LISTE D'AUTEURS ROMAÏQUESA.
Paulin Paris translation
Néophitus, diakonos (le diacre) de la Morée, a publié une grammaire étendue et aussi quelques réglemens politiques, qui ont été laissés inachevés à sa mort.
Prokopius, de Moscopolis (ville de l'Épire), a écrit et publié un catalogue des Grecs savans.
Séraphin, de Périclée, est l'auteur de beaucoup d'ouvrages en langue turque, mais en caractère grec, pour les chrétiens de la Caramanie, qui ne parlent pas le romaïque, mais qui lisent ce caractère.
Eustathius Psalida, de Bucharest, médecin, fit le voyage de l'Angleterre dans le but de s'instruire (χάρευ μαθήσεως); mais quoique son nom soit cité, on ne dit pas qu'il ait publié quelque ouvrage.
Kalliuikus Torgeraus, patriarche de Constantinople. On a de lui plusieurs poèmes et des traités en prose, ainsi qu'une liste des patriarches, depuis la dernière prise de Constantinople.
Anastasius Macedon, de Naxos, membre de l'académie royale de Varsovie: c'est un biographe d'église.
Démétrius Pamperis, de Moscopolis, a écrit plusieurs ouvrages, particulièrement un commentaire sur le Bouclier d'Hercule, d'Hésiode, et deux cents contes (on ne dit pas sur quels sujets); et il a publié sa correspondance avec le célèbre George de Trébisonde, son contemporain.
Mélétius, célèbre géographe, auteur du livre d'où cette liste est tirée.
Dorothéus, de Mitylène, philosophe aristotélicien. Ses ouvrages helléniques sont en grande réputation, et il est estimé par les modernes (je cite les paroles de Mélétius): μετά τόν Θόυχυδίδην καἰ Ξενοψωντα ἀριϛοϛ Ελλἠνων. J'ajoute, sur l'autorité d'un Grec bien informé, qu'il était si célèbre parmi ses compatriotes, qu'ils avaient l'habitude de dire: Si Thucydide et Xénophon étaient perdus, il serait capable de réparer cette perte.
Marinus, comte Tharboures, de Céphalonie, professeur de chimie à l'académie de Padoue, et membre de cette académie, ainsi que de celles de Stockholm et d'Upsal. Il a publié, à Venise, un aperçu de quelques animaux marins, et un traité sur les propriétés du fer.
Marcus, frère du précédent, fameux dans les mécaniques. Il dirigea sur Saint-Pétersbourg l'immense rocher de marbre sur lequel la statue de Pierre-le-Grand fut posée en 1769. Voyez la dissertation qu'il publia à Paris en 1777.
George Constantin a publié un lexique en quatre langues.
George Ventote, un lexique en français, en italien et en romaïque.
Il existe beaucoup d'autres dictionnaires en latin, en romaïque, en français, etc., et des grammaires dans chaque langue moderne, excepté en anglais.
Parmi les auteurs vivans, ceux qui suivent sont les plus célèbresA:
Athanasius Parios a écrit un traité de rhétorique hellénique.
Christodoulos, Acarnanien, a publié à Vienne quelques traités sur la physique, en hellénique.
Panagiotes Kodrikas, Athénien, le traducteur romaïque de la Pluralité des mondes de Fontenelle (ouvrage en grande faveur parmi les Grecs), est destiné à une chaire de langues hellénique et arabe à ParisA, langues qu'il possède d'une manière distinguée.
Athanasius, de Paros, auteur d'un traité sur la rhétorique.
Vicenzo Damodos, de Céphalonie, a écrit: Εἰς το μεσοβάρβαρον, sur la logique et la physique.
Jean Kamarasis, Byzantin, a traduit en français, Ocellus, sur l'Univers. On le dit excellent helléniste et latiniste.
Grégoire Démétrius a publié, à Vienne, un ouvrage géographique. Il a aussi traduit plusieurs auteurs italiens, et a imprimé ses versions à Venise.
Des notices sur Coray et Psalida ont déjà été données précédemment.