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Rapport sur un voyage botanique en Algérie, de Philippeville à Biskra et dans les Monts Aurès, entrepris en 1853 sous le patronage du Ministère de la guerre

EXPLORATION BOTANIQUE : (continued 3)

Reading edition

Liste des plantes observées entre Branis et Djemora.

*Sisymbrium cinereum Desf.

Diplotaxis pendula DC.

Moricandia arvensis DC.

Rapistrum Linnæanum Boiss. et Reut.

Helianthemum sessilifolium Pers.

Frankenia lævis L.

*Gypsophila compressa Desf.

Erodium guttatum Willd.

Fagonia glutinosa Delile.

*Zygophyllum cornutum Coss. et DR.

Haplophyllum tuberculatum Adr. Juss.

Peganum Harmala L.

Zizyphus Lotus L.

Rhus dioica Willd.

*Hedysarum carnosum Desf.

Lythrum flexuosum Lagasc.

Tamarix Gallica L.

Cucumis Colocynthis L.

Herniaria fruticosa L.

Gymnocarpus decandrus Forsk.

Polycarpon Bivonæ J. Gay.

*Reaumuria stenophylla Jaub. et Sp.

Nitraria tridentata Desf.

Eryngium ilicifolium Lmk.

Daucus pubescens Koch.

*— glaberrimus Desf.

Caucalis leptophylla L.

Callipeltis Cucullaria Stev.

Inula viscosa Ait.

Pulicaria Arabica Cass.

Asteriscus pygmæus Coss. et DR.

Artemisia Herba-alba Asso.

Ifloga Fontanesii Cass.

*Echinops spinosus L.

*Carlina involucrata Desf.

*Atractylis microcephala Coss. et DR.

*Centaurea omphalotricha Coss. et DR.

Kentrophyllum lanatum DC.

Onopordon ambiguum Fresen.

Picnomon Acarna Cass.

Scolymus maculatus L.

Helminthia echioides L.

Sonchus divaricatus Desf.

— spinosus DC.

Nerium Oleander L.

Cuscuta Epithymum L. var. ?

*Echium humile Desf.

Lycium mediterraneum Dun.

Hyoscyamus albus L.

Verbascum sinuatum L.

Lavandula multifida L.

Mentha Pulegium L.

Salvia lanigera Desf.

Ballota hirsuta Benth.

Statice Thouini Viv.

*Limoniastrum Guyonianum DR.

Plantago albicans L.

— Lagopus L.

Chenopodium murale L.

Atriplex Halimus L.

Echinopsilon muricatus Moq.-Tand.

Suæda vermiculata Forsk.

Traganum nudatum Delile.

Caroxylon articulatum Moq.-Tand.

Rumex vesicarius L.

Passerina hirsuta L.

Forskalea tenacissima L.

Asparagus albus L.

Juncus maritimus Lmk.

Scirpus Holoschœnus L.

Andropogon laniger Desf.

— annulatus Forsk.

Piptatherum miliaceum Coss.

Stipa parviflora Desf.

— tortilis Desf.

Aristida Adscensionis L.

Arthratherum plumosum Nees.

Polypogon Monspeliensis Desf.

Cynodon Dactylon L.

Dactylis glomerata L.

Ægilops ovata L. var. triaristata.

— ventricosa Tausch.

Jusqu’à l’oasis de Djemora le pays offre le même aspect de stérilité ; ce sont les mêmes ravins, les mêmes montagnes nues. Quelques champs de Blé dur bien arrosés et d’une riche végétation précèdent l’oasis de Djemora. Cette oasis (environ 340 mètres d’altitude), qui s’étend parallèlement à l’Oued Abdi, est encaissée entre les collines de la rive droite de la rivière et la montagne escarpée qui s’élève sur la rive gauche ; elle renferme avec les petites oasis de Gueddila et d’Ouled-Brahim, qui n’en sont que des dépendances, 60,983 Dattiers et 3,349 arbres fruitiers, soumis à un impôt de 30 centimes par pied. Dans les cultures de Djemora on retrouve en abondance l’Opuntia, que nous n’avons vu que rarement dans les oasis des environs de Biskra. De Djemora à Beni-Souik, les alluvions de la rivière sont plantées de Dattiers, ou cultivées en céréales, et les deux oasis se font presque suite. L’oasis de Beni-Souik renferme 13,146 Dattiers et 2,168 arbres fruitiers, qui paient 30 centimes par pied. La pente rapide qui de l’oasis conduit au village, est couverte de champs de céréales disposés en terrasse et abondamment arrosés ; et nous ne pouvons la gravir qu’en suivant les nombreux détours d’une saguia bordée par les murs des cultures ; entre les pierres de ces murs humides croissent en abondance les Stachys Guyoniana, Convolvulus arvensis, Hyoscyamus albus, Carduus pycnocephalus et Parietaria diffusa. — Beni-Souik, à environ 510 mètres d’altitude, est construit sur le penchant d’une montagne dont les rochers dominent le village. Les maisons, en terre, à plusieurs étages, sont disposées en amphithéâtre autour d’un étroit plateau qui forme une sorte de place publique, où nous trouvons dressées les tentes de notre campement. Les pentes escarpées des rochers qui s’élèvent au-dessus du village ne nous présentent que quelques rares buissons de Juniperus Phœnicea et des Oliviers rabougris. Nous y rencontrons quelques pieds de l’Apteranthes Gussoniana que les habitants mangent avec avidité, ce qui peut en expliquer la rareté.

Dans les anfractuosités de la pente qui regarde l’Oued Abdi croît le Fumaria longipes, que nous n’avions encore recueilli que dans la gorge de Mchounech. Sur les alluvions du ravin profond qui contourne la montagne à laquelle est adossé le village, nous observons les espèces sahariennes suivantes :

Diplotaxis pendula DC.

Cleome Arabica L.

Reseda Aucheri Boiss.

Rhus dioica Willd.

*Anthyllis tragacanthoides Desf.

Asteriscus pygmæus Coss. et DR.

*Atractylis microcephala Coss. et DR.

*Centaurea omphalotricha Coss. et DR.

Dœmia cordata R. Br.

Caroxylon articulatum Moq.-Tand.

Rumex vesicarius L.

Forskalea tenacissima L.

Ces espèces ne s’offriront plus à nous dans la vallée de l’Oued Abdi au-dessus de ce point. Il faut remarquer que les alluvions présentent à la fois des espèces appartenant à la flore saharienne qui y trouvent encore les conditions de chaleur nécessaires à leur développement, et quelques espèces de la région montagneuse inférieure ou de la région des hauts-plateaux qui y ont été amenées par les eaux.

Liste des plantes observées à Beni-Souik[28].

Clematis Flammula L. — All. Roch.

Ceratocephalus falcatus Pers. — Roch. sup.

Ranunculus repens L. — Roch.

*Fumaria longipes Coss. et DR. — Roch.

Alyssum maritimum Lmk. — All.

Sisymbrium torulosum Desf. — All.

Sinapis arvensis L. — All.

Diplotaxis pendula DC. — All.

Cleome Arabica L. — All.

Capparis rupestris Sibth. et Sm. — All. Roch.

Helianthemum pilosum Pers. — All.

Reseda Aucheri Boiss. — All.

*Gypsophila compressa Desf. — Roch. sup.

Silene apetala Willd. — All.

Rhodalsine procumbens J. Gay. — All.

Lavatera maritima Gouan. — Roch.

Erodium malachoides Willd. — All.

Peganum Harmala L. — Roch. sup.

Pistacia Atlantica Desf. — All.

Rhus dioica Willd. — All. Roch.

*Genista microcephala Coss. et DR. — Roch. sup.

— cinerea DC. — Roch.

Ononis angustissima Lmk. — All.

*Anthyllis tragacanthoides Desf. — All.

Lotus corniculatus L. — Roch. sup.

Rubus fruticosus L. var. discolor. — All.

*Poterium ancistroides Desf. — Roch.

Telephium Imperati L. — Roch. sup.

Herniaria annua Lagasc. — All.

— fruticosa L. — All.

Paronychia nivea DC. — Roch. sup.

Polycarpon tetraphyllum L. f. — All.

— Bivonæ J. Gay. — Roch. sup.

Minuartia montana Lœfl. — Roch. sup.

Umbilicus horizontalis DC. — All. Roch.

Sedum album L. — Roch. sup.

— altissimum Poir. — Roch. sup.

Eryngium triquetrum Vahl. — All.

— ilicifolium Lmk. — All.

Buplevrum semicompositum L. — All.

*Deverra scoparia Coss. et DR. — All. Roch.

Thapsia Garganica L. — All.

Caucalis leptophylla L. — All.

Turgenia latifolia Hoffm. — All. Roch. sup.

Asperula hirsuta Desf. — Roch. sup.

*Galium petræum Coss. et DR. — Roch.

— Parisiense L. — Roch. sup.

Callipeltis Cucullaria Stev. — All.

Centranthus Calcitrapa Dufr. — Roch.

Phagnalon saxatile Cass. — All. Roch.

Asteriscus pygmæus Coss. et DR. — All.

Artemisia Herba-alba Asso — All.

*Echinops spinosus L. — Roch. sup.

Atractylis cancellata L. — All.

*— microcephala Coss. et DR. — All.

Centaurea Parlatoris Heldr. — Roch.

*— omphalotricha Coss. et DR. — All.

— Calcitrapa L. — Roch. All.

*— microcarpa Coss. et DR. — All.

Kentrophyllum lanatum DC. — All.

Picnomon Acarna Cass. — All.

Hyoseris scabra L. — All.

— radiata L. — Roch.

Hypochæris arachnoidea Poir. — All.

Sonchus divaricatus Desf. — All.

— spinosus DC. — All.

Andryala tenuifolia DC. — All.

*Campanula Atlantica Coss. et DR. — Roch.

Olea Europæa L. — Roch. All.

Nerium Oleander L. — Roch. All.

Dœmia cordata R. Br. — All.

Apteranthes Gussoniana Mik. — Roch. sup.

Erythræa spicata Pers. — All.

— pulchella Fries. — All.

Echium maritimum Willd. — All.

Cynoglossum cheirifolium L. — All.

Lycium mediterraneum Dun. — All.

Hyoscyamus albus L. — All.

Lavandula multifida L. — All.

Mentha Pulegium L. — All.

Thymus ciliatus Benth. var. — Roch.

Rosmarinus officinalis L. — Roch.

Salvia Ægyptiaca L. — All.

Ziziphora Hispanica L. — All.

*Stachys Guyoniana de Noé. — Roch. Murs humides.

Ballota hirsuta Benth. — Roch. All.

Teucrium Polium L. — All.

Statice Thouini Viv. — All.

Plantago albicans L. — All.

Blitum virgatum L. var. minus Vahl. — All.

Caroxylon articulatum Moq.-Tand. — All.

Salsola vermiculata L. — All.

Rumex vesicarius L. — All.

Euphorbia verrucosa L. — Roch.

Mercurialis annua L. — All.

Celtis australis L. — All.

Urtica pilulifera L. — All.

Parietaria diffusa Mert. et Koch. — Roch.

Forskalea tenacissima L. — All.

Juniperus Phœnicea L. — Roch.

Pennisetum Orientale Rich. — Roch. All.

Imperata cylindrica P. B. — All.

Stipa tenacissima Desf. — All.

— parviflora Desf. — All.

Aristida Adscensionis L. — All.

Melica ciliata L. — Roch.

Dactylis glomerata L. — All.

Ægilops ovata L. var. triaristata. — All.

— ventricosa Tausch. — Roch. sup.

TRAJET DE LA RÉGION SAHARIENNE A BATNA ;

RÉGION MONTAGNEUSE DE L’AURÈS.

Après avoir quitté Beni-Souik en jetant un dernier regard sur les oasis qui s’étendent à nos pieds, nous descendons la pente rapide qui nous amène au fond de la vallée. Le lit de la rivière dans lequel nous marchons est bordé de Lauriers-Rose et de Celtis australis formant d’épais massifs. Des troncs de Dattiers creusés en canal, et appuyés sur les berges élevées, portent dans l’oasis les eaux des saguia qui sillonnent les flancs de la montagne. Des Ronces, des Clématites en fleurs, s’élèvent entre les Grenadiers et les Abricotiers qui couvrent les berges, et la Vigne s’enlace entre les troncs des Dattiers, dont les cimes forment au-dessus de nos têtes de magnifiques ombrages. La fraîcheur, le murmure des eaux, la pureté du ciel, tout semble concourir à embellir ce site enchanteur.

Les rochers de la pente abrupte qui surmonte la rive gauche de l’Oued Abdi nous offrent le Capparis rupestris, le Genista cinerea, le Ballota hirsuta et le Poterium ancistroides, qui croissent dans leurs anfractuosités. L’Atractylis microcephala couvre encore toutes les parties pierreuses. Le Rhus dioica et le Lycium mediterraneum forment çà et là d’épais buissons, et l’on voit apparaître le Pistacia Atlantica. Les plus beaux arbres sont des Oliviers sauvages, et le tronc de l’un d’eux mesure plus de 4 mètres de circonférence. — Après avoir traversé un ravin qui descend du Djebel Bous, nous gravissons une pente qui nous amène aux plateaux élevés précédant la vallée de Ménah. Sur ces plateaux, des champs d’Orge encore sur pied (3 juin) et d’une belle végétation occupent d’assez vastes espaces, quoique la disposition du sol ne permette pas de les arroser ; ces moissons nous offrent un certain nombre d’espèces que nous avons déjà observées ailleurs dans la région des hauts-plateaux : Cerastium dichotomum, Anthyllis Numidica, Crucianella angustifolia, Androsace maxima, Rochelia stellulata, Ziziphora Hispanica, Sideritis montana. — Des Genévriers, le Rosmarinus officinalis et l’Anthyllis Numidica, des touffes de Zizyphus Lotus, de Cistus Clusii, y forment de nombreuses broussailles ; l’Artemisia Herba-alba, l’Anabasis articulata et l’Herniaria fruticosa couvrent de larges surfaces ; les Stipa tenacissima (alfa) et barbata, le Lygeum Spartum et le Cynara Cardunculus, sont assez abondants. — Une pente argileuse et ravinée descend de ce plateau dans la vallée de Ménah. Dans l’un des ravins, nous trouvons quelques pieds rabougris du Linaria scariosa, que M. Hénon avait recueilli dans les atterrissements de l’Oued Biskra.

La ville de Ménah, située à environ 900 mètres d’altitude, est construite sur une colline, dans une vallée assez large, vers le confluent de l’Oued Bouzina et de l’Oued Abdi, dont les eaux en arrosent les cultures et les jardins. Ce centre de population est le plus important de ceux que nous ayons visités dans notre voyage de l’Aurès. On y retrouve encore quelques ruines romaines. Une mosquée est construite dans la partie inférieure du village, près de la maison du caïd. Une vaste salle, qui avait servi de refuge au bey de Constantine après la prise de cette ville par les Français, nous est assignée pour notre campement ; mais des légions de puces nous forcent bientôt à déloger, et à installer notre tente sur la terrasse même de la maison.

L’étendue de la vallée, l’abondance des eaux, ont permis à l’industrie des habitants de créer d’importantes cultures et des jardins où le Dattier, qui ne mûrit plus qu’imparfaitement ses fruits, n’apparaît que çà et là comme une réminiscence des oasis que nous venons de quitter. Les jardins et les vergers, groupés sous forme d’oasis, s’étendent jusqu’à l’entrée du ravin creusé par les eaux abondantes et douces de l’Oued Bouzina. De même qu’à Branis et à Djemora, des saguia sont creusées à une grande hauteur sur les parois abruptes des rochers qui encaissent le ravin. La partie de la vallée, qui n’est pas occupée par les jardins et les vergers, présente des champs entourés de murs en pierres sèches, où sont semés le Blé et l’Orge. A l’époque de notre passage (4 juin), les indigènes étaient tous occupés de la moisson qui commençait. Le Blé était récolté avec la paille entière, au lieu d’être coupé seulement au-dessous de l’épi comme dans la plaine saharienne d’El-Outaïa. Dans le même champ se trouvaient souvent réunies les variétés barbues du Blé dur et du Blé tendre, avec quelques-unes des variétés de nos Blés d’Europe qui y étaient beaucoup moins abondantes. Dans les vergers se retrouvent l’Abricotier, le Figuier, le Grenadier et la Vigne ; le Noyer y est plus rare. Parmi les cultures des jardins nous devons noter les Fèves, la Garance qui y est cultivée avec assez d’intelligence, et la Tomate qui n’y est plantée que plus rarement. La présence du Cynara Cardunculus dénote partout la profondeur du sol. Le Laurier-Rose et une forme à larges feuilles du Salix pedicellata croissent en abondance aux bords des eaux.

Liste des plantes observées aux environs de Ménah[29].

Ceratocephalus falcatus Pers. — Plat.

Ranunculus repens L. — M.

Rœmeria hybrida DC. — Plat.

Glaucium corniculatum Curt. — Plat.

Hypecoum pendulum L. — Plat.

Fumaria parviflora Lmk. — M.

— micrantha Lagasc. — M.

*Alyssum scutigerum DR. — Plat.

Sisymbrium Irio L. — M.

— runcinatum Lagasc. — M.

— torulosum Desf. — Plat.

Brassica Gravinæ Ten. — M. Rav.

Sinapis pubescens L. — Cot.

— arvensis L. — M.

Diplotaxis erucoides DC. — M.

— pendula DC. — Rav.

Eruca sativa Lmk. — Plat.

Rapistrum Linnæanum Boiss. et Reut. — Plat.

Cistus Clusii Dun. — Plat. Cot.

Helianthemum glutinosum Pers. — Plat.

Reseda alba L. — M.

*Gypsophila compressa Desf. — Cot.

Saponaria Vaccaria L. — Plat.

Cerastium dichotomum L. — Plat. M.

Geranium rotundifolium L. — M.

Ruta angustifolia Pers. — Cot.

Zizyphus Lotus L. — Plat.

Rhamnus Alaternus L. — Plat.

— lycioides L. — Rav.

*Genista microcephala Coss. et DR. — Cot.

Ononis brachycarpa DC. — Cot.

— reclinata L. — Plat.

*Anthyllis Numidica Coss. et DR. — Plat.

Medicago orbicularis Willd. — Plat.

— minima Lmk. — M.

— Gerardi W. et Kit. — Cot.

Trifolium fragiferum L. — M.

Lotus corniculatus L. — Rav.

Psoralea bituminosa L. — Rav.

*Astragalus tenuifolius Desf. — Cot.

Hippocrepis unisiliquosa L. — M.

*Ebenus pinnata Desf. — Plat. Cot.

Vicia sativa L. — M.

Rubus fruticosus L. var. discolor. — M.

Potentilla reptans L. — M.

Poterium Magnolii Spach. — M.

Herniaria annua Lagasc. — Cot.

Paronychia argentea Lmk. — Plat.

Polycarpon Bivonæ J. Gay. — Cot.

Minuartia montana Lœfl. — Cot.

Umbilicus horizontalis DC. — Cot.

Aizoon Hispanicum L. — M.

Helosciadium nodiflorum Koch. — M.

*Deverra scoparia Coss. et DR. — Cot.

Caucalis leptophylla L. — Plat.

Turgenia latifolia Hoffm. — Plat.

Bifora testiculata L. — M.

Asperula hirsuta Desf. — Cot.

Crucianella angustifolia L. — Cot.

— patula L. — Plat.

Rubia tinctorum Lmk. — subsp.

Galium erectum Huds. — Cot.

— tricorne With. — Plat.

— setaceum Lmk. — M.

Callipeltis Cucullaria Stev. — Rav.

Scabiosa maritima L. — M.

Micropus bombycinus Lagasc. — Plat.

Pulicaria Arabica Cass. — Plat.

Pallenis spinosa Cass. — M.

Anthemis tuberculata Boiss. — Cot. Rav.

Anacyclus tomentosus DC. — M.

Artemisia campestris L. — M.

— Herba-alba Asso. — Plat. M.

Gnaphalium luteo-album L. — M.

Filago Jussiæi Coss. et Germ. — M.

Xeranthemum inapertum Willd. — Plat. M.

*Carlina involucrata Desf. — Cot.

Atractylis cancellata L. — Cot.

Centaurea alba L. — Cot.

*— acaulis L. — M.

— Nicæensis All. — M.

Onopordon macracanthum Schousb. — M.

Cynara Cardunculus L. — Plat. Cot.

Carduus pycnocephalus L. — M.

Picnomon Acarna Cass. — Cot.

Scolymus Hispanicus L. — M.

Seriola Ætnensis L. — M.

Urospermum Dalechampii Desf. — M.

Sonchus maritimus L. — M.

Androsace maxima L. — Plat.

Samolus Valerandi L. — M.

Nerium Oleander L. — M.

Convolvulus lineatus L. — Plat.

*Echium humile Desf. — Cot.

Nonnea micrantha Boiss. et Reut. — Cot.

Lithospermum arvense L. — Plat.

Cynoglossum pictum Ait. — M.

Rochelia stellulata Rchb. — Plat.

*Celsia betonicæfolia Desf. — M.

*Linaria scariosa Desf. — Ravins argileux au-dessus de Ménah.

*Anarrhinum fruticosum Desf. — Cot.

Scrophularia auriculata L. — M.

— canina L. — Cot.

Verbena officinalis L. — M.

Mentha rotundifolia L. — M.

— sylvestris L. — Rav.

— Pulegium L. — M.

Rosmarinus officinalis L. — Plat. Cot.

Salvia Verbenaca L. — M.

Ziziphora Hispanica L. — Plat. Cot. Rav.

Sideritis montana L. — Plat.

Lamium amplexicaule L. — M.

Ballota hirsuta Benth. — Cot.

Teucrium campanulatum L. — M.

Ajuga Chamæpitys Schreb. — M.

Plantago major L. — M.

— albicans L. — Plat.

— Psyllium L. — M.

Chenopodium Vulvaria L. — M.

Anabasis articulata Moq.-Tand. — Plat.

Euphorbia helioscopia L. — M.

*— luteola Coss. et DR. — Abondant aux bords des chemins.

Parietaria diffusa Mert. et Koch. — M.

Salix pedicellata Desf. — M.

Juniperus Phœnicea L. — Plat.

Asparagus horridus L. — Plat.

Juncus lamprocarpus Ehrh. — M.

Scirpus Holoschœnus L. — M.

Carex divisa Huds. — M.

— echinata Desf. — Rav.

Lygeum spartum Lœfl. — Plat.

Stipa tenacissima Desf. — Plat. Cot.

— barbata Desf. — Plat. Cot.

— parviflora Desf. — Cot.

Echinaria capitata Desf. — Plat.

Avena sterilis L. — M.

Melica ciliata L. — M.

Dactylis glomerata L. — M.

Festuca arundinacea Schreb. — M.

Bromus tectorum L. — Cot.

— rubens L. — Plat.

Elymus crinitus Schreb. — Plat. M.

Ægilops ventricosa Tausch. — Plat.

Equisetum ramosissimum Desf. — Rav.

Adianthum Capillus-Veneris L. — M.

La route de Ménah à Chir passe au pied d’une montagne élevée couverte de bois, dont l’essence principale nous a paru être le Pinus Halepensis, mais qu’il ne nous a pas été permis de visiter, car ce lieu était encore pour les habitants un sujet d’effroi. Sur un des contre-forts les plus abrupts de la montagne, on voit les ruines de Narah, véritable nid d’aigle, dont les belliqueux habitants descendaient pour dévaster les cultures de leurs voisins, avant que la domination française fût venue apporter à ces contrées la paix et la sécurité. — A quelques kilomètres de Ménah, les eaux de l’Oued Abdi sont presque épuisées par de nombreux canaux d’irrigation. — Aux environs de Chir, le Noyer commence à devenir l’arbre dominant de tous les vergers.

Chir (environ 1320 mètres d’altitude) est construit, comme les autres villages de la vallée, sur la pente des montagnes qui bordent le cours de l’Oued Abdi. Son importance est beaucoup moindre que celle de Ménah, et nous ne nous y arrêtons que quelques instants.

Entre Chir et Haïdous, les pentes des montagnes présentent de nombreux villages, situés généralement sur la rive gauche de l’Oued Abdi, dont les eaux fertilisent les vergers et les moissons. — La plante la plus remarquable que nous trouvions sur les bords de la route de Chir jusqu’à Haïdous est le Salvia Balansæ, qui n’avait encore été observé qu’à Mostaganem, et dont nous ne rencontrons ici que quelques pieds isolés.

Liste des plantes observées aux environs de Chir et entre Chir et Haïdous[30].

*Gypsophila compressa Desf. — Cot.

Silene nocturna L. — Cot.

Rhodalsine procumbens J. Gay. — Cot.

Cerastium dichotomum L. — Vall.

Malope stipulacea Cav. — Vall.

Erodium guttatum Willd. — Cot.

Pistacia Atlantica Desf. — Vall.

*Genista microcephala Coss. et DR. — Vall.

Ononis Natrix L. — Cot.

*Anthyllis Numidica Coss. et DR. — Vall.

Herniaria fruticosa L. — Cot.

Paronychia nivea DC. — Cot.

Callipeltis Cucullaria Stev. — Cot.

Artemisia campestris L. — Vall.

— Herba-alba Asso. — Vall.

*Othonna cheirifolia L. — Vall.

*Carlina involucrata Desf. — Vall.

*Atractylis cæspitosa Desf. — Vall.

Centaurea Parlatoris Heldr. — Cot.

Onopordon macracanthum Schousb. — Vall.

*Leontodon helminthioides Coss. et DR. — Cot.

Sonchus maritimus L. — Vall.

— spinosus DC. — Cot. Vall.

*Fraxinus dimorpha Coss. et DR.

Echium Italicum L. — Vall.

Scrophularia canina L. — Vall.

Thymus ciliatus Benth. var. — Vall.

*Salvia Balansæ de Noé. — Vall.

Ziziphora Hispanica L. — Vall.

Teucrium Polium L. — Vall.

Blitum virgatum L. var. minus Vahl. — Vall.

*Euphorbia luteola Coss. et DR. — Vall.

Ulmus campestris L. — Vall.

Celtis australis L. — Vall.

Salix pedicellata Desf. — Vall.

Quercus Ilex L. — Vall.

— — var. Ballota. — Vall.

Phalaris truncata Guss. — Vall.

Stipa parviflora Desf. — Cot.

Kœleria Valesiaca Gaud. — Vall.

Au-dessous d’Haïdous s’étendent de nombreux vergers où domine le Noyer, qui y acquiert des proportions que nous lui avons rarement vu prendre en Europe, et où se rencontrent également la Vigne et le Pommier. Les Quercus Ilex et sa variété Ballota, Ulmus campestris, Fraxinus dimorpha qui là devient un grand arbre, et le Pistacia Atlantica, forment généralement avec le Celtis australis et le Salix pedicellata une ceinture autour de ces vergers ; et il ne nous a pas toujours été possible de savoir si ces arbres croissaient spontanément, ou si leur introduction était due à l’industrie des habitants. — Haïdous (environ 1350 mètres d’altitude) est construit sur la pente septentrionale et au-dessous du sommet des montagnes qui longent la rive gauche de l’Oued Abdi. Les Noyers sont plantés jusqu’au pied du village, et c’est à l’abri d’un de ces beaux arbres que nous trouvons préparé notre campement. Au-dessus du village, la montagne est couverte de nombreux buissons de Fraxinus dimorpha au tronc rabougri et aux feuilles toutes conformes et suborbiculaires. Les terrains remués qui longent l’un des sentiers qui conduisent au village nous offrent réunies les deux espèces du genre Hohenackeria, et c’est le point le plus élevé de l’Algérie où nous ayons observé ces deux plantes.

Liste des plantes observées sur les alluvions de l’Oued Abdi, aux environs d’Haïdous.

Alyssum campestre L.

*— scutigerum DR.

Sisymbrium runcinatum Lagasc.

Eruca sativa Lmk.

Reseda alba L.

Arenaria serpyllifolia L.

Cerastium dichotomum L.

Geranium rotundifolium L.

Pistacia Atlantica Desf.

*Medicago secundiflora DR.

— minima Lmk.

— Gerardi W. et Kit.

Astragalus sesameus L.

*— geniculatus Desf.

Arthrolobium scorpioides DC.

Hippocrepis unisiliquosa L.

Turgenia latifolia Hoffm.

Torilis nodosa Gærtn.

Scandix Pecten-Veneris L.

Galium tricorne With.

Callipeltis Cucullaria Stev.

Micropus bombycinus Lagasc.

*Othonna cheirifolia L.

Picnomon Acarna Cass.

*Fraxinus dimorpha Coss. et DR.

Rochelia stellulata Rchb.

Mentha sylvestris L.

Blitum virgatum L. var. minus Vahl.

*Euphorbia luteola Coss. et DR.

Ulmus campestris L.

Salix pedicellata Desf.

Bromus squarrosus L.

En quittant Haïdous, nous traversons des bois peu élevés et des broussailles composés de Fraxinus dimorpha et de Juniperus Phœnicea, et nous gagnons la rive opposée où se retrouvent des pieds espacés des mêmes arbres. Nous y remarquons, en outre, le Juniperus Oxycedrus, qui là atteint le plus grand développement que nous lui ayons vu prendre. Des champs calcaires, à peu de distance du village de Télet, présentent de riches moissons, où nous rencontrons en abondance les Phalaris truncata, Cerastium dichotomum, Leontodon helminthioides, et une espèce nouvelle de Ranunculus (R. rectirostris).

Télet (environ 1520 mètres d’altitude), petit village construit sur un plateau étroit à la base du Djebel Groumbt-el-Dib, nous sert de halte pour nous préparer à l’ascension des Djebel Groumbt-el-Dib et Mahmel. Sur la pente pierreuse au-dessus du village se voient de nombreuses touffes de Berberis vulgaris var. australis, Genista cinerea, Cratægus monogyna, etc. Quelques champs d’Orge, à épis à peine développés (6 juin), occupent la partie inférieure d’un plateau qui s’étend au pied du Djebel Groumbt-el-Dib, et du pic élevé qui termine à l’est le Djebel Mahmel. La partie la plus élevée du plateau où sont dressées nos tentes (environ 2,020 mètres d’altitude), à la base méridionale du pic du Djebel Mahmel, n’offre que quelques pâturages broutés par les troupeaux du douar qui nous donne l’hospitalité. — A sept heures du soir (7 juin), le baromètre marquait 597 millimètres, le thermomètre 12 degrés ; le ciel commençait à se couvrir de nuages de poussière soulevés par le siroco. Quelques heures après, une pluie abondante amenait un tel refroidissement de l’atmosphère, que le thermomètre descendait pendant la nuit à + 4°. Cette pluie continua pendant toute la nuit pour ne cesser que le lendemain matin vers neuf heures. Le baromètre, qui, à huit heures du matin, marquait seulement 594 millimètres, était remonté à 597, chiffre que nous avions observe la veille, et une température de 14°,5 vint enfin nous faire oublier la sensation désagréable que nous avaient fait éprouver la pluie et le froid, alors que nous étions déjà parfaitement habitués à la température saharienne, qui, cinq jours auparavant, sous l’influence énergique du vent du sud, s’était élevée à Biskra jusqu’à 48 degrés. La crainte du retour de la pluie nous détermine à remplacer l’abri imparfait que nous avait prêté la tente du douar par celui plus sûr que nous offrait l’une des nombreuses grottes naturelles, creusées dans les massifs de rochers qui bordent la pente sud du plateau où nous étions établis, et qui servent d’abri aux troupeaux pendant la nuit ; nous devons donc faire déloger les moutons pour y installer notre domicile et notre bagage botanique. — Une grande partie du plateau est occupé par des touffes de Sarothamnus purgans et de Buplevrum spinosum, entre lesquelles croissent les : Carex hordeistichos, Erodium cicutarium, Medicago Cupaniana, Scleranthus annuus var., Carduus macrocephalus, Paronychia Aurasiaca, Asphodeline lutea, Othonna cheirifolia ; de larges espaces sont couverts de Plantago Coronopus et d’Evax Heldreichii, dont les rosettes sont appliquées sur le sol.

La pente sud par laquelle nous faisons l’ascension du pic du Mahmel, entièrement déboisée et composée de rochers et de pierres éboulées, ne présente que quelques touffes espacées de Sarothamnus purgans et de Buplevrum spinosum ; le Draba Hispanica commence aussi à y paraître à peu de distance du plateau. Sur cette pente croissent la plupart des plantes des pâturages de la région, et dans sa partie supérieure nous retrouvons presque la même végétation que nous avait déjà offerte le Djebel Tougour. — Un plateau rocailleux, étroit, étendu de l’est à l’ouest, constitue le sommet du pic (2,306 mètres d’altitude) qui, au nord-est, termine la chaîne du Djebel Mahmel et celle du Djebel Groumbt-el-Dib. Les plantes de cette sommité sont encore en grande partie celles de la pente sud. La pente nord, également pierreuse, est coupée de nombreux massifs de rochers. A environ 50 mètres au-dessous du sommet, de larges cavités, creusées dans les rochers ou circonscrites par eux, sont remplies d’une épaisse couche de neige, malgré la saison déjà avancée (7 juin) ; ces trous à neige, qui se rencontrent sur une assez grande étendue de l’est à l’ouest, ne nous ont pas paru descendre très bas sur la pente. Dans les points que la neige a abandonnés, et où les plantes sont encore étiolées par leur long séjour sous l’épaisse couche de neige qui vient seulement de disparaître, et quelquefois sur la neige elle-même, nous voyons fuir devant nous des essaims de sauterelles tellement nombreux, que de larges espaces en sont entièrement couverts. La voracité de ces insectes est telle qu’un bien petit nombre de plantes ont été respectées (Evax Heldreichii, Gagea polymorpha, Muscari racemosum, Arabis ciliata). Les pâturages de ce versant ne consistent guère que dans quelques espèces dont il ne reste que des vestiges, et dans l’intervalle desquelles le sol est couvert de Plantago Coronopus et d’un gazon d’un blanc éclatant d’Evax Heldreichii. — La pente nord est entièrement déboisée ; quelques arbres n’apparaissent qu’à sa partie inférieure, dans les ravins qui descendent vers la vallée de Bouzina, et qu’il ne nous a pas été donné de pouvoir explorer.

Un col assez profond (Teniat-Mahmel) sépare le pic, extrémité du Djebel Mahmel de la chaîne du Djebel Groumbt-el-Dib. Le point le plus élevé de cette dernière montagne, dans le voisinage du col, égale au moins en altitude le sommet du pic du Djebel Mahmel, et présente une crête de rochers qui sépare la pente nord de la pente sud. Dans les anfractuosités et les fentes de ces rochers croissent de nombreuses touffes de l’Erodium trichomanæfolium, dont les gazons tapissent de larges espaces presque à l’exclusion de toute autre végétation, et ce point est jusqu’ici l’unique station de la plante en Algérie. Sur la pente nord, immédiatement au-dessous de la crête de rochers, dans un terrain calcaire, meuble et pierreux, nous rencontrons le Papaver Rhœas mêlé à un grand nombre d’espèces parisiennes, que nous avions déjà observées sur la sommité du Djebel Mahmel. — La pente sud de la montagne, tout à fait analogue au versant correspondant par lequel nous avons fait l’ascension du Djebel Mahmel, ne nous offre guère que les mêmes espèces.

En quittant le plateau élevé situé à la base du pic du Djebel Mahmel, nous traversons des bois qui s’étendent depuis la grotte où nous avons campé (environ 1,850 mètres d’altitude) jusqu’à la vallée de l’Oued Abdi ; ces bois sont composés presque exclusivement de Quercus Ilex et de Juniperus Oxycedrus ; nous y retrouvons également le Fraxinus dimorpha.

La partie supérieure de la vallée de l’Oued Abdi (Fedj-Geurza), dans le voisinage des sources de la rivière, est occupée par quelques douars et de belles moissons de Blé et d’Orge qui ne sont pas encore (8 juin) parvenues à maturité. — Les pâturages du fond de la vallée, où dominent les Graminées, sont beaucoup plus riches que ceux des plateaux que nous venons de quitter, et nous y recueillons plusieurs espèces intéressantes, entre autres les Triticum hordeaceum, Avena macrostachya, Catananche montana, espèces nouvelles pour la science.

Liste des plantes observées sur les Djebel Mahmel et Groumbt-el-Dib et dans la vallée de Fedj-Geurza[31].

Renonculacées.

Ceratocephalus falcatus Pers. — Fedj. (Eur.).

*Ranunculus rectirostris Coss. et DR. — Ch. inf.

demissus DC. ? — M. s. (Hisp. Or.).

arvensis L. — Ch. inf. et sup. Fedj. (Eur. Or.).

*macrophyllus Desf. — Fedj.

Berbéridées.

Berberis vulgaris L. var. australis Boiss. — Tl. sup. (Hisp. Cors. Sard. Sic. Or.).

Papavéracées.

Papaver hybridum L. — Ch. inf. (Eur. Or. Can.).

Rhœas L. — Ch. inf. G. somm. (Eur. As. Can.).

Rœmeria hybrida DC. — Ch. inf. (Med. Tauri. Æg. Arab.).

Hypecoum pendulum L. — Ch. inf. (Eur. austr. occ. Tun. Arab.).

Crucifères.

Matthiola tristis R. Br. — Tl. (Hisp. Gall. austr. It. Græc.).

Nasturtium officinale R. Br. — Ch. inf. (Eur. As.).

asperum Coss. (Sisymbrium asperum L.). — Plat. (Eur. occ.).

Arabis auriculata Lmk. — M. s. M. somm. G. somm. (Eur. centr. austr. Tauri.).

ciliata R. Br. — M. n. (Eur.).

Alyssum Atlanticum Desf. — M. somm. M. n. (Hisp. Cret.).

serpyllifolium Desf. — M. somm. (Hisp.).

Granatense Boiss. et Reut. — M. s. M. somm. (Hisp.).

*scutigerum DR. — Ch. inf.

Draba Hispanica Boiss. — M. s. M. somm. M. n. (Hisp. austr.).

Thlaspi perfoliatum L. — M. s. M. n. G. s. G. somm. (Eur. Tauri. Æg. Pers.).

Hutchinsia petræa R. Br. — M. somm. (Eur. centr. austr.).

Sisymbrium crassifolium Cav. — Ch. inf. Fedj. (Hisp.).

Erysimum australe J. Gay. var. (E. longifolium Guss.). — Ch. inf. M. s. M. somm. M. n. G. s. (Gall. It.).

strictum Fl. Wett. var. micranthum J. Gay. — Tl. sup. (Hisp. Cauc.).

Orientale R. Br. — Ch. inf. (Eur. As. Jap.).

Camelina sativa Cr. var. pubescens. — Ch. inf. sup. (Eur.).

Neslia paniculata Desv. — Ch. inf. Fedj. (Eur.).

Æthionema saxatile R. Br. — M. s. (Eur. centr. austr. Or.).

Brassica Gravinæ Ten. — M. s. G. s. (Tun. It. Sic.).

Sinapis pubescens L. — G. s. M. s. (Hisp. Sic.).

Eruca sativa Lmk. — Ch. inf. (Eur. centr. austr. Or.).

Rapistrum Linnæanum Boiss. et Reut. — Ch. inf. (Hisp. Gall.).

Cistinées.

Helianthemum rubellum Presl. — Fedj. (Hisp. Sic.).

glaucum Pers. var. croceum. — M. s. M. n. G. s. (Hisp. Sard. It. Sic.).

Violariées.

Viola gracilis Sibth. et Sm. — M. n. (It. Sic. Or.).

Résédacées.

Reseda alba L. — Ch. inf. (Med. Or.).

Caryophyllées.

Silene Italica DC. var. — Ch. inf. (Eur. austr.).

Holosteum umbellatum L. — M. s. M. somm. M. n. G. somm. (Eur.).

Arenaria serpyllifolia L. — M. s. M. somm. (Eur. Sib.).

Alsine setacea Mert. et Koch var. pubescens Fenzl. — Tl. sup. Plat. M. n. G. s. (Or.).

Cerastium dichotomum L. — Ch. inf. Tl. sup. Fedj. (Hisp.).

*glomeratum Thuill. — Fedj. (Eur.).

brachypetalum Desp. — M. somm. G. somm. (Gall. Germ.).

*Atlanticum DR. — Fedj.

Malvacées.

Malope stipulacea Cav. — Ch. inf. et sup. M. n. G. s. Fedj. (Hisp. austr.).

Géraniacées.

Geranium dissectum L. — Fedj. (Eur. Or. Can.).

Erodium trichomanæfolium L’Hérit. — G. somm. (Hisp. Syr.).

cicutarium L’Hérit. — Plat. G. s. (Eur. Or.).

*montanum Coss. et DR. — M. s. (Tun.).

Rhamnées.

Rhamnus Alaternus L. var. prostrata Boiss. — G. s. (Eur. austr.).

Alpinus L. — G. n. (Eur.).

Légumineuses.

Sarothamnus purgans Gren. et Godr. (Genista purgans L.). — Plat. M. s. M. somm. M. n. G. s. G. somm. Fedj. (Gall. centr.).

Genista cinerea DC. — Tl. sup. (Hisp. Gall. It.).

Argyrolobium Linnæanum Walp. — Tl. sup. (Med.).

Ononis Cenisia L. — Tl. sup. M. n. (Eur. austr. occ.).

Columnæ All. — Tl. sup. (Eur. centr. austr.).

Anthyllis erinacea L. — Tl. sup. Fedj. (Hisp.).

*Numidica Coss. et DR. — Tl. sup. Fedj.

*Medicago secundiflora DR. — Fedj. (Tun.).

Cupaniana Guss. — Ch. sup. Plat. M. s. (It.).

sativa L. — Ch. inf. (Hisp. Or.).

orbicularis Willd. — Fedj. (Med. Eur. occ.).

muricata Benth — Fedj. (Med. occ.).

Trigonella Monspeliaca L. — Fedj. (Tun. Eur. austr. Or.).

polycerata L. — Fedj. (Gall. austr. Hisp. Tauri.).

Melilotus sulcata Desf. — Fedj. (Tun. Med. Æg.).

*Trifolium sphærocephalum Desf. — Fedj.

glomeratum L. — Fedj. (Eur. centr. occ. Can.).

repens L. — Fedj. (Eur. Sib.).

campestre Schreb. — Fedj. (Eur. Or.).

Lotus corniculatus L. — Fedj. (Eur. Or.).

Tetragonolobus siliquosus Roth. — Tl. sup. (Eur.).

Astragalus Glaux L. — G. n. (Hisp.). sesameus L. — Fedj. (Med. Or.).

*geniculatus Desf. — Ch. inf.

Monspessulanus L. — Fedj. (Eur. austr. centr. Or.).

Arthrolobium scorpioides DC. — Ch. inf. (Med. Or.).

Hippocrepis scabra DC. — Fedj. (Hisp.).

unisiliquosa L. — Ch. inf. (Med.).

Onobrychis argentea Boiss. var. — Fedj. (Hisp.).

Vicia glauca Presl. — M. s. (Sard. Sic.).

sativa L. — M. s. (Eur.).

Rosacées.

Prunus prostrata Labill. — M. s. M. n. G. s. (Med. austr.).

Rosa canina L. var. collina. — Fedj. cot. (Eur. As.).

Cratægus monogyna Jacq. var. hirsuta Boiss. — Ch. inf. Tl. sup. (Hisp. Sic.).

Paronychiées.

Herniaria hebecarpa J. Gay. — Fedj. (Sic. Syr. Abyss.).

Paronychia serpyllifolia DC. — M. s. M. n. (Eur. austr.).

*Aurasiaca Webb. — Plat. M. s. M. n. G. s. G. n. Fedj.

Polycarpon Bivonæ J. Gay. — Ch. inf. M. s. Fedj. (Tun. Sic.).

Scleranthus annuus L. var. (S. polycarpus DC.). — Plat. Fedj. (Eur. centr. austr.).

Minuartia campestris Lœfl. — Fedj. (Hisp.).

Crassulacées.

Sedum album L. var. — G. s. (Tun. Eur.).

Nevadense Coss. — Plat. (Hisp.).

acre L. — M. s. M. n. (Eur.).

Saxifragées.

Saxifraga tridactylites L. — M. somm. (Eur. Or.).

Carpetana Boiss. et Reut. — M. somm. M. n. (Hisp.).

Ombellifères.

Eryngium campestre L. — Fedj. (Tun. Eur. centr. austr.).

*Carum Mauritanicum Boiss. et Reut. — Ch. sup. Fedj. (Tun.).

Buplevrum spinosum L. f. — Tl. sup. Plat. M. s. M. n. G. s. Fedj. (Hisp.).

Seseli montanum L. var. nanum (Gaya Pyrenaica Gaud.). — M. n. G. n. Fedj. (Pyr. Hisp.).

Caucalis leptophylla L. — Ch. inf. (Eur. austr. Or.).

daucoides L. — Ch. inf. (Eur. centr. austr. Or.).

Turgenia latifolia Hoffm. — Ch. inf. (Eur. centr. austr.).

Rubiacées.

Asperula arvensis L. — Ch. inf. (Eur. centr. austr. Or.).

Galium tricorne With. — Ch. inf. (Tun. Eur. centr. austr.).

Parisiense L. var. trichocarpum Tausch. — Fedj. (Tun. Med.).

Valérianées.

Valerianella carinata Lois. — M. s. G. s. G. somm. (Eur.).

Valeriana tuberosa L. — M. somm. M. n. G. somm. (Med. Or.).

Dipsacées.

Scabiosa crenata Cyr. var. breviseta. — Plat. Fedj. (It. Sic. Græc.).

Composées (Cynarocéphales).

*Othonna cheirifolia L. — Tl. sup. Plat. M. s. M. n. G. s. Fedj. (Tun.).

Xeranthemum inapertum Willd. — M. s. G. n. Fedj. (Eur. centr. austr. Or.).

*Centaurea acaulis L. — Fedj. (Tun.).

Parlatoris Heldr. — Fedj. (Sic. Græc.).

Calcitrapa L. — Ch. sup. (Eur. Or.).

*Carduncellus calvus Boiss. et Reut. — Ch. inf.

*Atlanticus Coss. et DR. — Ch. inf.

pinnatus DC. — Tl. sup. M. s. M. somm. G. s. Fedj. (Sic.).

Onopordon macracanthum Schousb. — Tl. sup. (Mar. Hisp.).

Carduus macrocephalus Desf. — Tl. sup. Plat. M. s. G. n. Fedj. (Tauri.).

pycnocephalus L. — G. s. (Eur. austr. Or.).

Picnomon Acarna Cass. — Tl. sup. Fedj. (Eur. austr. Or.).

Jurinæa humilis DC. var. Bocconi. — M. somm. M. n. G. n. Fedj. (Med. occ.).

Composées (Corymbifères).

Bellis sylvestris Cyr. — M. s. G. somm. (Med. Or.).

Evax Heldreichii Parlat. — Tl. sup. Plat. M. s. M. somm. M. n. G. s. Fedj. (Sic.).

Micropus supinus L. — Tl. sup. (Tun. Med. Or.).

bombycinus Lag. — Ch. inf. Tl. sup. Fedj. (Med. Or.).

Inula montana L. — M. somm. Fedj. cot. (Eur. centr. austr. Tauri.).

Anthemis tuberculata Boiss. — M. somm. G. somm. Fedj. (Hisp.).

Anacyclus Pyrethrum Cass. — Tl. sup. Fedj. (Arab. Syr.).

Santolina squarrosa Willd. — Tl. sup. Fedj. (Gall. austr. Hisp.).

Artemisia campestris L. — Tl. sup. Fedj. (Eur. Or.).

Herba-alba Asso. — Fedj. (Tun. Hisp. Æg.).

*Helichrysum lacteum Coss. et DR. — M. s. M. somm. M. n. G. n. G. s. Fedj.

*Senecio giganteus Desf. — Fedj.

Nebrodensis L. — M. s. M. somm. (It. Sic.).

Composées (Chicoracées).

Scolymus Hispanicus L. — Ch. inf. (Tun. Eur. occ. austr. Can.).

*Catananche montana Coss. et DR. — Fedj.

Seriola lævigata L. — Fedj. cot. (Tun. Sic.).

Leontodon hispidus L. var. — Fedj. (Eur.).

*helminthioides Coss. et DR. — Ch. inf. Tl. sup.

Tragopogon porrifolius L. — Ch. inf. (Gall. occ. Med. Can.).

Taraxacum obovatum DC. — Fedj. (Med. occ.).

Phœnixopus vimineus Rchb. — M. s. G. s. (Eur. centr. austr.).

Sonchus asper L. — Ch. inf. (orbe fere toto).

Hieracium Pilosella L. — M. s. G. s. Fedj. (Eur.).

Primulacées.

Androsace maxima L. — M. somm. M. n. (Eur. Cauc. Sib.).

Anagallis linifolia L. — Ch. inf. (Tun. Med. occ. austr.).

Oléacées.

*Fraxinus dimorpha Coss. et DR. — Tl. Fedj. cot.

Convolvulacées.

Convolvulus lineatus L. — Fedj. (Eur. austr. Or.).

Borraginées.

Lithospermum incrassatum Guss. — M. n. G. n. G. somm. (Tun. Med. Or.).

Alkanna tinctoria Tausch. — Ch. inf. (Eur. austr. Or.).

Anchusa Italica L. — Ch. inf. sup. (Tun. Eur. centr. austr. Or.).

Myosotis stricta Link. — M. somm. (Eur. occ.).

Scrophularinées.

Linaria heterophylla Desf. — M. s. (Sic. Or.).

simplex DC. — M. s. M. somm. G. s. G. n. (Eur. austr. Or.).

reflexa Desf. — M. s. G. s. G. n. (Tun. med. occ. austr.).

*flexuosa Desf. — G. s.

*Veronica rosea Desf. — Tl. sup. Fedj. (Hisp. ?).

arvensis L. — Fedj. (Eur. As. Am. bor. Can.).

præcox L. — M. s. M. somm. G. somm. (Eur. centr. austr.).

Labiées.

*Thymus ciliatus Benth. var. — Ch. inf. et sup. M. s. Fedj.

Calamintha alpina Link. — M. s. G. s. (Eur. centr. austr.).

Salvia patula Desf. — Tl. sup. Fedj. (Med. austr. Or.).

Verbenaca L. — Fedj. (Tun. Eur. centr. austr. Or.).

Marrubium vulgare L. — Tl. sup. (Eur. Or.).

Lamium longiflorum Ten. — G. s. M. s. (Tun. Eur. austr.).

amplexicaule L. — M. s. M. somm. M. n. G. s. Fedj. (Eur. As.).

Teucrium Chamædrys L. — Fedj. (Eur.).

Plumbaginées.

Armeria longearistata Boiss. et Reut. — M. s. M. somm. G. n. G. somm. (Hisp.).

Plantaginées.

Plantago Coronopus L. — Plat. M. n. G. s. G. n. Fedj. (Eur. Can.).

Daphnoïdées.

*Passerina virescens Coss. et DR. — Fedj.

Euphorbiacées.

*Euphorbia luteola Coss. et DR. — Tl. sup. Plat. M. s. G. s. Fedj.

Cupulifères.

Quercus Ilex L. — Fedj. cot. (Gall. occ. Med.).

Conifères.

Juniperus Oxycedrus L. — Fedj. cot. (Med. Or.).

Phœnicea L. — Fedj. cot. (Tun. Med. Or.).

Ephedra Græca C. A. Mey. (E. Nebrodensis Guss.). — Tl. sup. (Sic. Græc.).

Iridées.

Gladiolus Ludoviciæ Jan (G. Byzantinus Guss.). — Ch. inf. (Tun. Med. Or.).

Romulea Bulbocodium Sebast. et Maur. — M. n. (Eur. occ. austr.).

Liliacées.

Tulipa Celsiana Redout. — G. somm. (Gall. austr. Lus. Hisp.).

Gagea polymorpha Boiss. — M. n. G. s. (Hisp. Lus. Cors. Sic. Græc.).

Muscari racemosum Mill. var. ? — M. n. (Eur.).

comosum Mill. — Ch. sup. (Eur. centr. austr. Æg. Or.).

Asphodeline lutea Rchb. — Plat. M. s. Fedj. (Med. Or. Sib. Cauc.).

Cypéracées.

Carex echinata Desf. — Tl. sup. Plat. (Tun. Med.).

hordeistichos Vill. — Tl. sup. (Gall. Hisp. Germ. It. Cauc.).

distans L. — Tl. sup. (Eur. Cauc. Am. bor.).

Graminées.

Alopecurus pratensis L. var. ventricosus. — Tl. sup. Fedj. (Eur. bor. Ross. Cauc. Sib. Pers. Hisp.).

Phleum pratense L. — Fedj. (Eur. Sib. Am. bor.).

Phalaris truncata Guss. — Ch. inf. Fedj. (It. Sic.).

minor Retz. — Ch. inf. (Tun. Eur. occ. austr. Arab. Can.).

Stipa gigantea Lag. — M. s. (Hisp. It. Sic.).

Ampelodesmos tenax Link. — Fedj. (Tun. Med. occ. austr.).

Echinaria capitata Desf. — Tl. sup. M. s. M. somm. M. n. G. s. G. somm. (Eur. austr. Or.).

Avena pratensis L. — Fedj. (Eur. Sib.).

*macrostachya Balansa. — G. n.

Poa bulbosa L. — M. somm. M. n. (Eur. centr. austr. Or.).

Melica Cupani Guss. — M. s. (It. Sic.).

Kœleria cristata Pers. — Fedj. (Eur. Sib.).

Valesiaca Gaud. — M. somm. Fedj. (Hisp. Gall. Helv.).

Wangenheimia Lima Trin. — Ch. inf. (Hisp.).

Dactylis glomerata L. — Fedj. (Eur. As. Am. bor.).

Cynosurus elegans Desf. — Fedj. (Eur. austr. Can.).

Festuca cynosuroides Desf. — Ch. inf. M. s. M. somm. G. s. G. somm. (Hisp.).

ovina L. var. duriuscula. — M. s. M. n. G. s. (Eur. As.).

arundinacea Schreb. — Fedj. (Eur. As.).

Bromus erectus L. — Fedj. (Tun. Eur. Cauc.).

tectorum L. — Ch. inf. Tl. sup. M. s. Fedj. (Tun. Eur. Cauc. Arab.).

rubens L. — Ch. inf. (Med.).

*Triticum hordeaceum Coss. et DR. — G. n. G. somm. Fedj.

Hordeum bulbosum L. — Fedj. (Med. Or.).

murinum L. — Ch. inf. (Eur. Or. B. sp. Am. austr.).

Elymus crinitus Schreb. — Ch. inf. Fedj. (Med.).

Ægilops ovata L. var. triaristata. — Fedj. (Tun. Hisp. Gall. austr. It. Or.).

ventricosa Tausch. — Fedj. (Hisp.).

Fougères.

Asplenium Ruta-muraria L. — G. s. (Eur. Sib.).

Adianthum-nigrum L. — G. s. (Eur. centr. austr.).

La vallée de l’Oued Abdi que nous allons quitter, l’une des plus riches de l’Aurès, est un curieux sujet d’étude pour le voyageur, car, sur une longueur d’environ 15 lieues, il y voit représentées toutes les zones de végétation de l’Algérie, depuis l’oasis du Sahara jusqu’aux pâturages alpestres. Il ne manque à cette fertile vallée, pour rivaliser avec les contrées les plus favorisées, que les belles forêts de Cèdres qui couvrent d’autres parties des monts Aurès. — Dans la partie inférieure de la vallée, de Branis à Beni-Zouik, le Dattier constitue des oasis, et est la culture dominante ; à Ménah, il n’est déjà plus qu’un ornement au milieu des arbres fruitiers du midi de l’Europe ; à Haïdous, le Noyer et les arbres fruitiers du centre de l’Europe peuplent seuls les vergers ; enfin à Fedj-Geurza se retrouvent seulement encore quelques rares cultures au milieu des pâturages de la région montagneuse. — Les nombreux villages qui occupent les deux revers de la vallée sont construits en terre, il est vrai, mais n’en révèlent pas moins chez leurs habitants un degré de civilisation bien supérieur à celui des tribus nomades qui n’ont que la tente pour tout abri. — La population nombreuse de ces villages laisserait peu de place à la colonisation ; mais il n’est pas douteux que, sous l’influence protectrice de la France, les indigènes ne puissent augmenter encore les richesses d’une contrée déjà fertilisée par leurs travaux et leur industrie. — Il ne faut pas d’ailleurs s’exagérer l’aversion des Kabyles des monts Aurès (Chaouia) pour les chrétiens ; nous avons pu avec l’escorte d’un seul spahis parcourir une grande partie du pays, où aucun Européen ne peut pénétrer sans une autorisation spéciale, et cela sans avoir jamais couru l’ombre d’un danger, et en recevant partout l’accueil empressé non-seulement des chefs représentant l’autorité française, mais encore des populations elles-mêmes qui nous témoignaient une curiosité bienveillante, et se faisaient un plaisir de nous fournir des difa souvent onéreuses pour de petites localités, et auxquelles notre appétit européen ne nous permettait, à leur grand regret, de ne faire honneur que d’une manière trop imparfaite. Partout notre tente était dressée avant notre arrivée qui était attendue avec impatience, et la reconnaissance de ces braves gens, pour les légers services médicaux que nous pouvions leur rendre, s’exprimait par des signes non équivoques. A Haïdous, je fus assez heureux pour améliorer rapidement, au moyen de quelques cautérisations, l’ophthalmie grave de la femme d’un paysan de la localité, et la preuve de la confiance du mari en mes connaissances médicales ne se fit pas attendre : le brave homme s’empressa de m’amener son mulet boiteux, espérant que ma science, qui avait pu être de quelque utilité à sa femme, ne serait pas moins efficace pour la guérison de sa bête.

La protection éclairée que l’on accorde actuellement au culte musulman n’est pas un des moyens les moins efficaces de nous rallier des populations qui, pour nous aimer, n’ont besoin que de nous mieux connaître. Le respect de l’influence des marabouts si vénérés de leurs tribus, et la construction de mosquées par les soins de l’administration française, ont plus fait pour empêcher les excès du fanatisme religieux, et prévenir les insurrections, qui prendraient pour drapeau la différence de religion, que toutes les persécutions, qui n’étaient pas loin de l’esprit de ceux qui ont longtemps pensé que l’élément indigène devait être repoussé au delà des limites de notre occupation, sinon entièrement détruit ; car le fanatisme de quelques colons mal inspirés a osé aller jusque-là. — Qu’il me soit permis de citer un fait tout personnel comme preuve de la tolérance religieuse des Chaouia : à Menah, au retour de l’exploration du ravin de l’Oued Bouzina, dans laquelle il nous avait fallu traverser plusieurs fois la rivière, nous étions fort embarrassés pour changer de vêtements, au milieu du nombreux entourage qu’il nous était impossible d’éloigner ; on nous désigna, sans aucune hésitation, comme un lieu fort convenable pour nous soustraire aux regards des curieux, la mosquée de l’endroit construite par un marabout vénéré.

La race kabyle a été l’objet de trop d’études pour que nous puissions espérer ajouter aux connaissances déjà acquises ; mais nous comprenons trop l’importance de la force humaine, comme principal agent de l’agriculture, pour hésiter à entrer ici dans quelques considérations sur des faits que l’exercice de la médecine dans les tribus nous a permis de constater de la manière la plus authentique. Malgré leur civilisation déjà avancée et leurs instincts laborieux, les Kabyles de l’Aurès ne s’en livrent pas moins à tous les débordements d’un déplorable libertinage, cause puissante de dépopulation et d’abâtardissement[32] pour une race remarquable par la beauté de son type, et qui, par ses caractères généraux, se rapproche beaucoup de celle du centre de l’Europe.

Ce n’est pas sans regret que nous quittons la charmante vallée de l’Oued Abdi ; mais nous sommes pressés d’aller explorer le Djebel Cheliah, dont nous voyons dans le lointain les vastes forêts de Cèdres. Nous descendons la pente rapide d’un ravin qui nous conduit à El Hdour (environ 1,610 mètres d’altitude), à la source de l’un des affluents de l’Oued El-Abiad ; les montagnes des environs sont couvertes de bois composés de Chênes-verts (Quercus Ilex et var. Ballota) et de Fraxinus dimorpha, entre lesquels se montrent de nombreux pieds de Juniperus thurifera, espèce d’Espagne et d’Orient qui n’avait pas encore été observée en Algérie ; ce dernier arbre descend jusque dans la vallée, et, vu de loin, il rappelle un peu, par la grosseur de son tronc et la disposition de ses branches, les Saules blancs étêtés qui entourent les prairies du centre de la France ; dans le fond de la vallée sont d’assez vastes champs de Blé entourés de murs et bien arrosés. Au sud, la montagne d’Iche-moul montre la partie supérieure de ses pentes couvertes d’arbres de forme pyramidale, que nos guides nous assurent être des Cèdres. — De Hdour à Em-Medinah, nous suivons une vallée creusée de ravins argilo-schisteux, dont les pentes présentent des bois clairsemés, et dans lesquels le Juniperus Oxycedrus vient remplacer le J. thurifera ; dans ces mêmes bois se voient également quelques pieds de Pinus Halepensis.

La vallée de Em-Medinah (environ 1,390 mètres d’altitude), assez vaste et bien arrosée, s’étend à la base du Djebel Cheliah, dont l’immense massif la limite au nord-est ; d’autres montagnes beaucoup moins élevées complètent le cirque qui la circonscrit ; de nombreuses ruines romaines, qui ont fait donner son nom à la vallée (Em-Medinah, la ville), montrent qu’elle fut jadis un centre important de population ; des ruisseaux, origine de l’Oued El-Abiad, en fertilisent les cultures ; de riches moissons de Blé, qui ne sont pas encore parvenues à maturité (9 juin), occupent une assez grande étendue de ce sol fertile. Les Arabes n’ont pas d’établissement fixe à Em-Medinah, et n’y viennent camper que pendant l’été et l’automne pour y faire paître leurs troupeaux, et se livrer aux travaux de la culture ; pendant les froids de l’hiver, alors que la vallée est le plus souvent couverte par la neige, ils vont établir leurs douars dans les pâturages de la région saharienne. En raison de l’altitude, les champs n’ont besoin que d’irrigations assez rares, et seulement lorsque les épis sont déjà formés ; la moisson a lieu en août, et l’on retrouve ici les habitudes sahariennes : la paille est coupée à peu de distance des épis, et le dépicage du Blé et de l’Orge est pratiqué au moyen de chevaux ou de mulets. Les mêmes champs ne sont jamais cultivés deux années de suite, comme ceux de la vallée de l’Oued Abdi, qui, par les soins des habitants, sont devenus de véritables jardins constamment en culture. — Dans les pâturages dominent les espèces suivantes, la plupart européennes :

*Ranunculus macrophyllus Desf.

Nasturtium officinale R. Br.

Capsella Bursa-pastoris DC.

Arenaria serpyllifolia L.

*Cerastium Atlanticum DR.

Malope stipulacea Cav.

Geranium dissectum L.

Medicago Cupaniana Guss.

— sativa L.

Trifolium pratense L.

— repens L.

— resupinatum L.

— fragiferum L.

— campestre Schreb.

Lotus corniculatus L.

Hippocrepis unisiliquosa L.

Vicia sativa L.

*Echinops spinosus L.

*Silybum eburneum Coss. et DR.

Cirsium Monspessulanum All.

Evax Heldreichii Parlat.

Micropus bombycinus Lagasc.

Artemisia campestris L.

*Senecio giganteus Desf.

Nonnea micrantha Boiss. et Reut.

Veronica Anagallis L.

Mentha Pulegium L.

Rumex crispus L.

*Euphorbia luteola Coss. et DR.

— Nicæensis All.

Zannichellia macrostemon J. Gay. — Ruisseaux.

Juncus glaucus Ehrh.

Carex divisa Huds.

— distans L.

Alopecurus pratensis L. var. ventricosus.

Poa trivialis L.

Festuca arundinacea Schreb.

Brachypodium distachyum Rœm. et Sch.

Hordeum secalinum Schreb.

Dans les moissons et dans les terrains anciennement cultivés, la végétation spontanée est également constituée en grande partie par des espèces européennes :

Liste des plantes observées dans les moissons et les terrains anciennement cultivés de la vallée de Em-Medinah.

Ceratocephalus falcatus Pers.

*Ranunculus macrophyllus Desf.

Delphinium Orientale J. Gay.

Papaver Rhœas L.

Hypecoum pendulum L.

Ranunculus chærophyllos L. var. flabellatus.

Sisymbrium crassifolium Cav.

Erysimum Orientale R. Br.

Alyssum campestre L.

Neslia paniculata Desv.

Camelina sativa Cr. var. pubescens.

Rapistrum Linnæanum Boiss. et Reut.

Reseda alba L.

— Luteola L. var. crispata.

Cerastium dichotomum L.

Malva sylvestris L.

Erodium cicutarium L’Hérit.

Geranium dissectum L.

Ruta montana L.

Ononis Natrix L.

Medicago apiculata Willd.

— sativa L.

Lotus corniculatus L.

*Paronychia Aurasiaca Webb.

Eryngium campestre L.

Caucalis leptophylla L.

Turgenia latifolia Hoffm.

Scandix Pecten-Veneris L.

Asperula arvensis L.

Galium verum L.

*Valerianella fallax Coss. et DR.

— discoidea Lois.

*Carduncellus Atlanticus Coss. et DR.

*Silybum eburneum Coss. et DR.

Picnomon Acarna Cass.

Cirsium echinatum DC.

Carduus macrocephalus Desf.

Onopordon macracanthum Schousb.

*Centaurea acaulis L.

— pullata L.

— Nicæensis All.

— Calcitrapa L.

Micropus supinus L.

— bombycinus Lagasc.

Scolymus maculatus L.

Leontodon hispidus L.

Urospermum Dalechampii Desf.

Echium Italicum L.

Nonnea nigricans DC.

Anchusa Italica Retz.

Rochelia stellulata Rchb.

Salvia Verbenaca L.

Phlomis Herba-venti L.

Plantago albicans L.

— Lagopus L.

— Coronopus L.

Polygonum Bellardi All.

*Passerina virescens Coss. et DR.

Phalaris truncata Guss.

Phleum pratense L. var. nodosum

Echinaria capitata Desf.

Trisetum flavescens P. B.

Avena barbata Brot.

— sterilis L.

Poa trivialis L.

Bromus tectorum L.

— maximus Desf.

Lolium perenne L.

*Triticum hordeaceum Coss. et DR.

Hordeum murinum L.

— maritimum With.

— secalinum Schreb.

Ægilops ventricosa Tausch.

Les coteaux, au sud de la vallée, présentent le Fraxinus dimorpha, et des pieds de Juniperus thurifera d’un beau développement. Les pentes des montagnes plus élevées qui dominent ces coteaux sont occupées par d’assez beaux bois, dont les essences principales sont le Chêne-vert (Quercus Ilex), le Juniperus Oxycedrus, et le Pinus Halepensis, et où le Calycotome spinosa et l’Anthyllis erinacea avec le Buplevrum spinosum forment des buissons peu élevés. Dans un champ enclavé dans ces bois, nous trouvons pour la première fois une espèce nouvelle du genre Brassica des mieux caractérisées (Brassica dimorpha) avec d’autres plantes intéressantes. — Les clairières de ces mêmes bois nous offrent le Catananche cærulea, des touffes non fleuries du Scabiosa crenata, les Festuca triflora et cynosuroides, etc.

Liste des plantes observées sur les coteaux au sud-est de la vallée de Em-Medinah.

Adonis æstivalis L. — Moissons.

*Brassica dimorpha Coss. et DR. — Moissons.

Arabis auriculata Lmk.

Alyssum serpyllifolium Desf.

Helianthemum rubellum Presl.

Polygala rosea Desf.

Silene inflata Sm.

Calycotome spinosa Link.

Ononis Cenisia L.

— Columnæ All.

Anthyllis erinacea L.

*— Numidica Coss. et DR.

Hippocrepis scabra DC.

*Hedysarum pallidum Desf. — Moissons.

Sedum acre L.

Buplevrum spinosum L.

— paniculatum Brot.

*Selinopsis montana Coss. et DR.

Pimpinella Tragium DC.

Asperula hirsuta Desf.

Galium erectum Huds.

Crucianella angustifolia L.

Scabiosa crenata Cyrill.

*Othonna cheirifolia L.

Jurinæa humilis DC. var. Bocconi.

Onopordon macracanthum Schousb.

Carduus macrocephalus Desf.

Centaurea alba L.

— pubescens Willd.

*Atractylis cæspitosa Desf.

Inula montana L.

Catananche cærulea L.

Seriola lævigata L.

Hieracium Pilosella L.

*Fraxinus dimorpha Coss. et DR.

Convolvulus lineatus L.

— Cantabrica L.

— arvensis L.

*Veronica rosea Desf.

Calamintha alpina Lmk.

Salvia Verbenaca L.

Brunella alba Pall.

*Passerina virescens Coss. et DR.

Quercus Ilex L.

— — var. Ballota.

Juniperus Oxycedrus L.

— thurifera L.

Pinus Halepensis Mill.

Asphodelus ramosus L.

Muscari comosum Mill. — Moissons.

Carex Halleriana Asso.

Stipa barbata Desf.

— gigantea Lagasc.

Ampelodesmos tenax Link.

Avena pratensis L.

Cynosurus elegans Desf.

Bromus tectorum L.

Festuca triflora Desf.

— cynosuroides Desf.

La pente nord du Djebel Cheliah est coupée de ravins profonds, espacés, creusés par les ruisseaux qui se jettent dans l’Oued Essora. En longeant l’un de ces ravins les plus rapprochés d’Em-Medinah, nous traversons de beaux bois composés de Fraxinus dimorpha, de Chênes-verts (Quercus Ilex et var. Ballota), de Juniperus Oxycedrus, qui s’élève seulement à quelques centaines de mètres au-dessus de la base de la montagne ; les branches de ce dernier arbre présentent fréquemment de véritables bouquets de l’Arceutholobium Oxycedri. Au-dessus des bois, jusqu’à la base du premier pic, s’étendent des pâturages ras analogues à ceux que nous retrouvons dans la partie déboisée du pic principal. Le seul arbre que nous observions dans ces pâturages, au-dessus de 1,800 mètres d’altitude, est un pied de Juniperus thurifera, que nous n’avons pas retrouvé ailleurs sur le versant nord de la montagne. Les pentes qui nous conduisent à la crête nous offrent des touffes de Cratægus monogyna var. hirsuta, Sarothamnus purgans, Anthyllis erinacea et d’Artemisia campestris, entre lesquelles croissent les Ononis Cenisia, Vicia glauca, Helichrysum lacteum, Evax Heldreichii, Catananche montana, etc. — Une exploration rapide des sommités du Djebel Cheliah jusqu’à la base du pie principal nous présente les plantes de la région montagneuse supérieure, entre autres les Scorzonera pygmæa, Brassica humilis, Senecio Gallerandianus, Potentilla Pensylvanica, etc. L’approche de la nuit nous force, à cause du voisinage des lions, de gagner notre campement, et de remettre au lendemain une nouvelle ascension de la montagne pour l’exploration du pic principal. L’un des profonds ravins qui s’étendent de ce pic vers la vallée de l’Essora nous conduit aux sources d’Aïn-Turck, près desquelles sont dressées nos tentes (environ 1,500 mètres d’altitude). Le fond de la vallée de l’Oued Essora, au-dessous de notre campement, est occupé par des pâturages et quelques moissons.

Liste des plantes observées dans les pâturages et les moissons de la vallée de l’Oued Essora[33].

Adonis æstivalis L. — Ch.

Ranunculus repens L. — Pât.

*— macrophyllus Desf. — Pât.

Papaver Rhœas L. — Ch. Pât.

Erysimum Orientale R. Br. — Ch.

Sinapis pubescens L. — Pât.

Neslia paniculata Desv. — Ch.

Rapistrum Linnæanum Boiss. et Reut. — Ch. Pât.

Reseda alba L. — Pât.

Silene inflata Sm. — Pât.

— muscipula L. — Ch.

*Cerastium Atlanticum DR. — Lieux humides.

— Boissieri Gren. — Pât.

— dichotomum L. — Pât.

Malope stipulacea Cav. — Pât.

Hypericum tomentosum L. — Pât.

Ononis Cenisia L. — Pât.

— Columnæ All. — Pât.

Medicago sativa L. — Pât. Ch.

— minima Lmk. — Pât. Ch.

Melilotus parviflora Desf. — Ch.

*Trifolium sphærocephalum Desf. — Pât.

— pratense L. — Pât.

Tetragonolobus siliquosus Roth. — Pât.

Astragalus Glaux L. — Pât.

Arthrolobium scorpioides DC. — Pât.

Hippocrepis scabra DC. — Pât.

— unisiliquosa L. — Ch.

Vicia sativa L. — Pât.

Poterium Magnolii Spach. — Ch.

Paronychia Aurasiaca Webb. — Pât.

Eryngium campestre L. — Pât.

Œnanthe peucedanifolia Poll. — Pât.

Turgenia latifolia Hoffm. — Pât.

Caucalis leptophylla L. — Pât.

Scandix Pecten-Veneris L. — Pât.

Smyrnium Olusatrum L. — Pât.

Bifora testiculata L. — Pât.

Sherardia arvensis L. — Ch.

Asperula arvensis L. — Ch.

Galium tricorne With. — Pât. Ch.

Valerianella discoidea Lois. — Ch.

Knautia arvensis Coult. — Pât. Ch.

Scabiosa maritima L. — Ch.

Xeranthemum inapertum Willd. — Pât.

*Centaurea acaulis L. — Pât.

— Nicæensis All. — Pât.

— pullata L. — Ch.

Kentrophyllum lanatum DC. — Pât.

Carduncellus pinnatus DC. — Pât.

Onopordon macracanthum Schousb. — Pât.

Cynara Cardunculus L. — Ch.

Carduus pycnocephalus L.

Picnomon Acarna Cass. — Ch.

Evax Heldreichii Parlat. — Pât.

Micropus supinus L. — Pât.

Pallenis spinosa Cass. — Ch.

Scolymus grandiflorus Desf. — Ch.

Rhagadiolus stellatus Gærtn. — Ch.

Hedypnois rhagadioloides L. — Pât.

Catananche cærulea L. — Pât.

*— montana Coss. et DR. — Pât.

Cichorium Intybus L. — Ch.

Tragopogon crocifolius L. — Pât.

Taraxacum obovatum DC. — Pât.

Sonchus oleraceus L. — Pât.

Chlora grandiflora Viv. — Pât.

Convolvulus arvensis L. — Pât.

Borrago officinalis L. — Pât.

Anchusa Italica L. — Pât.

Thymus ciliatus Benth. var. — Pât.

Salvia Verbenaca L. — Pât.

— patula Desf. — Pât.

Brunella alba Pall. — Pât.

Ajuga Chamæpitys Schreb. — Pât.

Plantago Coronopus L. — Pât.

Beta vulgaris L. — Ch.

Polygonum Bellardi All. — Pât.

Euphorbia Nicæensis All. — Pât.

Daphne Gnidium L. — Pât.

Gladiolus Ludoviciæ Jan. — Ch.

Ornithogalum Narbonense L. — Pât.

Allium roseum L. — Ch.

Juncus lamprocarpus Ehrh. — Pât.

— valvatus Link var. caricinus. — Pât.

Carex distans L. — Pât.

Phalaris truncata Guss. — Ch.

Phleum pratense L. var. nodosum. — Pât.

Avena sterilis L. — Pât. Ch.

— barbata Brot. — Pât. Ch.

Arrhenatherum elatius Mert. et Koch var. bulbosum. — Pât.

Glyceria fluitans R. Br. var. plicata. — Pât.

Festuca arundinacea Schreb. — Pât.

Bromus mollis L. — Pât.

— tectorum L. — Ch.

Lolium perenne L. — Pât.

Ægilops ventricosa Tausch. — Pât.

Equisetum ramosissimum Desf. — Pât.

La partie inférieure de la montagne est couverte de bois, dont les Chênes-verts (Quercus Ilex et var. Ballota) et le Fraxinus dimorpha constituent les principales essences ; le Juniperus Oxycedrus s’y rencontre en assez grande abondance, et on y voit aussi des buissons souvent assez élevés du Cratægus monogyna var. hirsuta, et de rares pieds du Prunus Insititia ; quelques Cèdres descendent jusque dans la vallée, mais seulement le long des ravins. — Au voisinage du campement d’Aïn-Turck, et au bord des ruisseaux, s’étendent des pâturages ras et déboisés circonscrits par les bois de la partie inférieure de la montagne, et par la forêt de Cèdres qui, au-dessus, en occupe le versant. — Les bords du ravin que nous gravissons dans la forêt de Cèdres nous présentent, vers 1,800-1,900 mètres d’altitude, l’If (Taxus baccata), que nous verrons s’élever jusqu’à la limite supérieure du Cèdre ; mais cet arbre, quoiqu’il atteigne d’assez grandes proportions, ne se rencontre que par individus isolés. L’Acer Monspessulanum, dont nous n’avions rencontré que quelques pieds épars, entre, sur ce point seulement, pour une assez grande part dans la composition de la forêt. Les Cotoneaster Fontanesii et Berberis vulgaris var. australis forment des buissons dans les clairières, où l’on voit des touffes rabougries et hémisphériques du Juniperus nana, et où nous recueillons plusieurs espèces intéressantes : Linaria heterophylla, Paronychia Aurasiaca, Vicia glauca, Lamium longiflorum, Viola gracilis, Selinopsis montana, Iberis Pruitii, Scorzonera pygmæa, Scabiosa crenata, Brassica humilis, etc. — Vers 2,150 mètres d’altitude, on arrive à la limite supérieure de la forêt de Cèdres, qui se termine brusquement, comme au Djebel Tougour, par des Cèdres aussi développés que ceux de la partie inférieure. — Une vallée étroite nous sépare encore de la base du pic ; les deux versants de cette vallée sont également couverts de Cèdres. — Les pâturages, qui s’étendent presque jusqu’aux sources situées à peu de distance du sommet, nous présentent en abondance les : Draba Hispanica, Scorzonera pygmæa, Buplevrum spinosum, Senecio Gallerandianus, Potentilla Pensylvanica (déjà observé en Espagne par M. Reuter dans des stations analogues), etc. ; on y observe aussi le Prunus prostrata, et quelques pieds rabougris de l’Acer Monspessulanum. — Aux environs des sources, dans les endroits frais ou arrosés, croissent les Barbarea intermedia, Arabis ciliata, Viola gracilis, Valeriana tuberosa, etc. — La pente rocailleuse peu étendue qui nous sépare du sommet est en grande partie couverte par d’énormes touffes de Sarothamnus purgans ; là nous recueillons un Jasione non encore fleuri, et voisin de certaines formes du Jasione perennis. — L’étroit plateau pierreux qui forme le point culminant du Djebel Cheliah s’étend de l’est à l’ouest. Des murs en pierres sèches, construits sur la partie la plus élevée, nous servent de refuge contre le vent pour nos observations thermométriques et barométriques.

De ce point, le plus élevé de toute l’Algérie, se déroule un magnifique panorama ; au sud et près de nous, les pentes blanchâtres, abruptes, nues et accidentées, des montagnes qui limitent la vallée de l’Oued El-Abiad, et dans le lointain les plaines du Sahara ; à l’ouest, les sommets de nombreuses montagnes, et aux limites de l’horizon le Djebel Tougour et la chaîne des Ouled-Sultan ; au nord des pentes boisées, et au delà les vastes plaines des hauts-plateaux, et leurs chotts aux surfaces miroitantes ; à l’est, les montagnes accidentées et les vallées profondes de l’Aurès oriental.

Le versant sud du Djebel Cheliah, dont nous n’explorons la pente rocheuse que jusqu’à quelques centaines de mètres au-dessous du sommet, nous offre dans les fissures des rochers l’Amelanchier vulgaris et le Ribes Grossularia, et dans les rocailles qui couvrent le sol les : Erodium montanum, Helichrysum lacteum, Campanula rotundifolia, Anthoxanthum odoratum, Asplenium Ruta-muraria, Rhamnus alpinus, Catananche montana, etc. — Cette pente est trop abrupte et trop dépourvue de terre végétale pour pouvoir être régulièrement boisée ; aussi les Cèdres n’y occupent-ils généralement que les ravins, et n’arrivent-ils qu’à une altitude bien inférieure à celle qu’ils atteignent sur la pente nord ; la plupart d’entre eux présentent les caractères de la vétusté, et leurs sommets ont été brisés par le vent ou par les éboulements de rochers. — Plusieurs pentes méridionales des montagnes élevées qui environnent le Djebel Cheliah ou qui en dépendent sont, au contraire, couvertes de Cèdres presque jusqu’au sommet ; mais ces arbres, dont la cime s’étale généralement en parasol, présentent un moins beau développement que ceux des pentes tournées vers le nord.

Qu’il nous soit permis d’exprimer ici nos craintes sur la conservation des magnifiques forêts de l’Aurès. Les nombreux débris des Cèdres, qui jadis formaient la limite des forêts, indiquent que cette limite a déjà notablement baissé par suite des déprédations des Arabes, qui souvent, au voisinage de leurs pâturages ou de leurs campements, mettent le feu au pied des plus beaux arbres. Il serait à désirer que des règlements sévères vinssent mettre un terme à ces désordres dans des contrées où la conservation de la végétation arborescente est une des conditions indispensables de la richesse du pays ; car la dénudation du sol et l’éboulement des rochers viendrait stériliser les vallées, et apporter à la longue un trouble profond dans la distribution des eaux, en convertissant les cours d’eau, source de fertilité, en des torrents dévastateurs. Pour protéger les forêts d’une manière plus complète, il faudrait aussi empêcher la mutilation des arbres, à laquelle les Arabes ne sont que trop portés, et soumettre à une réglementation l’extraction de la résine, qui, avec l’écorçage, ne sont pas de moindres causes de destruction[34]. Le but ne peut être atteint, néanmoins dans les montagnes élevées et à pentes rapides, que par l’interdiction absolue du pacage dans les pâturages des sommités ; car, par la destruction des jeunes plants et la vétusté de la forêt qui en est la conséquence, les troupeaux contribuent beaucoup à abaisser le niveau d’altitude atteint par la végétation arborescente. La rapidité du développement des arbres dans les pays chauds viendra bientôt, du reste, récompenser les soins de l’administration, ainsi que le prouvent par un exemple frappant les forêts des environs de Batna soumises au régime forestier, et qui sont en voie de réparer leurs pertes. Dans le rapport sur notre voyage dans la province d’Oran, nous avons déjà appelé l’attention sur les résultats importants obtenus aux environs de Saïda, par la surveillance de l’autorité militaire, pour l’amélioration des bois qui couvrent le revers septentrional de la chaîne qui sépare le Tell des hauts-plateaux ; cet exemple démontre que l’autorité militaire peut, par une répression efficace, obtenir des indigènes, sans surcroît de dépenses et sans l’organisation d’un personnel nombreux, la stricte observation des mesures nécessaires pour empêcher le déboisement du pays.

Liste des plantes observées sur le Djebel Cheliah[35].

Renonculacées.

Thalictrum saxatile Schleich. — F. moy. (Eur. centr.).

Ranunculus millefoliatus Vahl. — Plat. sup. (Tun. It. Græc.).

demissus DC. ? — F. moy. Pât. sup. (Hisp. ? Or.).

repens L. — F. inf. (Eur. Am. bor.).

*macrophyllus Desf. — F. inf.

Berbéridées.

Berberis vulgaris L. var. australis Boiss. — F. moy. sup. Pât. Turck. S. (Hisp. Cors. Sard. Sic. Or.).

Papavéracées.

Papaver Rhœas L. — Pât. sup. (Tun. Eur. As. Can.).

Crucifères.

Barbarea intermedia Bor. (B. angustana Boiss.). — Pât. sup. (Gall. Helv.).

Arabis auriculata Lmk. — Pât. sup. Somm. (Eur. centr. austr. Tauri.).

ciliata R. Br. — Pât. sup. S. (Eur.).

Thaliana L. — Pât. sup. (Eur. Sib.).

Alyssum Atlanticum Desf. — N. Pât. Pât. sup. Somm. (Hisp. Cret.).

serpyllifolium Desf. — Pât. Turck. (Hisp.).

Draba Hispanica Boiss. — Pât. Pât. sup. Somm. S. (Hisp. austr.).

verna L. — Pât. sup. (Eur. Am. bor.).

Thlaspi perfoliatum L. — Pât. Pât. sup. (Eur. Tauri. Æg. Pers.).

Capsella Bursa-pastoris DC. — N. (Eur. As.).

Hutchinsia petræa R. Br. — Pât. Pât. sup. (Eur. centr. austr.).

Iberis Pruitii Tin. — F. sup. Pât. Pât. sup. Somm. S. (Hisp. austr. Sic.).

pectinata Boiss. — Turck. (Hisp.).

Sisymbrium Alliaria Scop. — F. moy. (Eur. Or.).

Erysimum australe J. Gay var. (E. longifolium Guss.). — F. inf. moy. Pât. Pât. sup. S. (Tun. Gall. It.).

Æthionema saxatile R. Br. — N. (Eur. centr. austr. Or.).

Brassica humilis DC. — Pât. (Hisp. Gall. austr. Ped. Tauri.).

Gravinæ Ten. — Pât. (Tun. It. Sic.).

Sinapis pubescens L. — F. inf. moy. N. Pât. sup. Somm. (Tun. Hisp. Sic.).

Cistinées.

Helianthemum rubellum Presl. — Pât. N. (Hisp. Sic.).

glaucum Pers. var. croceum. — F. moy. sup. Pât. sup. (Hisp. Sard. It. Sic.).

Violariées.

Viola odorata L. — F. moy. (Eur. Sib. Can.).

gracilis Sibth. et Sm. — F. sup. Pât. Pât. sup. S. (It. Sic. Or.).

Caryophyllées.

Dianthus sylvestris Wulf. var. — S. (Eur. austr. Helv.).

Silene conica L. — Pât. Pât. sup. (Eur. centr. austr. Or.).

nocturna L. — Pât. (Med.).

Italica DC. var. — F. moy. (Tun. Med.).

ciliatæ affinis absque flore. — Pât. Pât. sup.

Lychnis macrocarpa Boiss. et Reut. — N. (Tun. Hisp. Or.).

Arenaria grandiflora L. — Pât. F. sup. S. (Eur. centr. austr.).

serpyllifolia L. — Pât. Pât. sup. Somm. (Eur. Sib.).

Cerastium dichotomum L. — Turck. (Hisp.).

glomeratum Thuill. — Pât. (Eur.).

*Atlanticum DR. — Turck.

Boissieri Gren. — F. moy. sup. Pât. Somm. (Hisp. Sard. Cors. Ped.).

Malvacées.

Malope stipulacea Cav. — Pât. N. (Tun. Hisp. austr.).

Acérinées.

Acer Monspessulanum L. — F. moy. sup. Pât. sup. (Tun. Eur. centr. austr.).

Géraniacées.

Geranium tuberosum L. — F. moy. (Eur. austr.).

Pyrenaicum L. — F. moy. (Eur.).

lucidum L. — F. moy. (Eur.).

Erodium cicutarium L’Hérit. — N. Pât. (Eur. Or.).

*montanum Coss. et DR. — F. moy. sup. Pât. Pât. sup. S. (Tun.).

Rhamnées.

Rhamnus Alpinus L. — S. (Eur.).

Légumineuses.

Sarothamnus purgans Gren. et Godr. (Genista purgans L.). — Pât. Pât. sup. Somm. S. (Gall. centr.).

Calycotome spinosa Link. — F. inf. moy. (Med. occ.).

Ononis Cenisia L. — Pât. (Eur. occ. austr.).

Anthyllis erinacea L. — F. inf. moy. sup. Pât. Pât. sup. Somm. S. (Hisp.).

Vulneraria L. — Pât. (Eur. Or.).

*Numidica Coss. et DR. — F. inf. moy. Pât.

Medicago Cupaniana Guss. — F. inf. Turck. (It. Sic.).

Gerardi W. et Kit. — Pât. (Eur. centr. austr.).

Trigonella Monspeliaca L. — Turck. (Tun. Gall. Eur. austr. Cauc. Or.).

Trifolium pratense L. — Turck. (Eur. Sib.).

*sphærocephalum Desf. — Turck.

repens L. — F. inf. Turck. (Eur. Sib.).

Lotus cytisoides L. — F. inf. (Med.).

Astragalus Glaux L. — Turck. Pât. (Hisp.).

sesameus L. — Turck. (Med. Or.).

Coronilla minima L. — N. (Eur. occ.).

Hedysarum capitatum Desf. — N. (Tun. Med. occ.).

Onobrychis argentea Boiss. — F. inf. (Hisp.).

Vicia glauca Presl. — Pât. Turck. N. (Sard. Sic.).

sativa L. — F. moy. (Eur.).

Rosacées.

Prunus prostrata Labill. — Pât. Pât. sup. S. (Tun. Med. austr.).

Insititia L. — Turck. (Eur.).

Spiræa Filipendula L. — Pât. Turck. (Eur. Sib.).

Geum sylvaticum Pourr. (G. Atlanticum Desf.). — F. moy. Turck. (Eur. austr.).

Rubus fruticosus L. var. corylifolius. — F. moy. (Eur.).

Potentilla reptans L. — F. inf. (Eur. As.).

hirta L. — Pât. sup. (Eur. austr.).

Pensylvanica L. — Pât. sup. Somm. S. (Hisp. Am. bor. Sib.).

Rosa canina L. — F. inf. (Eur. As.).

Seraphini Viv. — Pât. F. sup. Pât. sup. (Cors. It.).

Cratægus monogyna Jacq. var. hirsuta Boiss. — Pât. F. moy. (Hisp. Sic.).

Amelanchier vulgaris Mœnch. — S. (Eur. centr. austr.).

Cotoneaster Fontanesii Spach. — F. sup. (Or.).

Sanguisorbées.

Aphanes arvensis L. — Pât. (Eur.).

Paronychiées.

Herniaria hebecarpa J. Gay (H. permixta Guss. non Jan). — Pât. (Sic. Syr. Abyss.).

*Paronychia Aurasiaca Webb. — Pât. Pât. sup. Somm.

Polycarpon Bivonæ J. Gay. — F. moy. sup. N. (Tun. Sic.).

Scleranthus annuus L. var. (S. polycarpus DC.). — Pât. Pât. sup. (Eur. centr. austr.).

Crassulacées.

Umbilicus horizontalis DC. — S. (Tun. Sic. Or.).

Sedum glanduliferum Guss. — F. moy. S. (Tun. Med. occ.).

acre L. — F. moy. inf. Pât. Somm. (Eur.).

amplexicaule DC. — F. moy. (Eur. austr.).

Grossulariées.

Ribes Uva-crispa L. — S. (Eur. Sib.).

Saxifragées.

Saxifraga Carpetana Boiss. et Reut. — Pât. Pât. sup. (Hisp.).

Ombellifères.

Eryngium triquetrum Vahl. — F. inf. (Tun. Sic.).

*Selinopsis montana Coss. et DR. — F. moy.

Ptychotis sp. nov. ? — F. moy.

Buplevrum spinosum L. f. — F. moy. sup. Pât. sup. (Hisp.).

Seseli montanum L. var. nanum. (Gaya Pyrenaica Gaud.) — Turck. Pât. S. (Pyr. Hisp.).

Thapsia Garganica L. — F. inf. (Tun. Med.).

Caucalis leptophylla L. — Pât. (Eur. austr. Or.).

Chærophyllum temulum L. — F. inf. (Eur.).

Smyrnium Olusatrum L. — F. moy. (Tun. Eur. centr. austr.).

Loranthacées.

Arceutholobium Oxycedri M. Bieb. (Viscum Oxycedri DC.). — F. inf. (Hisp. Gall. austr. Cauc.).

Rubiacées.

Crucianella angustifolia L. — Pât. (Eur. occ. austr. Or.).

Galium erectum Huds. — F. moy. S. (Eur. centr. austr.).

verum L. — F. moy. (Eur.).

Aparine L. — F. moy. (Tun. Eur. Or.).

Valérianées.

Valerianella olitoria Mœnch. — Somm. (Eur.).

Valeriana tuberosa L. — Pât. Pât. sup. S. (Med. Or.).

Dipsacées.

Knautia arvensis Coult. var. subscaposa. — F. inf. moy. sup. Pât. sup. S. (Med. occ.).

Scabiosa crenata Cyr. — Pât. F. moy. sup. (It. Sic. Græc.).

Composées (Cynarocéphales).

*Othonna cheirifolia L. — Pât. N. (Tun.).

Xeranthemum inapertum Willd. — Pât. Turck. (Eur. centr. austr. Or.).

Centaurea Calcitrapa L. — F. inf. (Eur. Or.).

Carduncellus pinnatus DC. — Pât. N. (Sic.).

Carduus macrocephalus Desf. — Pât. P. moy. sup. (Tauri.).

Jurinæa humilis DC. var. Bocconi. — Turck. Pât. Pât. sup. S. (Med. occ.).

Composées (Corymbifères).

Nardosmia fragrans Rchb. — F. inf. (Eur. austr.).

Bellis sylvestris Cyr. — Pât. F. moy. sup. Pât. sup. (Med. Or.).

Solidago Virga-aurea L. — F. moy. (Eur. As. bor.).

Evax Heldreichii Parlat. — Pât. Pât. sup. (Sic.).

Inula montana L. — Pât. F. moy. Pât. sup. Somm. S. (Eur. centr. austr. Tauri.).

Anthemis tuberculata Boiss. — F. moy. sup. Pât. sup. Somm. S. (Hisp.).

Artemisia campestris L. — Pât. (Eur. Or.).

*Helichrysum lacteum Coss. et DR. — Pât. F. moy. sup. Pât. sup. S.

Senecio Nebrodensis L. — F. moy. sup. Pât. sup. (It. Sic. Germ.).

*giganteus Desf. — F. inf.

*Gallerandianus Coss. et DR. — Pât. Pât. sup.

Composées (Chicoracées).

Hyoseris radiata L. — F. moy. inf. sup. S. (Tun. Med.).

Catananche cærulea L. — F. inf. moy. (Med. occ.).

*montana Coss. et DR. — F. inf. moy. sup. Pât. Pât. sup. S.

Hypochæris Neapolitana Ten. — Pât. (Tun. Eur. austr.).

Seriola lævigata L. — F. inf. moy. sup. Pât. Pât. sup. S. (Tun. Sic.).

Leontodon hispidus L. var. — F. inf. (Eur.).

Tragopogon crocifolius L. — Pât. sup. (Eur. austr. Or.).

Scorzonera pygmæa Sibth. et Sm. — Pât. F. sup. Pât. sup. (Bithyn.).

Taraxacum Dens-leonis L. — F. inf. Pât. (Eur.).

Phœnixopus vimineus Rchb. — N. (Eur. centr. austr.).

muralis Koch (Prenanthes muralis L.). — F. moy. (Eur.).

Hieracium Pilosella L. — Pât. F. moy. sup. S. (Eur.).

Campanulacées.

Jasione perennis L. var. ? — Pât. sup. (Eur. occ.).

Campanula rotundifolia L. — S. (Eur. Sib.).

Primulacées.

Anagallis arvensis L. — Pât. sup. (orbe fere toto).

linifolia L. — N. (Tun. Med. occ.).

Oléacées.

*Fraxinus dimorpha Coss. et DR. — F. inf. moy. Turck.

Convolvulacées.

Convolvulus Cantabrica L. — N. (Tun. Eur. austr.).

arvensis L. — N. (Eur. As. Am.).

Borraginées.

Lithospermum incrassatum Guss. — Pât. sup. (Tun. Med. Or.).

Alkanna tinctoria Tausch. — F. inf. (Eur. austr. Or.).

Myosotis stricta Link. — Pât. sup. (Eur. occ.).

Cynoglossum Nebrodense Guss. — F. moy. (Hisp. Sic.).

cheirifolium L. — Somm. (Tun. Med.).

Scrophularinées.

Verbascum Bœrhaavii L. — Pât. S. (Med. occ.).

Linaria heterophylla Desf. — F. moy. sup. Pât. Pât. sup. S. (Sic. Or.).

Scrophularia auriculata L. — F. moy. (Tun. Med. occ.).

Veronica Beccabunga L. — Pât. sup. (Eur. centr. austr. Or.).

*rosea Desf. — F. moy. (Hisp. ?).

arvensis L. — Pât. Pât. sup. (Eur. As. centr. Am. bor. Can.).

præcox L. — Somm. (Eur. centr. austr.).

hederæfolia L. — Pât. (Eur. Or. Am. bor.).

Labiées.

Mentha sylvestris L. — F. inf. (Eur. Or. B. sp.).

*Thymus ciliatus Benth. var. Munbyanus. — N.

Salvia patula Desf. — Pât. Pât. sup. (Med. austr. Or.).

Clinopodium vulgare L. — F. moy. (Eur. Or.).

Calamintha Alpina Lmk. — F. moy. sup. Pât. Pât. sup. Somm. (Eur. centr. austr.).

Lamium longiflorum Ten. — F. moy. sup. Pât. Pât. sup. S. (Tun. Eur. austr.).

Teucrium Chamædrys L. — F. moy. sup. Pât. (Eur.).

Polium L. — Pât. Turck. (Tun. Med. Or.).

Ajuga Chamæpitys Schreb. — F. moy. (Eur. centr. austr. Tauri.).

Plumbaginées.

Armeria longearistata Boiss. et Reut. — Pât. Turck. Somm. (Hisp.).

Plantaginées.

Plantago Coronopus L. — Pât. Pât. sup. S. (Eur. Can.).

Salsolacées.

Chenopodium Vulvaria L. — Turck. (Eur.).

Polygonées.

Rumex crispus L. — F. inf. (Eur. Sib. Am. bor.).

tuberosus L. — Pât. S. (Eur. austr.).

Daphnoïdées.

Passerina annua Wikstr. — Turck. (Eur. centr. austr. Or.).

Euphorbiacées.

Euphorbia verrucosa L. var. leiocarpa. — F. inf. moy. (Eur. centr. austr.).

Nicæensis All. — F. moy. (Tun. Med.).

*luteola Coss. et DR. — F. inf.

Cupulifères.

Quercus Ilex L. — F. inf. moy. (Tun. Gall. occ. Med.).

— var. Ballota (Q. Ballota Desf.). — F. inf. moy. (Tun. Med. austr.).

Conifères.

Juniperus Oxycedrus L. — F. inf. Pât. (Tun. Med. Or.).

nana Willd. — F. moy. sup. (Eur. As. bor. Am. bor.).

thurifera L. (J. sabinoides Griseb.). — F. inf. moy. Pât. (Hisp. Or.).

Cedrus Libani Barr. var. Atlantica. — F. inf. moy. sup. (Taurus).

— — s.-v. viridis.

— — s.-v. argentea.

Taxus baccata L. — F. moy. sup. (Eur.).

Orchidées.

Orchis latifolia L. — F. inf. (Eur. centr. austr.).

Iridées.

Romulea Bulbocodium Sebast. et Maur. — Pât. Pât. sup. (Eur. occ. austr.).

Liliacées.

Gagea polymorpha Boiss. — Pât. sup. (Hisp. Lus. Cors. Sic. Græc.).

Ornithogalum umbellatum L. — Pât. N. (Eur.).

Muscari racemosum Mill. — F. moy. (Eur.).

*Asphodelus acaulis Desf. — Pât. sup.

Asphodeline lutea Rchb. — F. inf. moy. sup. Pât. Pât. sup. (Med. Or. Sib. Cauc.).

Joncées.

Juncus glaucus Ehrh. — Pât. sup. (Eur. Med. Am. bor.).

Cypéracées.

Carex hordeistichos Vill. — Pât. sup. (Gall. Hisp. Germ. It. Cauc.).

Graminées.

Anthoxanthum odoratum L. — F. inf. moy. sup. Pât. S. (Eur. Sib.).

Stipa gigantea Lagasc. — Pât. (Hisp. It. Sic.).

parviflora Desf. — Pât. (Tun. Hisp. Cret. Arab.).

Apera interrupta B. B. (Agrostis interrupta L.). — Somm. (Eur. centr. austr. Cauc. Or.).

Ampelodesmos tenax Link. — F. inf. moy. (Tun. Med. occ.).

Echinaria capitata Desf. — Pât. (Tun. Eur. austr. Or.).

Trisetum flavescens P. B. — F. inf. (Eur. centr. austr. Arab. Pers. B. sp.).

Poa bulbosa L. — Pât. N. Somm. S. (Eur. centr. austr. Or.).

Melica Cupani Guss. — N. (It. Sic.).

Kœleria cristata Pers. — Somm. (Eur. Sib.).

Valesiaca Gaud. — Pât. (Hisp. Gall. Helv.).

Dactylis glomerata L. — F. inf. moy. sup. Pât. Somm. (Eur. Or. Sib. Am. bor.).

Cynosurus elegans Desf. — Pât. F. inf. moy. (Tun. Eur. austr. Can.).

Festuca ovina L. — Somm. (Eur. Sib.).

— var. duriuscula. — Pât. sup. Somm. S. (Eur. Sib.).

triflora Desf. — F. moy. (Hisp.).

incrassata Salzm. — N. (Cors. It.).

Sicula Presl. — Pât. Turck. (Sic. Cors. Sard.).

Bromus squarrosus L. — F. moy. sup. (Eur. austr.).

erectus L. — Pât. sup. Somm. (Tun. Eur. Cauc.).

Lolium perenne L. — F. inf. (Eur. Cauc. Am. bor.).

*Triticum hordeaceum Coss. et DR. — F. moy.

Hordeum bulbosum L. — F. inf. (Med. Or.).

Ægilops ovata Willd. var. triaristata. — Pât. (Tun. Hisp. Gall. austr. It. Or.).

ventricosa Tausch. — Pât. (Hisp.).

Fougères.

Cystopteris fragilis Bernh. (Aspidium fragile Sw.). — Pât. sup. (Eur. Sib.).

Asplenium Ruta-muraria L. — S. (Eur. Sib.).

Adianthum-nigrum L. — (Eur. centr. austr.).

Les bois des montagnes qui limitent au nord la vallée de l’Oued Essora, en face d’Aïn-Turck, ne possèdent pas de Cèdres, à cause de leur peu d’élévation ; les arbres qui y dominent sont les mêmes que ceux de la partie inférieure du Djebel Cheliah. Le Fraxinus dimorpha avec l’Anthyllis erinacea et le Calycotome spinosa y forme de nombreux buissons.

Liste des plantes observées dans les bois des montagnes qui limitent au nord la vallée de l’Oued Essora, en face d’Aïn-Turck.

Alyssum Atlanticum Desf.

Helianthemum rubellum Presl.

Polygala rosea Desf.

Malope stipulacea Cav.

Argyrolobium Linnæanum Walp.

Calycotome spinosa Link.

Anthyllis erinacea L.

Coronilla minima L.

Eryngium triquetrum Vahl.

Asperula hirsuta Desf.

Atractylis cæspitosa Desf.

Centaurea alba L.

Hyoseris radiata L.

Catananche cærulea L.

*— montana Coss. et DR.

Urospermum Dalechampii Desf.

Helminthia aculeata DC.

*Fraxinus dimorpha Coss. et DR.

Convolvulus Cantabrica L.

Thymus ciliatus Benth. var.

Teucrium Polium L.

Globularia Alypum L.

Daphne Gnidium L.

Quercus Ilex L.

— — var. Ballota.

Juniperus Oxycedrus L.

Ornithogalum umbellatum L.

Asphodelus ramosus L.

Carex Halleriana Asso.

— glauca Scop. var. serrulata.

Avena pratensis L.

Ampelodesmos tenax Link.

Nous suivons le cours de l’Oued Essora ; la vallée (environ 1,200 mètres d’altitude) offre quelques cultures, et nous y remarquons quelques Mûriers et des vignes presque sauvages qui s’enlacent dans les arbres. — Dans les bois dominant à l’est le Teniat-Touchent, nous voyons des arbres verts à forme pyramidale, que de loin nous croyons appartenir à une espèce nouvelle pour nous ; mais, en nous en rapprochant, nous pouvons constater que ces arbres, dont la forme insolite excitait notre attention, sont des Pinus Halepensis, qui, en raison de circonstances locales, n’ont pas leur port habituel. A l’ombre de ces arbres, nous trouvons le Ruscus aculeatus et les Euphorbia Nicæensis et verrucosa var. leiocarpa.

TRAJET DU DJEBEL CHELIAH A BATNA.

Au sortir du col de Teniat-Touchent, nous entrons dans la plaine d’Yabous où nous retrouvons un grand nombre d’espèces de la région des hauts-plateaux. — Le Djebel Amrous, qui borne la plaine au sud, est couvert de bois, dans lesquels dominent les Fraxinus dimorpha, Pistacia Atlantica et Juniperus Oxycedrus. — En ravin argileux, assez profond et à berges très accidentées, nous présente les mêmes arbres et de nombreux buissons de Calycotome spinosa ; l’Othonna cheirifolia y est d’une extrême abondance ; ce ravin nous conduit à un autre étage de la plaine ; cette nouvelle plaine est jonchée de ruines romaines, et nous n’y voyons d’autres cultures que quelques champs d’Orge brûlés par le soleil ; l’aspect général du pays nous rappelle les solitudes des hauts-plateaux de la province d’Oran. Un grand nombre de plantes vivaces n’ont pas encore fleuri (13 juin) ; mais la plupart des plantes annuelles ont déjà disparu. — Le sol, au voisinage de l’un des principaux affluents de l’Oued Taga, devient plus fertile ; de nombreux douars sont établis sur ce point, où l’on nous dresse notre tente auprès de ruines romaines qui couvrent un large espace ; les endroits frais présentent des pâturages et d’assez belles moissons. Un ravin profondément encaissé, et creusé par un cours d’eau qui se jette dans l’Oued Taga, nous offre, dans les rochers de ses berges escarpées, de nombreux pieds de Pistacia Atlantica et de Fraxinus dimorpha, et des touffes de Jasminum fruticans ; sur les alluvions déposées par les eaux, nous retrouvons le Brassica dimorpha que nous avons déjà recueilli sur les montagnes de Em-Medinah, et nous observons les espèces suivantes : Pulicaria Arabica, Velezia rigida, Ruta montana, Phelipæa Schultzii, Polycarpon Bivonæ, Cerastium Atlanticum, Sinapis pubescens, Othonna cheirifolia, Medicago secundiflora, etc. — Un colombier naturel s’est établi dans des cavités de la partie la plus escarpée du ravin, et de nombreuses volées de pigeons viennent y chercher un refuge.

En nous dirigeant vers le cours principal de l’Oued Taga, continuation de l’Oued Firez, nous observons dans des ravins argilo-schisteux de nombreuses touffes de Retama sphærocarpa, Anthyllis Numidica et Centaurea Parlatoris ; là nous retrouvons aussi en abondance le Brassica dimorpha, dont les alluvions de l’affluent de l’Oued Taga ne nous avaient offert que quelques individus. — Plus loin, des coteaux argileux, à croupes arrondies et creusées de nombreuses ravines, sont parsemés de touffes de Lygeum Spartum, Deverra scoparia, Asphodelus ramosus et Atractylis cæspitosa, entre lesquelles croissent les espèces suivantes : Erysimum strictum var. micranthum, Gypsophila compressa, Ruta montana, Hedysarum pallidum, Sedum altissimum, Eryngium dichotomum, Crucianella patula, Santolina squarrosa, Androsace maxima, Wangenheimia Lima, etc. Au pied de ces coteaux, dans les terres en friche de champs récemment cultivés, nous voyons réunies la plupart des espèces, qui, dans la région des hauts-plateaux, sont propres aux terrains remués.

Liste des plantes observées dans les champs et les terrains en friche aux environs de l’Oued Taga.

Adonis microcarpa DC.

Ceratocephalus falcatus Pers.

Nigella Hispanica L. var. intermedia Coss.

Matthiola lunata DC.

Biscutella auriculata L.

Erysimum Orientale R. Br.

Sisymbrium runcinatum Lagasc.

*Brassica dimorpha Coss. et DR.

Moricandia arvensis DC.

Diplotaxis virgata DC.

Sinapis amplexicaulis DC.

— geniculata Desf.

Rapistrum Linnæanum Boiss. et Reut.

*Reseda Duriæana J. Gay.

Saponaria Vaccaria L.

Cerastium dichotomum L.

Linum strictum L.

Malva Ægyptiaca L.

Hypericum tomentosum L.

Erodium guttatum Willd.

— cicutarium L’Hérit.

Peganum Harmala L.

Retama sphærocarpa Boiss.

Ononis Columnæ All.

*Anthyllis Numidica Coss. et DR.

Medicago scutellata Lmk.

Trigonella prostrata DC.

Melilotus sulcata Desf.

*Hedysarum pallidum Desf.

— capitatum Desf.

*Vicia secundiflora DR.

— calcarata Desf.

— amphicarpa Dorth.

— tetrasperma Lois.

Eryngium campestre L.

— triquetrum Vahl.

— dichotomum Desf.

Hohenackeria bupleurifolia Fisch. et Mey.

*— polyodon Coss. et DR.

Ptychotis verticillata Duby.

Carum incrassatum Boiss.

Daucus aureus Desf.

Caucalis leptophylla L.

Turgenia latifolia Hoffm.

Torilis nodosa Gærtn.

Scandix Pecten-Veneris L.

Galium verum L.

— tricorne With.

— Parisiense L.

Crucianella patula L.

— angustifolia L.

Asperula arvensis L.

Scabiosa maritima L. var. ochroleuca.

*Microlonchus Duriæi Spach.

*Echinops spinosus L.

*Carduncellus calvus Boiss. et Reut.

*— Atlanticus Coss. et DR.

*— pectinatus DC.

*Atractylis cæspitosa Desf.

— cancellata L.

Cynara Cardunculus L.

Cirsium echinatum DC.

*Silybum eburneum Coss. et DR.

Onopordon macracanthum Schousb.

Centaurea Nicæensis All.

— Parlatoris Heldr.

Micropus supinus L.

— bombycinus Lagasc.

Santolina squarrosa Willd.

Filago Jussiæi Coss. et Germ.

Artemisia Herba-alba Asso.

— campestris L.

Scolymus Hispanicus L.

Cichorium Intybus L.

*Kalbfussia Salzmanni Sch. Bip.

Urospermum Dalechampii Desf.

*Spitzelia cupuligera DR.

Androsace maxima L.

Convolvulus lineatus Cav.

— undulatus Cav.

Echium Italicum L.

Borrago officinalis L.

Nonnea nigricans DC.

— micrantha Boiss. et Reut.

Rochelia stellulata Rchb.

Hyoscyamus niger L.

Linaria reflexa Desf.

Sideritis montana L.

Marrubium Alysson L.

Ajuga Iva L.

Beta vulgaris L.

Salsola vermiculata L.

Atriplex Halimus L.

Polygonum Bellardi All.

Euphorbia exigua L.

Allium roseum L.

Lygeum Spartum L.

Agrostis alba L. var.

Stipa gigantea Lagasc.

— parviflora Desf.

Echinaria capitata Desf.

Cynodon Dactylon L.

Avena sterilis L.

Brachypodium distachyum Rœm. et Sch.

Triticum Orientale M. Bieb.

Ægilops ovata L. var. triaristata.

Aux environs de l’Oued Taga, de maigres moissons couvrent la plus grande partie du sol, et de toutes parts les indigènes sont occupés à la récolte (13 juin). — Après avoir traversé le lit de l’Oued Taga, nous nous hâtons d’arriver à Timegad.

Les ruines de Timegad (l’ancienne Tamugada), moins bien conservées que celles de Lambèse, n’en présentent pas moins un vif intérêt pour l’archéologue. Un arc de triomphe encore debout, l’enceinte d’un vaste édifice, un cirque, de nombreuses inscriptions, des débris de toute sorte, indiquent, par l’étendue qu’ils occupent, toute l’importance de la cité romaine, dont l’emplacement n’est plus aujourd’hui qu’une plaine inculte. Nous n’avons guère observé, dans les ruines où les Arabes établissent souvent leurs douars, que des espèces rudérales : Peganum Harmala, Torilis nodosa, Borrago officinalis, Atriplex Halimus, Chenopodium Vulvaria et opulifolium, Urtica pilulifera, etc.

Sur les bords de l’Oued Soutetz (environ 940 mètres d’altitude), quelques rares pieds de Tamarix Gallica nous offrent un ombrage que nous sommes heureux de trouver après avoir traversé les vastes plaines déboisées dont nous venons de parler. — Jusqu’au marabout de Sidi-Mansar, nous parcourons une plaine bornée au sud par des montagnes peu élevées, à peine boisées, et où dominent surtout les Juniperus Phœnicea et Oxycedrus ; dans l’un des nombreux ravins qui aboutissent à l’Oued Soutetz, nous retrouvons le Centaurea microcarpa et le Nasturtium coronopifolium, que nous n’avions pas revus depuis que nous avons quitté la région saharienne. La végétation de la plaine offre, du reste, les mêmes caractères que celle de la vallée de Lambèse dont elle n’est que la continuation ; le Retama sphærocarpa y devient d’une extrême abondance. — Nous franchissons la porte de l’ancienne Marcouna, dont la route longe les ruines jusqu’à Lambèse, où, après notre long séjour sous la tente, nous sommes heureux de retrouver la civilisation européenne.

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