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L'Illustration, No. 3230, 21 Janvier 1905

Mouvement littéraire.

Reading edition

L'Indo-Chine française, par Paul Doumer (Nony, 10 fr.).--Péking pendant l'occupation étrangère en 1900-1901, par le lieutenant-colonel Guillot (Lavauzelle, 3 fr. 50).

L'Indo-Chine française.

Pendant cinq ans, de 1897 à 1902, M. Doumer a gouverné l'Indo-Chine, où il succédait à M. Rousseau. Ce sont ses souvenirs de là-bas et son administration que le nouveau président de la Chambre expose dans son livre. Pas de phrases inutiles en ces pages. L'auteur est avant tout un homme d'action qui s'amuse peu aux bagatelles littéraires et aux redondances oratoires. Il écrit comme il parle et comme il agit. Quelquefois cependant sa concision se pare, comme lorsqu'il rend sa vision des ruines kmères de Watpou, au Cambodge, et d'Angkor, au royaume de Siam. «Tout est grand ici, tout est colossal: la végétation, les ruines, les souvenirs. On ne peut s'empêcher d'admirer les arbres, dont les fûts, que vingt bras n'entoureraient pas, s'élèvent vers le ciel, droits, vigoureux, altiers, comme s'ils s'étaient nourris de la chair des morts qui dorment à leur ombre.» Mais peut-être n'est-ce pas quand il monte jusqu'à la poésie que M. Doumer nous semble supérieur. Il excelle dans le récit tout nu, dans l'élégante et sobre manière dont il use pour narrer ce qu'il a vu et les réformes qu'il a accomplies.

Débarqué à Saigon, le 13 février 1897, il commence par étudier la Cochinchine, dont il nous dit le climat et les ressources. Là règne une chaleur humide et accablante, et beaucoup d'insalubrité; mais de cette terre molle, fertile, sort en abondance le riz dont l'exportation annuelle s'élève de 80 à 100 millions de francs. Les habitants logent dans des cases en bambou, aussi peu confortables que possible; ils ont, par commune, une maison des notables et un marché couvert.

Sans s'attarder dans ce coin sud de la colonie, M. Doumer gagne par mer le Tonkin, où il trouve une température moins supportable encore que celle de la Cochinchine, mais en revanche des villes comme Hanoï, le riche delta du fleuve Rouge, une population plus forte, plus laborieuse, des artistes, des fondeurs de cuivre, des orfèvres, des nielleurs, d'habiles brodeurs de soie. La Cochinchine nous appartient: le Tonkin, dépendant de l'Annam, est un protectorat, en ce sens que les mandarins nous servent d'intermédiaires pour administrer la population indigène: les intérêts de chaque commune sont gérés par un conseil de notables qui répartissent l'impôt, lequel est perçu en bloc par les mandarins et livré au résident français. A Hué, M. Doumer est allé visiter le roi d'Annam et s'est aperçu des exactions commises par l'administration locale du pays. Après le roi Thanh-Thaï, ce fut au tour de Norodom de recevoir le nouveau gouverneur général qui le trouva dans sa résidence de Pnom-Penh, la capitale du Cambodge.

M. Doumer établit, dans cette région surtout indienne de la colonie, un conseil de six ministres indigènes, sous la présidence du représentant de la France. Les décisions de cet aréopage sont soumises à la signature du roi et contre-signées pour être exécutoires par le résident supérieur (juillet 1897).

Mais quelle résistance de Norodom quand, deux ans après, on supprima les jeux publics si fructueux pour sa cassette personnelle! Avec la nouvelle organisation du Cambodge, le trésor public augmenta, sans créer de nouvelles charges, et la richesse de cette contrée prit des développements que note M. Doumer. Les dernières excursions du gouverneur général eurent pour théâtre le Laos, une des cinq fractions de notre empire indo-chinois.

Nous avons, dans ces voyages multipliés, la première preuve de l'activité de M. Doumer. Maintenant quelles modifications apporta-t-il dans le gouvernement de la grande colonie, quelles améliorations dans ses produits et dans son budget? Il demanda pour lui-même tous les pouvoirs qu'un ministre peut avoir en France, dans son département. Jusqu'à sa venue, dit-il, le gouvernement général étant trop faible, les efforts manquaient de coordination et d'unité. Pour arrêter les budgets annuels, il créa un Conseil supérieur de l'Indo-Chine et, en même temps, pour l'épanouissement de la fortune publique, des chambres de commerce et des chambres d'agriculture, un service des douanes et des régies financières. A son arrivée, la Cochinchine était obérée, le Tonkin et l'Annam en déficit. Grâce à une surveillance attentive et à des impôts sur le sel, sur l'alcool, sur l'opium, les recettes furent bientôt supérieures aux dépenses. Un budget général (31 juillet 1898) fut établi, avec le souci toutefois d'employer sur place les contributions directes et de faire entrer les indirectes dans le budget commun de l'empire. Grâce aux excédents et à un emprunt amortissable, on put entreprendre de grands travaux, tracer un réseau ferré de 2,400 kilomètres, des canaux d'irrigation et de dessèchement, des voies navigables, des ports.

Ne demandant plus rien à la métropole, l'Indo-Chine lui est-elle profitable? En 1896, la France importait dans la colonie pour 50,547,037 francs; en 1901, le chiffre des importations fut de 100,067,696 francs. L'Indo-Chine, en 1896, exportait en France pour 10,143,905 francs; en 1901 ses exportations ont monté à 39,549,995 francs.

Avant de quitter son poste, M. Doumer, inquiet, avait signalé le prochain péril japonais. Je ne me permets, dans ces articles purement littéraires, d'émettre aucune opinion en dehors des lettres pures. Quand un livre intéressant se présente, je le signale au public et me contente d'en donner la substance et d'en juger la composition. C'est ce que j'ai fait pour les souvenirs de M. Doumer.

Péking pendant l'occupation étrangère.

M. le lieutenant-colonel Guillot était commandant du génie, lors de l'occupation de Péking par l'armée internationale. Dans un savant travail, il nous donne le plan détaillé de la ville. En pleine liberté, avec la curiosité d'un amateur et d'un militaire des armes savantes, il s'est promené dans les deux parties de la grande cité: dans la ville tartare où se dressent le Palais impérial, le palais des Ancêtres, celui de la Statue, avec la cathédrale française et le couvent des soeurs de Saint-Vincent-de-Paul, et dans la ville chinoise qui possède le temple du Ciel et le temple de l'Agriculture.

Péking n'a guère qu'une population de 600,000 à 700,000 habitants, bien que son étendue égale presque celle de Paris. C'est qu'il y a là des parcs, des palais avec des entours spacieux, beaucoup d'arbres. La sécurité la plus absolue reprit bientôt possession de la ville, après l'entrée des troupes alliées; les boutiques s'ouvrirent de tous côtés; on circulait doucement dans ces rues naguère agitées par les Boxers. Instructif et pittoresque, même pour les profanes, le volume de M. Guillot se distingue peut-être par un optimisme trop marqué à l'endroit de la Chine et de ses desseins pacifiques. E. Ledrain.

ONT PARU:

HISTOIRE.--Marly-le-Roi, son histoire (697-1904), par Camille Piton. In-8º, illustré, Joanin, 15 fr.--La Reine Margot et la Fin des Valois (1553-1615), par Charles Merki. In-8º, avec portrait, Plon, 7 fr. 50.--Les Rupelmonde à Versailles (1686-1784), par le comte Charles de Villermont. In-18, Perrin, 3 fr. 50.--Jadis, par Frédéric Masson. In-18, Calmann-Lévy, 3 fr. 50.--Le Maroc d'aujourd'hui, d'hier et de demain, par Arthur de Gauniers. In-8º, Fume, 2 fr. 50.--L'Empire de la Méditerranée, par René Pinon. In-8º, Perrin, 5 fr.

ROMANS.--L'Amant et le Médecin, par Gabriel de la Rochefoucauld. In-18, Calmann-Lévy, 3 fr. 50.--La Maison de la petite Lima, par Pierre de Querlon. In-18, Mercure de France, 3 fr. 50.--Le Péché de la morte, par Maxime Formont. In-18, Lemerre, 3 fr. 50.--Au-dessus de l'abîme, par Th. Bentzon. In-18, Calmann-Lévy, 3 fr. 50.--La Cité ardente, par Henry Carton de Wiart. In-18, Perrin, 3 fr. 50.--La Guerre universelle, par Auguste Niemann, traduit de l'allemand par J. Schroeder et P. Bruck-Gilbert. In-18, Flammarion, 3 fr. 50.--La Valise diplomatique, par Léon de Tinseau. In-18, Calmann-Lévy, 3 fr. 50.--L'Election sentimentale, par le comte de Comminges. In-18, Juven, 3 fr. 50.--Le Droit au bonheur, par Camille Lemonnier. In-18, Ollendorff, 3 fr. 50;--Mon papa, par Julien Berr de Turique. In-18, d°, 3 fr. 50.

POÉSIES.--La Sonate des heures, par Albert Reggio. In-18, Perrin, 3 fr. 50.--Le Secret de la vie, par Fernand Richard. In-18, Plon, 3 fr. 50.--Oiseaux, par Louis Mandai. In-18, Lemerre, 3 fr. 50.--Primevères, par Henri Dorange. In-18, dº, 3 fr.--La Jeunesse du saint roi Louis, pièce en 5 actes, en vers, par Joseph Ducos. In-18, dº, 3 fr. Armide et Gildis, drame en vers en 5 actes, par Camille de Sainte-Croix. In-18, Librairie générale, 3 fr. 50.--Les Flammes de la vie, par Jeanne Sienkiewicz. In-18, Vernier, 3 fr.--Les Voix de la terre, par Emile Peyromaure. In-18, Victor Havard, 3 fr.

LES THÉÂTRES

Malgré ses qualités d'esprit et de bonne humeur, le Patrimoine, de M. Ambroise Janvier, à l'Odéon, n'a obtenu qu'un demi-succès; l'auteur avait trouvé un excellent sujet de comédie, il l'a traité en vaudeville; cette confusion des genres n'a jamais porté bonheur à une oeuvre de théâtre. Il n'en est pas moins fort plaisant d'assister aux déboires de cet excellent notaire qui, pour sauver le patrimoine d'une famille, dilapidé par son chef, imagine de canaliser les fugues amoureuses de celui-ci dans la direction des femmes du monde, sous prétexte qu'elles coûtent moins cher, et ne s'aperçoit pas que sa propre femme a entrepris déjà le sauvetage du débauché qu'elle aime follement. A signaler, parmi les acteurs, M. Gémier et Mlle Mégard, particulièrement remarquables.

Au Vaudeville, après Son Excellence Dominique, amusante comédie politico-bureaucratique de M. J. Thorel, d'après une nouvelle de M. Bergeret, M. Romain Coolus nous a donné, dans Petite Peste, quelques épisodes d'un «Roman comique» moderne, à coup sûr plus gai que l'ancien, et qui cependant nous le ferait regretter, tant est lamentable l'immoralité de ces nouveaux hôtes du Chariot de Thespis. La «petite peste», c'est une «enfant de la balle», vertueuse peut-être, mais viciée jusqu'aux moelles par son entourage de cabotins et d'oisifs aguichés par la liberté de ses allures. Cela finit cependant par un mariage, comme une honnête comédie, mais la «petite peste» n'est pour rien dans ce dénouement bourgeois: un mariage libre lui eût souri davantage,--elle le dit, du moins. La pièce est excellemment jouée par Mlle Marthe Régnier et Thomassin, MM. Lérand, Dubosc, Gauthier et Colombey.

Spectacle plus reposant à la Renaissance, où M. Jules Lemaître a donné deux pièces d'une haute saveur littéraire: d'abord la Bonne Hélène, l'exquise fantaisie en vers, inspirée des infortunes conjugales du roi Ménélas, que l'on avait déjà applaudie au Vaudeville; puis, la Massière, étude de moeurs contemporaines, où, par une exception rare, ne s'agitent que des braves gens, mus par des passions honnêtes. L'Illustration va publier cette pièce; nos lecteurs trouveront à la lire le même plaisir délicat qu'on éprouve à la voir représentée. Bornons-nous à signaler l'interprétation supérieure qu'en donne la Renaissance avec Mmes Brandès et Judic, MM. Guitry, Boisselot et Maury.

M. Coquelin n'a pas cessé d'être le maître comédien de notre époque; il suffit pour s'en convaincre d'aller l'entendre, à la Gaîté, dans les grands rôles comiques de Molière, dans Tartufe et aussi dans cette aimable pièce de l'Abbé Constantin que l'on a fort heureusement remise à la scène.

La Comédie-Française vient de célébrer le 283e anniversaire de Molière par une excellente représentation d'Amphitryon, précédée d'une exquise fantaisie en vers de M. G. Courteline, la Conversion d'Alceste, que nous publierons prochainement; nos lecteurs jugeront eux-mêmes à quel point M. Courteline a su s'approprier la langue et l'esprit de son illustre modèle, dans cet ouvrage qui dépasse de beaucoup la portée d'un simple pastiche. A noter le grand succès obtenu, dans le rôle d'Oronte, par M. Brunot, le plus jeune des pensionnaires de la Comédie Française.

NOTRE SUPPLÉMENT MUSICAL

Nous publions dans notre Supplément musical de ce jour un fragment de la 3e partie de la Croisade des enfants, légende musicale en quatre parties adaptée du poème de Marcel Schwob, musique de notre collaborateur Gabriel Pierné.

Dessin de M. G. Picard pour le programme de la "Croisade des Enfants".

Illustration from L'Illustration, No. 3230, 21 Janvier 1905
Illustration from L'Illustration, No. 3230, 21 Janvier 1905

Cette oeuvre, couronnée au dernier concours musical de la Ville de Paris, a été exécutée par les soins de la municipalité le 18 janvier; une deuxième audition publique en sera donnée le 22 janvier aux concerts du Châtelet, sous la direction de M. Ed. Colonne.

Cette oeuvre offre ceci de particulier que les enfants y tiennent une place importante et que c'est la première fois, croyons-nous, que s'unissent d'une façon presque constante la voix des enfants, la voix des choeurs, hommes et femmes, et l'orchestre.

Les enfants ont été choisis dans les écoles de la Ville et après un mois de travail ils sont arrivés à un résultat admirable de précision, de justesse et de charme.

Le sujet de la Croisade des enfants est emprunté au remarquable poème de Marcel Schwob; il tient tout entier dans ces quelques lignes extraites des chroniques d'Albert de Stade, de Jacques de Voragine et d'Albéric des Trois Fontaines (année 1212):

«Vers ce temps là beaucoup d'enfants sans chef et sans guide s'enfuirent ardemment de nos villes et cités vers les pays d'outre-mer. Et, quand on leur demandait où ils allaient, ils répondaient: «A Jérusalem pour quérir la Terre sainte»... Ils portaient escarcelles, bourdons et la croix sur l'esclavine... Et certains venaient depuis Cologne. Ils arrivèrent jusqu'à Gênes et montèrent sur sept grandes nefs pour traverser la mer. Et une tempête s'éleva et deux nefs périrent; et tous les enfants d'icelles deux nefs furent engloutis... Et lorsqu'on interrogea ceux qui revinrent pour connaître la cause de leur départ, ils répondirent; «Nous ne savons point...»

La Croisade des Enfants, légende musicale de MM. Gabriel Pierné Marcel Schwob, vient d'être interprétée, sous la direction de M. Ed. Colonne, au Châtelet.

LE GÉNÉRAL PEIGNÉ.

Le général Peigné.-- Phot. Pierre Petit.

Illustration from L'Illustration, No. 3230, 21 Janvier 1905

Dans la série des «fiches» relatives aux officiers, publiées depuis quelque temps par les journaux, figurait, ces jours derniers, une lettre du général Peigné à M. Vadécard, secrétaire général du Grand Orient, qui a produit une vive émotion.

Ancien chef de cabinet du général Boulanger, le général Peigné est actuellement commandant du 9e corps d'armée, à Tours, et membre du conseil supérieur de la guerre. A la suite de la publication de sa lettre, il a été mandé, pour fournir des explications, au ministère de la guerre et a été reçu par M. Berteaux. Mais on ne sait rien d'officiel sur ce qui s'est passé au cours de l'entrevue, et l'incident n'a eu, jusqu'à présent, aucune sanction. Le ministère étant démissionnaire, il ne peut être pris, à l'égard du général Peigné, aucune décision, car c'est seulement en conseil des ministres que son cas peut être examiné. La tâche reviendra au nouveau cabinet..

DUELS D'ESCRIMEURS.

Un nouveau duel vient de mettre en émoi le monde de l'épée. Cette fois comme le 31 décembre dernier, c'étaient encore deux escrimeurs de marque qu'une querelle d'ordre pour ainsi dire professionnel mettait aux prises: MM. Thomeguex et Henry de Pierrebourg, le premier assisté de MM. Rouzior-Dorcières et Destez, le second de MM. le comte de Rochefort et Dumas-Descombes.

Le duel Thomeguex de Pierrebourg au Champ de Mars.

Illustration from L'Illustration, No. 3230, 21 Janvier 1905

La rencontre eut lieu, lundi matin, dans l'enceinte de la Grande Roue, qui, décidément, est devenue un très moderne Pré-aux-Clercs. Bien que la durée de chaque reprise eût été fixée à une minute seulement, la séance fut fort longue, en raison de la fréquence des interruptions; à la douzième reprise, M. de Pierrebourg était légèrement atteint au biceps, et, après quelques minutes d'observation, les médecins ayant constaté l'état d'évidente infériorité causé par l'engourdissement du bras, les témoins mettaient fin au combat. Ajoutons que, suivant l'usage qui prévaut de plus en plus, un public nombreux, quoique trié sur le volet, avait été admis au spectacle de cette mémorable passe d'armes; deux cordes tendues le maintenaient à distance respectueuse. Pendant plus d'une heure, curieux battant la semelle, curieuses emmitouflées de fourrures restèrent patiemment parqués derrière ce double rempart. Or il faisait un froid de loup: sol glacé, chute de neige fondue, bise cinglante transformaient le champ clos en une petite Sibérie. Et l'on se demande ce qu'il faut admirer le plus, de la maîtrise et de la vaillance des combattants ou de l'endurance des spectateurs bénévoles, prêts à braver toutes les intempéries pour affirmer leur passion des sports en général et de l'escrime en particulier.

Il nous faut encore revenir sur le duel Breittmayer-Lusciez. M. Breittmayer nous demande, en effet, d'insérer le passage suivant, certifié exact, du texte du procès-verbal: «...A la cinquième reprise, l'épée de M. Breittmayer produit sur la face interne du bras droit de M. Lu sciez, près de l'aisselle, une légère piqûre. A la fin de la même reprise, M. Lusciez déclare ne pouvoir continuer immédiatement, étant atteint de contracture musculaire de l'avant-bras. Après un temps d'observation d'un quart d'heure, il déclara se trouver dans la même impossibilité. En conséquence le combat est terminé.»

LE PONT MARIA-CRISTINA A SAINT-SÉBASTIEN

Le nouveau pont de Saint-Sébastien.--Phot. Maigné, comm. par M. Du Chambon.

Illustration from L'Illustration, No. 3230, 21 Janvier 1905

La municipalité de Saint-Sébastien vient d'inaugurer le nouveau pont jeté sur l'Urumca et auquel a été donné le nom de Marie-Christine, en l'honneur de la reine mère du roi Alphonse XIII. Ce pont, construit en ciment armé, est l'oeuvre de M. Ribeira, ingénieur, et de M. Zapata, architecte; il se trouve en face de la station du chemin de fer d'Iran à Madrid.

L'inauguration a eu lieu le 20 janvier, jour de la fête patronale de Saint-Sébastien, en présence des autorités civiles, militaires et religieuses. L'évêque de Vitoria présidait la cérémonie religieuse. Cette fête avait attiré à Saint-Sébastien un grand nombre de personnes, venues de tous les points de la province de Guipuzcoa. A. C.

L'ILLUSTRATION THÉÂTRALE

Nous publierons dans notre prochain numéro: LA CONVERSION D'ALCESTE, de M. Georges Courteline, cette suite du MISANTHROPE, que la Comédie-Française a représentée avec un si grand succès, et L'INSTINCT, de M. Henry Kistemaeckers, qui vient de réussir brillamment au théâtre Molière, avec une interprétation de choit, aux premiers rangs de laquelle il faut citer Mme Cora Laparcerie et M. Candé.

LA RÉFORME DU CODE CIVIL par Henriot.

Illustration from L'Illustration, No. 3230, 21 Janvier 1905
Illustration from L'Illustration, No. 3230, 21 Janvier 1905
Illustration from L'Illustration, No. 3230, 21 Janvier 1905
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