VISITES ET CARTES DE VISITE
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Les visites du jour de l'an, les plus intimes comme les plus cérémonieuses, se font le jour même.
Il est admis, pour ce jour-là seulement, que les dames reçoivent à partir de dix heures du matin.
Les hommes doivent être en habit noir et cravate blanche.
Dans la matinée, les parents enverront les enfants présenter leurs vœux et bons souhaits à leurs ascendants, ainsi qu'aux parrains et marraines.
Au cours d'une visite, quand une autre personne se présente, ne vous levez pas immédiatement; attendez deux ou trois minutes.
Ne sortez jamais en même temps qu'une jeune femme pour ne pas donner prise à la médisance.
Si la personne que l'on va voir, a un jour déterminé pour ses réceptions, c'est ce jour naturellement qu'il faut prendre.
A moins d'intimité, l'on ne fera point de visite le Vendredi-Saint, le jour des Morts, le mercredi des Cendres, et même la veille des grandes fêtes religieuses. C'est un usage reçu dans la Société.
Une visite de cérémonie ne doit pas se prolonger au delà de vingt minutes.
Quand on se présente dans une maison, on doit soulever son chapeau en s'adressant à la personne qui vient ouvrir, et l'ôter en entrant dans l'antichambre. C'est une marque de respect envers les maîtres du logis, à laquelle il serait inconvenant de manquer.
Les fonctionnaires civils qui arrivent dans une ville pour s'y fixer, les militaires pour y tenir garnison, sont tenus de rendre visite à leurs supérieurs, dans le plus bref délai.
Il n'en est pas de la remise des cartes de visite comme des visites elles-mêmes.
L'envoi des cartes doit toujours être fait pour le premier de l'an, à moins d'un empêchement sérieux.
Nous avons déjà dit que la carte ne dispensait pas de la visite, mais on ne saurait trop le répéter.
La politesse veut que l'on dépose sous enveloppe autant de cartes qu'il y a de personnes dans la famille, avec les nom et prénom de chacune d'elles.
Une femme n'en remet que pour les personnes de son sexe.
Le mari et la femme doivent avoir des cartes séparées et des cartes collectives.
Un homme ne fera jamais précéder son nom du mot Monsieur. Il mettra l'initiale de son prénom et ajoutera sa profession.
Une femme, au contraire, placera toujours le titre de Madame avant son nom, et ne prendra jamais d'autre prénom que celui de son mari.
La carte collective portera: Monsieur et Madame ***.
On doit porter soi-même sa carte chez un supérieur ou un personnage important.
Chez les hauts fonctionnaires, les dignitaires de l'État, il y a un registre ouvert chez le concierge où les hommes s'inscrivent. Une femme peut envoyer sa carte.
Si l'on a oublié quelques personnes sur la liste de ses visites, il faut réparer cet oubli aussitôt qu'on s'en aperçoit.
Une carte que l'on dépose par simple politesse, ne doit porter ni corne ni pli.
C'est seulement lorsqu'on se présente avec l'intention de faire une visite, et que l'on ne rencontre personne, qu'il faut marquer sa carte d'un pli transversal, sur le côté gauche.
Pour une visite de condoléance, après décès, ce sera de l'autre côté, à droite, et en sens contraire.
A toutes les politesses que l'on peut recevoir, telles qu'invitations, lettres de faire part pour un événement quelconque, on doit répondre par une visite ou tout au moins par la remise d'une carte.
Si, après une visite qu'on a reçue, on juge à propos de ne pas lier de relations avec le visiteur, on lui envoie simplement sa carte.
Quittez-vous votre résidence pour un laps de temps assez long, remettez une carte chez vos amis et chez vos connaissances, avec ces trois lettres au bas—P. P. C. c'est-à-dire Pour prendre congé.
On fera connaître son retour par l'envoi d'une nouvelle carte avec son adresse.