 1 f.
La traduction de Bilderdijk a été, en outre, réimprimée en 1852, dans le Klassiek Pantheon, no 47, in-16.
XII
962. Polieukte, Armenisch Martelaar, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer P. Korneille nagevolgt, door Frans Ryk. T'Amsterdam, by de wed: van Gysbert de Groot, op den Nieuwendyk, 1696. Pet. in-8 de 64 pp. en tout.
Traduction de Polyeucte, par François Ryk. Elle est précédée d'une longue épître en vers d'A. Bogaert, «rimailleur du temps».
963. Polieukte, Armenisch Martelaar, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer P. Korneille nagevolgt, door Frans Ryk. T'Amsteldam, By de Wed: van Gijsbert de Groot, Boekverkoopster, op den Nieuwendyk, tusschen de twee Haarlemmer Sluizen, in de Groote Bybel, 1707. Pet. in-8 de 71 pp.
Simple réimpression de la traduction de Ryk.
964. Polieukte, Armenisch Martelaar. Treurspel. Uit het Fransch van den Heer P. Korneille nagevolgt, door Frans Ryk. Te Amterdam, by de Erven van J. Lescailje en Dirk Rank, 1724. Pet. in-8.
«Le titre est orné d'une vignette représentant la ruche d'abeilles obligée, etc. Outre l'épître de Bogaert, on trouve dans cette édition un avis des éditeurs, qui avouent qu'en réimprimant cette tragédie, ils vont sur les brisées d'un confrère, chose qu'en général, disent-ils, ils ne se permettent pas. Les raisons qui les ont portés à agir de la sorte sont, à ce qu'ils prétendent, 1o le désir de publier une édition plus correcte que les deux prédentés; 2o l'assurance que leur a donnée le traducteur que, n'ayant jamais reçu un sou pour son travail, son droit sur son œuvre était resté intact.» V. L.
965. Polieukte, Armenisch Martelaar, Treurspel. Het Fransch van den Heer P. Corneille nagevolgt, door Frans Ryk. Te Amsteldam, by Izaak Duim, op den Cingel, tusschen de Warmoesgragt en de Drie-Kooningstraat. S. d. [vers 1750]. In-8 de 4 ff. dont le premier est blanc, 68 pp. et 2 ff. blancs.
Réimpression publiée par la société Melioribus non Pluribus; elle est précédée de l'épître de Bogaert à Ryk, mais ne contient pas de privilége.
«Cette édition, qui ne porte pas de date, est une reproduction exacte de l'édition de 1724. Elle n'en diffère que par le fleuron du titre. La ruche est remplacée par l'agneau dans les flammes, accompagné de la devise: Perseveranter.» V. L.
966. Polieukte, Armenisch Martelaar, Treurspel. Het Fransch van den Heer P. Corneille nagevolgt, door Frans Ryk. Te Amsteldam, by Izaak Duim, 1754. Pet. in-8 de 4 ff. et 68 pp.
«Reproduction exacte des éditions précédentes. Elle est ornée d'une nouvelle vignette très-belle d'exécution, composée par le graveur S. Fokke, et qui représente Apollon sur le Parnasse, entouré des Muses. Apollon envoie Melpomène à la rencontre d'un poëte, qu'elle couronne de lauriers.
«Le fait seul que la traduction de Ryk, toute faible qu'elle fût, eut jusqu'à cinq éditions, prouve en faveur du succès que la tragédie obtint près du public d'Amsterdam. On ne la voit cependant plus figurer sur l'affiche depuis l'année 1774.» V. L.
XIII
967. De Dood van Pompejus, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer Corneille. 't Amsterdam, by de Erfgenamen van Jacob Lescailje, 1684. Met Privilegie. Pet. in-8.
Traduction en vers de La Mort de Pompée, par Bidloo.
«Le titre est orné d'un fleuron représentant une ruche entourée d'abeilles; la ruche est placée dans un cercle formé par deux branches de laurier et surmonté des armes d'Amsterdam. Sous la ruche on lit la devise de l'ancienne chambre de rhétorique Yver (Zèle): In Liefd' bloejende (Fleurissant en amour). En tête de la traduction se trouve le privilége donné aux régents.
«Le droit d'imprimer accordé aux héritiers Lescaille porte la date du 6 décembre 1684. Au mois d'août 1685 parut une critique de la traduction sous le titre suivant:
«Dichtkundig Onderzoek op het vertaald Treurspel Pompejus, door het Konstgenootschap In Magnis voluisse sat est. T' Amsterdam, by Aart Dirksz Oossaan, Boekverkooper, 1685. Pet. in-8.
«Au titre se lit la devise de la société, écrite sur une banderole qu'un aigle volant vers le soleil tient dans son bec.
«La société In magnis voiuisse sat est était une des sociétés hollandaises qui, au XVIIe et surtout au XVIIIe siècle, s'occupaient de travaux littéraires. Elle fut établie en 1682; c'est du moins de cette année que date le privilége que lui accordèrent les États pour la publication de ses œuvres. Bon nombre de ses membres travaillèrent à l'opuscule dont il s'agit, lequel ne contient pas moins de six pièces de vers (épigrammes et satires) à l'adresse du traducteur, suivies d'un examen critique, qui compte vingt pages. Toutes ces pièces tendent à prouver que l'auteur de la traduction n'entend ni le français, ni les règles de la syntaxe, ni celles de la prosodie.
«Le traducteur mérite en général les reproches qui lui sont adressés; cependant l'animosité des membres de la société paraît devoir être principalement attribuée à une critique amère que lui-même aurait faite d'une traduction de Cinna, publiée par l'un d'entre eux. L'esprit de camaraderie qui régnait parmi ces messieurs devait naturellement les exciter à tirer vengeance d'un pareil affront. Nous ignorons si le traducteur de Pompée leur répondit; s'il le fit, il eut soin de garder l'anonyme, en quoi il fit preuve de tact.
«L'anecdote suivante est citée comme une des preuves nombreuses de cet esprit de camaraderie dont nous parlons. A la fin de la représentation de certaine pièce nouvelle, un des spectateurs, se tournant vers une de ses connaissances, lui demande ce qu'il pense de la tragédie qu'ils viennent de voir. Vous concevez, répond l'autre, que je ne puis en faire l'éloge, l'auteur n'étant pas membre de notre société.» V. L.
968. De Dood van Pompejus, Treurspel.
Govard Bidloos Tooneelpoëzy; Leiden, J. A. Langerak, 1719, in-4, pp. 333-448.
969. [Pompejus, Treurspel. Het Fransche van den Heere P. Corneille op nieuws gevolgd, onder de Zinspreuk Le Tems est un grand maître. Amsterdam, 1728. Pet. in-8?]
Traduction en vers par Charles Sébille.
Nous n'avons pas vu cette édition, qui n'est pas citée par Van Lennep, mais dont la date nous est fournie par le privilége de l'édition suivante.
970. Pompejus, Treurspel. Het Fransche van den Heere P. Corneille op nieuws gevolgd, onder de Zinspreuk Le Tems est un grand maître. Te Amsteldam, by Izaak Duim, Boekdrukker en Boekverkooper, bezuiden het Stadhuis, 1737. Met Privilegie. In-8 de 4 ff., 60 pp. et 2 ff. pour le privilége.
Seconde édition de la traduction de Sébille. Le privilége, daté du 27 mai 1728, est renouvelé à la date du 16 août 1737.
«Il existe deux sortes d'exemplaires de cette édition. Les uns ont été tirés dans le format pet. in-8, en usage à Amsterdam pour les pièces de théâtre; les autres, au contraire, ont été imprimés dans le format gr. in-8, et réunis à deux autres pièces également traduites par Sébille: la Mort de César, de Voltaire, et le Joueur, de Regnard.
«Le titre des deux espèces d'exemplaires est orné d'un beau fleuron de S. Fokke, où la ruche obligée est posée sur une console qui se détache d'un petit édifice. Cet édifice, sur les deux côtés duquel sont placées des statues de Melpomène et de Thalie, est surmonté des armes d'Amsterdam. La ruche est entourée de livres et d'abeilles, et près d'elles se tiennent, comme de coutume, un vieillard infirme et deux orphelins; au fond, le cheval ailé.
«La tragédie est précédée d'un avis, dont nous traduisons la partie essentielle.
«Avis.
«On ne m'accusera pas de vanité si j'ai essayé de donner une nouvelle traduction en vers de cette œuvre d'un auteur français (considéré par moi comme le premier entre tous), la précédente n'ayant pu satisfaire le public. Le peu de succès qu'elle a eu doit être attribué, selon moi, à la précipitation avec laquelle le traducteur s'est acquitté de sa tâche. Peut-être, en y mettant plus de soin et plus de temps, eût-il écrit de meilleurs vers: mais il paraît avoir agi avec une hâte déplorable.
«Quant à la méthode que j'ai suivie, je n'en dirai que ceci: On a toujours critiqué, et avec raison, les quatre premiers vers de Pompée. Je les ai, je crois, délivrés de l'amphigouri qu'on y remarquait. De là même manière, malgré ma haute estime pour l'auteur français, j'ai ça et là changé ou bien entièrement retranché quelques passages; j'ai même osé glisser dans la tragédie quelques vers de ma composition, quatre surtout que j'ai mis dans la bouche de Cornélie (acte IIIe, scène IVe).
«La définition que fait Ptolémée de la défaite du grand Pompée à Pharsale a aussi donné sujet à bien des observations qui me paraissent justes; mais elle est si belle, que je n'ai pas voulu la laisser de côté, tout en reconnaissant que je suis resté bien au-dessous de mon modèle.
«Un auteur, quelque grand qu'il soit, n'est qu'un homme, et par là sujet à faillir.
«J'ai été souvent surpris en entendant des traducteurs répondre à ceux qui leur signalaient des fautes qu'ils avaient commises: «Je l'ai trouvé ainsi dans l'original.» Mauvaise excuse vraiment, surtout dans la bouche de ceux qui traduisent des vers; car les remplissages, les mauvaises locutions et les rimes forcées abondent chez les poëtes français tout comme chez les nôtres, etc.»
«La traduction de Sébille, incomparablement meilleure que l'autre, figurait encore au répertoire du théâtre d'Amsterdam au commencement de ce siècle. Il y a cependant plus de cent ans qu'on ne l'a représentée.» V. L.
XIV
971. De Looghenaar, Blyspel.
Lodewjk Meyers Tooneelpoëzy; t'Amsterdam, by Jacob Lescaille, 1658, in-4.
Traduction en vers du Menteur, par Louis Meyer, poëte assez estimé du XVIIe siècle. Elle est précédée d'une épître dédicatoire dont voici la traduction:
«A Madame, Madame Anne de Hoorn, épouse du noble et très-vénérable seigneur Messire Corneille de Hooswyck, seigneur de Hooswyck, Diemerbrock et Papekop, Bourgmestre et Conseiller de la ville d'Amsterdam.
«Madame, un étranger ose se jeter à vos pieds pour implorer votre protection, tout indigne qu'il se reconnaisse d'obtenir cette haute faveur. C'est un Menteur, né en Espagne, et qui, ayant traversé la France, a l'intention de voir aussi les Pays-Bas. A son arrivée à Paris, il a été accueilli si favorablement que, non-seulement il n'a pas regretté d'avoir quitté sa patrie et d'avoir appris une langue autre que la sienne propre, mais que l'audace lui est venue de s'embarquer pour la Hollande, où, tout en parlant français, il a su charmer tous les gens de goût par son esprit; ce succès lui a donné le courage de plier sa langue à parler aussi notre idiome. Il y a près de six ans qu'il l'a appris par mes soins, et l'expérience lui ayant démontré que lors de sa venue en France il avait bien fait d'échanger ses mœurs et son nom espagnols contre ceux de la France, il a suivi le conseil que je lui ai donné d'élire domicile à la Haye, de prendre un nom hollandais et de conformer sa façon de parler et d'agir à celle qui est en vogue chez nous, afin d'être par là mieux reçu de nos concitoyens. Et maintenant, sur le point de quitter le foyer de son précepteur, il n'ose se hasarder en plein air, s'il ne lui est permis de s'abriter sous les ailes de Votre Seigneurie, laquelle, connaissant à fond la langue française, saura saisir le sens de ses paroles, lorsque, par ci, par là, il lui échappera quelque solécisme. Le jugement sagace de Votre Seigneurie, qui mesure aux bonnes choses les éloges qui leur sont dus et qui ne se laisse point séduire par les mauvaises, toutes fardées qu'elles soient, saura discerner les endroits où il s'écarte de l'esprit et de la gentillesse française et ceux où il a su en approcher. Et quoiqu'il tire son plus grand lustre d'un vice haï de tout le monde et qui le rend indigne de toute faveur, il s'est pourtant mis dans la tête qu'il suffisait de s'orner de l'éclat de votre nom pour obtenir l'estime des Hollandais. Quant à moi, tout en reconnaissant la témérité d'une conduite aussi arrogante, je ne regrette pas de la lui avoir inspirée. Si votre bienveillance pour les Muses et pour ceux qui les cultivent daigne consentir à lui offrir l'asile qu'il réclame, il ne saurait s'y réfugier qu'en présentant en même temps à Votre Seigneurie l'hommage de mon profond respect, et qu'en me fournissant l'occasion de remercier Votre Seigneurie des nombreuses faveurs qu'elle accorde à nos Muses scéniques en leur faisant l'honneur de sa présence, et de lui témoigner la vive reconnaissance que je ressens pour les bontés dont Elle m'a comblé, et dont jamais la mémoire ne périra dans mon cœur. J'aurais bien aimé témoigner ma gratitude en offrant à Votre Seigneurie un sujet noble auquel ma Muse espère donner le jour; mais, comme son fruit n'est point encore à terme, et que je me flatte que l'œuvre à laquelle deux esprits aussi éminents que Lopez de Vega et Corneille ont travaillé, n'aura pas été tout à fait gâtée par la traduction, je n'ai pas voulu attendre plus longtemps pour vous faire connaître l'ardeur de mon cœur reconnaissant, espérant que Votre Seigneurie daignera jeter un regard de bonté sur ce que je me permets de lui offrir, et me permettra de me nommer,
«Madame, de Votre Seigneurie, le très-humble, très-obligé et très-dévoué serviteur, «L. Meyer.
«Anne de Hoorn appartenait à une famille patricienne d'Amsterdam, qui compte encore aujourd'hui plusieurs rejetons. C'était une femme d'un haut mérite, très-versée dans les littératures nationale et étrangère. Elle protégeait les gens de lettres, surtout Vondel, qui, dans des temps malheureux, fut tiré par elle de l'indigence.
«La dédicace est suivie d'un couplet adressé aux Lecteurs, et dont voici le sens:
«Tout homme qui aime à entendre mentir avec esprit et tromper père, maîtresses, amis et valets, doit faire connaissance avec ce Menteur-ci; mais qu'il se garde d'en suivre l'exemple, à moins qu'il ne soit certain d'être né sous la même planète.» V. L.
972. De Loogenaar, Blyspel. De lastste druk. T'Amsterdam, by de Erfgenamen van J. Lescailje en D. Rank, 1721. Pet. in-8.
«Édition revue et corrigée, dans laquelle tous les personnages portent d'autres noms que dans la première édition. Il est presque certain qu'elle avait été précédée d'une autre édition séparée; mais nous n'avons pu la découvrir.
«L'épître dédicatoire nous a déjà appris que le traducteur a transporté la scène de Paris à la Haye, et en général il a adapté avec assez de bonheur les situations et le dialogue au nouveau cadre qu'il a choisi. Les vers de Meyer, sans être des meilleurs, coulent avec assez de facilité, et, si la traduction n'est pas assez bonne pour satisfaire le lecteur qui connaît l'original, elle n'est pas assez mauvaise pour nuire à l'effet que la pièce a pu produire sur la scène.
«Après l'inauguration du nouveau théâtre d'Amsterdam, en 1774, le Menteur ne parut plus sur l'affiche.» V. L.
Les vers de Huygens, dont nous avons parlé ci-dessus, attestent en même temps que cette traduction le succès que le Menteur eut en Hollande. Voy. le no 318.
XVI
973. Rodogune, Prinsesse der Parthen. Uit het Fransch van den Heer Corneille. Te Amsterdam, by Aart Dirksz Oossaan, Boekverkooper op den Dam, op de hoek van de Beurs-straat, 1687. Met Privilegie. In-12 de 4 ff. prél. et 80 pp.
Traduction en vers par François Ryk.
«Le titre est orné du fleuron de la Société littéraire In Magnis voluisse sat est (voy. le no 966).
«La tragédie est précédée d'une épître dédicatoire et du texte du privilége accordé à la Société le 16 octobre 1687. Voici la traduction de l'épitre:
«A Madame Jacoba Victoria Bartolotti Van den Heuvel, épouse du très-honorable seigneur Koonraad Van Beuringen, ancien bourgmestre et conseiller de la ville d'Amsterdam.
«Madame, parmi les pièces de théâtre composées par la sieur Corneille, cet excellent auteur français, celle de Rodogune, Princesse des Parthes, n'est pas considérée par lui comme la moins bonne, soit par rapport aux incidents qui en forment le nœud, soit par rapport au tumulte des passions qui y sont développées. L'amour, l'ambition, la soif de la vengeance, l'affection inaltérable que se portent deux frères rivaux, jointe à une tendresse respectueuse pour une mère dénaturée, s'y montrent tour à tour, et sont propres non-seulement à exciter une attention soutenue chez le spectateur, mais à faire vibrer les cordes les plus sensibles de son âme; et c'est surtout à émouvoir que, suivant les connaisseurs, doit tendre la tragédie. On voit ici le crime puni de sa propre main, tandis que l'amour et la vertu, après avoir couru les plus grands dangers, finissent par triompher.
«La Muse française prend plaisir ici à marier aux cyprès funèbres le myrte cher aux amants, et toutes ces raisons, jointes à la majesté et à l'excellence du style dans lequel la pièce est écrite, ont engagé notre Société à l'offrir au théâtre dans notre langue.
«Comme Votre Seigneurie, depuis sa plus tendre jeunesse, a montré un goût singulier pour la poésie et le beau langage, nous avons osé lui dédier cette traduction, dans l'espoir que, dans sa bonté, elle ne la dédaignerait pas, mais voudrait bien l'accepter avec l'hommage respectueux de ceux qui se tiendront éternellement obligés à Votre Seigneurie, et se disent,
«Madame, de Votre Seigneurie, les très-humbles serviteurs.
«Sous la devise:
«In Magnis voluisse sat est
.»
«Frans ou François Rijk était un des membres les plus zélés de la Société In Magnis voluisse. Il traduisit différentes pièces de Corneille, de Racine et d'autres poëtes français. Quoique, parmi les traductions qu'il a faites, celle de Rodogune ne soit pas la meilleure, la pièce obtint cependant beaucoup de succès au théâtre, et ce fut surtout lorsque, dans les dernières années du XVIIIe siècle et dans les premières du XIXe, Mme Wattier fut chargée du rôle de Cléopâtre, que le public s'y porta avec enthousiasme. Après la retraite de cette tragédienne, la pièce disparut du répertoire.
«Koenraad ou Conrad Van Beuningen, mari de Jacqueline-Victoire Bartolotti Van Heuvel, avait été le bras droit du Grand Pensionnaire de Witt, et chargé par lui des négociations les plus délicates aux cours de Danemark, de France et d'Angleterre. Après la mort de de Witt, il continua de servir l'État dans divers postes éminents, jusqu'au jour où des symptômes d'aliénation mentale se découvrirent chez lui et forcèrent les magistrats à confier à sa femme la gestion de ses biens. Il mourut en 1693. Mme Van Beuningen, durant le séjour qu'elle fit à Paris de 1660 à 1666, avait probablement appris à connaître et à apprécier les pièces de Corneille, et ce fut cette circonstance surtout qui engagea la Société In Magnis voluisse à lui dédier la traduction de Rodogune.» V. L.
Sur Mme Wattier, Van Lennep ajoute la note suivante:
«Mme Wattier, connue également sous le nom de Ziesenis, qui était celui de l'architecte distingué qu'elle avait épousé, débuta en 1780 au théâtre d'Amsterdam comme jeune première, dans la tragédie, la comédie et l'opéra-comique. Le 11 novembre 1793, elle remplaça la première tragédienne dans le rôle de Cléopâtre et obtint un immense succès. Sa réputation, depuis ce temps, ne fit que grandir, et ceux qui l'ont connue s'accordent à dire que, si dans son art elle a pu avoir des rivales, aucune d'elles ne l'a surpassée. Elle unissait à un port majestueux une beauté antique, des yeux étincelants de passion, une voix également propre à charmer et à faire frémir de terreur ceux qui l'écoutaient. Un vieil amateur nous racontait un jour qu'il avait joué dans Rodogune avec Mme Wattier sur un théâtre de société. «Lorsque,» nous disait-il, «elle nous adressait ces mots: Mes enfants, prenez place, c'était bien le diable si vous aviez pu rester debout.» Napoléon, l'ayant vu jouer, la nomma sur-le-champ sociétaire de la Comédie française, titre qu'elle conserva jusqu'à la fin de 1818. Invitée par l'impératrice Joséphine à la Malmaison, elle y joua, avec Talma, deux scènes d'Hamlet, lui en français, elle en hollandais.»
974. Rodogune, Prinsesse der Parthen. Uit het Fransch van den Heer Corneille. Te Amsteldam, by de Erven van J. Lescailje en Dirk Rank, op de Beurssluis, 1721. Met Privilegie. Pet. in-8 de 4 ff. et 80 pp.
Cette édition est absolument calquée sur la précédente. Le titre porte le même fleuron que le no 936.
975. Rodogune, Prinsesse der Parthen. Uit het Fransch van den Heer Corneille. Te Amsteldam, by Izaak Duim, Boekdrukker en Boekverkooper, bezuiden het Stadhuis, 1744. Met Privilegie. Pet. in-8 de 4 ff. et 80 pp.
Troisième édition, restée inconnue à Van Lennep. La Bibliothèque nationale en possède un exemplaire.
XVII
976. Theodore, Maegt en Martelares, Treurspel. Uit het Fransch van den Heere P. Corneille. Labor excitat artem. Te Rotterdam, by Joh. van Doesburg, Boekverkooper, 1715. Pet. in-8 de 7 ff., 82 pp. et 1 f. blanc.
Traduction en vers par le libraire Jean Van Doesburg; on la dit fort recommandable.
Les feuillets préliminaires comprennent un très-médiocre frontispice gravé par Bleyswyk (frontispice qui est gravé sur un feuillet séparé); le titre imprimé; 2 ff. pour une dédicace en vers à «Dominique Roosmale, ancien échevin de la Schielande, amateur de la poésie,» dédicace signée: Joh. Van Doesburg; 3 ff. pour un Avis au lecteur et les noms des personnages.
«Le traducteur avoue dans sa préface que la tragédie de Théodore n'a pas réussi à Paris, mais il attribue le peu de succès de cette pièce moins à son manque de mérite qu'à la prudence excessive des spectateurs français, et cite à l'appui de ce qu'il avance l'opinion que l'abbé d'Aubignac a émise sur cette même tragédie.
«L'espoir du traducteur que le public hollandais aurait le goût moins difficile que celui de Paris ne s'est point réalisé. Peut-être même n'a-t-il jamais été mis à l'épreuve. La pièce ne paraissant pas sur le répertoire d'Amsterdam, on peut être à peu près sûr qu'elle n'a pas été représentée ailleurs.» V. L.
XVIII
977. Clavdii de Grieks Heraklivs, Treur-Spel met op-dragt aen Syne Doorluchticheyt Leopoldus Wilhelmus, Aertz-Hertog van Oosten-Rijk, Hertog van Bourgoignien, Gouverneur General van de Neder-Landen. Tot Brussel, by Claudius de Griek, boekverkooper, 1650. In-4 de 4 ff. et 55 pp. (dont la dernière est chiffrée par erreur 43).
«Le poëte Claude de Griek exerçait la profession de libraire à Bruxelles, sa ville natale. Son Héraclius est une version presque littérale de celui de Corneille, qui avait été publié trois ans auparavant; mais l'auteur paraît ne pas s'en douter. Ni sur le titre, ni dans l'épître dédicatoire à l'archiduc Léopold-Guillaume, il ne prononce le nom de Corneille.» A. W.
978. Heraklius, Treurspel. T'Amsteldam, by d'Erven van Albert Magnus, op de Nieuwendyk, in den Atlas, 1695. Pet. in-8 de 4 ff. et 80 pp.
Traduction en vers par François Ryk.
«La vignette sur le titre représente Melpomène assise, tenant une lyre sur le genou droit et une ruche sur la genou gauche. A ses pieds sont des attributs de théâtre; derrière elle, un personnage allégorique branlant d'un air furibond un poignard et une torche; plus bas, un satyre tenant les armes d'Amsterdam; au fond, un amphithéâtre, et, plus loin encore, le Parnasse avec Pégase. Au bas, la devise Yver in liefd' bloeiende (zèle fleurissant en amour).» V. L.
«Ryk ne prononce pas plus le nom de Corneille que son devancier, mais il avoue du moins, dans une dédicace en vers qu'il adresse à Laurent Baak, que la pièce n'est pas originale. «J'espère, dit-il, que vous ne trouverez pas mauvais que je vous fasse hommage de ce byzantin français costumé à la hollandaise.» A. W.
«Laurent Baak était issu d'une famille de riches négociants, tous aimant et pour la plupart cultivant les belles-lettres. La maison de son grand-père, appelé Laurent comme lui, servait de point de réunion à Hooft, Vondel et autres beaux esprits du temps. Le Laurent Baak dont il est question ici se distingua aussi comme auteur.» V. L.
979. Heraklius, Treurspel. T'Amsterdam, by Izaak Duim, 1737. Pet. in-12.
«Reproduction de l'édition de 1695, mais avec un nouveau fleuron.
«Le succès d'Héraclius fut moindre que celui de quelques autres pièces de Corneille. Il fut représenté, pour la dernière fois, sur le théâtre d'Amsterdam en 1782.» V. L.
980. Heraklius. Treurspel. Te Amsteldam, by Izaak Duim, Boekverkooper op den hoek van den Voorburgwal en Stilsteeg, 1762. Met Privilegie. Pet. in-8 de 4 ff. et 80 pp.
Au titre, le fleuron décrit sous le no 737.
XIX
981. Andromeda. Treurspel. Verciet met Zang, Dans, Konst- en Vliegwerken. T'Amsterdam, by Kornelis Sweerts, 1699. Pet. in-8, front. gravé.
«Traduction en vers par François Ryk. Elle est précédée d'une dédicace à Jo'nas Witsen, bailli d'Amsterdam. Le poëte y raconte que la famille de Witsen a produit nombre de Persées qui ont sauvé la patrie du dragon ennemi venu pour la dévorer.» V. L.
982. Andromeda. Treurspel. Verciert met Zang, Dans, Konst- en Vliegwerken. T'Amsterdam, by H. vande Gaete, 1715. Pet. in-8 de 4 ff. et 54 pp.
Réimpression restée inconnue à Van Lennep. Le frontispice est signé de Schynvoet.
983. Andromeda, Treurspel. Verciert met Zang, Dans Konst- en Vliegwerken. T'Amsterdam, by David Ruarus Boekverkooper, 1730. Met Privilegie. Pet. in-8 de 64 pp., front. gravé de Schynvoet.
984. Andromeda. Treurspel. Verciert met Zang, Dans, Konst- en Vliegwerken. Amsterdam, by Izaak Duim, 1739. Met Privilegie. Pet. in-8.
«Chacune de ces éditions est ornée d'une gravure différente, toutes représentant Andromède attachée au rocher et Persée combattant la monstre. Ce fait, que la pièce fut réimprimée jusqu'à trois fois dans l'espace de quarante ans, tend à prouver qu'elle plaisait au public, attiré sans doute par le spectacle qu'on y déployait. On ne cessa de la donner chaque année jusqu'en 1789. Après cette époque, on ne la retrouve plus sur l'affiche.» V. L.
XXI
985. [Nicomedes, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer P. Corneille gerymd door Kataryne Lescailje. Amsteldam, 1684. Pet. in-8?]
Nous avons déjà cité le nom de Catherine Lescailje, née en 1649, morte en 1711 (voy. le no 945).
»Dès sa plus tendre jeunesse, elle avait composé des poésies, et Vondel, dans des vers qu'il lui avait adressés, l'avait qualifiée de «moderne Sapho». Quoiqu'il y ait beaucoup à rabattre de cette qualification, Mlle Lescailje mérite d'être placée au rang, sinon des grands poëtes, au moins des meilleurs versificateurs de son temps. Après la mort de son père, elle dirigea la maison de librairie connue sous le nom des héritiers Lescailje, au commencement seule, plus tard conjointement avec Thierry Rank, qui avait épousé la fille d'une de ses sœurs. Elle-même ne voulut jamais se marier, probablement de crainte que le mari qu'elle aurait pris ne compromit le crédit et la prospérité de la maison qu'elle dirigeait avec tant de succès.» V. L.
Nous n'avons pas vu l'édition de 1684, que Van Lennep n'indique pas. Nous en rétablissons la date d'après le privilége de l'édition suivante.
986. Nicomedes, Treurspel. Uit het Fransch van den Heer P. Corneille gerymd door Kataryne Lescailje. Te Amsteldam, by de Erfg: J: Lescailje, op de Middeldam, op de hoek van de Vischmarkt, 1692. Met Privilegie. Pet. in-8 de 3 ff. et 68 pp.
Au titre, un fleuron avec la devise: Perseveranter.
Les ff. prélim. contiennent un front. gravé dans le genre de Romain de Hooghe, un titre imprimé et 1 f. pour le privilége.
Le privilége est daté du 19 septembre 1684 et renouvelé le 31 mars 1692.
987. Nicomedes, Treurspel. Uit het Fransch van den Heere P. Corneille, door Kataryne Lescailje. T'Amsteldam, by Izaak Duim, Boekdrukker en Boekverkooper, bezuiden het Stadhuis, by den Dam, 1734. Met Privilegie. Pet. in-12 de 72 pp. chiffr.
La traduction de Catherine Lescailje a été en outre réimprimée dans le recueil de ses poésies (De Dichten van Katharyne Lescailje, Amsterdam, by de Erfg. van J. Lescailje, 1731, 3 vol. in-4, t. IIIe, pp. 401-484). Elle est encore portée, en 1782, au catalogue des pièces jouées sur le théâtre d'Amsterdam, bien qu'elle fût dès lors abandonnée.
XXII
988. Pertharitus, Koning der Lombarden. Treurspel, gevolgd naar het Fransche van den Heer P. Corneille. Te Amsteldam, by de Erfgenamen van J. Lescailje en Dirk Rank, 1723. Met Privilegie. Pet. in-8.
Traduction en vers, par Sybrand Feitama.
989. Pertharitus, Koning der Lombarden. Treurspel, gevolgd naar het Fransche van den Heere P. Corneille. Nooit te voren gedrukt.
Tooneelpoezy van S. F[eitama] onder de Zinspreuk: Studio fovetur ingenium; te Amsteldam, by P. Visser en A. Slaats, 1735, 2 vol. in-4, t. Ier, pp. 275-354.
On ne s'explique guère cette mention: Nooit te voren gedrukt (imprimé pour la première fois).
990. Pertharitus, Koning der Lombarden. Treurspel. Naar het Fransche van den Heer P. Corneille gevolgd, onder de Zinspreuk: Studio fovetur ingenium. Verbeterd in dezen tweeden druk. Te Amsterdam, by Izaak Duim, Boekverkooper, op den hoek van den Voorburgwal en Stilsteeg, 1756. Met Privilegie. In-8 de 4 ff. et 67 pp., front. gravé.
Édition revue et corrigée.
991. Pertharitus, Koning der Lombarden, Treurspel. Naar het Fransche gevolgd, onder de Zinspreuk: Studio fovetur ingenium. Amsterdam, 1773. In-8.
Les ff. prélim. comprennent un très-beau frontispice, dessiné par Buys et gravé par Vinkeles.
«Quoique la traduction de Feitama soit une des meilleures qu'il ait écrites, elle n'a pas reparu au théâtre après l'année 1774.» V. L.
XXIII
992. Edipus, Treurspel. Dit het Fransch van P. Corneille. T'Amsterdam, by de Erfgen: van J. Lescailje en Dirk Rank, op de Beurssluis, 1720. Met Privilegie. Pet. in-8. de 11 ff. et 96 pp.
Les ff. prélim. contiennent un beau frontispice de J. Goeree; le titre porte l'agneau au milieu des flammes, avec la devise: Perseveranter.
Traduction en vers, par Balthasar Huydecoper.
«Cet auteur, né en 1699, mort en 1778, appartenait à une famille patricienne d'Amsterdam, dont plusieurs membres remplirent des postes éminents dans la république. Lui-même fut échevin dans sa ville natale et bailli de l'île de Texel. Il écrivit quelques tragédies, dont deux surtout, Achille et Arsace, obtinrent un succès mérité. Il publia, en outre, plusieurs ouvrages de critique et de linguistique, dans lesquels il fit preuve d'un goût sûr et d'une profonde érudition, et qu'aiment encore à consulter les Hollandais qui veulent apprendre à bien écrire leur langue.
«La traduction est précédée d'une épître dédicatoire en vers, adressée au fameux professeur P. Burman, à Leide, épître dont nous essayons de donner ici la traduction:
«Le roi Œdipe, cet exemple de toutes les infortunes humaines, ce prince le plus malheureux qu'ait vu l'antiquité, reparaît sur la scène, non dans un habit nouveau, ni versant des pleurs que je lui fais répandre, ni tel qu'il a paru pour la seconde fois à la cour de France, applaudi par tous; mais tel que Corneille l'a fait briller, étoile resplendissante, illuminant de ses rayons l'Hélicon français, tel enfin qu'il se montra aux spectateurs émus jusqu'aux larmes de ses malheurs. Celui-là est digne du supplice de Marsyas, qui, présumant trop de ses forces, ose disputer au grand poëte de la France la couronne qui lui appartient. Tel le soleil lorsqu'en plein midi il réjouit et vivifie les champs qu'il éclaire, tel autrefois apparut Corneille. Un autre [Voltaire] arrive, pâle lune à minuit, et veut se mesurer avec lui: c'est Diane qui osa défier son frère. Mais le soleil fend-il les nuages et se montre-t-il dans sa splendeur, on voit aussitôt pâlir le disque de la lune. De même Corneille relèvera la tête, lorsque tout le monde aura vu flétrir et s'user par le temps et la rouille le clinquant qui l'aveugle aujourd'hui. Mais, sachant ce qui arrive à d'autres, je dois prévoir, etc.»
«La préface est bien écrite, mais elle est trop longue pour la reproduire ici.
«Huydecoper nous apprend pourquoi l'Œdipe de Corneille n'avait point jusque-là trouvé de traducteur; ou plutôt, dans un dialogue amusant, il en fait donner la raison par certain aristarque qui prétend que la pièce est la plus belle que son auteur ait écrite, et par là ne saurait être rendue en hollandais, que la Société littéraire Nil volentibus, qui a tout traduit, n'a pas osé s'y frotter, etc., jugement, comme on peut le croire, peu encourageant pour Huydecoper, qui venait d'achever sa traduction, et qui, malgré cela, ne laissa pas de la faire représenter. Le reste de la préface est consacré à la dissection de l'Œdipe de Voltaire, dont il fait une critique amère et généralement assez juste; il avertit le lecteur qu'il s'est permis de fondre en six lignes ce que dit Thésée dans la Ve scène du IIIe acte, depuis les mots:
L'âme est donc toute esclave, etc.
jusqu'au vers qui se termine par:
Et puis nous laisser faire.
«Ce morceau sur le libre arbitre, qui, d'après ce qu'en disent les commentateurs de Corneille, contribua beaucoup au succès de la pièce, aurait choqué les rigides calvinistes de la Hollande et empêché peut-être la représentation.
«La critique de la pièce de Voltaire dont nous avons parlé ne resta pas sans réponse. Dès le mois de mai de 1720, Huydecoper fut l'objet de vives attaques dans une revue mensuelle de Hollande. Il fut pris à partie aussi bien à cause de sa traduction qu'à cause du jugement porté par lui sur les deux tragédies d'Œdipe. Il n'était pas homme à se laisser réduire au silence, et, dans le courant de la même année, il fit paraître une réponse intitulée: Corneille verdedigd (voy. notre chap. XIXe). Malgré tous les arguments qu'il put faire valoir, la tragédie de Voltaire supplanta sur la scène hollandaise celle de Corneille. Œdipe figurait encore au répertoire dans la première moitié de ce siècle.» V. L.
993. Edipus, Treurspel. Uit het Fransch van P. Corneille. Te Amsteldam, by Izaak Duim, Boekdrukker en Boekverkooper, bezuiden het Stadhuis, 1735. Met Privilegie. Pet. in-8 de 10 ff. et 96 pp.
Réimpression textuelle de l'édition de 1720.
XXV
994. [Sertorius, Treurspel. Gevolgt naar het Fransche van den Heere P. Corneille. Te Amsteldam, 1714. Pet. in-8?]
Traduction en vers, par Jean Haverkamp.
Nous n'avons pas vu l'édition de 1714, qui n'a pas non plus été citée par Van Lennep. Nous la rétablissons à sa date d'après le privilége de l'édition suivante.
995. Sertorius, Treurspel; Gevolgt naar het Fransche van den Heere P. Corneille. Te Amsteldam, by de Erven van J. Lescailje en Dirk Rank, op de Beurssluis, 1722. Met Privilegie. In-12 de 5 ff. prél. et 72 pp., fig.
Seconde édition de la traduction de Havercamp; elle est précédée d'une dédicace à Georges Bruyn, seigneur de Hardenbroek, régent des hospices, directeur du commerce du Levant, etc., etc.
Le privilége est daté du 23 mai 1714, avec renouvellement du 1er juillet 1728.
La figure, que nous avons comptée parmi les ff. prél., est tirée à part; elle porte ce titre: Sertorius: Treurspel.
996. Sertorius, Treurspel. Uit het Frans van den Heere P. Corneille, door T. A. Te Amsterdam, by Hendrik Bosch, 1722. Pet. in-8.
Nouvelle traduction en vers, par T. Arendsz.
«Le titre est orné d'un joli fleuron, représentant un jeune garçon sous un arbre auquel sont suspendus divers instruments de musique. On lit au bas la devise: Kies voorzigtig (fais un choix prudent). La dédicace en vers, adressée au sieur Adriaan Lever, porte la signature de Bosch, l'éditeur. Une notice qui suit la pièce contient une traduction de l'Examen publié par Corneille lui-même; il y est dit, en outre, que la traduction que Thomas Arendsz en avait faite existait depuis longtemps en manuscrit, et qu'on la revit et corrigea avant de la livrer à l'impression. La publication du travail de Haverkamp fut sans doute cause qu'on jugea à propos de publier aussi celui d'Arendsz. Sans cela ce serait un fait assez curieux que ces deux traductions du même ouvrage paraissant simultanément, et cela longtemps après l'original. Quant aux traductions, toutes deux ont leur mérite, et l'on pourrait dire «que les beaux esprits s'y sont rencontrés»; car maintes fois on remarque des vers exactement semblables chez l'un et chez l'autre traducteur.» V. L.
XXVII
997. Otho, met de Dood van Galba, Keizer van Romen, Treurspel. Naar het Fransch van den Heer P. Corneille. Te Amsteldam, by de Erfgenamen van J. Lescailje, 1695. Met Privilegie. Pet. in-8.
Traduction en vers d'Othon, par S. van der Cruyssen.
Au titre, la marque des héritiers de Lescailje, avec la devise: Laboranter.
«La traduction est précédée au privilége et d'une dédicace à Madame Anna-Élisabeth Hinloopen, épouse du sieur Joan Ewruyn Glimmen signée: Simon Van der Cruyssen,
«La traduction est faible, et, comme elle ne fut pas réimprimée, il est à présumer que la pièce ne réussit pas au théâtre.
«Mme Hinloopen, à qui la pièce est dédiée, descendait d'une famille patricienne d'Amsterdam; elle était régente des hospices, dont son mari était régent.» V. L.
998. Otho, Treurspel door Jacob Zeeus. Te Delf, gedrukt by Reinier Boitet, 1721. Met Privilegie. Pet. in-8.
«Seconde traduction en vers, par J. Zeeus. Elle est précédée de six vers en l'honneur de l'auteur, dont voici la traduction:
«Sur la tragédie d'Othon.
«Melpomène, accoutumée à parler un langage épuré, donna ce joyau à Zeeus, qui le traduisit en excellent hollandais, comme elle s'y était attendue. Elle a donné son approbation à cet ouvrage, et, comme elle estime l'art au-dessus de l'or, elle appelle du geste Othon sur la scène et en bannit les mauvaises pièces. J. Van Hoven.
«Malgré l'enthousiasme avec lequel Van Hoven saluait cette traduction, elle ne put obtenir les honneurs de la représentation.» V. L.
XXIX
999. Attila, Koning der Hunnen. Treurspel. Gevolgt naar het Fransche van den Heer P. Corneille. Te Amsterdam, by de Erfgen: van Jakob Lescailje, op de Middeldam, op de hoek van de Vischmart, 1685. Met Privilegie. Pet. in-8 de 2 ff. et 64 pp.
Traduction d'Attila en vers rimés, par M. Elias. Le privilége, daté du 19 septembre 1684, est accordé aux régents du théâtre d'Amsterdam, qui déclarent en faire cession aux successeurs de Jacques Lescailje.
«Le titre est orné d'un fleuron qui représente une grande ruche entourée d'abeilles, mais sans l'accompagnement des vieillards ni des orphelins. Au fond, le Parnasse dont Pégase occupe le sommet, et au pied duquel on voit Apollon et les Muses. Le tout est entouré de deux branches d'églantier, surmontées des armes d'Amsterdam, autour desquelles s'enlace une banderole avec la devise de la chambre de rhétorique: In Liefde Bloeiende.» V. L.
1000. [Attila, Koning der Hunnen. Treurspel. Gevolgt na het Fransche van den Heer P. Corneille. Amsteldam, 1728. Pet. in-8?]
Seconde édition de la même traduction. Elle n'est pas indiquée par Van Lennep, mais nous en donnons la date d'après le privilége de l'édition suivante.
1001. Attila, Koning der Hunnen. Treurspel. Gevolgt na het Fransche van den Heer P. Corneille. Te Amsteldam, by Izaak Duim, Boekdrukker en Boekverkooper, bezuiden het Stadhuis, 1743. Met Privilegie. In-8 de 71 pp.
Troisième édition de la traduction d'Elias.
Le privilége, daté du 27 mai 1728, porte renouvellement du 18 octobre 1743.
«On a lieu de s'étonner qu'une traduction tout au plus passable d'Attila ait pu avoir plusieurs éditions. Quoiqu'elle soit encore mentionnée sur le catalogue des pièces qui composaient le répertoire courant en 1782, il paraît qu'à cette époque elle était abandonnée déjà depuis longtemps.» V. L.
XXX
1002. [Titus Vespasianus; Treurspel. Gevolgd naar het Fransche van den Heere P. Corneille. Te Amsteldam, 1714. Met Privilegie. Pet. in-8?]
Traduction en vers de Tite et Bérénice, par S. Feitama.
Cette première édition est restée inconnue à Van Lennep, mais la date nous en est fournie par le privilége de l'édition suivante.
1003. Titus Vespasianus; Treurspel. Gevolgd naar het Fransche van den Heere P. Corneille. Te Amsteldam, by de Erfgen: van J. Lescailje, en Dirk Rank, op de Beurssluis, 1722. Met Privilegie. In-12 de 4 ff. prél. et 62 pp.
Réimpression de la traduction de Feitama; elle est précédée d'une dédicace à Philippe Serrurier.
L'auteur dit qu'il a changé le titre de la pièce de Corneille pour qu'elle ne fût pas confondue avec la Bérénice de Racine.
Le privilége, daté du 23 mai 1714, porte renouvellement du 6 février 1722.
1004. Titus Vespasianus, Treurspel. Gevolgd naar het Fransche van den Heere P. Corneille. Merkelyk verbeterd. Nooit te voren alzoo gedrukt.
Cette édition corrigée se trouve dans les Œuvres dramatiques de l'auteur (Tooneelpoezy van S. F[eitama] onder de Zinspreuk: Studio fovetur ingenium;te Amsteldam, by P. Visser en A. Slaats boekverkoopers, 1735, 2 vol. in-4, t. IIe, pp. 229-308).
«Feitama, dont nous avons déjà cité une traduction de Pertharite, était un poëte estimé, surtout un bon versificateur. On a de lui, outre plusieurs pièces originales, bon nombre de traductions, une, entre autres, de la Henriade, et une autre, en vers, du Télémaque,» V. L.
XXXII
1005. Surena, Veldheer der Parthen; Treurspel. Te Amsteldam, by Izaak Duim, boekverkooper; bezuiden het Stadhuis, 1738. Met Privilegie. In-8 de 5 ff. et 64 pp.
Traductions en vers par François Ryk.
Les ff. prélim. comprennent 1 front. gravé par Punt, le titre, le privilége et une dédicace.
XXXIII
1006. Thomas van Kempens Naavolging van Jesus Christus, naar de Fransche Uitbreiding van P. Corneille. In Nederduitsche dichmaat gebracht. Te Amsterdam, gedrukt voor het Kunstgenootschap en te bekomen by de Erven van J. Lescaille, 1707. Met Privilegie. In-8 de 8 ff. (y compris un front. gravé) et 151 pp.
Traduction des deux premiers livres de la Paraphrase de l'Imitation de Jésus-Christ, publiée par la Société littéraire Nil volentibus arduum.
1007. Thomas van Kempens Naavolging van Jesus Christus, naar de Fransche Uitbreiding van P. Corneille. De tweede druk op nieuws in rym vertaald en veel verbeterd. Amsterdam, by de Erven van J. Lescaille, 1716. Met Privilegie. In-8 de 6 ff. et 115 pp., front. gravé par J. Luyken.
Seconde édition, revue et corrigée, de la même traduction.
1008. Thomas a Kempis Navolging Christi in gedicht naer P. Corneille. Gouda, 1710. In-8.
1009. Th. van Kempens Navolging van Jesus Christus, meest gevolgt naar de Fransche Uitbreiding van P. Corneille. Te Rotterdam, by Jan Daniel Beman, 1730. In-8 de 10 ff., 262 pp. et 2 ff. de table.
Traduction du troisième livre de la Paraphrase de l'Imitation, publiée par la Société Natura et Arte.
VIII. Traductions en allemand.
1010. Erstlinge von Tragödien, Helden-Reimen und andern Tichteryen, von Tobias Fleischer. S. l., 1666. In-8.
On trouve dans ce recueil des traductions de Polyeucte et de Cinna.
1011. P. Corneille's Schauspiele. Bearbeitet von J. J. Kummer. Gotha, 1779-1781. 2 vol. in-12.
T. Ier: Der Cid.—T. IIe: Die Horazier.
Ces deux pièces font partie de la collection intitulée: Theater der Ausländer.
1012. Peter Corneille's Meisterwerke metrisch übersetzt [von Carl von Hänlein]. Berlin, Ferd. Dümmler, 1811-1817. 2 vol. in-8, avec 8 figg. (2 thal.)
Ire partie, 1811: Der Cid, Cinna.
IIe partie, 1817: Horatius, oder der Kampf der Horatier und Curiatier, Pompejus Tod.
1013. Auswahl aus Corneille's Dramatischen Werken. Frei bearbeitet von J. J. Kummer. Gotha und Leipzig, Reichenbach. 1832. 2 vol. in-18 (8 gr.)
T. Ier: Der Cid.—T. IIe: Die Horazier.
Ces deux pièces ont reparu quelques années plus tard dans la collection intitulée: Classisches Theater (Gotha und Leipzig, in-18).
1014. Die Sinnreiche|| Tragi-comoedia || genannt || Cid, || ist || ein Streit der Ehre und Liebe. || verdeutscht || vom || Georg Greflinger || Regenspurgern, || Kays. Notar. || Hamburg, || Gedruckt bey Georg Papen, || In Verlegung Johann Naumans|| Buchh. vor S. Joh. Kirchen. || Im Jahr 1650. Pet. in-8 de 42 ff. non chiff., plus un front. gravé.
Le frontispice représente Rodrigue agenouillé devant Chimène, près du cadavre du comte de Gormas. Chimène cherche à percer d'une épée la poitrine du Cid, mais un Amour détourne le coup. On lit au-dessus de la planche: Cid, || Verdeutscht vom Georg Gref || linger || Regenspurg. Kayserl. Not; et en bas: Bey Johann Nauman Buchhandlern || in Hamburg || Bart. Iselburg fe: Hamb.
Au titre se voit une marque qui représente la boule du monde surmontée d'un cavalier dont le cheval porte des ailes. La tête du personnage se perd dans les nuages, où l'on aperçoit le chiffre du Christ. La terre porte aussi le monogramme du Christ et de la Vierge, et sur une banderole, qui se développe à l'entour, on lit la devise: Superata Tellus (il faudrait vraisemblablement Tellure) sidera domat.
Au verso du titre, se trouve une dédicace dont voici la traduction littérale:
«Aux très-excellentes et très-nobles demoiselles, Mademoiselle Éléonore Edwige et Mademoiselle Anne Dorothée, duchesses de Schleswig, Holstein, Stormarn et Dithmarschen, comtesses d'Oldenbourg et de Delmenhorst, etc., ses très-gracieuses demoiselles, l'éditeur Jean Naumann, libraire à Hambourg, dédie respectueusement cette pièce.»
La dédicace est suivie d'un quatrain des plus médiocres. Vient ensuite un Avis au Lecteur dont voici la traduction:
«Cette tragédie qui finit dans la joie, autrement dit cette tragi-comédie appelée le Cid, n'est qu'un combat entre l'honneur et l'amour. Les Français et les Hollandais sont d'avis qu'aucune pièce n'a encore dépassé l'invention de celle-ci. L'auteur, qui est Français, s'appelle Cornelius. Ses paroles sont brèves, mais pleines de sens; il est douteux qu'un Allemand puisse rendre ses vers aussi brièvement sans les massacrer. Je n'en reproduis que l'ombre; c'est dans le français qu'on peut voir le tableau original. Si quelqu'un veut en avoir plus ample connaissance, qu'il s'y reporte; mon tableau s'effacera volontiers, car il n'a pas été composé pour briller, mais pour m'exercer à l'étude des langues. On y trouvera un grand travail. Il m'a fallu beaucoup de peine pour reproduire l'ombre, je ne parle pas du tableau. J'espère d'ailleurs que personne ne me reprochera, à moi, le plus humble de ceux qui se sont enivrés aux fontaines de Castalie, d'avoir traduit en allemand semblable ouvrage. Je suis Allemand, c'est-à-dire libre; j'ai la liberté de m'exercer dans ma langue et dans celle des autres, tout comme le plus savant, pourvu que je me borne à écrire des choses honorables et qui ne fassent tort à personne. J'ai conservé la forme versifiée, à l'exemple des Français et des Hollandais; je n'ai rien dit de plus ni de moins, m'attachant cependant plus au sens qu'aux mots. Chaque langue a ses expressions qui lui sont propres; on doit chercher à les remplacer le mieux possible. Si cette pièce te plaît, tu peux en attendre trois autres: la Fâcheuse Contrainte (der beklägliche Zwang), Laure (die Laura) et Andronic et Aron. Si ces pièces te plaisent à leur tour, accorde-moi tes bonnes grâces, sinon j'aurai du moins le profit de m'être de la sorte initié à la langue française. Porte-toi bien et prends tout en bonne part.
«Je suis ton dévoué serviteur,
«G. G. R. K. N. [Georges Greflinger, notaire impérial à Ratisbonne].
«Hambourg, le 1er août 1650.»
Les ff. préliminaires comprennent encore un long argument.
Si le style de Greflinger n'est pas sans faiblesse, on ne peut lui contester un vrai mérite. On trouve dans sa traduction nombre de vers bien frappés. Bien que l'expression n'ait pas, en général, la concision du modèle, il est remarquable qu'il ait réussi à rendre le Cid vers pour vers; il a même imité la forme et le mètre des stances de Rodrigue.
1015. Die Sinnreiche Tragi-Comoedia genannt Cid, ist ein Streit der Ehre und Liebe. Verdeutscht von Georg Greflinger, Regenspurgern Kays. Notar. Hamburg, in Verlegung Georg Wolf Buchh. in S. Joh. Kirchen, im Jahr 1679. In-8 de 37 ff. non chiff., plus un front. gravé.
Réimpression de la traduction de Greflinger.
1016. Deutscher Schaubühne erster Theil, auff welcher in dreyen sinnreichen Schau-Spielen, die wunderbare Würfung keuscher Liebe und der Ehren vorgestellet wird. 1. Der Cid. 2. Der Chimene Trauer-Jahr. 3. Der Geist des Graffen von Gormas oder der Todt des Cid. Aus dem Franz. übersetzt durch Isaac Clauz aus Straßburg. Straßburg. 1655. In-8.
Nous n'avons pas eu ce recueil sous les yeux et ne pouvons en donner une description complète.
La seconde pièce est, croyons-nous, la Suite et le Mariage du Cid, de Chevreau (Paris, 1638); la troisième est l'Ombre du comte de Gormas et la Mort du Cid, de Chillac (Paris, 1639).
1017. Der Cid, Trauerspiel. Aus dem Frantzösischen ins Hochdeutsche übersetzt und dem Durchl. Fürsten und Herrn Anthon Ulrichen, Herzogen zu Braunschweig und Lüneburg, unterhänigst zugeeignet, von Gottfried Langen. Braunschweig 1699. In-8.
1018. Der Cid, Tragödie in fünf Aufzügen. Aus dem Französischen von U. L. Gust. S. Kleffel. Rostock, Stiller, 1779. In-8 (9 gr.)
Kayser indique cette traduction avec la date de 1807. Faut-il voir dans cette indication une erreur de chiffre ou supposer une seconde édition?
1019. Der Cid, Tragödie in fünf Aufzügen von Corneille. Uebersetzt von Ant. Niemeyer. Köthen, 1810. In-8.
1020. Der Cid. Trauerspiel in fünf Acten nach Peter Corneille. Von Graf K. Chr. E. Benzel-Sternau. Gotha, Becker, 1811. Gr. in-8 (16 gr.).
1021. Der Cid, ein Trauerspiel in fünf Aufzügen, nach P. Corneille. Von Matth. Collin.
Cette traduction a été publiée dans le t. Ier des Œuvres dramatiques de Collin. (Math. Collin's Dramatische Werke; Pesth, Hartleben, 1817, 4 vol. in-12.)
1022. Der Cid, Schauspiel in fünf Akten nach Corneille.—Der Wahrsager, Schauspiel in zwey Abtheilungen nach Poinsinet. Brandenburg, Wiesike, 1820. In-8.
1023. Der Cid, romantisches Trauerspiel zum Theil nach spanischen Romanzen. Von E. Ortlep. Leipzig, Lehnhold. 1828. In-8.
Imitation partielle de la tragédie de Corneille.
1024. Der Cid, ein Trauerspiel in fünf Aufzügen, aus dem Französichen des Herrn Corneille übersetzet.
Traduction en vers insérée dans: Die deutsche Schau-Bühne nach den Regeln und Exempeln der Alten; ans Licht gestellt von Joh. Christoph Gottscheden, Ire part. (Leipzig, 1742, in-8), pp. 329-406.
1025. Uebersetzung des Cid von Corneille (Act. I-III.), mit einem Nachwort von O. Kallsen, Dr. phil.
Cette traduction est insérée dans le Programm des kön. Gymnasiums zu Meldorf am Ende des Schuljahres 1856; Meldorf, 1836, in-4 de 38 pp.
Meldorf, petite ville du Holstein, appartenait alors au Danemark.
1026. Der Cid, Tragödie von P. Corneille. Uebersetzt von dem Oberlehrer Carl Franke.
Cette traduction est insérée dans la publication suivante:
Programm womit zu der fur Sonnabend und Montag, den 15. und 17. August im königlichen katholischen Gymnasium zu Sagan bestimmten öffentlichen Prüfung, Redeübung, Entlassung der Abiturienten und Versetzung der Schüler aller Klassen ergebenst einladet Dr. Floegel, Director, Ritter des rothen Adlerordens 4. Classe. Sagan, Schnellpressendruck von P. H. Raabe und Sohn, 1868. In-4 de 40 pp. à 2 col. (pp. 3-27).
Elle est en vers non rimés et serre le texte autant que possible. L'auteur n'a voulu, dit-il, que fournir aux élèves de la classe supérieure l'occasion de parcourir de nouveau une pièce qu'ils avaient déjà étudiée avec lui dans le courant de l'année scolaire.
1027. Der Cid, Trauerspiel in 5 Aufzügen von P. Corneille. Uebersetzt von Malvine Gräfin Waltzan. Leipzig, Ph. Reclam jun., 1873. Gr. in-16 de 59 pp.
Universal Bibliothek, no 487.
X
1028. Des Herrn T. (sic) Corneille Horatz, oder gerechtfertigter Schwester-Mord, Trauer-Spiel aus seinem Französischen ins Teutsche gesetzt. In Verlegung Johannis Cundisii, Buchhändlers in Görlitz. Leipzig, gerdruckt bey Christian Michael, 1662. In-8.
Traduction d'Horace, par D. E. Heidenreich.
1029. Die Horazier, ein Trauerspiel in fünf Aufzügen, aus dem Französichen des Herrn Peter Corneille übersetzet von Friedr. Erdmann Freyh. von Glaubitz, Kaiserl. und Reichs-Cammergerichtsassessoren.
Traduction en vers insérée dans: Die Deutsche Schau-Bühne nach den Regeln und Exempeln der Alten; ans Licht gestellt von Joh. Christoph Gottscheden, Ire part. (Leipzig, 1742, in-8), pp. 1-78.
1030. Die Horazier, Trauerspiel. Von Georg Behrmann. Hamburg, 1752. In-8.
Imitation d'Horace.
1031. Die Horatier, Trauerspiel in 5 Aufzügen nach P. Corneille. Quedlinburg, 1811. Gr. in-8.
1032. Horace. Eine Tragödie von P. Corneille. Herausgegeben von Herm. Dörgens. Köln und Neuß, Schwan'sche Verlagshandlung, 1861. Gr. in-8 de XXVIII et 64 pp. (10 gr.)
XI
1033. Cinna, oder die Gütigkeit Augusti, ein Trauerspiel des Corneille.
Irdische Flora, 1702, in-8, pp. 95 sqq.
1034. Cinna, oder die Gütigkeit des Augustus. Trauerspiel aus dem Französischen übersetzt. Wien, 1750. In-8.
Une première traduction de Cinna fut publiée en 1655, en même temps que la traduction de Polyeucte (voy. le no 1010).
XII
1035. Polyeuctus || oder || Christlicher Märtyrer || Meist aus dem Französischen || des H. Corneille ins Deutsche || gebracht || Mit sich darzu fügenden neuen Erfin- || dungen vermehret || und || vor weniger Zeit || In Gegenwart und Versamlung || hoher Häupter || E. Hochlöbl. Universität und || E. Ed. E. Hochweisen Raths || zu Leipzig || durch || Ein öffentliches Trauer-Spiel || Nach anderer dergleichen Aufführung auff gesche- || henes inständiges Ansuchen || Einer Studierenden Gesellschaft || vorgestellt || von Christophoro Kormarten, Lips. || Leipzig und Hall in Sachsen, || In Fickischen Buchläden anzutreffen 1679. In-8 de 8 ff (dont le 2e et le 3e sont blancs) et 221 pp.
Imitation de Polyeucte en prose par Christophe Kormart. Elle est dédiée à neuf professeurs ou négociants de Leipzig et de Hambourg, protecteurs du traducteur. La dédicace est suivie d'un avis au lecteur, dans lequel Kormart déclare que, malgré tous les mérites de Corneille, il s'est permis d'introduire ça et là quelques changements.
Kormart a voulu arranger la pièce de Corneille d'après le goût allemand. A côté de scènes empruntées mot pour mot à l'original, il a introduit des scènes nouvelles dans lesquelles il met en action les faits qu'un simple récit révèle au spectateur dans la tragédie française. «Il n'est plus question de l'unité de lieu; la scène change sans cesse; l'alexandrin est transformé en simple prose. Si les personnages ont conservé l'étiquette en usage à cette époque, s'ils se parlent encore à la troisième personne du singulier, ils sont cependant devenus plus solides et plus vivants. Le tiède confident et conseiller Néarque, par exemple, a fait place à un Africain, plein de la foi la plus ardente, qu'une amitié enthousiaste unit à Polyeucte. Les principales figures de Corneille ont reçu une marque plébéienne; elles sont devenues infiniment plus communes, mais aussi plus puissantes.» Voy. Devrient, Geschichte der deutschen Schauspielkunst, t. Ier (Leipzig, 1848, in-8), pp. 234-241.
1036. H. Corneille Polyeuctus, oder Tragoedia vom christlichen Martyrer Polyeuctus, aus Frantzöischen [sic] geteutscht und mit neuen Erfindungen anständiglich vermehrt von C. R. L. Hall, in Verlegung Johann Fickens S. Witbe, 1673. Pet. in-8 de 6 ff. prél. non chiff. et 221 pp.
1037. Polyeuctes, ein Märtyrer. Christliches Trauerspiel. Aus dem Frantzösischen des P. Corneille übersetzt von Catharina Salome Linckin, gebohrner Feltzin. Straßburg, 1727. Pet. in-8.
Traduction en vers.
1038. Polyeuctes, christlicher Märtyrer. Trauerspiel. Leipzig, 1733. In-8.
1039. Polyeuctes, christliches Trauerspiel. Wien, 1750. In-8.
1040. Polyeucte Martyr, tragédie chrétienne. Oder Der Märtyrer Polyeuctes, welcher in der achten Verfolgung deren Christen unter dem Kayser Decio enthauptet worden, in einem christlichen poetischen Trauer-Spiel vorgestellet von P. Corneille, Frantzöisch und Deutsch.
Traduction en vers rimés accompagnée du texte original en regard. Elle est insérée dans un recueil qui n'a pas de titre général et commence par la pièce suivante:
Gabinie, tragédie chrétienne, oder die unter der letzteren zehenden schweresten Haupt-Verfolgung Kaysers Diocletiani standhaffte Christin Gabinie, in einem christlichen poetischen Trauer-Spiel vorgestellt von P. B. [Palaprat und Brueys]. Frantzöisch und Deutsch. Franckfurth und Leipzig, verlegt Gottlieb Siegert, Buchhändl. in Hirschberg, 1734. In-8 de 8 ff. prél. et 351 pp. avec 2 figg.
Polyeucte occupe les pp. 160 à 351 de ce volume. Le texte est précédé d'une figure. Le but du traducteur a été simplement de présenter au lecteur des pièces édifiantes.
XIV, XV
1041. Der Lügner, Lustspiel in zwei Theilen von Corneille ins Deutsche übersetzt. Quedlinburg, 1762. Gr. in 8 (6 gr.)
Traduction du Menteur et de la suite du Menteur, par J. A. Tiessen.
1042. Der Lügner, Lustspiel in fünf Aufzügen. Aus dem Französischen von P. Corneille. Wien, Wallishaußer, 1807. In-8 (8 gr.)
XVI
1043. Rodogune Prinzessin aus Parthien, Trauer-Spiel aus des Corneille Französischen übersetzet durch F. E. Bressand. Wolffenbüttel, gedruckt bey Caspar Johann Bißmarckt, 1691. In-8.
Traduction en vers.
1044. Rodogüne, Prinzessin der Parthen, ein Trauerspiel in fünf Aufzügen, aus dem Französischen von P. Corneille. Leipzig, Barth, 1769. In-8 (4 gr.)
1045. Rodogüne, Trauerspiel in fünf Aufzügen nach Corneille, von A. Bode. Berlin und Leipzig, 1803. In-8 (10 gr.)
1046. Rodugune, Parthische Prinzessin. Trauerspiel von P. Corneille. Deutsch von H. Heller. Leipzig, Ph. Reclam jun., 1874. Gr. in-16 de 61 pp.
Universal-Bibliothek, no 528 (2 gr.).
XXV
1047. Sartorius, in einem Schau-Spiel, bey höchsterfreulicher Begehung des Gebuhrts-Tages der durchlauchtigsten Fürstin und Frauen, Frauen Elisabetha Juliana, Hertzogin zu Braunschweigk und Lüneburk, gebohrne Hertzogin zu Schleßwig und Holstein, etc., etc., von einigen Theils Dero hochfürstl. Durchl. Fürstl. hoch-Gräfl. und Adelichen Persohnen, auff dem neuen Theatro zu Saltzthal vohrgestället, im Jahr 1694. S. l., in-8.
L'auteur, F.-E. Bressand, reconnaît dans sa préface que sa pièce n'est qu'une traduction. Il rapporte, du reste, qu'il a traduit encore d'autres tragédies françaises: Rodogune, Athalie, Herménégilde, etc.
IX. Traductions en danois.
IX
1048. Dansk Oversettelse af dend tredie Scena i dend tredie Act af Mr. Corneilles franske Tragoedie, som kaldis Cid. Gioort for tidsfordrivs skyld af Fr. D'Anholt, som i 19 aar haver opholdet sig i Danmark. (A la dernière page:) Trykt i Paris 1696. Pet. in-4 de 8 pp.
Traduction de la troisième scène du troisième acte du Cid par Fr. d'Anholt (Frédéric Rostgaard).
1049. Dansk Oversettelse af dend tredie Scena i dend tredie Act af Mr. Corneilles franske Tragoedie, som kaldis Cid, Gioort for tidsfordrivs skyld af Fr. D'Anholt. Pariis, 1696. (A la dernière page:) Paris, 1696. Pet. in-4 de 8 pp.
Cette traduction est la même que la précédente, mais l'impression offre quelques variantes.
XII
1050. Polieuctes Martyr. Tragedie udi fem Acter. Oversat paa Danske Vers af det Franske Sprog efter Herr Pt. Corneilles Original. Til det Kongl. Danske Theaters Brug. Kiöbenhavn, 1763. In-8 de 96 pp.
Traduction de Polyeucte, à l'usage du Théâtre royal danois. L'auteur est Vilhelm Bornemann.
X.—Traductions en suédois
IX
1051. Le Cid. Eller Then om Heder täflande Kärleken. Sorge-Spel Uti Fem Afhandlingar. Författat på Französka af then widt berömde Pierre Corneille, Och På Swensk vers öfwersatt 1739, Af Gabriel Boding. Förestält på then Kongl. Skådeplatzen i Stockholm. Första gången then 23 Sept. 1740. Stockholm, Tryckt uti Kongl. Tryckeriet. In-4 de 72 pp. (1 daler. 16 öre).
Traduction représentée pour la première fois sur le Théâtre du Jeu de paume (Bollhus), à Stockholm le 23 septembre 1740; reprise sur le Théâtre de la Houblonnière (Humlegården), le 25 août 1777.
Gabriel Boding, né on 1714, mort en 1790, était arpenteur dans le gouvernement de Stockholm. Outre le Cid, il a fait paraître, en 1741, une traduction des Fourberies de Scapin, de Molière.
1052. Cid, tragedi i 5 akter af Pierre Corneille. Fritt öfversatt af P. Westerstrand. Stockholm, Horbergska Botryckeriet, 1843. In-8 de 76 pp. et 1 f. d'errata.
Traduction en vers. Elle avait paru dès l'année 1839 dans les Metriska Öfversättningar af P. Westerstrand, mais l'auteur lui fit subir plusieurs changements dans l'intervalle.
X
1053. Horace, Sorge-Spel i fem Afhandlingar af P. Corneille, öfwersatt af J. Berghult.
Traduction représentée sur le théâtre du Jeu de paume, à Stockholm, en 1741.
On doit à l'auteur, Berghult, deux autres traductions du français: le Grondeur (Tvärviggen), de Brueys et Palaprat, et l'Impromptu de garnison (Den illfänige Friaren).
XIV
1054. En Bättrad Will-Hierna, Och en Trogen Wänskap, Förstäld uti en Af Engelskan öfwersatt Comoedia Som wardt öfwersänd Till Herr Cantzeli-Rådet Baron Eric Wrangel Af En fråwarande wän. Åhr 1721. Stockholm, Tryckt uti A. Holms Tryckerij, 1723. In-8 de 3 ff. et 113 pp.
Traduction du Lying Lover, de Steele. On a vu ci-dessus (no 917) que cette pièce est imitée du Menteur. L'auteur de la présente traduction est le comte Charles Gyllenborg, président de la chancellerie suédoise, né en 1679, mort en 1746, qui fit représenter en 1737 une imitation du Français à Londres, de Boissy (Den Svenska sprätthöken), et, en 1745, une traduction de l'Andromaque, de Racine. L'éditeur, le baron Eric Wrangel, né en 1686, mort en 1765, fit représenter sous son nom, à Stockholm, deux tragédies en vers, Fröken Snöhvit (Mlle Blanche comme neige) (1737), et Torilla (1738).
1055. En Bättrad villhjerna, och en trogen vänskap. Förestäld uti en af Engelskan öfversatt comoedia, som vardt öfversänd till Eric Wrangel. Upsala, tryckt hos P. Hanselli, 1861. In-8 de 124 pp.
Réimpression de la traduction précédente. C'est un tirage à part à 25 exemplaires du recueil intitulé: Samlade Vitterhetsarbeten af Jacob och Anders Wollimhaus samt Olof och Carl Gyllenborg; Upsala, 1863, in-8, pp. 243-366.
1056. Baron Sorgfri eller en förbättrad Will-Hierna, Comoedia i fem Akter efter Steele, fritt öfwersatt af C. Gyllenborg.
Texte revu de la traduction de C. Gyllenborg, représenté au Théâtre du Jeu de paume (Bollhus), à Stockholm, le 11 février 1745.
XI. Traductions en russe.
IX
1057. Сидѣ трасдія въ 5 длйетвіяхъ. Сочинениіе Корнелія; переводѣ съ французскго белыми стихами. Санктпетербург, 1779. In-8 (50 kop.)
Traduction du Cid en vers blancs.
1058. Сидъ трасдія въ 5 длйетвіяхъ въ стихами. Сочинение П Корнелія; переводѣ съ французскго Павел Катйенін. Санктпетербург, 1822. In-8.
Traduction du Cid, par Paul Katjenin.
XI
1059. Цинна,или Августово Милосердіе,трагедія вѣ 5 длйетвіяхъ. Сочинениіе П Корнелія; переводѣ съ французскго белыми стихами. Санктпетербург, 1779. In-8 (50 kop.)
Traduction de Cinna en vers blancs.
XII
1060. Полиевктъ мученикъ, христіансая Петра Корнелія переводъ съ французскго белыми въ русскіе Н. Х.
Traduction de Polyeucte, représentée sur le théâtre de la cour de Russie, au mois de janvier 1759. Il en existe une copie manuscrite à la Bibliothèque nationale (Msc. slaves, no 41).
XIII
1061. Смертъ Помпеева, трагедія вѣ 5 длйетвіяхъ. Сочинениіе П Корнелія; переводъ съ французскго белыми стихами. Санктпетербург, 1779. In-8 (50 kop.)
Traduction de la Mort de Pompée en vers blancs.
XVI
1062. Родогуна, трагедія вѣ 5 длйетвіяхъ. Сочинениіе Корнелія; переводъ съ французскго прозою. Москва, вѣ Т. Компаніи типографической, 1788. In-8 (40 kop.).
Traduction de Rodogune, en prose.
XII. Traductions en serbe.
X
1063. Хорације. Трагедија у 5 чинова од Петра корнеља. С француског превео Никола Маринович. У Београду, у државној штампарији, 1871. In-16 de 4 ff., 102 pp. et 1 f. blanc.
Traduction d'Horace en vers, par Nicolas Marinović, dédiée au major Michel Anastasijevićc], le célèbre patriote à qui Belgrade doit la fondation de son université. Le traducteur, fils de l'ancien président du ministère serbe, a fait toutes ses études à Paris, et sa parfaite connaissance de la langue française lui a permis de suivre le texte original avec une grande fidélité.
XIII. Traductions en polonais.
IX
1064. Cyd Rodryg, tragedya w 5 aktach z P. Kornela przez And. Morsztyna. Supraśl, 1752. In-8.
Traduction du Cid, par André Morsztyn.
1065. Cyd, tragedya w 5 aktach z P. Kornela przez L. Osiňskiego. Warszawa, 1861. In-8.
Traduction du Cid, par Louis Osiňski. M. Estreicher (Bibliografia polska, t. Ier, p. 370) la cite dans sa liste des ouvrages dramatiques, mais ne la mentionne pas, t. IIe, p. 432, au mot Kornel. On en trouve un extrait dans les œuvres d'Ignace Krasicki (Dzieta poetyckie Ignacego Krasickiego; W Warszawie, 1803, 10 vol. in-8, t. IIIe, pp. 364-368).
X
1066. Horacyusze, tragedya P. Kornela, przekɫadania L. Osiňskiego. Warszawa, 1802. In-8.
Traduction d'Horace, par L. Osiňski. On en trouve un extrait dans l'édition des œuvres de Krasicki citée plus haut, t. IIIe, p. 368-373.
1067. Horacyusze, tragedya P. Kornela, przekɫadania L. Osiňskiego. Warszawa, 1861. In-8.
XI
1068. Cynna albo ɫaskawość Augusta, tragedya P. Kornela z francuzkiego przekɫadania Ks. Franc. Godlewskiego. Wilno, Zawadzki, 1807. In-8.
François-Xavier Godlewski, né en 1769, mort en 1838, a publié 4 volumes de sermons et des traductions de Cinna, de Corneille, et de la Thébaïde, de Racine.
1069. Cynna, czyli Ƚaskawość Augusta, tragedya w 5 aktach z P. Kornela przez L. Osiňskiego. Warszawa, 1861. In-8.
M. Estreicher, t. Ier, p. 370, cite la traduction de Cinna, par Osiňski, comme ayant été publiée à Varsovie en 1861, mais, plus loin (t. IIe, p. 432), il en parle comme d'un manuscrit existant à la bibliothèque de l'Université de Cracovie.
XII
1070. Polieukt, tragedya chrześciaňska P. Kornela przekɫadania W. Niemojowskiego. S. l. n. d. [1819]. In-8.
Traduction de W. Niemojowski.
1071. Pollieukt meczennik, tragedya chrześciaňska w 5 aktach, tɫómaczona z francuzkiego z dzieɫ P. Kornela przez Stanislawa Laskowicza. Wilno, A. Marcinowski, 1836. In-8 de 92 pp.
Stanislas Laskowicz ne s'est fait connaître que par sa traduction de Polyeucte et des traductions de Voltaire.
XIII
1072. ŚmierŚ Pompejusza, tragedya w 5 aktach z P. Kornela przez Wɫ. Miniewskiego.
M. Estreicher cite cette traduction de la Mort de Pompée, t. Ier, p. 370; nous ne savons où elle a été publiée.
XIV
1073. Ƚgarz, komedya P. Kornela, naśladowania z Lopego Wegi, przekɫadania Leona Moszyňskiego. S. l. n. d. [vers 1775]. In-8.
Traduction du Menteur, par le célèbre Ignace Krasicki, sous le pseudonyme de Léon Moszyňski.
1074. Ƚgarz, komedya P. Kornela, naśladowania z Lopego Wegi przekɫadania Leona Moszyňskiego. Warszawa, 1780. In-8.
Réimpression de la traduction de Krasicki. Il en existe une autre édition séparée (Warszawa, 1832, in-8).
XVIII
1075. Herakliusz, tragedya w 5 aktach z P. Kornela przez Aleksandrowicza. Lwów, 1749. In-8.
Traduction d'Héraclius, par Aleksandrowicz.
XXVII
1076. Otton, tragedya w 5 aktach P. Kornela, przekɫadania St. Konarskiego. Warszawa, 1744. In-8.
Stanislas Konarski, né en 1700, mort en 1773, appartenait à l'ordre des Piaristes. Il a composé divers traités de grammaire et de rhétorique.
Les autres littératures slaves ne possèdent aucune traduction de Corneille.
XII.—Traductions en grec.
IX
1077. Ὁ Ξιδ. Τραγωδια εις πραξεις πεντε ὑπο Κορνελιου. Μεταφρασθεισα και εκδοθεισα ὑπο Παναγη Τ. Ρειλανδου, φοιτετου της νομικης. Εν Αθηναις, 1868. In-8 de VIII et 72 pp.
Traduction du Cid, par Panaï G. Weiland.
XI
1078. Ποιηματα Ιακωβον Ρἱσου Ρἁγκαβη περιεχοντα μεταφρασιν τριων γαλλικων τραγωδιων μετα του πρωτοτυπου κειμενου, και αλλα διαφορα. Εν Αθηναις, 1836. 2 vol. in-12.
Le t. 1er contient Cinna, de Corneille, et Phèdre, de Racine. Le t. IIe contient Zaïre, de Voltaire, et diverses autres pièces.
La traduction de Cinna est en vers politiques rimés, de quinze syllabes.
XV.—Traductions en arménien.
XII
1079. Polyeucte martyr arménien, tragédie de Pierre Corneille. Venise, typographie des Mekhitaristes, 1858.—Պոլկտոս վԿայ Հայերեն ողբերգություն Պ. Գոռնեյի թարգմանական Հ. Գ. Վ Հ. Վենետիկ ի տպաըանի Մխիթաեանյ. 1858. Gr. in-12 de 157 pp. y compris les ff. prélim., avec un portrait lithographie de Corneille sur papier fort (2 fr. 50).
Traduction en vers rimés arméniens par le R. P. Georges Hurmuz, docteur en théologie, archevêque de Stoussik'. I; en existe des exemplaires avec le texte arménien seul.
1080. Թատրոն արևելեան. Պոլկտոս վԿայ Հայերեն ողբերգություն ը Հինգ արարուծս, Թարգմ, Ս. Հեքիմեան, Կ. պօլիս. 186?.
Théâtre oriental. Polyeucte, martyr arménien, tragédie en cinq actes, trad. par Z. Hekimtan. Constantinople, 186?.
XIV. Traductions en magyar.
IX
1081. Cid Corneille Péterböl. Magyarítva Greguss Ágoston által. Szarvas, Réthy Lipót sajátja, 1847. Pet. in-8 de 2 ff. et 92 pp.
Le Cid, traduit par Auguste Greguss.
Greguss, né à Eperjes le 27 avril 1825, est un des poëtes les plus estimés de la Hongrie actuelle. Il est aujourd'hui professeur d'esthétique à l'Université de Budapest.
1082. Cid. Tragédia öt felvonásban. Fordította Greguss Ágoston. Kiadja a Kisfaludy-Társaság. Budapest, az Athenaeum tulajdona, 1873. Pet. in-8 de 99 pp.
Seconde édition de la traduction de Greguss publiée par la Société Kisfaludy.
X
1083. A' Horatziusok és Kuriatziusok, Szomorújáték versekben és öt részben Zechenter Antal, a' fö-hadi-tanátsnak tisztje által. Pulchrumque mori succurrit in armis. Virg. Posonyban, Landerer Mihály' költségével, és betüivel, 1781. Pet. in-8 de 86 pp.
Horace, traduit par Antoine Zechenter.
Zechenter, né à Bude, vers 1750, était attaché au conseil de guerre aulique. Il a traduit Mithridate, de Racine, et divers ouvrages de Voltaire, de Goethe, etc.